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Bienvenue en Basquie

La girlification : Volume 2

Lundi 7 Juillet 2008 à 07:14 par Ellan

"Chouette ! Tu montes à Paris ?! C’est bien : comme cela, tu pourras venir avec nous faire les soldes." Voici comment fut perçue la nouvelle de ma montée sur la capitale pour le weekend. Venant d’une femme, j’aurais du me douter que cela ne pouvait en rester là.

J’arrive à 7H36, le samedi matin, à Montparnasse. Je vais au lieu de rendez-vous avec mon ami Totocaca. Ne voyant pas ce dernier arriver, au bout de 30 minutes, je décide de l’appeler sur son téléphone fixe. Il décroche, et me dit, dans un discours très courtois et empli de sympathie, qu’il dort. J’en déduis qu’il a encore fait les frais d’une girlification, vu qu’il devait boire un coup avec Mickael, mais surtout Brisane. Dans ma grandeur d’âme, je lui pardonne donc.

Me voilà chez lui, sur les coups de 9H. Il m’accueille avec des croissants frais, et des bières : j’en déduis qu’il s’est complètement rétabli de sa girlification récente. Le temps passe, nous faisons de la merde (notre activité commune préférée), et nous voici rendus à 12H30, heure du rendez-vous chez Snej, pour un brunch (dont nous ignorons parfaitement la définition précise). Nous arrivons. L’ambiance est détendue, et tout à fait sympathique (générée par Snej et Brisane). Inconsciemment, nous abaissons nos défenses naturelles qui, d’habitude, s’entêtent à crier dans notre esprit "Fais attention !!! Ce sont des femmes ! Elles sont manipulatrices et dangereuses !!! Prends garde !". Je me surprends à me retenir de pousser un rot guttural après la première gorgée de vin. Je me surprends encore à demander : "Snej, veux-tu que je t’aide ?". Quelle n’est pas ma stupeur quand je m’entendis déclarer : "Snej, où est ton éponge, que je nettoie le bar ?". Des phrases que ma mère elle-même n’a jamais entendues.

Fini le brunch. Nous voici, mon Ami Totocaca et moi-même, embarqués dans une odyssée sans fin, une ode à la girlification, déguisée en un "Tiens : allons faire les soldes !". Notre folle équipe étant composée de Lailatov, Snej, Totocaca et moi-même. Sous un air inoffensif et bon enfant, nos "coachs" prennent la route d'un improbable magasin de chaussures, sous le couvert de probables bonnes affaires. Bonnes affaires qui, malgré des efforts tenaces pour les débusquer, tels des chasseurs à l'affût dans leur palombière, nous ont échappé. Mais, tout cela n'est rien face au magasin de vêtements dans lequel elles nous ont amené. Et c'est ici que le mécanisme de la girlification est le plus terrifiant. Car, quand on vous conseille un pull violet, avec des petits carreaux noir, le tout n'étant pas à votre taille, votre premier réflexe devrait être de crier à la face de la personne proposant cette horreur: "Non, mais ca ne va pas?! Tu me prends vraiment pour un con?!"... alors que vous esquissez un sourire empreint de tendresse juvénile en répondant: "Ce n'est vraiment pas ce que je préfère."

Pareil pour l'étape essayage. Quand on vous dit "Alors, vous êtes prêts? On peut voir?", ou encore "Vas-y, tourne sur toi-même, pour voir. Remonte le pantalon, on ne voit pas bien.", le premier réflexe qui, en temps normal, devrait être le vôtre serait de jeter pulls et pantalons au visage de ces personnes et partir du magasin en insultant copieusement les vendeurs, lents au demeurant (point sur lequel nous reviendrons plus tard). Et bien, que nenni. Vous esquissez le même sourire emprunté que tout à l'heure, et de bonne grâce, vous tournez sur vous-même, et relevez le pantalon, en osant timidement un "Alors? Ca me va bien?".

Etape finale de la girlification en magasin: le passage à la caisse. Quand d'autres auraient déclenché une révolution accompagnée d'un appel aux armes devant le couple "lenteur des vendeurs / file d'attente à la caisse immense", vous, accompagné de vos deux coachs, passez votre temps à disserter bruyamment et à renfort de grands éclats de rire, sur l'esthétisme de paires de chaussettes et de caleçons. Alors que normalement, vous auriez sauté au cou de l'homme qui se tient en face de vous, à moins de trois mètres, et qui enfile un article à la minute dans une poche, vous attendez patiemment, tel une limande, en adressant quelques traits d'humour et sourires aux personnes vous entourant. Et quand enfin, vous sortez du magasin, votre paquet sous le bras, alors que votre réflexe habituel serait de fulminer un "Putain! Font chier ces connards de merde! On va boire un coup!", vous vous entendez, à votre plus grande surprise, prononcer les mots suivants: "Vous voulez faire quoi, les filles?".

Inconsciemment, vous vous dites qu'en terme de girlification, nous allons en rester là pour cette journée. Et bien, non. Quand d'habitude, à l'heure de l'apéro, vous vous gavez de saucisses cocktail recouvertes de sauce américaine, de chips couverts de mousse de foie de canard, de roulés de jambon au fromage, de pistaches et de cacahuètes bien grasses, quelle n'est pas votre surprise dès lors que vous vous exclamez "Franchement: c'était vraiment bon ce petit plat!", tout cela après avoir mangé, non pas avec les doigts mais armé d'une fourchette, une assiette de pâtes, de carottes, de petits pois et d'haricots verts.

Bilan de cette journée placée sous le signe de ma girlification: c'est agréable et surprenant. Cependant, afin de garder une stabilité mentale indéniable, il est vivement conseiller de faire succéder à une journée de girlification prononcée une journée entièrement consacrée à la branlitude. Ce que nous avons mis un point d'honneur de faire en passant notre après-midi du lendemain entre baby-foot, bar PMU, happy hours, et bières dans le métro.



Katmandu

Jeudi 17 Juillet 2008 à 10:04

Bon d´accord je l´avoue :)

Ellan

Jeudi 17 Juillet 2008 à 07:52

Non, dimanche, tu as vu les effets du retour à la normale, après 3 parties de baby-foot, et 3 pintes de bières en ta compagnie.

Katmandu

Vendredi 11 Juillet 2008 à 07:24

Je trouve que les filles étaient de bon conseil vu le résultat dimanche :)

laila

Lundi 7 Juillet 2008 à 13:24

Sauf que vous n'êtes plus anonymes !

totocaca

Lundi 7 Juillet 2008 à 13:16

Je propose la création de l'association des girlifiés anonymes.

laila

Lundi 7 Juillet 2008 à 12:03

Je vais donc ouvrir un topic sur la girlification en images !

Brisane

Lundi 7 Juillet 2008 à 11:57

Je demande les photos !! Je ne crois à la girlification que quand j'en vois la preuve formelle !! PS : j'ai girlifié Mika et Martin à grand renfort de bière et de pizza, ils n'ont pas souffert !

laila

Lundi 7 Juillet 2008 à 11:17

J'espère par ailleurs que, vu le temps qu'il fait aujourd'hui, notre cher Toto a mis son nouveau pull...

laila

Lundi 7 Juillet 2008 à 10:52

Je te rassure Snej, j'ai survécu !
Ils se sont comportés comme de vrais gentlemen.
J'en déduis que la girlification n'est pas basée sur un rapport de force et qu'il serait intéressant de se pencher sur les origines d'un tel phénomène.

Ellan

Lundi 7 Juillet 2008 à 10:30

Snej: Les propos entre guillemets servent le propos romanesque.

Laila: la girlification, c'est bien. La branlitude, c'est mieux.

Snej

Lundi 7 Juillet 2008 à 10:22

je remets en question la véracité de certains propos qui sont mis entre guillemet :)

Snej

Lundi 7 Juillet 2008 à 10:16

le rapport de force ayant changé le soir, est ce la girlification l'a emporté sur la boyification ? :)
Laïla, as tu survécu ?

laila

Lundi 7 Juillet 2008 à 10:08

Le résumé du week-end est donc le suivant :
- vous avez acheté de superbes pulls mais n'avez pas osé les assortir avec les caleçons et les chaussettes qui allaient avec...
- Vous avez mangé 5 fruits et légumes par jour.

Vous êtes donc en super forme à présent. J'en déduis que la girlification est une bonne chose. :-)

Ellan

Lundi 7 Juillet 2008 à 08:09

Ceci est calculé pour ne pas montrer aux yeux du monde notre sensibilité cachée.

totocaca

Lundi 7 Juillet 2008 à 08:02

Je suis quand même un peu déçu que tu résumes la contemplation pédestre de l'architecture des XVIII, XIX et XX èmes arrondissements que je t'avais préparée à "journée de branlitude entre baby-foot et bar PMU".

Ellan

Lundi 7 Juillet 2008 à 07:24

Compte le nombre de bières vides qui trônent dans ton appartement: tu verras bien que je ne t'ai pas menti.

totocaca

Lundi 7 Juillet 2008 à 07:22

On ne me dit rien, on me cache tout.

Ellan

Lundi 7 Juillet 2008 à 07:20

Oui, tu sais: le con qui t'a ouvert le robinet d'eau froide.

totocaca

Lundi 7 Juillet 2008 à 07:20

T'es monté à Paris ce week-end ?

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J'ai crée un blog, parce que mon ami Totocaca m'a dit que cela permettait d'avoir accès à des réductions sans communes mesures dans mon hypermarché de proximité.