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Deez Nuts - Word Is Bond
Deez Nuts fait partie de ces groupes un peu à part, moqués et tournés en ridicule par beaucoup de gens qui ne voient dans les Australiens qu’une parodie de hardcore old-school mâtiné de hip-hop de bas étage. Il faut dire que le groupe ne fait rien pour faire mentir sa réputation, avec déjà 3 albums à son actif et des paroles qu’on pourrait sans peine retrouver dans les pires albums de gangsta rap. On pourrait en rire si le phénomène restait confiné aux petites scènes de son Australie natale, mais c’était sans compter sa signature chez Century Media et le soutien de poids lourds de la scène hardcore/metalcore comme Sam Carter d’Architects ou encore Freddy Cricien de Madball, assurant au groupe une visibilité maximale. Pour le meilleur ou pour le pire ?

En voyant arriver Word Is Bond, 4ème album du groupe et son édition limitée comportant du papier à rouler estampillé Deez Nuts (on arrête plus le progrès, en termes de merch), on aurait plutôt tendance à dire le pire. L’album se présente sous forme très condensée avec à peine plus d’une demi-heure de musique compressée en 14 chansons, dont la plus longue ne dépasse pas les quatre minutes.

Deez Nuts, Hardcore, Australie, metal, rapcore

Comme on pouvait facilement s’en douter, le groupe ne change pas sa tambouille par rapport à ses sorties précédentes et ne joue toujours pas sur la technique de ses musiciens pour séduire, en balançant des riffs et des rythmiques hardcore basiques tout au long de l’album. Le frontman JJ Peters baragouine sa rage sans discontinuer, avec son phrasé hip-hop et son accent à couper au couteau, principal sujet de moqueries de ses détracteurs mais qui représente quoi qu’on en dise la signature des Australiens et de leurs compos. Une signature qui leur permet de s’extirper de la masse des groupes de hardcore et d’acquérir ce qui est infiniment rare dans ce milieu : une personnalité.

Le problème majeur de Deez Nuts, c’est que dès que les compositions s’éternisent un peu, on ne peut s’empêcher de les trouver dispensables, comme « Pour Up », ou « The Message ». En revanche, dès que le groupe fait primer l’intensité, on se prend au jeu plus facilement et c’est ainsi que les meilleures titres de l’album durent moins de deux minutes, à l’image de « What I Gotta Do » et son refrain imparable à chanter en chœur, ou encore « Don’t Wanna Talk About It » et « Understand ». Ces pastilles sans réelles prétentions sauvent l’album et lui permettent de ne pas tomber dans le quelconque, bien que tout le monde aura compris qu’il ne faut pas chercher de la grande musique en s’attaquant à ce Word Is Bond.

Curieusement, une fois que constat est fait, on prend un plaisir presque coupable à naviguer dans cet album qui contient tout de même ici où là quelques titres plutôt agréables à écouter. Si la voix de Peters peut agacer, les chœurs qui l’accompagnent dans « Face This On My Own » permettent à la chanson de sortir du lot, tout comme « What’s Good », et son solo presque improvisé. Comme d’habitude chez Deez Nuts, quelques chansons laissent la basse de Sean Kennedy s’exprimer et nous délivrer des petits leads sympathiques sur « The Message » ou dans l’intro de « Party At The Hill ».



Bien que les musiciens n’affichent pas une technique impressionnante (et c’est le moins qu’on puisse dire), celui qui s’en sort le mieux est sans conteste le batteur Alex Salinger, doté d’un groove fort sympathique qui plane sans forcer sur tout l’opus. La conclusion « Word Is Bond » l’illustre bien, puisqu’il s’agit en plus de la seule composition qui donne le sentiment d’avoir été réellement travaillée et pensée longuement, avec cette conclusion qui reprend l’intro « Word » et qui donne à l’album entier une dimension cyclique.

Vous l’aurez compris, Deez Nuts ne fait toujours pas de concession et continue sur la même voie, entre groove hip-hop facile et énergie hardcore. Word Is Bond n’est donc pas un chef-d’œuvre mais se laisse facilement écouter grâce à ses chœurs entrainants et ses riffs lourds, propices à faire remuer les têtes en live. Mais pour mériter une véritable reconnaissance, les Australiens devront tout de même montrer une facette moins paresseuse.
Note de la rédaction :
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6 / 10
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