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Bienvenue en Basquie

De la nécessité d’une troisième guerre mondiale

Mardi 2 Février 2010 à 14:16 par Ellan

Je lisais récemment quelque part - ne me demandez pas où - la phrase suivante : " Soyons rock'n'roll : faisons tout à l'arrache." Lâché avec une certaine désinvolture, cet appel à une certaine anarchie est assez équivoque quant au fossé qui nous sépare désormais de celles et ceux qui ont fait la gloire du rock’n’roll dans les années 60. De cette pléiade d’artistes et esprits libres, symboles d’une époque qui vit l’avènement d’une certaine liberté d’expression et d’un rejet de l’ordre établi dicté par une morale alors bien étriquée. C’était alors l’âge d’or du rock’n’roll.

Si l’on écoute encore aujourd’hui les groupes qui marquèrent ces années, si l’on lit les auteurs qui ont tant influencé la jeunesse d’alors, si l’on s’extasie jusqu’à la lie des œuvres de certains visionnaires des sixties et des seventies, inutile de se mentir : la plupart d’entre nous le fait avec un snobisme avéré. N’est-ce pas un comble de bon goût et un authentique signe de culture que de lire un Kerouac, d’admirer du Warhol ou encore de fermer les yeux au son d’In-Gadda-Da-Vidda d’Iron Butterfly ?

Au milieu de tout cela, n’est-il pas peu rare d’entendre au détour d’une conversation enflammée le laconique "J’aurais aimé vivre durant les sixties : eux au moins étaient libres de faire ce qu’ils voulaient ! ". Quel style que cette déclaration parfumée de douce utopie, de courage et malgré tout, saupoudrée de niaiserie notoire.

Car, il est sacrément cocasse de noter que beaucoup auraient aimé porter les couleurs de la révolution à une époque qui est tout sauf la leur. A une autre époque. Ces mêmes personnes qui s’endorment chaque soir paisiblement au beau milieu de la confortable routine de leur existence qui n’a rien de révolutionnaire. Ces mêmes apprenti-érudits sacrifiés sur l’autel de l’auto-suffisance qui attendent un improbable messie qui viendra les haranguer afin de porter les germes de la révolte aux portes de qu’ils voient chaque jour en détournant les yeux. Aux portes de qu’ils acceptent implicitement par leur silence. Aux portes de ce qu’ils cautionnent ostensiblement en ne disant mot.

Comment alors fédérer ces mous du ventre afin d’en faire une force qui ENFIN, pourra inverser l’imperturbable course de l’humanité qui la mène, de manière toute aussi certaine, vers une apathie notoire dans laquelle elle s’endormira, telle la Belle attendant le doux baiser d’un Prince Charmant qui ne viendra jamais ?

Avec une nouvelle guerre mondiale, pardi ! Une des celles qui se fait vraiment attendre.

Seul un conflit à l’échelle mondiale pourrait éventuellement remettre le monde à l’endroit. L’économie serait alors relancée. Les systèmes aujourd’hui en vogue rendus obsolètes et remplacés. Des valeurs en voie d’extinction de nos jours redeviendraient l’une des forces essentielles des nations. Les disparités entre les différentes couches sociales seraient moindres et le fossé générationnel comblé. Une véritable révolution, donc !

Alors si cela n’est déjà fait, agissez comme moi : apprenez à haïr votre prochain, à le mépriser, à lui trouver toutes les tares du monde afin qu’il ne soit plus notre semblable mais un parasite dont il faut se débarrasser. Cultivez l’indifférence et accentuez vos différences afin d’en faire des forces qui s’opposent. Dénigrez à vau-l’eau, sans distinction de races ni de couleurs. Jugez à l’emporte-pièce vos semblables en vous pensant supérieurs. Octroyez-vous le droit de fermement penser détenir l’unique vérité en décriant celles et ceux qui s’aventureraient à concevoir les choses autrement. Ignorez ceux qui pourraient dénoter avec la définition de normalité qui est la vôtre et pointez les du doigt en montrant à qui voudra bien le voir la grossièreté de leur comportement. Piétinez les idées des autres si elles sont différentes des vôtres. Refusez tout dialogue. Et surtout, ne cherchez en aucun cas à comprendre l’Autre.

Ainsi, nous mettrons toutes les chances de notre côté afin de pouvoir enfin en découdre en nous entretuant dans la joie et la bonne humeur. Signe distinctif d’une civilisation dite évoluée cherchant à retrouver un zeste d’humanité.





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shimsham nat

Jeudi 4 Février 2010 à 09:18

dialoguer avec cet individu ???!!! jamais de la vie, plutôt crever. non non on s'en tient au monologue & c'est déjà pas facile de pas s'auto-massacrer.

Mallis

Mercredi 3 Février 2010 à 12:52

Je vous invite à ne pas dialoguer avec cet individu.

Hacheff

Mercredi 3 Février 2010 à 12:10

J'ai beaucoup opiné du chef sur la première partie (un peu moins sur la deuxième, c'est idiot non ?)

magmamatte

Mercredi 3 Février 2010 à 11:52

Il n'a pas encore 33 ans... :-o

shimsham nat

Mercredi 3 Février 2010 à 11:22

ça se tient...

fais qd même gaffe à pas te faire lyncher, tu sais ce que c'est, les messies sont mal vus de leur vivant.

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J'ai crée un blog, parce que mon ami Totocaca m'a dit que cela permettait d'avoir accès à des réductions sans communes mesures dans mon hypermarché de proximité.