Binic Folks Blues Festival 2025 : Jour 3

Troisième jour au Binic Folk Blues Festival. Aujourd’hui, c’est léger crachin et séance de rattrapage.

Killer Kin

Je me poste donc à 16h55 devant la scène Banche pour assister au live de Killer Kin, groupe de heavy rock fondé en 2018 par les Américains (Connecticut) Mattie Lea (chant) et Chloe Rose (guitare) qui prétendent être les dignes descendants d’Arthur « Killer » Kane, le bassiste des New Yorks Dolls, un 1er album éponyme (2023) sous le bras. Le décor est à présent planté !

C’est donc pieds nus et vêtu d’un crop top (qu’il ne gardera pas longtemps !) d’un boxer (caleçon) noir surmonté de sa chaîne fétiche que le réputé indomptable Mattie (fils caché de Mick Jagger et Iggy Pop) monte sur scène (et se fend de quelques pompes avant le concert), suivi de près par Chloe (et sa guitare Gibson au design métal), Brady Wilson (guitare), Marco Carotenuto (basse) et Jason Kyek (batterie) tous lookés comme des rockeurs avec leurs perfectos, leurs veste en jean sans manche et leurs accessoires en cuir truffés de clous. 

Fidèle à sa réputation, Mattie fait le show, s’agitant dans tous les sens, se déhanchant, adoptant des postures tour à tour lascives ou provoquantes, se mettant à genoux et allant même jusqu’à ramper entre les jambes de Chloe qui reste imperturbable et droite, la mine quelque peu boudeuse. Il arrivera même à se faufiler dans la foule au nez et à la barbe de l’agent de sécurité, qui lui ouvrira tout de même ses bras pour le réceptionner quelques minutes plus tard pour remonter sur scène.

Force est de constater que Mattie vit le concert dans tout son être, comme en transe, allant même jusqu’à hurler quand il s’adresse au public, cracher devant la crash barrière ou encore montrer ses fesses (comme Polnareff à l’époque). Pendant ce temps, les musiciens envoient un maximum de décibels sans discontinuer, servant ainsi Mattie et son jeu de scène, tel un train lancé à 200 km sans dévier de sa trajectoire. Que l’on aime ou pas le rock « sous amphets » et leurs shows survoltés, ce qui est certain c’est que Killer Kin ne laissera personne indifférent.

Acid Tongue

Fort de la sortie de leur 5ème album Scars quelques jours auparavant (Beast Records), c’est le très attendu (si j’en crois le grand nombre de fans qui m’entoure dans la fosse) groupe de rock américain (Seattle) crée en 2015 et leadé par le jeune guitariste, chanteur et co-fondateur Guy Keltner, Acid Tongue qui prend place sur la scène Pomellec à 20h20 (5 ans après leur 1ère participation au festival).

Pour l’occasion, Guy (aux faux airs de Morrison au sommet de sa gloire) s’est entouré de 3 musiciens hommes. En effet, il travaille apparemment avec une longue liste de musiciens de tournée et de studio, venant de Paris, New York, Londres ou encore Mexico.

Cinquante minutes d’un set rock classique US teinté de psyché et de punk punchy à souhait composé de morceaux de leurs différents albums (« Liars », « Sometimes » album Bullies, 2020 / « Ordinary People », « The World Gonna Fuck You » album Arboretum, 2021 / « Consumerism »,  « Acid On The Dancefloor » album Acid On The Dancefloor 2024 ou encore « Watching You Over » album Scars 2025) durant lesquelles le public exulte. Force est de constater, si toutefois nous en doutions, que Guy est un guitariste accompli et que le groupe n’a pas fini de faire parler de lui.

C’est sur ce dernier set que je conclue cette édition du Binic Folk Blues Festival dont je garderai en mémoire la prog 100% rock indé (c’est assez rare pour le souligner !) pleine de découvertes, le charmant site (entre le port et la plage), l’ambiance décontractée, les sourires des copains comme de l’ensemble des festivaliers, les galettes-saucisses et les nombreux « bisous » dont nous ont gratifiés la majorité des artistes (à croire, qu’ils s’étaient passé le mot). Vivement l’année prochaine !

Crédit photos : Stéphane Perraux



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