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Bienvenue en Basquie

L'autoroute: la fin de la communication

Vendredi 25 Juillet 2008 à 11:20 par Ellan

Le sujet avait été succinctement abordé dans un brillant article traitant de la séparation de la combe du tréboulou en deux hémisphères bien distincts séparés par l'autoroute A20. Excellent prélude à ma réflexion d'aujourd'hui. Nous allons en effet procéder à un classement de corrélation entre les différentes sortes de route (communale, départementale, nationale, et autoroute) vis-à-vis de la capacité de communication dans un véhicule empruntant ces routes goudronnées (le tout en établissant une comparaison avec des célèbres sortes de bonbons).

Postulats de départ:

-> Le véhicule empruntant ces différentes routes contient au moins deux individus.
-> Le véhicule est tout ce qu'il y a de plus commun (exit Mercedes, BMW et consorts)

L'empirisme de ma démarche n'est pas, bien entendu, à remettre en cause.

La route communale

N'est-elle pas le symbole de la bonne humeur et de la joie de vivre? Cahotante, pleine de surprises tel un trou géant, ou une flaque d'eau de pluie blanchâtre dissimulant une belle racine de platane sur laquelle votre pneu va venir se lover en une complainte en SI bémol, la route communale est synonyme de grands éclats de rire, de cris, de discussions enflammées n'allant pas au dessous d'un seuil de 75dB. Pour le citadin, elle est même le visage du dépaysement, celle-ci ne manquant pas souvent de longer un champ ou un pré où stationnent des vaches au regard empli de lumière. Bref, la route communale, c'est un peu le Carambar des sentiers: pleine d'humour et de surprises, avec un petit goût acidulé.

La route départementale

La route des déplacements de plus de cinq kilomètres. Elle peut donner naissance à toute sorte de situations, comme un déplacement professionnel dont le maître mot est l'ennui, ou une emplette à l'épicerie du village voisin lors de vacances à la campagne. Il est même possible d'emprunter une route départementale pour aller à la plage! La route départementale regroupe le plus grand panel d'émotions: c'est un peu la classe ouvrière de la Révolution Industrielle des routes. Pour cela, nous la comparerons à un bonbon à la menthe: agréable, laissant dans la bouche un goût parfumé.

La route nationale

On passe déjà à un autre niveau. Une route traversant un pays de part en part peut être synonyme d'évasion, de liberté, de souvenirs lointains d'une époque où voyager dans un pays en faisant du stop comportait peu de danger. Elle peut aussi être synonyme d'ennui mortel quand, sur une portion de 60 kilomètres en 1x2 voies, vous comptez les pins des Landes sur votre droite en suivant de près un camion chargé au maximum de ses capacités. Cependant, il est souvent possible de passer un bon moment sur une nationale, en racontant blagues, souvenirs de vacances, ou autres potins sur des personnes forcément absentes de la voiture. Pour cela, nous comparerons la route nationale à un Malabar: bon et intense au début, puis fade peu à peu.

L'autoroute

Déjà, qui a permis à cette route de tenir en un seul mot? Route nationale, route départementale, route communale... et pourquoi autoroute, et pas route automobilesque? Il serait intéressant d'approfondir la recherche quant à ce privilège.

Le moment fort de notre étude: l'autoroute. Cette route est le bonbon au chocolat à la liqueur de cerise des routes: tout a l'air si bon en apparence, jusqu'au moment fatidique où l'on croque dedans.

Imaginons: vous partez en vacances, quelques centaines de kilomètres de route à parcourir, et à vous le soleil estival en bord de mer. Vous partez à plusieurs, chacun emmenant sa compil' sur cd, et chacun compte bien la passer, afin de partager un moment convivial. Ca y est: le groupe est au complet. On prend une route départementale pour rejoindre l'autoroute: bonne humeur, éclats de rire, blagues potaches: tous les ingrédients d'un départ en vacances entre amis. Vous arrivez au péage de l'autoroute: là aussi, esprit de franche camaraderie, chacun se bousculant pour que soit choisie sa carte de crédit afin de payer la taxe routière (ce qui devrait dispenser l'heureux élu de vaisselle le soir même). Somme acquittée: on quitte l'établissement avec le sourire. Vous prenez la bretelle, la voix d'accélération, et hop, vous voilà sur l'autoroute. D'un coup, la musique se fait plus distante, les discussions plus bruyantes, du fait de devoir se crier dessus pour entendre deux mots sur quatre de la phrase de votre camarade. Et au bout de dix minutes, chacun regardera au loin, par sa fenêtre, sans rien dire. Bien entendu, quelques élans de vaillance vous pousseront à hurler dans l'habitacle avec l'espoir incertain de relancer la discussion, mais quelques réponses évasives et diverses onomatopées vous pousseront à oublier assez vite cet élan d'espoir. Vous arriverez à destination fatigué(e), l'air hagard, comme après le visionnage d'une étape de plaine du Tour de France à 3H du matin, en ayant le sentiment que ce parcours fut des plus pénibles et longs.

L'autoroute est le pare-feu de la communication sur route, en position "Trafic Interrompu".

En espérant que cette étude vous aidera à poser un regard différent sur les bonbons que vous achèterez à l'avenir.



Mallis

Lundi 4 Août 2008 à 10:46

>> Je pense que c'est en ville qu'on dit le plus souvent "connard"

>> Sinon proportionnellement, ce sont sur les routes nationales et départementales qu'il y a le plus d'accidents...

Hélix

Lundi 4 Août 2008 à 01:32

L'autoroute, connais pas moi.
La seule qui vaille qu'on parle d'elle, c'est la D902 entre Terrasson et Bergerac, 50 bornes en lacets lilliputiens, d'adrets en ubacs, de pics en vallons, à 12 km/h de moyenne, le long de caravanes interminables de camping-cars hollandais, qui se demandent bien ce qu'ils foutent ici. Au bas mot 2 heures de route !
Un régal absolu !

WolfSpirit

Dimanche 3 Août 2008 à 21:25

Bonsoir Ellan !
Pour moi la route muti-voies à taxe est certes une voie de déplacement très rapide. Autoroute est synonyme de meurtrière. En deux mois de vacances,combien partent en bord de mer et n'y arrive jamais ? C'est une voie de déplacement dont je ne me sert quasi jamais,j'aime mieux et de loin les départementales et les nationales (dites : routes vertes ), c'est un réel plaisir que de rouler sur cet asphalte oublié des touristes. Pour moi,ces deux voies sont synonyme de poésie et d'évasion !
A moi la liberté chérie et aux diables les cerises ! ;-)) !

Ellan

Vendredi 25 Juillet 2008 à 12:46

Si l'on considère que le mot "connard" n'est un moyen de communication que pour nous trois (en comptant Francisco), ta thèse va dans le sens de ma démonstration.

totocaca

Vendredi 25 Juillet 2008 à 12:06

Ceci dit, c'est statistiquement sur autoroute que l'on dit le plus "connard !" aux gens.

laila

Vendredi 25 Juillet 2008 à 11:29

J'aime bien la comparaison entre l'autoroute et le "mon chéri" que tu recraches en faisant la grimace parce que c'est vraiment pas bon.

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J'ai crée un blog, parce que mon ami Totocaca m'a dit que cela permettait d'avoir accès à des réductions sans communes mesures dans mon hypermarché de proximité.