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Rencontre avec Frank Carter aux Eurockéennes 2016




Avant son passage sur la Grande Scène des Eurockéennes, on a eu la chance de s'entretenir avec Frank Carter, revenu en force avec son nouveau groupe The Rattlesnakes. On revient un peu sur son passé, sur ses souvenirs de festivals et on parle même d'une de ses récentes gaffes sur Twitter! 






(English version below)

Salut Frank, comment ça va?

Je suis un peu fatigué aujourd’hui. On s’est couché assez tard hier et j’ai fait la fête un peu trop longtemps, comme on fait quand on est en tournée. Mais ça va, je suis juste un peu endormi.


Ca fait 6 ans que tu as joué aux Eurockéennes pour la première fois, avec Gallows! Qu’est-ce que ça fait d’être de retour?

C’est génial, je suis très chanceux évidemment. Depuis ce temps, j’ai été dans 2 groupes différents (Pure Love et Gallows) et c’est le troisième groupe avec lequel je suis actuellement. C’est une très bonne opportunité pour nous de jouer sur la grande scène. Je remercie les personnes qui m’ont invité à nouveau! C’est ce que j’aime et je suis chanceux que ce soit mon métier.


Tu as été contraint d’annuler ton concert au GénériK Festival à Dijon en Février alors c’est cool de te voir ici!

J’était très malade, en fait j’étais cloué au lit pendant 2 semaines. On était déjà parti en tournée et on a tout fait pour que ça marche mais on était en train de finir cette tournée de 3 semaines, on a eu 2 jours de repos et j’ai été malade pendant une semaine. Les docteurs m’ont dit de me reposer pendant 2 mois donc malheureusement, on ne pouvait pas retourner sur les routes! Depuis, je me concentre pour aller mieux, manger mieux, boire mieux et ne pas faire la fête tout le temps. Ca va plutôt bien! Je me sens un peu malade là mais je ne me suis pas encore senti mal sur cette tournée!


Quelle est la différence entre le public français et le public du Royaume-Uni? On n’est pas vraiment un pays hardcore / punk…

Je ne sais pas… Ce que j’aime le plus chez les français, c’est la passion dans les choses qu’ils aiment. Je suis une personne très passionnée, j’adore jouer et j’adore performer. Ce que je trouve quand je joue en France, c’est que certaines personnes savent vraiment qui on est et ce qu’on fait. Tu sais, notre musique est plutôt agressive dans beaucoup de pays et le public français est capable d’apprécier ce qu’on fait avec passion. Les français comprennent que la musique m’a sauvé la vie, a sauvé la vie de tous les membres de mon groupe et a sauvé leurs vies en quelques sorte. Et donc quand un public peut voir ça, il le sent… ensuite les gens deviennent fans pour différentes raisons parce qu’ils savent qu’on aime la vie, on aime vivre et on a vraiment de la chance.


Vous jouez dans beaucoup de festivals cet été. Quel est ton meilleur souvenir de festival?

On a déjà joué dans un festival appelé Roskilde à Copenhague et c’était étrange pour moi parce que c’est un festival légendaire en Europe! Mais j’ai marché sur la foule, comme si j’allais me balader. Je me tenais debout sur les épaules des gens et je chantais cette chanson. Puis ils ont commencé à sauter quand j’étais au-dessus d’eux! Ca ne m’étais jamais arrivé. Je suis déjà monté sur les gens quelques fois mais ils n’ont jamais dansé et fais des mosh-pits quand j’étais sur eux alors c’était vraiment spécial!





Et le pire?

Le pire souvenir c’est quand on a joué en Allemagne il y a quelques jours. Ce n’était la faute à personne mais pour je ne sais quelle raison, l’équipement de notre guitariste s’est complètement brisé. Sa guitare s’arrêtait à chaque chanson. On ne pouvait rien faire, on a essayé de réparer tout ça et de passer à autre chose, mais on a eu l’impression de ne pas avoir tout donné aux spectateurs, qu’ils n’ont pas pu profiter de toute l’expérience. On s’est bien amusé et eux aussi, mais quand ces choses là arrivent, ça peut être hyper frustrant.


Comment vois-tu ton évolution depuis Gallows jusqu’à aujourd’hui avec The Rattlesnakes?

Personnellement, je comprends beaucoup plus maintenant. Quand j’étais dans Gallows, j’étais un gosse et j’étais en colère contre tout le monde sans aucunes raisons. J’étais énervé contre tout. Avec Pure Love, j’ai appris à être un artiste humble, parce qu’avant on vendait genre 5000 CD. Eux, ils n’étaient pas en tête d’affiche de grands festivals mais ils jouaient devant 150 personnes dans une pièce. Ca m’a aussi appris à chanter, à avoir un bon contrôle de ma voix. Ensuite quand j’ai commencé The Rattlesnakes, ça a pris du temps, je voulais me poser. Donc pour moi, l’évolution est naturelle. On veut s’améliorer en tant que personnes, en tant qu’humains, qu’artistes, en tant que performers… Et il semble que, dans chacun des groupes, avec chaque chanson, je deviens meilleur. En ce moment, c’est comme si j’étais au meilleur de moi-même! Mais on a un autre album prévu pour l’année prochaine et je suis quand même excité de jouer les nouvelles chansons.


Est-ce que votre premier album a eu le succès que tu pensais qu’il allait avoir?

En fait il a beaucoup mieux marché que ce à quoi je m’attendais. On espérait vendre quelques albums et peut-être atteindre les charts. Le Top 100 aurait été bien parce que c’est un album très agressif et le fait qu’il ait atteint le Top 20 (il a fait 18ème)… c’était génial. Tu sais, je m’en fiche où l’album atterrit dans les classements mais l’industrie de la musique, non. Les gens, les maisons de disques, les agences de réservation… ils font tous attention à ça. Donc c’était un énorme pas en avant pour nous. Ca nous a aussi montré qu’on avait une fanbase et que les gens voulait la musique, j’espère qu’on ne les a pas déçu.


Comme tu l’as dit tout à l’heure, votre nouvel album sortira l’année prochaine. A quoi peut-on s’attendre?

On essaie de ne pas avoir d’influences parce que c’est facile aujourd’hui, il y a tellement de musique et c’est super accessible. C’est facile de se perdre là-dedans des fois. Donc on essaie de garder les influences au minimum. Ce qu’on essaie de faire, c’est de devenir le groupe de rock qu’on veut être. J’ai toujours aimé le punk hardcore et le rock et j’aimerai ça pour le reste de ma vie. Mais pour moi, il n’y a rien de mieux que de marcher sur cette gigantesque scène devant des centaines de personnes. J’écris de la musique parce que ça m’aide et je pense qu’elle peut également aider les autres. Je veux seulement avoir l’opportunité de jouer devant le plus de personnes possible. C’est vraiment spécial d’entendre tous ces gens chanter tes chansons, ça me touche.


Justement, qu’est-ce que tu préfères durant l’enregistrement d’un album ou l’écriture des morceaux?

Honnêtement ce que je préfère c’est jouer, toujours. Une fois, quelqu’un m’a demandé «Tu préfères être en studio ou être sur scène?» et c’est une décision super difficile. Quand on est en studio, on créer de l’art, ça vivra à jamais. Chaque morceau que j’écris restera en moi d’une certaine façon. Et par chance, les gens écouteront cette chanson longtemps après qu’elle soit sortie. Donc en studio tu as vraiment cette très petite fenêtre pour laisser la magie opérer. C’est comme capturer des éclairs dans une bouteille: c’est dur, mais quand tu peux enfin jouer en live, tu vis l’expérience entière. Tu t’améliores à chaque fois, tu trouves le groove dans une chanson… c’est comme regarder tes enfants grandir.


Vous avez joué en première partie de Bad Religion. Qu’est-ce que ça vous a appris?

C’est compliqué avec eux parce que j’ai joué avec des années auparavant, avec Gallows. On a fait une tournée américaine entière avec Bad Religion. Ce que j’ai le plus appris, c’est indéniablement d’être moi-même. Si tu peux t’engager à être toi-même, les gens te pardonneront beaucoup de choses, même ce qui n’est plus à la mode aujourd’hui. Ils vont venir et repartir mais si tu es toi-même dans ta musique et écris ce que tu aimes, tu auras plus de chance de durer. Et c’est ce qu’on veut en tant que performers, on veut jouer de la musique pour toujours. Tu vois, ZZ TOP sont là, et ils durent depuis toujours! C’est même incroyable de les voir marcher dans les loges, c’est génial.


Frank Carter, The Rattlesnakes, Eurocks, Interview, punk, hardcore, florentine pautet


Quels sont les groupes qui t’influencent le plus dans ta vie?

Je n’ai pas vraiment de groupe spécifique qui m’a influencé complètement mais j’aime bien Arctic Monkeys, Queens Of The Stone Age, Pink Floyd et Led Zeppelin. Mais s’il devait y avoir un seul groupe qui a eu un impact sur ma vie, je dirais The Beatles. Ce sont des incroyables compositeurs et ils ont tellement apporté à la musique.


Tu es récemment devenu papa. Est-ce que ça affecte ta vie de musicien?

C’est vraiment compliqué parce qu’avant, quand j’étais en tournée, je m’inquiétais beaucoup pour ma copine. Ensuite c’est devenu ma femme alors je m’inquiétais pour ma femme. Mais quand on a un enfant, tout change. Ta tranquillité d’esprit est désormais partie pour toujours! (laughs) Tu ne peux jamais te détendre parce que tu penses toujours à ta fille ou à ton fils. Malheureusement ma fille ne va pas très bien cette semaine et ça a été très dur avec ma femme, on a beaucoup discuté d’elle. Elle a été chez le docteur plusieurs fois et je me sens tiraillé de ne pas pouvoir être avec elle. Tout ce que je veux c’est lui faire un gros câlin! C’est vraiment le plus gros souci quand on est dans un groupe, parce que quand je ne suis pas en tournée, je suis avec elle tout le temps. Elle peut ne pas me voir pendant 2 semaines mais ensuite, pour les 2 mois à venir, elle pourra me voir tous les jours. Donc ouais c’est difficile.


Anecdote marrante: tu as accidentellement tweeté le line-up final du Reading & Leeds Festival il y a quelques mois alors que ça n’était pas encore annoncé officiellement. As-tu eu peur de te faire tuer?

Chuuut! Ouais j’étais beaucoup plus stressé qu’ils nous retirent de l’affiche mais par chance, ils ont un bon sens de l’humour. C’était quand j’étais tellement malade, je prenais des anti-douleur mais ça n’a pas très bien fonctionné. Je délirais complètement et quand j’ai tweeté ça, j’ai réalisé qu’il fallait que je supprime ça de suite! J’étais là genre «OMG SUPPRIME CA, SUPPRIME CA!» mais c’était trop tard! Reading & Leeds ont toujours été gentils avec moi donc c’est une chance que les gens comprennent. Ce n’était pas intentionnel, jamais je ne ferai quelque chose comme ça. Mais le pire, c’est que mes meilleurs amis de Biffy Clyro jouent en tête d’affiche là-bas et j’ai du envoyer un sms à Simon «Je suis vraiment désolé mec!» parce que personne ne savait qu’ils jouaient! J’ai ruiné leur annonce.


D’ailleurs, tu as invité Simon à chanter une chanson avec ton ancien groupe Gallows une fois?

Oui il a chanté sur la chanson «Graves» au Hove Festival. On est devenu de bons amis grâce aux festivals où on jouait ensemble. Il a toujours aimé ma musique et je suis un grand fan de Biffy Clyro depuis que je suis gamin. Donc on lui avait demandé de le faire et il a dit oui. Je suis sur qu’on refera quelque chose comme ça ensemble un jour parce que c’est un super musicien!


Maintenant une question plus d’actualité: que penses-tu du Brexit?

Je pense que c’est terrible. C’est un coup désastreux pour mon pays. Je suis incroyablement frustré et très déçu par la décision. J’ai voté pour qu’on reste dans l’Union Européenne, comme tout le monde dans mon entourage, en fait. Mais le problème, c’est que je ne peux pas parler pour tout le pays donc on a laissé le choix aux gens, il y en a qui manquaient d’argent et d’autres qui mentaient aussi. Ils ont été mal informés et ils ont pris la mauvaise décision. Je pense que beaucoup de personnes sont en train de s’en rendre compte, elles se sont réveillées et ont réalisé les dommages qu’elles avaient causé. On est dans une période difficile en Angleterre, j’espère que ça va changer… On ne saura jamais vraiment. La politique, c’est un vrai cauchemar, je déteste ça, mais c’est important si on veut vivre dans une société démocrate. C’est juste triste pour moi parce que ça ne semble pas particulièrement démocratique. Mais bref!


Tu as raison! Tu as des groupes à nous conseiller en ce moment?

J’ai ce groupe là: The MVP. Il y a aussi un jeune groupe appelé LOOM et également les britanniques Creeper, ils font des trucs vraiment bien! Mais un de mes nouveaux groupes préférés c’est Muncie Girls, un groupe de rock du Royaume-Uni. Il y en a pleins en fait!


Et pour finir, as-tu quelque chose à dire à tes fans Français?

Je voudrais simplement les remercier d’être si passionnés par la musique et s’il vous plait, venez nous voir jouer!


Merci pour ton temps!
Avec plaisir.



Frank Carter, The Rattlesnakes, Eurocks, Interview, punk, hardcore



English version


Hi Frank, how are you today?

I am a bit tired today. We had a very late night yesterday and I’ve been partying a bit too hard as you do when you’re on tour. But I’m feeling okay, just a bit sleepy.

It’s been 6 years since you first played at the Eurockéennes. How does it feel to be back?

It’s amazing, I feel very lucky obviously. Since that time I’ve been in two more bands so this is like my third band I’ve been in. I feel like this is a really good opportunity for us to be here playing on the main stage. I just feel very lucky, thanks to anybody that invited me back! It’s what I love and I’m lucky to this as a job.

You were forced to cancel your show in Dijon in a small festival this year so it’s good to have you here!

I was very ill, I actually couldn’t get off bed for two weeks. We’d been on the tour already and tried to sort of make it work but we had finished a 3 week tour, we had 2 days off and I’ve been sick for a week on tour. The doctor told me to rest for a month so unfortunately we couldn’t be back on the road. Since then I’ve been really focused on trying to be better, eat better, drink better and not partying all the time. I’m doing quite well! I’m feeling a bit rough today but I haven’t feel bad on this tour yet!

What’s the difference between a French audience and a UK one? We’re not really a hardcore/punk country.

I don’t know… I think what I love the most about France is the passion in the things that they love. I’m a very passionate person, I love playing, I love performing. What I find a lot when we play in France is that a few people really know who we are and what we are about. You know, our music is quite agressive in a lot of places and the French audience is able to appreciate what we do on a passion level. French people can see that music saved my life, saved every member of my band and saved their lives someway. So when an audience sees that, they feel it… then they become a fan of the band for different reasons because there’s a shade of understanding that we love life, we love being alive and we’re feeling very lucky.

You play plenty of festivals this summer. What’s your favorite memory in a festival?

Well, already we played a festival called Roskilde in Copenhagen and it was so strange for me because it’s quite a legendary festival in Europe. But I walked out onto the crowd, on top of the crowd like I went for a walk. I was standing on the shoulders of some people and I was singing this song and they just started jumping while I was on them. It’s never happened to me before! I’ve walked out on the crowd a few times but they never started dancing and moshing while I was on them so that was pretty special! 


Worst memory?

The worst memory is when we played that show in Germany, just a couple of days ago. It was nobody’s fault but for whatever reason our guitarist’s equipment broke completely. His guitar was cracking out in every song. And there’s nothing you can do, you just got to try to fix it and move on, but we felt like we couldn’t really give the crowd what we wanted, the full experience. We had fun and they had fun but when those things happen it can be really frustrating.


How do you see your evolution from Gallows to Frank Carter & The Rattlesnakes?

For me, I understand a lot more now. When I was in Gallows I was a kid and I was angry at everybody for no reason. I just felt very mad at the world. With Pure Love, it taught me how to be quite a humble performer because I came from selling out 5000 caps, they just didn’t headline festivals but played in front of 150 people in a room. And it also taught me how to sing, so it gave me a really good control of my voice. Then when I started The Rattlesnakes it took some time, I wanted to take some time off. So for me, the evolution is natural. We want to get better as people, as humans, as artists and performers… and it feels like in every band, with every song, I’ve been a little bit better. Right now I feel like I’m the best I can be at the moment! We’ve got another album coming out next year and I’m really excited to play the new songs.


Did your first album BLOSSUM get the success you thought it would get?

Actually it did a lot better than I expected. We were hoping to sell some records and maybe get on the charts. Top 100 would have been nice because it’s a very aggressive album and the fact we got Top 20 (it went number 18)… you know, I don’t really care where it lands on the charts but music industry does. People, record labels, booking agences, they care about that. So that was a really enormous step for us. What it also showed us is that we had a fanbase and they wanted the music and hopefully we hadn’t disappointed them.

You have a new album coming out next year as you said. What can we expect?

We try to keep influences out of it because it’s easy now, there’s just so much music and it’s so accessible. It’s easy to get lost in that sometimes. So we always try to keep the influences at their minimum. But what we try to do is become the rockband that we want to be. I’ve always loved hardcore punk rock and I will love it for the rest of my life but there is nothing better for me that walking out on that gigantic stage with thousands of people there. I write my music because it helps me and I think it can help other people as well and I just want the opportunity to play that in front of many people as possible. It’s really special to hear thousands of people singing your music back, it touches me.





What’s your favorite part about composing and recording music?

Honestly my favorite part is always playing. Someone asked me once «Do you prefer being in the studio or do you prefer being on stage?» and it’s a very tough decision because when you’re in the studio you’re creating art, it’s going to live on forever. Every song I wrote is going to last in me you know. And people, hopefully, will listen to them a long time after the release. So in the studio you’ve got a very small window to make some magic happen. It’s like capturing lightning in a bottle: it’s tough but when you get to perform it on the road, you get that full experience. You get slightly better each time, finding a groove in a song etc… it’s like watching your children grow up.


You have played with Bad Religion as a support band. What did you learn from them?

It’s difficult with them because I actually supported them years and years ago, with Gallows we did a whole US tour with them. The things I learned the most is really to undeniably be yourself. If you can commit to be yourself, people will get behind that over any facts, over any things that are unfashioned now. They will come and go but if you can be yourself and write music that you love, you’ll have a much better chance to last. And that’s what we want to do as performers, we want to play music forever. You know ZZ TOP are here, they’ve been going forever and it’s amazing just seeing them walking around! That’s awesome.


Which bands are you main influences in life?

I don’t really have a specific band that influenced me completely but I like bands like Arctic Monkeys, Queens Of The Stone Age, Pink Floyd and Led Zeppelin. But if there was going to be one band that made an impact in my life, it would be The Beatles because they’re just such incredible songwriters and they did so much for music.


You recently became a dad. Does it affect your life as a musician?

It’s very hard because before, when I was on tour I was very worried for my girlfriend. And then she became my wife and I was worried about my wife. But when you have a child, everything changes. Your peace of mind is gone forever! (laughs) You can never relax because you’re always thinking about your daughter or your son. Unfortunately my daughter isn’t going very well this week, which has been very difficult because my wife and I had a lot of conversations about her, she’s been to the doctor a lot of times and I just feel very cut off because I can’t be there. All I want is to cuddle her! It does make it hard. It’s the biggest problem with being in a band because when I’m not on tour, I’m at home for her the whole time. She might not be seeing me for 2 weeks but then for the next 2 months, she sees me everyday for hours. So yeah it’s difficult.


You accidentally leaked the Reading Festival lineup in Twitter a few months ago. Weren’t you scared to get killed before you play there?

Sssshhht! Yeah I was more scared they pulled us out of the festival but luckily they have a good sense of humor. That was actually when I was so sick, I was taking pain killers but it just didn’t work well. I was delirious and when I tweeted that I realized I needed to delete it very fast! I was like «OMG DELETE, DELETE!» but it was too late. Reading & Leeds have always been very kind with me so I’m just lucky people understand. It wasn’t intentional, I would never do something like that. But what was worst is some of my best friends Biffy Clyro are headlining the festival and I had to text Simon «I’m so sorry dude!» because no one knew they were playing there! I just ruined their all announcement!


You played a song in a festival with Simon when you were in Gallows, right?

Yeah he played on a song called «Graves» at Hove Festival. We just became good friends from touring in festivals together. He’s always liked my music and I’ve been a Biffy Clyro fan since I was a kid so we asked him if he would do it and he said yes. I’m sure we will do something again together because he’s a good musician!


And now a question I can’t skip: what’s your opinion on the Brexit?

I think it’s terrible. It’s a devastating blow for my country. I’m incredibly frustrated and very disappointed with the decision. I voted to remain in the EU as did everyone I know, pretty much. But the problem is unfortunately I’m not allowed to speak for the whole country so we left that up to the people and the people were missing fonds and lied too. Given bad information they made the wrong decision. And I think a lot of people are realizing that now, they have waking up and realized the damages that they’ve caused. We’re in a very tough time in England, hopefully we will come out on the other side… We will never really know. Politics is a fucking nightmare, I hate it but it’s important if you want to live in a democratic society. It’s just sad for me because it doesn’t feel particularly democratic. Anyway!


Yeah you’re right anyway! Do you have any favorite new bands at the moment?

I’ve got this band The MVP, there’s a young band called LOOM and there’s also a band called Creeper from the UK, they do really good things! But one of my favorite new bands is this band called Muncie Girls, they’re a rockband from the UK. There’s loads.


To finish this interview, do you have any words for your French fans?

I would just like to say thank you for being so passionate about music and please, come and see us play!


Thank you for your time!

You’re very welcome!



Interview: Florentine PAUTET

 

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