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Julien Truchan, chanteur de Benighted

« Necrobreed est notre premier film d’horreur auditif ! »


Quelques instants avant le début du concert de Benighted à Paris, nous nous sommes entretenus avec Julien Truchan, vocaliste de la formation et désormais seul membre d’origine du groupe stéphanois de death metal. Nous avons évoqué ensemble la tournée en cours, les récents changements de line-up au sein de la formation et nous avons tenté d’en savoir un peu plus sur Necrobreed, le nouvel album de Benighted.

Salut Julien et merci de nous accorder cette interview. Vous êtes actuellement sur la route depuis quelques jours pour défendre Necrobreed, votre nouvel album. Comment se passe la tournée jusqu’à présent et comment le public accueille-t-il vos nouveaux titres ?

Et bien on doit en être à notre sixième concert depuis que l’album est sorti. Pour l’instant, c’est la grosse bringue tous les soirs ! Le public est hyper réceptif et les fans sont là pour foutre le bordel dans la fosse ! Ils accueillent les nouveaux morceaux avec beaucoup de ferveur et ils se donnent à fond à chaque fois qu’un nouveau titre est joué. On est vraiment content car on prenait déjà beaucoup de plaisir à jouer ces morceaux en salle de répète. On savait qu’ils avaient une dimension live mais là on a la confirmation qu’ils marchent bien. Et même si les morceaux sont encore très frais et que la plupart des gens ne les connaissent pas, ils rentrent dedans très facilement et ça marche bien !

C’est également la première tournée depuis le départ d’Olivier Gabriel (ex-guitariste et membre fondateur du groupe). Comment se passe l’intégration sur scène pour Romain (Goulon, batteur du groupe) et Fabien (Desgardins, nouveau guitariste) ?

On a eu la chance d’avoir déjà de l’expérience scénique avec Fabien. Il avait déjà remplacé Olivier sur la tournée avec The Black Dahlia Murder, donc on savait que ça marcherait techniquement et humainement. Quand Olivier nous a annoncé son départ, on n’a pas hésité très longtemps. Ca ne servait à rien d’auditionner quelqu’un d’autre. Fabien colle parfaitement à l’esprit de Benighted et musicalement c’est un tueur ! Et puis on s’entend tous super bien avec lui ! Parce que la dimension humaine est très importante chez nous. Benighted ce n’est pas notre boulot, on cherche juste à prendre notre pied avec des copains. Benighted, c’est quelque chose de très familial. Donc les choses se sont faites très naturellement et on est très content d’avoir Fabien maintenant. C’est un garçon génial.

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Donc il est officiellement le nouveau guitariste de Benighted ?

Exactement, c’est le nouveau guitariste du groupe officiellement ! Quant à Romain, c’est un tueur à la batterie et un amour humainement, donc son intégration s’est faite dans les conditions les plus simples du monde !

Concernant Necrobreed, il s’agit d’un album concept, comme Asylum Cave et Carnivore Sublime. Est-ce un format qui te convient pour développer tes histoires, ou te vois-tu un jour revenir à un format de chansons classiques, indépendantes les unes des autres ?

A l’époque de ICP et Identisick, chaque chanson parlait d’un cas différent. Mais je me suis rendu compte que j’aimais écrire les paroles d’un album pour que ça devienne une histoire dans sa globalité. Un peu comme on écrit un scénario ou comme on écrit un film. Et depuis Icon maintenant, je travaille toujours comme cela quand j’écris mes textes : je visualise le film de l’histoire que je suis en train d’écrire. Et après, ce sont les différentes ambiances de tel ou tel morceau qui me guident plus vers l’enfance du personnage ou sur sa maladie. On veut que chaque album ait une identité forte. Le fait que ça soit un concept album à chaque fois avec un début et une fin, je trouve cela très cohérent dans notre démarche qui est de parler des maladies psychiatriques dans ce qu’elles ont de réel et pas dans les clichés que l’on peut en avoir.

Du coup tu ne te reverrais pas revenir à des chansons indépendantes traitant d’un cas différent à chaque fois ?

Non. J’aime vraiment travailler comme cela et puis je pense que ça fonctionne bien avec l’esprit de Benighted. Pour l’instant je me vois bien continuer dans cette voie.





Necrobreed a été principalement composé par Emmanuel, votre guitariste depuis le départ d’Adrien. Pourtant, même s’il n’est pas dans le groupe depuis longtemps, on a l’impression qu’il a rapidement trouvé le son de Benighted et cet album ne dépareille pas dans votre discographie. Comment expliques-tu sa facilité pour s’imprégner de votre univers ?

Emmanuel c’est quelqu’un qui a une grosse culture en death metal, en grindcore ou en black metal. Et même si c’est lui qui a apporté une grande majorité des riffs, lors du processus de composition, on écrit les morceaux tous ensemble. On va réfléchir ensemble aux structures, aux breaks… Moi j’interviens beaucoup sur les structures puisque je dois placer le chant ensuite. Je suis le plus imprégné de l’identité de Benighted, puisque je suis le plus vieux membre du groupe. Même si c’est vrai que Manu (Emmanuel Dalle, NDLR) en fait partie depuis un petit moment maintenant. Je pense que mes interventions et ma couleur vocale font que l’identité de Benighted reste cohérente. D’ailleurs Necrobreed est encore plus intense et encore plus glauque que les albums précédents, en raison des choses un peu nouvelles que nous a amenées Manu. Necrobreed est notre premier film d’horreur auditif ! J’ai vraiment cette impression d’écouter un film d’horreur et j’adore ça ! On voulait pousser le truc vraiment à fond. Je me fais toujours beaucoup chier pour écrire les textes car je tiens à ce que ce soit bien fait et très cohérent, à la fois pour les placements de chant et pour les paroles. On a voulu écrire Necrobreed comme un film, il fallait que ça soit cinématographique.

Comment décides-tu le choix de la langue pour l’écriture des textes, sachant qu’il y a à la fois des paroles en anglais, en français et même en allemand sur ce nouvel album ?

Je réfléchie plus en terme de morceau. Depuis les débuts de Benighted et le tout premier album, je mets toujours un point d’honneur à ce qu’il y ait quelques morceaux écrits en français car j’aime écrire dans cette langue. C’est un exercice beaucoup plus difficile que l’on ne pense, car en français un texte peu très vite mal sonner par rapport à l’anglais si les tournures de phrase ne sont pas bien réfléchies. Il y a des morceaux qui s’y prêtent plus que d’autre, je fais cela au feeling.

Et pour toi, cela dépend du concept également ?

Non pas spécialement. La seule chose que je respecte toujours, c’est que le morceau qui porte le titre de l’album doit être écrit en français. Depuis ICP, c’est ce que je fais à chaque fois. Pour l’allemand, c’est une façon de remercier nos nombreux fans allemands et autrichiens. J’ai appris l’allemand à l’école, j’aime beaucoup cette langue. C’est une façon de leur rendre hommage car ils nous soutiennent depuis de nombreuses années. De plus, le fait de chanter dans cette langue apporte d’autres sonorités, plus dures, mais qui se prêtent bien à être scander !

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Sur ce nouvel album, il y a une fois de plus quelques invités, comme Asphodel de öOoOoOoOo, Trevor de Black Dahlia Murder ou encore Arno de Black Bomb A. Est-ce important pour Benighted de faire ces collaborations ? La musique c’est avant tout une histoire de potes pour vous ?

Exactement ! On fonctionne vraiment avec ce côté familial quand on écrit un album. Il y a toujours beaucoup de voix différentes dans Benighted, notamment en fonction des concepts, des différents types d’ « hallucinations » que l’on peut entendre. Il faut qu’il y ait plusieurs voix en une seule personne. Le fait qu’il y ait cette identité vocale dans Benighted permet de faire participer des gens, soit que l’on admire énormément parce qu’ils nous ont influencés, soit des amis issus de la communauté metal.

Ce sont quand même toujours des amis que tu choisis au final ?

Oui toujours. On n’est pas dans une course à la surenchère au niveau du nom et de la notoriété de la personne qui collabore avec nous. On prend vraiment les gens qui ont la voix qui convient au morceau sur lequel on souhaite faire participer un artiste.

Necrobreed montre une facette de ton chant qui semble encore plus varié qu’à l’accoutumée. Est-ce que le fait de partager le micro avec d’autres artistes t’influence et te pousse à tester des nouvelles choses ? Ou au contraire, est-ce totalement inconscient ?

Non, je pense qu’à chaque nouvel album j’ai essayé d’intégrer de nouvelles voix, des choses qui apportent un petit plus à chaque morceau. Il y a parfois des voix que je n’utiliserai plus jamais à l’avenir. Dans cet album, la principale différence vient du fait que j’essaye d’utiliser ma voix de façon plus émotionnelle. Notamment la voix black, j’ai essayé de m’en servir pour montrer un peu ce que ça donne quand on chante avec les tripes. Quelque chose de linéaire, d’agressif. C’est une façon de développer cet aspect film d’horreur, de me mettre dans la peau du personnage que j’interprète et de retranscrire l’ambiance générale de l’album.

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Le son de Benighted est toujours très dense en studio. Est-ce que c’est difficile pour vous de retrouver ce son en live et comment y parvenez-vous ?

En live on a la chance d’avoir un ingénieur du son qui travaille très bien avec nous. Après nos deux guitaristes jouent sur des amplis Kemper, comme en studio. Donc on fait comme en salle de répétition, on arrive, on se branche et on joue. C’est une machine bien huilée, donc quand on arrive dans une nouvelle salle de concert, c’est facile de faire les balances et d’avoir le son que l’on veut très rapidement. C’est bien notamment dans les festivals où l’on n’a pas beaucoup de temps pour se préparer. Sur cette tournée, nous avons d’ailleurs eu des retours sur notre son. Beaucoup de gens nous ont dit qu’on avait trouvé un son qui était à la fois très massif et très clair. Ce qui est bien car avec la vitesse des morceaux, le tout peut très vite sonner brouillon si on a un son qui n’est pas à la hauteur.

Brutalive the Sick est sorti l’année dernière pour célébrer les quinze ans du groupe. Te vois-tu refaire quelque chose comme cela pour les vingt ans de Benighted ? Pourquoi pas en invitant les membres passés et présents de la formation ?

Peut-être. Je ne sais pas si on fera un objet, un cd ou dvd pour fêter cela, ou si l’on créera un événement comme un petit festival où l’on pourrait inviter nos anciens membres ou les groupes avec lesquels nous avons beaucoup tourné. Je ne sais pas encore, nous sommes encore en réflexion à ce niveau-là, pour savoir ce que l’on fera pour nos vingt ans d’histoire ! (rires).

Tu es désormais le seul membre d’origine du groupe. Imagines-tu un jour Benighted continuer sans toi ?

Je ne sais pas…pas du tout. Il se trouve que ma voix a une grande part d’importance dans l’identité de Benighted. Moi je n’aurais aucune objection à ce qu’un jour les quatre membres du groupe porteurs de l’identité Benighted continuent sans moi si je décidé d’arrêter. Cela serait ensuite entre leurs mains. S’ils venaient à prendre cette décision-là à cause de mon départ, je les pousserais bien entendu. Je serais content que l’aventure continue si je m’en vais. Bon, il n’en est pas question pour l’instant bien sûr ! (rires). Mais Je n’y verrais aucun problème au contraire. Je serais très curieux de voir un autre chanteur interpréter les titres que j’ai écrits avec mes copains ! (rires).

Depuis Asylum Cave, le nom de Benighted semble être partout et vous jouissez désormais d’une belle reconnaissance également sur la scène internationale. Jusqu’où vois-tu le groupe continuer, sachant que tu as dit en interview que tu ne souhaitais pas que Benighted devienne une formation professionnelle ?

On veut tout simplement continuer comme on le fait là. La seule chose que l’on souhaite c’est de tourner au maximum, si possible dans des pays où l’on n’a jamais joué. C’est ce qui se profile actuellement. Cette année on a déjà pas mal de concerts de prévus un peu partout dans le monde. Il y a des choses qui se précisent notamment du côté de l’Asie pour novembre. Nous, notre but c’est de sortir un maximum d’albums et de tourner sur nos vacances sachant qu’on a tous un boulot à côté. Mais je ne veux en aucun cas que Benighted devienne un travail ou quelque chose dont ma vie de tous les jours dépend. Je ne veux pas que ça soit Benighted qui me fasse bouffer ! (rires) ça ne sera jamais le cas. On veut garder la passion intacte. C’est pour cela aussi que c’est difficile pour nous d’avoir un line-up stable. Les musiciens qui jouent dans le groupe viennent pour apporter quelque chose à Benighted et non pas pour prendre ! C’est ce qui permet de faire la différence entre ceux qu’on choisit pour intégrer le groupe plutôt que ceux qui voudraient rejoindre la formation juste pour toucher leur cachet.

Actuellement le groupe est donc parvenu à atteindre son objectif initial alors ?

Oui mais il nous manque juste des tournées dans les pays où nous ne nous sommes jamais rendus et peut être quelques placements un peu plus haut sur les affiches de festival, mais je ne me vois pas tourner plus que ce que je fais déjà. On tourne déjà beaucoup ! (rires).

Merci Julien pour cette interview. As-tu un dernier mot à adresser à nos lecteurs ?

Merci à la Grosse Radio en elle-même, car vous nous avez toujours soutenu depuis de nombreuses années et ça fait super plaisir d’avoir votre soutien à chaque fois. En plus apparemment vous avez beaucoup aimé notre nouvel album et ça nous fait très plaisir. On remercie tous les auditeurs de la Grosse Radio et tous les lecteurs. On se donne rendez-vous sur les dates françaises, suisses et belges pour découvrir les nouveaux morceaux en live et faire une bonne bringue tous ensemble ! (rires)

Merci à Gunnar de Season of Mist et à Julien pour sa disponibilité.
Photographie live : © Justine Cadet 2017
Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe
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