Ghost Twist – Le premier LP du groupe arrive sur le label Staubgold

Septembre 2026, le soleil tape fort en terres catalanes durant l’arrière-saison. C’est le moment qu’ont choisi les Ghost Twist pour nous proposer leur premier effort long format, un album éponyme sorti sur le label Staubgold, déjà responsable de plusieurs volumes à la gloire des groupes formés au pied du Canigou.

Ici, on a affaire à des clients connus et reconnus dont le pédigrée ferait pâlir d’envie bon nombre de jeunes musiciens. Cassandre, la chanteuse, a officié chez les T. Time Fantasy et les Llamps, Nico était première lame chez les Gardiens du Canigou, les Beach Bitches, les Sonic Chicken 4 (liste non exhaustive…) et Seb derrière les futs et Phil à la 4 cordes ont un CV long comme le bras avec des collaborations avec Harlan T. Bobo, Pascal Comelade et des sorties sur les plus respectables labels de la scène garage internationale. Vous avez compris, ça va envoyer !

Ghost Twist Cover

Alors que retrouve-t-on dans cet album de Ghost Twist ? Et bien, un peu de tout pourvu qu’il y ait des riffs et de la reverb’ ! Comme par exemple avec « Rain ». D’entrée, on sait où on met les pieds. Ça « twangue » comme on dit dans les milieux autorisés. Et on se laisse très rapidement embarquer. Des chœurs hyper accrocheurs viennent compléter cette mise en bouche qui ne demande qu’une seule chose, que la suite soit du même acabit.

On voyage avec les Ghost Twist. Une balade dans les contrées désertiques ? C’est parti ! Voici « Lost In Sahara » ou encore « Sheik Habibi » avec son intro gorgée de fuzz qui annonce la couleur ! Exotique, on vous dit ! On se laisse porter au rythme des guitares. Nico joue avec les accordages et les sonorités orientales tandis que la section rythmique donne les bases à cet édifice multiculturel.

Le trip désertique est un vrai fond de commerce pour les Ghost Twist. Avec « Desert Song », on pense aux productions de Robert Plant période « No Quarter » début 90 où lui et Page jouent avec un groupe de Marrakech des titres comme « Wah Wah » ou « City Don’t Cry ». Encore une fois les chœurs sont très sympas pour mettre en orbite la guitare.

On continue le road trip pour se retrouver maintenant dans les iles !! Quoi de plus normal pour un titre appelé « Coconut » ! Le parfait complément de votre soirée lounge. On s’imagine sous les cocotiers. Le groupe est capable d’envoyer des titres imparables comme « Shake That Papaya Down » où on adhère dès la première écoute ! Les parties de « slide guitar » hawaïenne  feraient pâlir d’envie Ron Wood des Rolling Stones et son « Can You Hear Me Knocking ». Et tout le monde s’emploie sur la piste de danse ! Ça secoue pour notre plus grand plaisir !

Et s’il vous reste encore un peu d'énergie après ce titre, on enchaine avec « Let’s Dance » ! Voilà le groupe prêt à enflammer le dance floor avec un titre que Phil Spector aurait adoré produire avec ses girls groups. Alors les Ghost Twist se sont-ils inspirés du « Let’s Dance (The Screw) » des Crystals ? Peut-être… Ou de Bowie ? Possible aussi…

Une fois n’est pas coutume, un titre en français. C’est toujours accrocheur le français. Ça rajoute une petite touche yé-yé comme sur « Courir Vite Et Sauter Haut » . Une corde de plus l’arc des Ghost Twist. Inclassables ! On vous l’a déjà dit mais c’est assez rare pour être souligné. Le morceau installe une ambiance très lounge. Plus on avance dans cet album, plus on songe aux compilations du genre comme la série « Jungle Exotica » dans lesquelles il est urgent de vous plonger si ce n’est pas déjà fait.

En français, les Ghost Twist nous embarquent avec des paroles à la poésie et au phrasé « Gainsbourgien » comme sur le titre « La Plage ». Pour la petite histoire, on avait déjà pu écouter le morceau sur la compilation Perpignan Burning (sur le label Staubgold) qui comme son nom l’indique se voulait un instantané des productions issues de la capitale de Catalunya Nord.

On n’a pas causé des relents country chez les Ghost Twist. Il y en a aussi. « Step By Step » renvoie vers une country folk déjantée façon Country Teasers ou encore, quand le coté cajun s’invite, vers les Mama Rosin. Harlan T. Bobo n’est pas loin non plus. Bref que de très belles références…

Avec « Lonesome Cowboy », on frôle avec rock progressif pour les Ghost Twist ! Un morceau de 4 minutes 30 ! Du jamais vu ! Ils nous ont gardé ça pour la fin de l’album ! Un morceau ultra cool, planant… On peu même penser au Piper At The Gates Of Dawn des Pink Floyd du début croisé avec des albums garage folk de Ben Vaughn période Desert Trailer Sessions. Imaginez un peu le truc…

« Waiting For Better » est la ballade de l’édifice, la touche tranquille. Le morceau « detox » un peu à la manière du « Sunday Morning » du Velvet Underground où Nico, la chanteuse (pas le guitariste de Ghost Twist) susurre délicatement des mots de lendemain de cuite. Mention particulière aux harmonies vocales. C’est très classe. Et j’avais oublié de vous dire, la guitare fuzz s’est invitée pour donner toute sa puissance au titre. Une belle réussite.

Chez les rockers, on adore pouvoir catégoriser. Ça rassure de ranger dans des cases bien définies. D’où la création de multiples genres, sous-genres et sous sous-genres… A force, on en perd son latin ! Ce qui est intéressant avec les Ghost Twist, c’est qu’ils sont inclassables ! Garage ! Surf ! Exotique ! Lounge ! Y a de ça chez les Ghost Twist mais savamment distillé tout au long de cet album qui s’impose très vite comme la parfaite bande son de l’apéritif en bord de piscine. Alors, payez-vous Daiquiri, Caïpirinha, Mojito (Virgin ou pas), Thé Glacé… la boisson importe peu pourvu que ce premier LP de Ghost Twist tourne sur la platine…

Sorti le 6 septembre 2026 sur le label Staubgold

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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