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Benjamin et Xavier de The Great Old Ones



C'est autour de quelques bières, juste après leur concert au Nouveau Casino en première partie d'Aura Noir, que j'ai eu le plaisir d'avoir une intéressante et longue discussion avec Benjamin et Xavier de The Great Old Ones


 

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Thomas : Merci de nous accorder cette interview. Donc toi tu es… ?

Benjamin : Benjamin.

Thomas : … Qui fait de …

Benjamin :… guitare et chant.

Thomas : Et toi tu es… ?

Xavier : Xavier, qui fait de la guitare uniquement.


Thomas : Au niveau du groupe, on va revenir sur l’historique rapidement. De quand date la formation actuelle ?

Benjamin : Elle date de février 2011.


Thomas : Ah oui, c’est super récent donc. J’avais crû avoir vu des « veilles » vidéos sur you tube.

Xavier : Oui, il y a le live à l’Heretic (NDLR : à Bordeaux) qui date de 2011.


Thomas : Donc autrement dit, le groupe est né en 2011 et vous avez sorti votre premier album à peine un an après.

Xavier : Exactement, un an et deux mois pour être précis.


Thomas : Comment vous êtes vous rencontré ? Vous avez l’air d’avoir un concept assez fort. La thématique de Lovecraft a été utilisé par plein de groupes, par contre des groupes qui n’ont fait que ça, j’avoue que de mémoire, à part peut être un vieux groupe de doom norvégien ou finlandais…

Xavier : Je pense que si tu fouilles au fin fond de http://www.metal-archives.com tu dois trouver quand même.

 



Thomas : Oui, on trouve toujours, mais ce n’est quand même pas très fréquent ! Qu’est-ce qui a fait que vous êtes tous tombé d’accord sur cette thématique ?

Xavier : Tout le projet émane de Benjamin (qui rigole en disant qu’ils étaient pas vraiment tombés d’accord). Il a commencé à écrire ces morceaux chez lui tout seul. Je crois que c’était même pas lié à Lovecraft à la base. Il écrivait des morceaux de black un peu ambiants. Au bout d’un moment, il a fait le lien tout seul, en se disant « tiens, ça me fait penser à Lovecraft, à ce que je ressentais lorsque je lisais les bouquins ». A un moment donné, il s’est dit qu’il allait monter un groupe avec ça. Et il est bien tombé, parce qu’il a rencontré Jeff, puisqu’ils se connaissaient déjà un peu avant, sur la scène bordelaise avec d’autres groupes, et Jeff, qui est un artiste-peintre qui fait toutes les pochettes des cd, et qui joue de la guitare et qui fait du chant aussi. Alors du coup, les deux au niveau image, au niveau idée, au niveau projet, ça a bien fonctionné. Et nous, on s’est rencontré il y a un an, mais en fait on se connaissait déjà tous plus ou moins. Et c’était le premier line-up. On a essayé personne d’autre, ça s’est fait coup de bol sur coup de bol. Et du coup, comme il y avait la matière, on a avancé assez vite. On a dû composer un morceau en plus, pour que l’album ait la durée et l’évolution qu’on voulait.


Benjamin : Je reviens juste un peu sur la genèse et comment c’est arrivé à Lovecraft, puisque c’était une partie qui t’intéressait. Ca serait mentir que de dire que j’ai pensé à Lovecraft directement avant de commencer à composer les morceaux. J’ai composé quelques morceaux, et au bout d’un moment, moi je suis un gros fan de Lovecraft. J’y suis rentré dedans peut être comme beaucoup de gens, par les jeux de rôles quand j’étais gamin, par l’Appel de Cthulhu. Je pense qu’il y a plein de gens qui sont fans de Lovecraft qui se retrouveront là-dedans.

Thomas : Oui, tout à fait !


Benjamin : Et au bout de deux morceaux peut être, j’ai retrouvé un peu ce que moi j’ai aimé dans Lovecraft. On nous a fait la remarque que Lovecraft était très présent dans le Death metal par exemple. Tu parlais des autres groupes tout à l’heure, il y a énormément de groupes de Death metal qui s’inspirent de Lovecraft, au niveau des ambiances ou des textes, mais c’est toujours le côté monstrueux, rampant, maléfique, etc. Mais ce que j’y ai vu, à part ça bien sûr, c’était le côté plus onirique, le côté grande cité, le côté grande divinité. C’était plutôt ce côté-là, le côté « grands paysages » qui m’intéressait dans Lovecraft et que j’ai retrouvé assez naturellement avec les premiers morceaux que j’avais composés. Et puis la tendance s’est un  peu inversé, le but c’était de faire ressentir des ambiances par rapport à Lovecraft. Donc ça change, parfois c’est plutôt la musique parfois c’est plutôt Lovecraft, ça bouge !

Thomas : C’est quand même super ambitieux de s’attaquer à Lovecraft. Ce n’est pas n’importe qui tout de même dans la littérature fantastique. Essayer de rendre les ambiances torturées et indicibles de Lovecraft, c’est quand même un sacré challenge !


Benjamin : Après il y a plusieurs visions de Lovecraft. Il y a le côté torturé, qu’on peut retrouver dans ce qu’on fait, mais ce n’est pas la composante majeure, il y a un côté mélancolique. Il y a le côté qu’il aime personne, il ne fait pas parti de ce monde-là, il ne va pas bien. Quand tu lis Lovecraft, il y a une grosse part de lui dans les écrits, il ne comprend pas les gens, il était raciste comme pas possible, mais du racisme de l’époque. Il n’est pas bien déjà avec les gens qui sont « comme lui » alors avec les gens qui ne sont pas comme lui, on n’en parle même pas !

Nous on cherche plutôt le côté surnaturel de ce qu’il a écrit, pas tellement les sentiments sombres ou le fait de ne pas aimer l’autre, le côté haineux. C’était plutôt …

Xavier : … Le côté « décoratif », l’environnement, l’atmosphère.

Benjamin : L’atmosphère surnaturelle, fantastique. Il ne sentait pas à l’aise avec les gens, il n’aimait personne, il ne s’aimait pas lui-même d’ailleurs à mon avis.


Thomas : Il a mal fini d’ailleurs.

Benjamin : Oui, exactement. Il n’a pas eu le temps de faire malheureusement grand-chose, il n’a pas vécu très longtemps C’était donc plus le côté ambiance, les personnes eux-mêmes plutôt que ce qu’il met lui-même dedans. Après, il y a le côté mélancolique aussi, qui est pour moi la seule part que l’on met dans notre musique qui pourrait correspondre à lui. Tu lis Kadath par exemple, où il a plutôt le côté surnaturel, l’appel de Cthulhu, la Couleur tombée du ciel. Il a la chose surnaturelle qui se pointe et c’est ça qui nous intéresse.

 



Thomas : Est-ce que tous les membres du groupe se retrouvent sur ce plan thématique ? Je ne parle pas du côté musical.

Xavier : Je peux répondre un peu pour les autres. Alors pour Jeff, complètement, c’est une inspiration pour lui aussi et ses tableaux.

Benjamin : Il suffit de regarder ses œuvres pour voir qu’il est complètement dedans. Donc Jeff, pas de problème !

Xavier : Seb il s’y retrouve aussi, par les bouquins qu’il lisait à son adolescence. Je crois même qu’il a intégré le groupe avant même de savoir qu’est-ce qu’il proposait au niveau musical ; il a vu le nom du groupe The Great Old Ones et il a dit ça c’est pour moi.
Moi je connaissais Lovecraft au travers des groupes qui l’ont traité. Forcément quand t’es ado, tu écoutes Metallica et tu de dis qu’est-ce que c’est Kthulhu sur le nom des morceaux. Après, je ne connaissais pas plus que cela, mais je suis rentré dedans à fond. C’est eux qui m’ont fait plus intéressé à l’univers. Du coup, ça rend les choses encore plus intéressantes, il y a un peu un défi à présenter les choses. Pour moi c’est stimulant.

Benjamin : Par exemple, on a joué à Lille il y a quinze jours. Et ça arrive de temps en temps qu’il y a quelqu’un qui vienne nous voir et qui nous dit : » je cherchais un groupe quand je lis les nouvelles de Lovecraft, je cherchais une bande son et j’ai trouvé, maintenant quand je lis Lovecraft j’écoute du Great Old Ones ». Et ça, ça fait super plaisir ! Mais ça veut aussi dire qu’il y a des gens qui jamais ne liraient avec ça dessus parce que ça ne correspond pas du tout à l’image qu’eux se font de ça. Par contre, il y en a d’autres que ça touche et quand ils lisent l’Appel de Cthulhu et quand les marins arrivent sur R’lyeh, ce son atmosphérique, ce son qu’on essaie de développer sur la notion de grandeur, de quelque chose d’un peu irréel, et bien ils se retrouvent là-dedans.

Donc on peut interpréter Lovecraft de plein de façons, il y a des gens que ça va toucher et il y en a qui ne voient pas ça comme ça. Mais c’est tout l’intérêt !


Thomas : Est-ce que vous comptez continuer à faire des chansons sur l’univers de Lovecraft ou vous imaginez de vous ouvrir sur des choses un peu plus classiques dans l’imagerie black metal ?

Benjamin : Ce qu’on peut dire déjà, c’est qu’on ne parlera pas de Satan ou de choses comme ça, ce n’est pas notre truc. On respecte, il y a pas de problème.


Thomas : Oui, les Grands Anciens, c’est mieux !

Benjamin : Je sais pas si c’est mieux, mais le côté Satan fait partie du black metal et fait partie de plein de styles de zic. Il y a parfois des styles de zic qui sont parfois plus maléfiques que le black metal. Par exemple, quand t’écoutes Monarque ou des choses comme ça, il y a toujours cette connotation à Satan qui va super bien avec, mais nous c’est pas notre truc. Nous, on pose de la musique sur des images que l’on a en tête qu’on on lit.

A titre plus général, on va rester sur du Lovecraft pour le prochain album, je peux le dire tout de suite, il n’y aura pas de méga surprise de ce côté-là. Ça sera fait d’une manière un peu différente, mais j’en dis pas plus. Après ? Après, j’en sais rien ! Il y a Lovecraft, mais autour de lui, il y a plein de choses. Il a été influencé par des auteurs, il en a influencé aussi de son côté. On peut aller autre part en fait. De toute façon, il sera toujours là. On pourrait aller voir du Poe par exemple. Il y a quelque chose de super intéressant à faire là-dessus et qui n’est pas forcément très commun. Et ça c’est donc quelque chose qui nous intéresserait. Mais pour le moment, on reste sur du Lovecraft, ça nous inspire. Moi qui écris la majorité des paroles, ça m’inspire. J’aurais du mal à écrire sur autre chose en ce moment, mais ensuite, pourquoi pas. Mais pourquoi investir tout le monde dedans et avoir des idées sur les auteurs qui plaisent, tout en restant dans la « famille » de Lovecraft. Mais pourquoi pas s’ouvrir à autre chose, c’est clair qu’un jour ça se fera.

 



Thomas : Tu viens de dire qu’il y a un album en préparation ? Ou c’est juste une idée pour le moment ?

Xavier : Il est relativement bien avancé. Il faut qu’on se mette d’accord sur certaines choses.

Benjamin : (rires). On se bat encore sur certaines choses !

Xavier : Après, ça ne veut pas dire qu’il va sortir tout de suite. Au niveau de la structure, c’est à 70/80%, il y a des choses qui vont encore bouger.


Thomas : Ça promet un 2013 avancé ?

Xavier : Fin 2013 début 2014.

Benjamin : On va passer plus de temps. On va passer beaucoup plus de temps sur cet album. On va faire des pré-prods plus longues, on va plus travailler ensemble.

Xavier : On va plus prendre le temps.

 



Thomas : Sinon, au niveau musical, après avoir abordé un peu l’inspiration, on revient un peu à la musique. Moi ça me fait penser à des groupes comme par exemple Cult of Luna ou Isis.
(Benjamin me montre le tee-shirt de Cult of Luna caché sous son sweet en guise de réponse)
Oui, donc c’est normal !


Xavier : En fait, moi ça me fait plaisir que tu commences par ces groupes là, parce que généralement les gens commencent plutôt par la branche black atmo américaine type Wolves in the Throne Room. C’est généralement avec ces groupes là qu’on est comparé, mais je pense qu’au niveau de l’influence, Cult of Luna ou Isis, c’est une part au moins aussi importante que le black metal.

Benjamin : Après dans la compo, je suis un gros fan de Cult of Luna, Neurosis, Isis un peu moins… Je dirais que c’est moitié moitié avec la scène post-black comme Wolfves in the Throne Rooom, comme Altar of Plagues, et en même temps à côté, il y a du Cult of Luna, il y a du Year of no Light, un groupe de Bordeaux qu’on adore et qu’on connait un peu, et qui sont très bons, ils sont excellents, c’est un des meilleurs groupes de Bordeaux pour moi personnellement en tout cas. Il y a un côté post-hardcore. Tiens, toi par exemple, je vais te poser une question pour te retourner un peu le truc.

Thomas : Je t’en prie.

Benjamin : Le mélange black metal avec autre chose, avec du post-hardcore. Tu pourrais me dire que c’est complètement antinomique. Toi qui dois bien aimé le black metal j’imagine, est-ce que c’est quelque chose qui te fais chier, est-ce que c’est quelque chose qui ne te semble pas naturel, un peu contradictoire avec les origines ? Je te pose la question parce que ça m’intéresse en fait.


Thomas : Alors la situation est originale, mais oui. Je pense qu’à partir du moment où la musique est bonne, il n’y a pas à se poser la question de savoir quelle est l’étiquette à poser dessus. Je vais prendre un exemple qui a un vague rapport, à travers un groupe qu’on a beaucoup aimé sur la Grosse Radio, qui est Solstafir, qui sont des islandais qui a l’origine faisaient du black metal, mais vu ce qu’ils font maintenant, je n’arrive pas à mettre d’étiquette dessus. Le seul truc qui reste dans le black metal, c’est le côté malsain qui se dégage de l’atmosphère froide des chants. A partir du moment où il y a encore ça, on peut le qualifier d’ « influences black metal ». On mélange avec autre chose car sinon, on fait du Bathory pendant trente ans.

Benjamin : Je vois ce que tu veux dire, tu es donc plutôt ouvert au mélange.


Thomas : L’intérêt c’est ça. Car sinon, les groupes purs et durs, il y en a plein, ils sont là et c’est très bien. Autant ouvrir sur d’autres tendances.

Benjamin : C’est cool que tu dises ça, et puis c’est exactement ça. Quand tu fais de la musique, tu peux forcer personne à t’écouter, mais ce n’est pas très grave. Je suis toujours partie du principe que la musique n’appartient à personne au final et qu’on en fait ce qu’on veut. Après libre aux personnes d’écouter ou de critiquer, dire que c’est de la merde. A la limite, ce n’est pas très grave, tant que ce n’est pas gratuit. Par contre, mettre des barrières et fixer des règles : non !

Thomas : C’est anti-artistique.

Xavier : Complètement.

Benjamin : N’importe qui, même s’il est à l’origine d’un style, a forcément été influencé par quelqu’un d’autre. Du black metal ou autre chose d’ailleurs. Et je ne suis pas persuadé s’il se retrouvait avec la personne qui l’a influencé, qu’elle lui dise je suis content que tu aies fait ça, je trouve ça cool. Peut-être qu’il lui dirait et bien non, quand j’ai fait ça, ça m’a fait chier. Mais il y a certaines personnes qui ont fait quelque chose pour que ça reste comme ça. Non, je ne suis pas d’accord, je trouve qu’on peut faire ce qu’on veut. On n’en veut à personne de ne pas écouter ce qu’on fait ou de dire que c’est de la merde à la limite.

 



Thomas : Je comprends que vous avez eu des critiques ? Si tu en parles, c’est qu’il y a une corde sensible sur le sujet ?

Xavier : Comme tout le monde. Je ne suis pas spécialement insensible à ça. La plupart des gens qui ont émis des critiques négatives, voire très négatives, la plupart du temps ça a été très construit. Ils m’ont expliqué pourquoi ils n’aimaient pas, pourquoi ils ne sont pas rentrés dedans. Bref, c’est fair-play.

Benjamin : Il y a une différence entre « j’aime pas parce que je trouve que les intentions n’y sont pas, les guitares sont pas bien faites », peu importe, plein de choses, et « j’aime pas parce que j’aime que le normal, le true ». J’adore le true black metal, mais ça n’empêche pas de tester autre chose.

Sur le groupe, on réfléchit à ce qui se passe, de quelle manière on va mettre un break, etc. Mais par contre, dans les intentions, ce n’est pas réfléchi. Peut-être que si on avait eu d’autres intentions, on aurait fait du true black, du Mayhem, des choses comme ça. Non, aujourd’hui si on fait ça, c’est parce qu’on aime ce qu’on fait et que l’on ressent quelque chose lorsqu’on est sur scène, quand on compose, quand on enregistre. Je me fais plaisir, on évacue, on sort des choses, un côté mélancolique, peut-être qu’on évacue ces choses. C’est important, mais ce n’est pas contrôlé.

Qu’on nous dise parfois que c’est de la merde, je veux bien, mais c’est quand même différent du groupe qui va faire du commercial pour faire du commercial par exemple. Il y a certains groupes qui vont faire de la merde parce qu’ils veulent que ça rapporte du pognon. Mais là, dans le black metal ou même dans le post-hardcore, ça n’existe pas. A la limite dans le harcore, dans le metal-core j’en parle même pas, mais dans le post-hardcore, il y a toujours des intentions quand même !

Si les gens étaient moins fermés dans certains styles de musique, ils retrouveraient beaucoup de choses dans le post-hardcore. Pour moi, ce n’est pas complètement antinomique le black metal et le post-hardcore. Après, ça dépend des groupes bien sûr. Le but c’est de ressentir quelque chose, c’est d’avoir des émotions. Une musique qui te laisse de marbre, à la limite, tu écoutes des trucs commerciaux de merde. Si tu écoutes du métal aujourd’hui, c’est que tu ressens quelque chose, que ça te fais quelque chose quand tu écoutes. Quand tu écoutes du black metal, du post-hardcore, tu as des émotions, tu ressens quelque chose qui passe. Et ce n’est pas incompatible du tout.


Thomas : J’ai bien compris ce que tu voulais dire. Et j’ai constaté ce soir sur scène, que cela rendait très bien. Le metal ambiant, c’est parfois difficile de passer en scène.

Xavier : On peut remercier Simon des Acteurs de l’Ombre en passant, car c’est lui qui nous a fait le son ce soir. Il connait bien l’album donc ça a beaucoup aidé. Par rapport à hier soir à Rennes par exemple, où justement les gens au son nous connaissaient moins bien, du coup en façade ça sonnait un peu moins bien. Mais ce soir apparemment, ça a été très réussit et nous on était très contents. Et on est content que ça t’ai plût !

Il y a une personne justement qui a émis beaucoup de critiques sur nous par rapport au début black metal/pas black metal, qui nous avait fait un compliment à Lille et qui nous a dit qu’en live il avait retrouvé exactement ce qu’il y avait sur l’album et ça nous a fait plaisir.

Benjamin : Mais on sait qu’il y a du taf. On bosse sur le visuel. Au niveau de la musique, du son, en toute modestie, on nous a dit plusieurs que c’était bon, que c’était propre, qu’on a trouvé le côté atmosphérique. Mais par contre sur le visuel, on travaille encore. On l’a dit au début, c’est un groupe qui s’est formé il n’y a pas très longtemps. On est tous les jours en recherche de trucs pour faire avancer. Pour nous, le but concrétement, c’est qu’une personne qui ressorte d’un concert, ce qu’il ait, pendant quarante-cinq minutes, l’impression d’avoir voyagé, d’avoir zappé tout ce qui se passait à côté, d’être rentré dedans.

Xavier : Qu’il le ressente comme nous on le ressent.

 



Thomas : Pour conclure, une question que je pose à tout le monde, qui n’est pas forcément facile à  répondre. Pour vous, en 2012, est-ce que vous pouvez définir The Great Old Ones en un mot ? Bon, des fois, je permets deux.

Xavier : (rires).

Benjamin : On va d’abord se mettre d’accord.


Thomas : Mais vous pouvez avoir chacun un mot différent.

Benjamin : Ca va être complètement l’inverse avec le côté noir et sombre, je suis désolé d’avance. Mais je donnerais le côté rêveur.


Thomas : Donc on va dire « rêve » ?

Benjamin : Rêve !

Xavier : Complètement d’accord, j’allais dire le côté onirique, donc c’est la même chose.

Thomas : Ce qui va très bien et avec la musique et avec la thématique.
Merci beaucoup !

 

Thomas Orlanth
 

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