La girlification
Dimanche 29 Juin 2008 Ã 19:51 par totocaca
Tout le monde ici connaît le phénomène de darronisation, épisode de la vie qui se déclare chez l'être humain à un âge plus ou moins avancé selon la résistance intrinsèque à chaque individu atteint.
Il est une autre maladie orpheline tout aussi préoccupante et beaucoup moins célèbre qu'il me paraissait indispensable de mettre à jour afin que chacun ici puisse en être informé afin d'en faire un dépistage le plus précoce possible : la girlification.
Les dictionnaires de référence sont assez peu prolixes sur le sujet, définissant cette maladie comme un "phénomène insidieux conduisant un homme à abandonner progressivement ses attributs de virilité unanimement tolérés par la société civile".
Les insuffisances de cette définition aidant, je me suis donc livré à une étude de terrain au péril de mon intégrité physique et morale afin de mieux cerner le processus qui régit le fonctionnement de ce phénomène.
Méthodologie :
Appréhender la girlification nécessite un contact régulier avec des femmes dans des milieux extérieurs ambiants cloisonnés.
Dans le cadre de cette étude, la méthodologie utilisée a été la suivante :
- Voyager dans une Toyota Yaris pour aller à Evreux avec deux représentantes du sexe féminin
- Partager une chambre de Formule 1 au sud-est d'Evreux avec ces mêmes specimens
- Evoluer dans la ville d'Evreux entre festival de rock et Mac Donald's.
Il est à noter que le choix de la ville d'Evreux n'est pas exclusif afin d'obtenir des résultats probants.
La girlification, un phénomène évolutif :
Rien ne prédispose à la girlification. Vous voilà embarqué pour suivre un festival de rock qui, pensez-vous, va être l'occasion rêvée de patauger dans de une boue formée de poussière et de vomi avec une montagne de gobelets en plastique vide dans votre main droite.
Vous voilà en route avec deux girls et tout semble normal au premier abord : vous ouvrez la vitre pour éternuer votre chewing-gum à grand bruit à l'extérieur de la voiture et vous faites réprimander par vos compagnones de route.
Un peu plus tard, vous ne manquerez aucune occasion de flatter les insuffisances de la pilote assise à votre gauche qui vous fera remarquer que vous êtes un bel enculé.
Jusqu'ici, tout semble normal.
Seulement voilà, vous incubez, et après un trajet bercé par les mélodies que crachent RTL2 depuis l'autoradio, vous voilà arrivé à l'hôtel où vous ambitionnez de déposer vos affaires. La chambrette se découvre à vos yeux : un lit double et un lit superposé sont là.
L'on vous assène alors soudainement un "tu dormiras en haut mais tu ne vomiras pas".
Les règles de bienséance qui vous ont accompagnées jusqu'ici vous auraient normalement conduit à répondre quelque chose comme "T'inquiète, j'ai pris ma bassine de secours" , "d'accord mais cela ne m'empêchera de lâcher des caisses immondes qui vous conduiront à dormir dans le couloir" ou "laisse-moi dormir en bas, comme ça je pourrai vomir".
Et bien, non. Par un procédé encore mal identifié, vos connexions nerveuses dysfonctionnent subitement et vous répondez à cette agression caractérisée par "y'a pas de problème".
Et ça n'est là que le début.
Vous voilà sur le festival désormais et l'on vous demande d'aider les deux demoiselles à distribuer des flyers. Vous voilà donc parti pour prendre un tas de flyer taggés "lgr" que vous vous apprêtez à balancer d'un coup d'un seul en travers de la face du premier connard qui passe et de vous en retourner en criant "ça y est j'ai fini".
Que dalle, vous voilà en train de discuter avec des gens avec le sourire et vanter le noble combat de la défense des artistes autoproduits.
L'escalade vers l'horreur n'en est malheureusement qu'à ses balbutiements.
La nuit a laissé place au matin et vous voilà devant un miroir à contempler les éruptions cutanées de la nuit dues à une alimentation à base de boulettes de viande à l'origine douteuse et à une surhydratation.
En temps normal, vous auriez utilisé vos doigts pour exploser un à un vos boutons disgracieux en vue de faire du miroir un Waterloo de l'excès de sébum.
Que nenni, "j'ai la peau dans un sale état" sera votre seule réaction, suite à quoi l'on vous proposera "d'utiliser ma crême de jour", chose que vous refuserez par la peur de l'inconnu qui vous habite, mais rien n'exclue qu'un jour de plus et vous vous seriez prêté au jeu de vous faire un masque hydratant.
Ces mêmes comportements vous suivront pendant les deux jours de cette expérience, mettant à l'écart la narration de blagues en rotant, excluant le grattage ostentatoire de vos gonades et réduisant votre propension à la scatologie facile à la même condition qu'un Mandela pendant l'Apartheid.
Tout cela pour quoi ?
Tout cela au profit de la contemplation béate devant des canetons, de l'expression de vos suugestions concernant les choix de robe de vos amies et à l'affichage d'un taux d'alcoolémie de 0,00 mg/litre de sang à la fin du festival.
Vous voilà girlifié.
Comment faire pour se dégirlifier ?
Trois solutions s'offrent à vous :
- Tripardiser (ou boyiser) une fille
- Prier
- Rédiger des articles à la mise en page à vous filer la gerbe.
Vendredi 4 Juillet 2008 Ã 22:17
Peut-on être accroc à la girlification ?
Lundi 30 Juin 2008 Ã 19:47
Oh tout de suite les grands mots mais c'est qu'on est un peu susceptible monsieur ;)
Lundi 30 Juin 2008 Ã 19:43
On prend des risques à chacun de nos articles, en nous plongeant sans retenue aucune en milieu hostile, et voici de quelle manière nous en sommes remerciés: par des railleries.
Je vais de ce pas écrire un billet sur mon prochain voyage à Los Angeles.
Lundi 30 Juin 2008 Ã 19:40
mdr :) Snej
Lundi 30 Juin 2008 Ã 10:43
bientôt on va devoir lancer un totothon pr le sauver !
Lundi 30 Juin 2008 Ã 10:34
Pauvre Toto mais les mecs vous n´êtes pas mal non plus dans votre genre :)
Lundi 30 Juin 2008 Ã 09:37
C'est une autre manifestation de la girlification, voilà tout.
Lundi 30 Juin 2008 Ã 01:11
Comment fais-tu pour prendre, à chaque fois, des images aussi bien pixellisées?
Dimanche 29 Juin 2008 Ã 23:16
Tu es touché toi aussi, j'en ai bien peur.
Dimanche 29 Juin 2008 Ã 23:09
Oui, moi aussi. Que nous arrive-t-il?
Dimanche 29 Juin 2008 Ã 23:07
Je compte sur toi Ellan, j'ai encore maigri.
Putain.
Dimanche 29 Juin 2008 Ã 22:57
Heureusement que je viens contribuer à ta rebipédisation le weekend prochain.
Dimanche 29 Juin 2008 Ã 22:04
Tu es sauf, Toto. En effet, l'expérience a été trop rapide pour que tu puisses te repérer dans la ville à l'aide des enseignes de supermarché et autres pharmacies...
Dimanche 29 Juin 2008 Ã 21:33
Droit de réponse :
- Je n'ai qu'un sac qui me sert aussi bien de sac à linge que de sac de sport ou que de sac de voyage
- La douche me permets d'émerger, ne prenant pas la peine de me réveiller au lever.
Dimanche 29 Juin 2008 Ã 21:15
tu as oublié de préciser que tu avais une prédisposition à la girlification avant ce périple :
- ton sac faisait le double des nôtres ;
- ton temps douche est le double du nôtre.