Etre un branleur: une discipline olympique
Jeudi 28 Août 2008 Ã 13:30 par Ellan
C'est en regardant mon caleçon à carreaux, sur lequel trônent deux magnifiques tâches de vinaigrette qui ont du s'échapper du bol en plastique dans lequel je viens de me faire une salade composée, que je me délecte à ingurgiter, que m'est venue l'idée d'écrire un article sur ce concept qui m'est si cher, celui du branleur.
Je reprends une cuillère de cette ôde à la saveur qu'est mon panaché de légumes, avant de poursuivre. Oui, je mange avec une cuillère, parce que toutes mes fourchettes sont au fond de l'évier, en attente du passage hebdomadaire de Madame Eponge et Monsieur Liquide-Vaisselle.
Employer le terme de "branleur" est devenue chose courante et banale. N'entendons-nous pas à quelques coins de rue des personnes s'apostropher selon le sacro-saint "Alors, comment vas-tu aujourd'hui, espèce de branleur?". Ou encore, n'est-il pas coutumier d'entamer l'écriture d'un SMS par "Salut branleur!". C'est un fait indéniable: ce mot a perdu toute sa valeur primaire dans l'emploi inapproprié qu'en font les gens au quotidien. Oui, parce que n'est pas branleur qui veut. On n'est pas branleur par choix personnel: non, on est branleur parce que l'on a été choisi dans ce sens.
Au quotidien, le véritable branleur surnage dans une sorte de réalité décalée qu'il a su faire sienne: traîner en caleçon, à midi, chez soi, en mangeant une salade composée de poivrons, lardons, tomates et maïs, le tout accompagné de thé à la pêche, après avoir ingurgité 6 cafés depuis le réveil est un symptôme plus qu'alarmant. Encore plus quand certains branleurs pourvoient à cette description qui nous servira d'exemple un cendrier plein, où ajouter un mégot tient plus du défi que d'autre chose. Et là, le branleur, au lieu de se dire qu'il lui faudrait vider ce panier à fins de cigarette, préfère en faire une sorte de challenge, histoire de voir jusqu'où il peut pousser son propre vice.
Oublier quelques affaires chez un branleur: il vous promettra de vous les renvoyer dans les plus brefs délais. Vous attendrez son colis, empli d'espoir. Sauf que ce colis n'arrivera jamais, ou au mieux, un mois plus tard. Non pas que le branleur s'en contrefasse (c'est le premier raccourci que font les gens dans ce genre de situation), mais cela lui est complètement sorti de l'esprit dans la minute qui suivit la dite promesse.
Un branleur va préférer écrire un article de merde, qui ne servira à rien, plutôt que de s'occuper du travail urgent qu'une amie en pleine détresse lui a confié (oui, car le branleur sait quand même faire des choses dans la vraie vie), avec la mention "C'est VRAIMENT urgent!!!".
Ce qui devient plus difficile pour le commun des mortels, c'est quand deux, voire plusieurs branleurs se rencontrent, et se lient d'amitié. Cela donne des retards considérables dans des actions communes, des idées complètement farfelues sur fond d'appartements mal rangés, des comportements totalement inappropriés sur fond de poubelle remplie plus que de raison. Là où le branleur est insupportable, c'est qu'il ne se rend pas forcément compte que justement, il l'est. Mais, en même temps, c'est ce qui fait sa force. Pour lui, chacune de ses actions, aussi loufoque soit-elle, quand bien même elle n'a aucune finalité ordinaire, trouve la raison d'exister dans le fait qu'elle est né de son esprit.
Je devance votre question: oui, on peut devenir un branleur. Mais, je ne vous cache pas que c'est bien plus aisé quand on est né avec cet immense avantage. Sortir du ventre de sa mère en étant déjà un branleur potentiel, est une chance incommensurable, qui donnera aux heureux parents d'innombrables souvenirs plus ou moins heureux si le dit potentiel est avéré. De même, vivre au quotidien avec un branleur peut être une expérience inoubliable, dans tous les sens du terme.
Alors, la prochaine fois que votre route croisera celle d'un branleur, ne jetez plus sur lui ce regard désapprobateur que vous avez coutume de lui envoyer à la face: car, cet individu se nourrit de cette négation évidente de son comportement pour aller encore plus loin dans sa quête.
Aimez les branleurs, et chérissez-les.
Samedi 30 Août 2008 Ã 13:56
Pasque moi je suis incurable
il est 14h00, je suis encore en caleçon à surfer sur le net à faire des trucs super importants (regarder le temps qu'il va faire demain alors que je répète toute l'aprés-midi, lire des articles sur la baisse de l'immobilier alors que je vais acheter...)
Samedi 30 Août 2008 Ã 12:21
Non. Définitivement.
Samedi 30 Août 2008 Ã 12:15
Moi j'ai une question : le branleur peut il se soigner et redevenir normal?
Samedi 30 Août 2008 Ã 09:42
Les branleurs parlent aux branleurs.
Un vrai moment de branlitude.
Samedi 30 Août 2008 Ã 00:44
Ce Topic a attiré que des branleurs.
Vendredi 29 Août 2008 Ã 11:00
et ouais....
Jeudi 28 Août 2008 Ã 21:33
Héééé ouais...
Jeudi 28 Août 2008 Ã 21:27
Je commence par porter la flemme olympique
Jeudi 28 Août 2008 Ã 21:22
Branleur, ça se mérite et puis c'est tout.
Jeudi 28 Août 2008 Ã 20:29
Hélix: je te laisse libre d'inventer cette discipline. Tu as carte blanche.
Jeudi 28 Août 2008 Ã 20:07
Luffy: il y a des chances, oui.
NB: Je suis si fier.
Jeudi 28 Août 2008 Ã 20:06
Je me reconnais dans pas mal de points de cet article. Suis-je donc un branleur ?
Jeudi 28 Août 2008 Ã 19:51
Enfin un article pour moi :)
Jeudi 28 Août 2008 Ã 19:46
A l'instar des J.O, existe-t-il une compétition officielle de branlitude ? Ou le branleur est-il à jamais étranger à la notion d'Olympisme ?
Jeudi 28 Août 2008 Ã 14:53
Un Schtroumpf est donc un branleur diurne.
Jeudi 28 Août 2008 Ã 14:52
Un Schtroumpf qui écoute du son toute la journée en caleçon chez lui, après avoir ingurgité seulement un verre d'eau et qui fume cigarillo sur cigarillo peut il être considéré comme un branleur ? D'autant plus qu'à compter du jeudi, il travaille la nuit pour se substanter, mais en mettant de la musique pour que les gens prennent plaisir à picoler avec lui...
Jeudi 28 Août 2008 Ã 14:02
Laila, il ne sert à rien de nier l'évidence.
Jeudi 28 Août 2008 Ã 14:01
je suis trop loin francisco et aujourd'hui, j'ai troqué mon pyjama contre un jean !
Jeudi 28 Août 2008 Ã 14:00
Une chose est certaine : le concept de branleur est masculin.
La branleuse n'existe pas.
Jeudi 28 Août 2008 Ã 14:00
Snej: imaginer ton minois boudeur quand tu as écrit cette dernière phrase me donne le sourire nécessaire à l'ingurgitation de mon septième café.
Francisco: cet après-midi, négatif. Par contre, en début de soirée...
Jeudi 28 Août 2008 Ã 13:58
On se fait un apéro de branleurs cette aprem?
Jeudi 28 Août 2008 Ã 13:56
oué moi j'en retiens ça du branleur "tout ce que vous dîtes à un branleur, sera retenu contre vous et balancé dans un article de branleurs" :)
Jeudi 28 Août 2008 Ã 13:55
Il dépeint une certaine réalité: c'est totalement différent.
Jeudi 28 Août 2008 Ã 13:52
oué bah moi je note que le branleur balance vachement sur les autres ...
Jeudi 28 Août 2008 Ã 13:51
Je précise que le branleur peut aussi prendre les traits d'une femme, qui annonce à qui veut l'entendre que "Demain, c'est grand ménage", et qui finalement, traîne tout le lendemain en pyjama chez elle.
Jeudi 28 Août 2008 Ã 13:49
heureusement que le branleur est victime parfois d'opérations coup de poing de girlification car pr dire de la merde, y'a pas besoin de tâcher son caleçon et heureusement !