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Austin Dickinson, chanteur de As Lions





Suite à la fin de l'aventure Rise To Remain, Austin Dickinson a formé As Lions, un projet qui s'écarte du monde du metalcore. Avec un premier album, Selfish Age, sorti en février, le groupe en veut, et semble accrocher l'oreille de plus en plus de fans. C'est dans un bar parisien, bière à la main que nous avons pu nous entretenir avec le chanteur, qui a répondu à nos questions avec beaucoup de bonne humeur.


Salut Austin, et merci de passer un peu de temps avec moi pour parler de ton groupe As Lions et de votre premier album.

Austin Dickinson : De rien, mec, tout le plaisir est pour moi !

Pour commencer, tu peux nous expliquer ce qui s’est passé avec Rise To Remain [son précédent groupe, qui a splitté en 2015], et pourquoi vous avez décidé de continuer avec Connor [basse] et Will [guitare] sous un nom différent ?

A : Je crois juste que Rise To Remain était arrivé au bout de ce qu’il pouvait offrir, tu vois. On était en pleine préparation d’un second album, notre guitariste [Ben Tovey] a fait face à beaucoup de merdes personnelles qu’il a dû régler. Il a eu besoin de se mettre en retrait, et de se recentrer pour aller mieux. C’est ce qu’il a fait, et je crois que c’était 10 000 fois plus important que de faire un putain d’album. Puis ensuite, il ne voulait simplement plus faire de musique. Du coup, quand il a quitté le groupe, il ne restait que Will et moi-même de notre line-up originel. Et l’album était bien avancé mais pas fini, donc le finir quand même, juste nous deux, avec de nouveaux membres, nous a  semblé être une mauvaise idée. Ça aurait été comme un mensonge, je trouve. En plus, la moitié de ce que Connor et moi avions écrit ne pouvait pas vraiment être utilisé par Rise To Remain, parce que c’était trop différent. C’était beaucoup plus frais, très différent, et c’est maintenant l’identité de As Lions.

C’était donc aussi l’occasion de sortir ces morceaux sous un nouveau nom.

A : Exactement, l’occasion de recommencer à zéro. Et puis je crois qu’en continuant avec Rise To Remain, on aurait peut-être continué de grandir un peu, avant qu’on nous oublie et qu’on s’éteigne à petit feu.  Avec As Lions, j’ai l’impression qu’on peut repartir de rien et grossir bien plus en composant une musique honnête. D’ailleurs, les morceaux de As Lions sont bien plus proches de ce qui m’a fait tomber amoureux de la musique à l’origine. Et c’est bon de se laisser guider par ses tripes !

Le groupe vient de fêter son deuxième anniversaire : comment les choses ont évolué pendant ce laps de temps ?

A : Tout se passe à merveille ! On a bien conscience d’être très chanceux de faire tout ça : travailler deux ans, sortir un premier album… On est très reconnaissants. Je sais que ça peut faire un peu cliché, voire bizarre, mais merde ! franchement mec, on est vraiment chanceux et heureux d’être ici. Depuis la sortie de l’album, tout se passe bien : ça fonctionne bien aux Etats-Unis, notre single est rentré dans le Top 50, ce qui est vraiment dingue à mes yeux ! Ça ne m’était jamais arrivé avant, on a déjà accompli bien plus et on s’est ouvert plus de portes que ce que chacun de nous avait jamais fait auparavant. C’est une vraie leçon d’humilité. Je ne dirais pas que ça valide ce qu’on fait, ce serait une mauvaise raison : tu te dois de défendre ta musique, que les gens l’aiment ou pas. Donc ça ne valide pas notre démarche, mais c’est quand même plaisant, et…

C’est gratifiant.

A : Voilà. C’est agréable de savoir que les gens apprécient, et surtout qu’ils répondent présent.

Tu viens de parler de la réaction de gens à la sortie de l’album, il y a quatre semaines tu peux nous en dire un peu plus ?

A : Eh bien ça se passe vraiment mieux que prévu. On savait que l’album allait surprendre pas mal de monde, parce que c’est différent de ce qu’on faisait avant, et donc on se préparait à ce que certains personnes aiment et d’autres non. Et au final, j’ai l’impression que ça a attiré bien plus de nouveaux fans que ce que je pensais. C’est très encourageant. Et puis la presse anglaise, comme Kerrang ! ou Metal Hammer, a vraiment apprécié l’album et nous pousse beaucoup… J’ai pas envie de radoter et d’avoir l’air de me la raconter, genre « C’est cool, franchement c’est trop cool, bla bla… »… Mais franchement, c’est génial ! [rires]

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Comme tu l’as dit, l’album est bien plus mélodique que ce que faisait Rise To Remain. Qu’est-ce qui a mené à ce résultat ?

A : Je crois qu’on voulait tous développer notre songwriting. Avec Rise To Remain, la composition était assez peu dynamique, et là on a vraiment pu explorer, enrichir notre registre. On a vraiment essayé de trouver ce qui nous parlait le plus, qui nous prend vraiment aux tripes. On ne veut pas qu’il y ait un fossé entre ce qu’on aime et ce qu’on joue. Par exemple, si on prend le chant crié : je devais vraiment arrêter ça, par exemple parce que ça abimait ma voix. Et forcément on se demande : « Est-ce que je ferai toujours ça quand j’aurai 60 ans ? » [rires] Non, clairement non ! Et quand une technique risque d’endommager ta voix, je pense qu’il vaut mieux ne pas l’utiliser. Et aussi, j’avais envie de changer mon approche, de chanter au sens propre du terme. Je trouve que c’est plus expressif, et que ça permet de raconter des histoires. D’un point de vue dynamique, tu peux être à cette distance de quelqu’un [il place sa main à un centimètre de son visage] et quand même le toucher par un murmure. Il n’y a pas besoin de hurler ! Il y a plein d’autres façons de communiquer, et tu perds cette proximité en criant. C’est donc un moyen pour moi de retrouver cette vulnérabilité, cette honnêteté. Et j’espère que ça a fonctionné. Je pense que oui, mais mon avis on s’en fout, non ? [rires] C’est aux fans qu’il faut le demander !

Tu me disais tout à l’heure que vous aviez déjà écrit des trucs avec Rise To Remain, mais comment s’est faite la transition?

A : Effectivement, certains trucs ont plus de deux ans et ont émergé avec Rise To Remain, mais ils ont mijoté jusqu’à la création d’As Lions. On voulait vraiment que tout soit à sa place, pour donner une putain de première impression. Et tu n’as qu’une chance pour donner une première impression. Ensuite, le plus dur, ça a été de réunir le bon line-up, pour qu’on s’entende bien et qu’on aime passer du temps ensemble. Et au final ça l’a fait, et on est très content du résultat ! Au niveau de la musique, je trouve aussi que ce premier album représente vraiment ce qu’est le groupe, et nous correspond bien. Et c’est assez différent de ce que l’on faisait avec Rise To Remain, et c’est aussi pour ça que ce qu’on avait écrit du temps de Rise n’aurait pas pu sortir sous ce nom.

Et quelle a été selon toi la partie la plus difficile dans l’écriture et l’enregistrement de l’album ?

A : Probablement le fait d’avoir été responsable du choix des titres à éliminer de l’album.

Et il a fallu en écarter beaucoup ?

A : Oui, on avait écrit environ trente morceaux. Et dans ce cas, c’est un peu comme si tu étais dans un avion qui allait se crasher : tu as trente gosses avec toi, tu n’as que onze gilets de sauvetage, donc tu dois choisir à qui les donner, et donc qui va vivre et qui va mourir. Ça craint grave ! Bon c’est pas aussi dramatique, mais tu vois l’esprit. Mais voilà, se débarrasser de plus de quinze titres, c’était difficile. Mais bon, on a quand même 29… non, 19 morceaux qui restent, donc ça pourrait être de bons bonus un jour.

Est-ce que tu as un titre préféré sur l’album ? Si oui, lequel et pourquoi ?

A : Là, tout de suite, je dirais « World On Fire ». Je dirais par contre que « White Flags » est le morceau qui nous représente le mieux.  Mais c’est quand même « World On Fire » que je préfère : c’est le morceau le plus cinématique, il a beaucoup de texture. Et ça a été un vrai plaisir de l’enregistrer, on a vraiment pu s’amuser avec les corde et l’orchestration, et entendre tout ça se mettre en place, c’était incroyable. Ca créait un vrai film dans ma tête, j’ai adoré.

Et y a-t-il un un vers ou une phrase dans les paroles qui te tient vraiment à cœur ?

A : Euh… ”I've exhausted my solutions / Seen my patience turn to rage / The only thing to keep us strong is faith!”. Je crois que ce sont le premiers mots que j’ai écrits pour “White Flags”, et ça représentait assez bien notre situation, juste après avoir lancé ce nouveau groupe. On n’avait aucune garantie, aucune certitude quant au fait que ça fonctionnerait, ou qu’on pourrait jouer où que ce soit… on n’avait aucune putain d’idée de ce qui pourrait arriver. Tout ce qu’on avait, c’était la musique. Et aussi frustrant que ça puisse être, la confiance que j’avais, et celle que Will avait, ça nous a permis d’avancer. Il n’était pas question de douter, et cette confiance nous a fait avancer. Voilà pourquoi c’est ma phrase préférée de l’album.


J’entends des influences nu metal sur l’album, en particulier sur « The Aftermath », qu’est-ce que tu en penses ?

A : [rires] Oui ! On est un groupe qui essaie de combiner ses influences contemporaines avec ses influences plus classiques. Linkin Park a été – et est encore – un groupe énorme à mes yeux.

Je pensais justement à Linkin Park ! [rires]

A : C’est un de mes groupes préférés. Une question marrante à se poser est : quelle est le premier contact que tu aies eu avec la musique ? quel artiste, quel morceau ? La réponse, c’est probablement ce que tes parents écoutaient. Quoi que ce soit, c’est sûrement ton point d’entrée dans le monde de la musique, c’est ce qui crée ton idée de la musique. Et il y a des chances que ce soit ce que tes parents écoutaient quand ils étaient jeunes, qu’ils avaient notre âge.  Et c’est quelque chose qui te colle à la peau, qui alimente tes classiques, jusqu’au jour où tu découvres ton Linkin Park à toi. Ou bien le Trivium, le Killswitch Engage, le Oasis de ton époque… Et on essaie donc de combiner toutes ces choses, sans le copier, avec nos tripes, et des fois ça sonne plus nu metal, des fois plus classique.

As Lions vient de tourner avec Five Finger Death Punch, Sixx:A.M. and Shinedown aux Etats-Unis : comment c’était, de partager une telle affiche ?

A : C’était taré ! C’était vraiment fou. Encore une fois, on en revient à l’idée de première impression : c’était notre première tournée américaine, et c’était excellent. C’était vraiment carte blanche, parce qu’on venait de sortir notre EP, personne ne nous connaissait… et donc on n’avait rien à perdre ! On ne pouvait qu’y gagner ! C’était vraiment excitant d’être dans cette posture, parce que la dernière chose que les gens attendaient, c’est ce qu’on leur a offert, enfin je l’espère. On a vraiment voulu y aller à fond, et leur donner tout ce qu’on avait, droit dans les dents ! Le but était que les gens sortent de notre en se disant : « Wow, je les imagine bien ici, en tête d’affiche dans quelques années ! ». Cette demi-heure était à chaque fois très intense, on l’abordait à chaque fois comme si elle représentait tout l’univers. On comptait les secondes, pour profiter du concert jusqu’à la dernière miette ! [rires] Et dès que c’était fini, on plait les gaules, et on allait signer des trucs, rencontrer les gens… C’était vraiment sympa, on s’est bien amusés. Et on est très reconnaissants envers Shinedown et Five Finger Death Punch de nous avoir emmenés avec eux. Ils ont vraiment été très gentils avec nous.

Maintenant que l’album est dans les bacs, on aimerait vous voir passer par la France : c’est dans les tuyaux ?

A : Putain, ouais !

Avec le même line-up qu’aux USA ?

A : On ne sait pas encore. On est encore en train de décider ce qu’on fera cet été. Il y aura des festivals, on retourne aux Etats-Unis dans environ un mois avec Shinedown, et on doit encore annoncer pas mal de trucs. Mais on va venir vraiment très bientôt. Et ça me motive beaucoup, parce que tu vois, l’Europe, c’est une vraie communauté metal… C’est vraiment le noyau du metal, et c’est là que les groupes naissent ou meurent. C’est un peu un juge de paix, et c’est très important de respecter ça. Et c’est important pour moi : j’ai grandi dans la fosse, dans le public, et quand tu accède finalement à la scène, tu n’oublies jamais tes origines.

Je suis convaincu que tourner dans des clubs, comme vous l’avez fait récemment aux Etats-Unis, est un meilleur moyen de se faire connaître et d’atteindre un public plus concentré et réceptif que d’ouvrir pour un grand groupe dans des immenses salles. Comme quand Rise To Remain tournait avec Iron Maiden par exemple. Tu en penses quoi ?

A : Je crois que les deux ont leurs avantages. D’un côté j’adore jouer dans d’énormes salles, avoir des dizaines de pièces où je peux me balader, pouvoir me donner à fond face à des milliers de gens… mais dans ce cas, je trouve que souvent, une bonne partie de ton son est perdue. Le but même de la musique peut souffrir dans de grandes salles. Mais d’un autre côté, dans un club, on ne peut pas toujours mesurer tout ce dont un groupe est capable. Par contre, la prestation est plus vraie, beaucoup plus honnête et authentique. C’est la véritable réalité de la musique. Donc je crois que les deux sont très importants. Si un jour on arrive à remplir des grandes salles, si on a cette chance, je fera toujours de petits concerts, à côté. C’est vraiment important de rappeler au gens cette polyvalence, tout au long de ta carrière, que tu sois un petit ou un grand.

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J’imagine que beaucoup de gens te posent des questions sur ton père…

A : Mon père ? Nooooon ! [rires]

Je me demandais s’il t’avait déjà aider d’un point de vue chant ? Ou peut-être préfères-tu tracer ta route ?

A : Il m’a déjà demander de la fermer quelques fois [rires] Mais c’est tout. Je fais mon truc de mon côté. On parle bien plus de films d’horreur que de musique, en fait. J’imagine que les boulangers ne rentrent pas à la maison pour parler pain. [rires]

De façon plus générale, quels sont tes derniers coups de cœur musicaux ?

A : Dernièrement ? Pas mal de trucs en fait. Beaucoup de David Bowie, que ce soit Blackstar, ou Low et Aladdin Sane. J’ai aussi écouté le nouvel album de Thrice, To Be Everywhere Is To Be Nowhere, un putain de bon album ! J’ai finalement trouvé le temps d’écouter le dernier Bullet For My Valentine. Ah oui ! Le nouveau titre de Nickelback est carrément énorme ! Putain oui, il est excellent ! Je ne suis pas un gros fan de Nickelback, mais ce morceau est vraiment génial. Quoi d’autre… Le nouveau While She Sleeps. Et j’ai aussi reposé une oreille sur Definitely Maybe. D’Oasis. J’avais oublié à quel point les guitares sont bonnes sur ce disque. Le gain n’est pas trop fort, mais malgré tout le son est direct, et très accrocheur. Pas de disto, mais droit dans les dents quand même, j’adore. Et je réécoute pas mal mes classiques, ce qui me fait dévier de ce que j’essaie d’écrire d’ailleurs. Et c’est une bonne chose parce que je ne veux pas que tous nos morceaux sonnent pareil… c’est même flippant de se dire qu’on peut facilement se retrouver avec cinq morceaux qui se ressemblent énormément. Ça m’embêterait, probablement plus que nos fans [rires], mais je veux éviter ça à tout prix.

Et si tu ne pouvais emmener qu’un album sur une île déserte ?

A : [rires] Ah non, pas ça ! [il réfléchit longuement] Killswitch Engage, The End Of Heartache. C’est sûrement l’album le plus bizarre qu’on puisse choisir, mais il est vraiment excellent, et c’est le disque qui m’a fait vouloir être dans un groupe. D’ailleurs, ça m’énerverait de l’écouter sur une île déserte, parce qu’il n’y aurait aucun groupe avec qui jouer ! [rires] C’est vraiment le mélange parfait de mélodies et de violence. Ce n’est jamais intéressant quand on n’a que l’un ou l’autre, mais ça le devient quand on à ce moment de flottement ou les deux se mélangent.

Si tu pouvais créer un supergroupe en choisissant n’importe qui, quel serait le line-up ? A part toi au chant, j’imagine !

A : Ouais, tant qu’à faire, autant en profiter ! [rires] C’est difficile… Donc moi au chant… Ensuite, Justin… non, Luke Holland à la batterie, c’est un mec très jeune. Putain ! Hans Zimmer au clavier ! Ça serait taré ! Je le laisserai s’éclater, il nous sortirait des plans de fou ! Jimmy Page à la guitare. Et je veux deux guitares donc… Tom Morello ! Et Timmy C, Tim Commerford à la basse, parce qu’avec Tom, ils font des trucs géniaux. Allez pour finir, Paul McCartney au triangle ! [rires] Juste parce qu’il faut bien qu’il soit là ! Sinon il restera chez lui à s’emmerder, et j’ai  vraiment envie de le voir s’exciter sur un triangle ! [rires] Ça serait un putain de groupe, jusqu’au jour où ils me vireraient pour trouver un bon chanteur ! [rires]

Merci beaucoup Austin pour ton temps, je te laisse le mot de la fin pour nos lecteurs !

A : Merci de nous lire, j’espère que vous avez aimé l’album. Merci pour votre soutien, et à très très bientôt !

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Rise to Remain est un groupe de metal originaire de Londres. Il est composé de Austin Dickinson au chant, de Ben Tovey à la guitare, de Joe Copcutt à la basse, de Pat Lundy ...
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