Rock-En-Seine 2026 – vendredi 28 août : Biffy Clyro, Franz Ferdinand, Nick Cave… Une édition plus rock que jamais

Vendredi 28 août, Saint-Cloud

Avant-dernier jour du festival, qui a clairement décidé de monter le son, avec une programmation très metal, et une très belle mise à l'honneur de très belles formations françaises, histoire de rappeler - ou de faire découvrir, allez savoir - que Gojira n'est pas le seul groupe français à savoir faire du bruit.

C’est traditionnellement le dernier grand festival de l’été, qui referme la saison et rappelle que, hélas, il va bientôt falloir reprendre l’école. Après des années marquées par une ouverture bienvenue en soi mais poussée à tel point qu’elle faisait perdre de vue les origines rock, le festival a remis ce genre en avant avec une affiche impressionnante. Il a aussi accentué la thématisation de ses journées, ce qui offre la quasi-certitude de voir plusieurs concerts qui correspondront à nos goûts sur une même journée, mais enlève également la possibilité d’aller fureter au-delà de ses genres de prédilection, ce qui était encore facile il y a une décennie.

Nick Cave et les Cure sont en soi deux arguments suffisants pour applaudir l’affiche, mais s’y ajoutent en plus des poids lourds du rock et du metal, de la scène internationale (Deftones, Black Keys, Franz Ferdinand, Turnstile, Biffy Clyro) comme de la scène française (Landmvrks), mais aussi des surprises (gros coup que d’avoir fait venir AFI pour la première fois en deux décennies) et des groupes encore jeunes dont le talent n’en finit pas d’exploser (Novelists, et surtout Grandma’s Ashes). Malheureusement, il n’y a généralement aucun temps de battement entre la fin d’un concert et le début d’un autre, alors que les quatre scènes sont à une exception près éloignée de plusieurs minutes les unes des autres, ce qui contraint presque systématiquement à rater le début et / ou la fin des concerts.

 

Le festival fait en tous cas le plein, plusieurs journées affichant complet, et là encore, le public ressemble à un archétype de bobo parisien venu se dévergonder avant le retour dans l’open space – ce vendredi, on compte presque plus de chemisettes et de mocassins que de tee-shirts de groupes. Pas étonnant alors que le festival interdise les slams, il doit avoir peur que le public ne sache pas faire – fort heureusement, assez rapidement, certains festivaliers montreront qu’une partie du public a tout de même une certaine culture de festival.

Enfin, et ce n’est pas la faute du festival, alors que la France a connu l’une de ses pires canicules de la période contemporaine, Rock-En-Seine aura droit à de la pluie sur les trois jours, vite levée le vendredi, mais persistante jusque tard dans la journée le samedi. Dans les points positifs, citons la description en langue des signes des concerts sur la Grande Scène, en direct durant les performances, ce qui permet aux personnes malentendantes d'en profiter. Cela reste un festival plutôt agréable qui, de surcroît, propose de la restauration de nombreux coins du monde et de plusieurs régions françaises. Après tout, quoi de mieux qu’écouter un groupe écossais en mangeant corse ou un chanteur australien en mangeant libanais ?

Les concerts du jour

Kingfishr

Grande Scène - 16h20

Biffy Clyro

Scène Boursobank - 17h05

A peine un semestre que le groupe écossais est venu en France qu'il revient déjà chez nous. Les conditions sont cependant très différentes, puisqu'il passe d'une tête d'affiche dans un Olympia complet à un créneau en milieu d'après-midi le vendredi à Rock-En-Seine. Le groupe joue sur la scène Boursobank (ex scène de la Cascade), la deuxième scène du festival en capacité, et il y a plutôt du monde, même si manifestement, ce sont surtout les premiers rangs qui connaissent vraiment les Ecossais, avec même quelques cornes metal brandies avec les doigts (préfiguration de la journée du lendemain). Les autres ont peut-être été attirés par la réputation sur scène du combo, ou par son passage à Taratata en début d'année.

La durée du set est évidemment plus réduite qu'à L'Olympia, la mise en scène également, puisque le groupe a lâché ses dédales de plateformes et d'escaliers. Ceci mis à part, cela ressemble relativement au concert de l'hiver : du trio originel, restent Simon Neil au chant à la guitare et Ben Johnston à la batterie, son jumeau bassiste James étant absent de la tournée, remplacé par Naomi MacLeod (qui joue avec Neil dans Empire State Bastards). Les mêmes quatre musiciens les accompagnent : Mike Vennart à la guitare (aussi dans Empire State Bastards), Richard "Gambler" Ingram au clavier, Ailbhe Clancy au violon et Annemarie McGahon à l’alto.

En onze titres, le groupe offre un aperçu de sa discographie depuis Puzzles en 2007 (la première partie de carrière n'est de toute façon quasiment plus jouée), dont trois titres du nouvel album, le solide Futique, et cinq d’Only Revolutions, probablement son plus gros succès. Cela permet d'avoir un bon aperçu du rock des Britanniques, mêlant riffs très lourds, grosses ambiances metal et sensibilité pop, notamment sur les refrains.

Comme à l'habitude du groupe, c'est extrêmement efficace et bourré d'énergie. L'attaque sur "The Captain" donne le ton, avec sa mélodie épique et ses gimmicks accrocheurs. Les titres les plus agressifs, ceux mid tempo avec plus d'emphase et quelques ballades s'enchaînent harmonieusement. Les fans des premiers rangs sont convaincus dès le départ mais semblent ne pas oser se lâcher complètement, même s’ils chantent plusieurs passages. Les curieux un peu plus loin semblent relativement conquis, mais à en lire certaines critiques, ce n'est pas ce set qui aura fait changer d'avis les personnes hermétiques au mélange entre mélodies très directes et grosses doses d’agressivité.

Le set ne provoque cependant pas autant d'émoi que le concert à L'Olympia, où le groupe avait livré une prestation particulièrement prenante. Mais on en retrouve les points forts, avec certains morceaux en partie réarrangés de façon plus originale, étirant les introductions, les outro et les ponts et une nouvelle fois, les cordes apportent une autre dimension aux morceaux.

Les musiciens semblent toujours en harmonie. Simon Neil est toujours aussi habité par ses morceaux, passe du chant clair au scream possédé, et parle régulièrement avec le public, comme plus ponctuellement Ben Johnston.

Alors que la fin de "Living Is a Problem because everything Dies", morceau épique emblématique du groupe, s'étire à l'infini, un break arrive, et Simon Neil entonne " And I will always love you", ce qui provoque à la fois la stupéfaction et des acclamations hilares, car si le morceau ne correspond pas franchement à l'univers du groupe, il fallait quand même l'oser. Le chanteur lui-même semble rire de sa propre performance, mais ajoute ensuite avec sincérité "Rest in peace Dolly". Ce n'est pas de Biffy Clyro qu'on attendait un hommage à Dolly Parton, encore moins avec "I Will always Love You", mais son incongruité le rend d'autant plus mémorable.

Le set touche à sa fin avec d'abord l'emblématique "Mountains", et là, la fosse semble se réveiller et donner plus de voix, suivi de "Bubbles" et enfin la balade "Many of Horrors", chantée par une partie de la foule. Le groupe a livré une prestation convaincante, mais en cinquante minutes, difficile d'égaler la folie de ses concerts en salle.

Wet Leg

Grande Scène - 17h55

Il est encore tôt mais la fosse de la Grande Scène est déjà bondée, et il est difficile d'y circuler. Wet Leg attire les foules ! Le groupe anglais joue un indie rock très infusé de pop, mais avec certaines parties qui peuvent être agressives, comme une pop abrasive avec un soupçon de punk.

Avec cinq musiciens, le son a de quoi être survolté, d’autant qu’ils assurent tous a minima les chœurs : le batteur Henry Holmes, le bassiste Ellis Durand, le claviériste Josh Mobaraki, et Rhian Teasdale et Hester Chambers, assurant à la fois la guitare et le chant, la seconde abandonnant souvent son instrument mais prenant plus de parties chantées. Elle semble relativement statique sur la première partie du concert et se met ensuite à beaucoup plus bouger, arpenter la scène...

Après un problème technique qui oblige à recommencer le deuxième morceau, « Oh No », l'ensemble du set est plaisant, souvent très dansant. Les quelques ballades en milieu de set semblent un peu tomber à plat, mais le groupe repart ensuite de plus belle avec des morceaux beaucoup plus énervés, dont l'un où la chanteuse prend une voix plus grave, scande presque les paroles, et dégage énormément de tension.

Cela tranche avec son chant habituel plus aigu, avec lequel elle joue, jusqu'à prendre une voix fluette, faussement innocente, pour susurrer des « excuse me » sur "Chaise Longue" - qu'elle fait reprendre au public, alors qu'elle n'est par ailleurs pas très bavarde.

Le jeune groupe, fondé en 2019, n’a que deux albums à son actif, un disque éponyme paru en 2022, et Moisturizer en 2025. Wet Leg a donc de quoi en jouer environ la moitié de chaque, restant globalement dans le même univers. Dès le début de ce week-end rock, le groupe aura réussi à électrifier les foules.

Kurt Vile And The Violators

Scène AXS - 18h55

Ambiance plus chill sur la scène AXS avec Kurt Vile And The Violators. Après avoir cofondé le groupe War On Drugs en 2003, Kurt Vile poursuit désormais une carrière solo depuis 2019, souvent accompagné de son groupe de scène The Violators. La formation états-unienne est un groupe à guitares, mais pas du côté saturé de la Force, puisqu'il propose un rock folk plutôt inspiré par le blues, dans la lignée des songwriters américains, globalement assez tranquille niveau rythme. La première partie du set est d'ailleurs essentiellement composée de ballades, et si c'est très bien fait, les cinq musiciens étant clairement doués techniquement, cela peut finir par lasser si l'on n'est pas férocement adepte du genre.

La seconde moitié offre un peu plus de diversité, avec quelques morceaux un peu plus dansants, d'autres un peu plus saturés, que ce soit dans les instruments ou même la voix, et un ou deux allant chercher du côté de la country, quand ce n'est pas le clavier qui se fait plus entendre.

Entre les morceaux, le chanteur Kurt Vile prend souvent la parole, pour présenter les titres, raconter une anecdote en rapport, ou indiquer ceux tirés du dernier album, très présents. Celui-ci lui tient d’ailleurs particulièrement à cœur, puisque dans Philadelphia’s Been Good To Me, le natif de Philadelphia rend hommage à la ville de Pensylvanie qui l’a vu grandir.

Le public, relativement nombreux au début du set (mais il ne s'agit que de la troisième scène en taille), semble apprécier se relaxer sur la musique des Etats-Uniens, et s'étoffe au fil du set. Le concert constitue en tous cas une pause agréable entre deux shows plus agités, même si un peu plus de variété, notamment en première partie de set, aurait été appréciée.

The Black Keys

Grande Scène - 19h55

Franz Ferdinand

Scène Boursobank - 21h05

Cela fait désormais un quart de siècle que les Écossais arpentent les scènes mondiales, et si leurs derniers albums n'ont pas le mordant des premiers, les revoir sur scène est l'occasion de vérifier s'ils ont gardé sur les planches l'énergie de leurs débuts. D'autant qu'après quinze ans de stabilité, ces dernières années ont vu de gros changements de line-up, transformant le quartette en quintette, et ne gardant que deux des membres fondateurs : Alex Kapranos à la guitare et au chant, et Bob Hardy à la basse. La foule se presse en tous cas sur la scène Boursobank, à se demander si le groupe n’aurait pas pu occuper la scène principale.

Dans un décor d’arches penchées, Franz Ferdinand entre en scène avec l’un de ses classiques, « Dark of the Matinée », issu du premier album. Musicalement, c’est un indie rock typique du groupe, dansant au refrain entêtant, et la version live reste très entraînante, avec une basse et une batterie (Audrey Tait) qui groove, des guitares sautillantes (Kapranos et Dino Bardot), un clavier lumineux (Julian Corrie). Vocalement, Alex Kapranos fait de prime abord un peu peur, avec des montées dans les aigus assez poussives et le souffle court rapidement. Cela va cependant s’améliorer sur les morceaux suivants, et sa voix redevient agréable, même si, ponctuellement, des imprécisions se font entendre et confirment qu’hélas, le temps passe pour tout le monde.

Cela n’empêche pas le concert d’être plaisant et énergique. Le quintette fonctionne bien ensemble. Les guitaristes font le show, Alex Kapranos alterne morceaux à la guitare et morceaux seulement au chant. Le bassiste et la batteuse sont plus discrets mais maintiennent la cohérence de l’ensemble avec précision. L’indie rock du groupe se pare régulièrement de sonorités plus pop ou au contraire plus post punk, et s’aventure jusque dans le folk ou le disco, avec parfois un soupçon d’electro, sans se départir d’un son sautillant et euphorisant, mais souvent en modifiant les titres par rapport aux versions studio, leur conférant un souffle nouveau.

Le chanteur notamment montre beaucoup de dynamisme. Il parle beaucoup au public, presqu’intégralement dans un français un peu foutraque, lui fait chanter certains passages, se dresse sur les praticables et agite les mains façon chef d’orchestre, bouge dans tous les sens. Le public danse joyeusement, visiblement conquis par le dance rock écossais, mais probablement plus à fond dès qu’il s’agit des anciens titres, même si les nouveaux restent bien accueillis.

Franz Ferdinand passe en revue ses six albums solo, mais la plupart n’ont droit qu’à un ou deux extraits. Le quintette préfère se concentrer à la fois sur son tout premier album, éponyme, qui recèle probablement la plus grande concentration de tubes – et, plus important, d’excellents morceaux – et son tout dernier, The Human Fear, sorti l’an dernier, dont les titres passent beaucoup mieux en live que les versions studio le laissaient penser. Parmi ces derniers, « Black Eyelashes », avec ses sonorités chaloupées qui évoquent les Balkans, délaissant pratiquement le rock, sort du lot. Seul regret : si Alex Kapranos dédie « 40 » aux deux membres de Sparks, amis des Ecossais qui ont joué sur la même scène sur le créneau d’avant, leur présence le même jour laissait espérer une reformation le temps d’un morceau de FFS, projet commun qui avait donné naissance à un très bon album en 2015.

Après un « Michael » (encore du premier album) fougueux mais vocalement un peu brouillon, sur lequel arrivent quelques slams (comment ça c’est interdit ?), le groupe attaque la fin de son set avec « Love Illumination » puis son premier tube, « Take Me out », qui voit se lever une nuée d’inévitables téléphones, avant qu’heureusement la foule véritablement se déchaîne et se mette à sauter en tous sens. Après « Hooked », qui calme à peine les esprits et prend des accents presque techno, le quintette conclut comme depuis longtemps par « This Fire », qui s’étire longuement pour l’occasion et voit surgir un petit pogo. Le titre se clôt par des sauts en hauteurs toutes guitares dehors, confirmant la forme du frontman et du reste de son groupe. Finalement, l’indie rock écossais, ça vieillit plutôt bien.

Nick Cave And The Bad Seeds

Grande Scène - 22h15

Un concert de Nick Cave, ce n'est jamais un simple spectacle, c'est une expérience quasi mystique. L'Australien était déjà venu à Rock-En-Seine en 2022, et dire que cela avait été intense constitue l'euphémisme ultime. De retour avec ses Bad Seeds, sa prestation ce soir est tout aussi mémorable. Quasiment dès le début du concert, le chanteur est au contact des premiers rangs, où il passera la majeure partie de son temps. Agrippant fiévreusement les mains de ses fans, il prend des allures de prophète communiant avec ses adeptes.

L’artiste fait des allers-retours entre l’avant-scène et la scène principale, prend parfois le piano. Non content de serrer les mains du public, il grimpe sur la barrière pour se faire littéralement porter par le public lors d’un morceau, non par un slam – ce serait trop trivial – mais en se dressant debout, soutenu par des mains enthousiastes, avant de tendre les mains plus loin pour avancer de quelques personnes et se redresser – le tout en continuant de chanter, et ce sur plusieurs mètres. Ce n’est qu’à la fin du morceau qu’il demande au public de le laisser descendre, et regagne à pieds la scène, fendant les eaux de la foule.

Sa voix grave si caractéristique fait toujours des merveilles d'interprétation. C'est puissant de bout en bout, et sur certains titres, il semble carrément possédé ("Tupelo", "Jubilee Street"). Le public répond à l'unisson, acclame parfois dès les premières notes, notamment "Red Right Hand", connu pour avoir été utilisé dans de nombreux films et séries, qu’il continue de chanter une fois le morceau terminé.

Il sermonne aussi parfois ses fidèles, par exemple lorsqu’il leur demande avec insistance de l’écouter et de lâcher leurs téléphones. Le chanteur se livre aussi, parle à quelques reprises de ses fils décédés tragiquement.

Musicalement, les premiers titres sont plein d'énergie et d'entrain, mais on y décèle déjà la noirceur propre au musicien et la dualité dans sa voix. L’ambiance du set se transforme progressivement, passant de titres enlevés et dynamiques à des chansons qui peu à peu s’obscurcissent et deviennent plus pesantes. La douleur est omniprésente, parfois pleine et franche, tant l’auteur – compositeur est adepte des thématiques sordides dans ses chansons, parfois sous-jacente, dans des morceaux en apparence plus lumineux, où elle guette en surplomb. Mais elle a aussi quelque chose de profondément cathartique, amplifié par la dévotion du public.

Sur la scène principale et sur la plateforme, ses musiciens sont évidemment plus discrets mais brillent par leur talent et leur énergie. Ils sont dix au total : trois choristes, deux guitares, basse, batterie, percussions, clavier, violon. Si l'espace est grandement occupé par Nick Cave, les compétences de ses musiciens se font entendre, ainsi le violon sur certains titres, la batterie qui se distingue sur " Tupelo", au risque presque chamanique, ou encore les choristes, qui ne sont clairement pas là pour faire de la figuration et offrent un chœur envoûtant à la liturgie de Cave. L'une d'elles, Janet Rasmus, vient même chanter sur « Henry Lee », dont elle interprète tout le premier couplet.

Le rythme, le tempo, le style, les arrangements varient, jamais l’intensité magnétique. C’est le dernier concert de la tournée, mais rien ne le laisse paraître. Une fin de tournée est déjà spéciale en soi, cela l’est encore plus puisque l’Australien annonce que c’est l’ultime fois que « Train-long Suffering » sera jouée – la chanson est extrêmement plombante, mais il a fait pire. Le musicien au demi-siècle de carrière balaye une large partie de sa discographie avec les Bad Seeds, qui ont dépassé les quatre décennies d’existence : presqu'autant d'albums représentés que de morceaux joués, et même un titre issu de son travail en duo avec Warren Ellis, mauvaise graine de longue date

La fin du set se fait encore plus intense, puisqu’elle voit se succéder le tube « Red Right Hand », « The Weeping Song » au mid tempo rythmé dont la mélodie hante malgré tout, « Jubilee Street » sombre et puissante, et « Hollywood », dédié à la femme de Cave, prenante et extrêmement cinématographique. Après le déluge sonore envoyé pendant plus de deux heures, Nick Cave présente ses musiciens et, avec dix minutes de retard, finit seul au piano sa très belle ballade « Into My Arms », chantée à l’unisson par le public, comme un navire qui atteindrait enfin un refuge après une tempête particulièrement éprouvante.

Un concert de Nick Cave, ce n'est jamais un simple spectacle, et cela ne laisse jamais indemne. Ce soir, il s'est une nouvelle fois donné à son public, qui a vibré à l'unisson dans une noirceur rédemptrice.

Photos : Florentine Pautet

Sauf photos Nick Cave :

  • galerie  : photos 1 à 5 Louis Comar, photos 6 à 11 Emilie Bardalou
  • galerie 2 : photos 1 à 11 Emilie Bardalou, photo 12 Olivier Hoffschir

Et photos ambiances : Emma Forni

Toute reproduction interdite sans autorisation des photographes



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