Bangkok

Bio officielle

Il y a du venin dans leur musique, l’écho des mégapoles et la luxuriance de la forêt d’émeraude. Bangkok, c’est l’invitation au voyage… Sans cliché ni cartes postales, une partition au fil des méandres et des explorations de ces trois hommes : Barthélémy et Melchior, qui sont frères, et leur ami de longue date, Antoine.

Bangkok, synonyme et terre de fantasmes où sont venues se greffer les racines de ce premier EP éponyme. Indéfinissable, addictif comme l’opium : entre électro-pop organique, rock sismique, missiles discoïdes plantés sous l’éclairage urbain des ultra-villes et folk en apesanteur – entre autres paradoxes.

Bangkok, parce que c’est en Thaïlande qu’ils se sont retrouvés, après des années vécues hors de leurs frontières. Ni hippies chics, ni backpackers : Barthélémy et Melchior dans le commerce des pierres précieuses, Antoine dans l’humanitaire. Bangkok, camp de base pour leur répertoire qui petit à petit a pris forme, au gré des expérimentations dans un studio local.

« On part chercher des pierres précieuses à Madagascar ou au Mozambique, expliquent-ils. Il faut savoir attendre dans ce métier, les pierres ne « sortent » pas comme ça. Alors, souvent, on fait de la musique avec les villageois et les gens des mines, c’est la plus belle manière de communiquer. Bangkok, on s’y est installés tout en continuant les allers et retours avec l’Afrique. On a continué nos activités en même temps qu’on composait dans un studio de répétitions comme il n'en existe que là-bas : ultra-moderne, à côté d’un spa, tout près d’une « clear soup » parfaitement pimentée et en dessous d'un bar de nuit où, parfois, on testait nos créations de la journée ».

Dans cette démocratie de tous les instants (« on confronte et on améliore nos idées jusqu’au vote à l’unanimité »), leur dilettantisme élégant n’est que de surface, sans rien céder à leur goût pour la mélodie qui claque ou qui caresse l’oreille. Au gré des harmonies vocales gémellaires où leurs timbres s’entrelaçent et se dédoublent, c’est, aussi, tout une cartographie personnelle qui éclot. La leur : « Nous avons passé le plus clair de ces dix dernières années à l’étranger, explique Barthélémy. Nos chansons sont d’abord un carnet de voyage de cette période.» Au travers de celles-ci, toute une culture et une philosophie prennent forme, sorte de preuve par trois faite de leurs expériences et de leurs appétences musicales : pour Melchior et Barthélémy, les vocalises profanes dans le camping-car maternel lors « de vacances en Yougoslavie ou en Hongrie, enfants », conjuguées aux élévations sacrées du chant choral qu’ils pratiquèrent de nombreuses années ; du côté d’Antoine, « un répertoire classique modulé par les harmonies des Pink Floyd », confesse-t-il… Auxquels s’ajoute, pour tous, la pratique du piano et de la guitare.

Affaire de sensibilités personnelles, d’époques qui se télescopent et se chahutent : ici, il est autant question des guitares affutées de Two Door Cinema Club que des fantaisies vocales de Queen, de chants polyphoniques bulgares cités comme autre influence majeure que de spirales baroques à la Supertramp (sur le titre « Jungle of Mania », impeccable fantaisie au piano).

A écouter très bientôt ....

Indie Rock

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