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Lynyrd Skynyrd (+ Jared James Nichols) au Palais des Sports (25.04.2015)

 

Sweet Home Paris



Ce soir, les fans parisiens sont aux couleurs sudistes des Etats-Unis, pour accueillir le légendaire groupe Lynyrd Skynyrd, dont le parcours semé d’embûches et de drames ne l’empêche pas de continuer à faire vibrer de nombreux fidèles.


 

Jared James Nichols


C'est devant un Palais des Sports quasi comble et très enthousiastes que Jared James Nichols ouvre la soirée, avec son rock zeppelinien aux tendances blues très en phase avec le thème de la soirée. Disposant d'une grosse demi-heure, les Californiens n’auront eu aucun mal à convaincre l’assemblée, conquise rapidement au fil des six morceaux interprêtés.
Le groupe de blues est parfaitement mis en valeur par la balance ; couplée à la très bonne acoustique du Palais des Sports : les trois comparses sont audibles jusque dans les moindres détails, et la façade adopte un volume puissant mais tout à fait décent.

Les trois premiers titres, au tempo modéré, permettent d’apprécier la voix rocailleuse et authentique du frontman, qui a donné son nom au groupe. Ses solos débridés fleurent bon la Route 66 et les grands espaces américains. Le bassiste est quant à lui très carré, et peut s’appuyer à loisir sur le batteur et son kit minimaliste, qui forment une paire efficace au possible.
Jared James Nichols fait chanter le public, qui le suit volontiers, et on remarque qu’au fil des ans, le public français maîtrise de mieux en mieux la langue de Shakespeare. La foule répond aux solicitations du groupe de façon naturelle, et fait monter les décibels lors de la présentation des membres de la formation.

Malgré un son de basse qui commence à baver sur la fin du set, et des infra-basses en nette hausse, le public tappe dans ses mains de bon coeur sur l’intro planante de “Baby Can You Feel It?”. Ce morceau est le plus marquant de la prestation, et contient nombre de plans bien sentis : des insertions ternaires dans le rythme binaire font se mêler les sentiments de précipitation et de retenue, le guitariste nous gratifie d’un excellent solo en picking, et il en profite pour mettre en valeur son jeu de scène très fourni. Le public est conquis, et le fait savoir.

Le set s’achève sur une reprise du groupe Mountain, qui laisse une impression plus mitigée et fait retomber la pression.

On a découvert au gré de cette première partie un groupe qui semble hors du temps, dont la force semble bien être la scène. A suivre de très près !

Setlist :
Blackfoot
Crazy
Let You Go
Baby Can You Feel It?
Playing for keeps
Mississippi Queen (Mountain cover)


 


Lynyrd Skynyrd
 

Les fans des Sudistes se sont déplacés en masse, et on constatera au fil de la prestation que la France compte beaucoup de die-hards de Lynyrd Skynyrd.
Le groupe est attendu de pied ferme, et les lumières s’éteignent pile à l’heure prévue, pour une heure et demie de show à l’américaine.
L’introduction retentit au travers de la voix de Brian Johnson et du riff assassin de “Thunderstruck”. Le titre est joué en entier, ce qui est un peu long, et est dominé par une annonce à la Rolling Stones : “Ladies and gentlemen, please welcome the Rock And Roll Hall Of Fame band… Lynyrd Skynyrd !”.



Le groupe embraye sur le célèbre ”Workin’ For MCA”, et son refrain où guitares et voix reprennent la même ligne à l’unison.
On remarque tout de suite que le son n’est pas à la hauteur de ce qu’annonçait la première partie : le volume est très élevé et le mix relativement brouillon. La basse est sensiblement boueuse, tandis que les solos sont assez peu audibles en début de set. Bien heureusement ce dernier élément sera vite corrigé, et les guitares seront même très bien mises en valeur dès la moitié du concert.

Le problème majeur vient du clavier, qui est mixé très en avant, et vient même noyer la batterie ou parfois la voix lead. Certaines nappes de clavier sont d’ailleurs trop synthétiques, pour un rendu qui par instants frise les mauvaises productions pop des années 80.
A la décharge de l’équipe technique, si sonoriser trois guitaristes est un exercice délicat, la troupe est en plus sacrément fourni sur scène, et régler les niveaux de tout ce beau monde n’est pas chose aisée. D’autant que de nombreux ajouts sont faits selon les morceaux : des choristes - parfaitement amplifiées - sur “That Smell”, harmonica sur “Tuesday’s Gone”, ou encore congas - malheureusement inaudibles - sur l’incontournable “Gimme Three Steps”.

La performance des musiciens est quant à elle très rodée : on assiste à un pur show américain millimétré, carré, minuté, même si les musiciens semblent malgré tout spontanés et échangent notablement avec le public. C’est le cas de Johnny Van Zant, qui est assez bavare et de bonne humeur, ainsi que de Rickey Medlocke, qui arpente la scène et communique avec les premiers rangs, lorsqu’il ne déballe pas de solo ravageur. Les autres musiciens sont un peu plus en retrait, à l’exception de Johnny Colt, qui dans son accoutrement décalé fait preuve de flegme et pointe sobrement du doigt certaines personnes de l’audience à intervalles réguliers, sourire en coin. Le bassiste troque même son chapeau pour une immense toque en raton-laveur pour asséner les lignes disco de “Saturday Night Special”.

La voix du frontman Johnny Van Zant est très appréciable et appréciée, sa performance solide ne souffre d’aucun accroc tout au long de la soirée. Le même constat peut être fait au sujet des trois guitaristes, qui assurent leurs lignes sans anicroche, exception faite de l’introduction du cultissime “Sweet Home Alabama”. Joué sans percussions, le début du titre sera victime d’une petit cafouillage rythmique mettant en péril la mise en place de chacun. Mais nous y reviendrons.

Les six-cordistes se partagent les parties lead, et se lancent parfois dans des solos harmonisés du plus bel effet, qui sont maîtrisés sur le bout des doigts après toutes ces années passées sur scène.
On regrette d’ailleurs que le répertoire interprêté ce soir ne pioche pas dans un plus grand panel d’efforts studio. En effet, seuls quatre albums sont à l’honneur, et tous ont été produits avant le terrible accident d’avion qui a frappé le groupe en 1977. Aucune trace des quelques neuf albums suivants, ce qui est fort dommage.

Un tel choix renforce l’impression d’assister à la prestation nostalgique d’un groupe cabaret, dont le public ne souhaiterait qu’entendre les vieux succès. C’est peut-être malheureusement le cas, comme en témoignent les réactions variables du public : en dépit de ses magnifiques parties de guitares, le titre “I Need You” ne semble pas provoquer autant d’engouement que l’anticipait le groupe.
La machine Lynyrd Skynyrd ne se laisse pas démonter pour autant, et n’aura de cesse de motiver le public, lui demandant de chanter plus fort lorsque cela s’avère nécessaire.
Juste avant le mythique “Simple Man”, qu’il dédie aux troupes militaires en opération tout autour du globe, le frontman récupère un drapeau français dans la fosse, et le fixe au pied de sonmicro en lieu et place de l’étendard sudiste arboré habituellement. Cela booste à nouveau les réactions du public pour un final éclatant.



Le classique “Sweet Home Alabama” finit par arriver, pour le plus grand bonheur de la majorité du public. La réaction est sans appel : la salle entière est débout, et répond tel un seul homme lorsqu'uniquement la batterie l’accompagne sur l’avant dernier refrain. Le morceau est un grand moment de communion, et les musiciens se rejoignent sur scène pour jouer côte à côte, avec un large sourire barrant leurs visages.

Les lumières s’éteignent déjà, après 75 minutes de rock sudiste, mais chacun connait la suite. Il n’y aura qu’un morceau en guise de rappel, mais celui-ci dure plus de dix minutes lorsqu’il est interprêté.
Il s’agit bien entendu de “Free Bird”, sacré single le plus long de l’histoire. Un backdrop représentant un aigle agrippant la banière étoilée entre ses serres est révélé, tandis que le claviériste Peter Keys interprête son second solo de la soirée. Le morceau peut alors débuter pour prolonger de la meilleure des manières la communion initiée par “Sweet Home Alabama”. Gary Rossington troque sa fidèle Les Paul pour une Gibson SG, et, détail amusant, agrémente les couplets de gazouillis d'oiseaux réalisés au bottleneck. Le public saute à tout va et chante à pleins poumons, tandis qu’une boule disco s’abaisse pour briser les faisceaux lumineux des projecteurs et inonder le Palais des Sports de lumière.
Lynyrd Skynyrd quitte la scène alors que l’ambiance est à son sommet, sous la clameur d’un public parisien conquis.

Le show a certainement été rondement mené, et l’exécution de très bon niveau. Mais il subsiste en fin de soirée une étrange amertume, créée par l’impression déjà mentionnée de voir se produire un groupe cabaret. Lynyrd Skynyrd ne peut à l’évidence pas se passer de ses classiques pour remplir les salles qu’il visite. Il semble de surcroit qu'une majeure frange du public n’attende que les anciens succès, et ne se réveille réellement que lorsque “Sweet Home Alamaba” et “Free Bird” sont entonnés. C’est fort dommage, surtout au vu de la qualité démontrée par le groupe tout au long du set.
On peut espérer que la formule change et évolue lors des prochains passages des Sudistes par le vieux continent, discrètement promis ce soir : “Nous allons revenir encore et encore !”. Et que le public suivra !
Peut-être un nouvel album sera-t-il même de la partie ?

Setlist :

Thunderstruck (AC/DC, sur bande)

Workin' for MCA
I Ain't the One
Call Me the Breeze (reprise de J.J. Cale)
What's Your Name
That Smell
Saturday Night Special
The Needle and the Spoon
I Need You
Simple Man
Mississippi Kid
Tuesday's Gone
Gimme Three Steps
Sweet Home Alabama

Rappel :
Free Bird


Photos : © 2012 Nidhal Marzouk  / Yog Photography
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe

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