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Ende – Emën Etan

Ende revient avec son troisième album Emën Etan, deux ans à peine après la sortie de The Rebirth of I. Les Français proposent leur nouvel œuvre dans un très bel écrin, ce qui s'observe d’abord avec la pochette (I. Luciferia), sublime dans sa sobriété et son livret doté de magnifiques illustrations et d'une très belle typographie. Ensuite musicalement bien sûr avec cette capacité à proposer au delà des titres plus somptueux les uns que les autres, une atmosphère qui leur est chère, au travers des transitions inquiétantes et très noires où corbeaux, orages, cris d’angoisse, feux de bois et cloches serviront de fil conducteur à Emën Etan.


« Among the graves » commence avec cette grosse averse où une légère musique d’un orgue lointain égrène quelques notes dans un climat des plus angoissants. La marque du groupe est tout de suite identifiable et ce dès « Cylenchar » avec ce son « old school 90’s » toujours présent (comme sur The Rebirth of I) et son blast tellurique portant cet effluve de puissance charnelle avant un changement de rythme perturbant géré de mains de Maître par Thomas Njodr. Quelle entame !
 

Ende



I. Luciferia rugit, éructe, déverse toujours autant de puissance avec sa voix toujours aussi rugueuse. Ce qui est agréable (on doit être un peu dingue) c’est ce sentiment de vagues déferlantes musicales nous submergeant jusqu’à l’asphyxie, avant de retourner devant le feu qui nous apaisera quelques instants avant de poursuivre notre périple.

Des chants grégoriens ouvrent « When the crows flew above Märhn » avec toujours ce feu présent et des cris angoissants en arrière plan avant que les premières notes ne fusent et ne replongent dans une litanie malsaine (et non une léthargie) car ici ça pulse !

L’album est plus que convaincant. On en a la gorge nouée. Les guitares de I. Luciferia (en plus du chant et des claviers il s’occupe aussi de la basse) donnent le ton strident poussant dans des tonalités oubliées. Ende maîtrise les ficelles du black metal originel.

Ende


Les orgues ouvrent en grand les portes d’un mid-tempo sur « Das Hexenhaus » où viennent se poser les instruments et cette voix terrifiante. Mais le rythme change et accélère dans un chaos étourdissant. Oh ce son de batterie ! On en imagine les baguettes s’effilocher en écharnes avant de finir en cure-dents…

Heureusement qu’on a toujours cette transition sonore hivernale pour reprendre des forces : feu, eau, corbeaux…C'est une parfaite mise en scène du bande sonore forestière qui s'offre à nous, où une flute lointaine nous attire tels de petits souriceaux vers des riffs et une rythmique entraînante.  Assez heavy, elle se transforme en une ode au black metal décuplant son énergie dans une éruption multipliée sur « The black hen's blood ».

La musique d’Ende est cinématographique, parfois toute en finesse et en retenu à l’entame d’un morceau (« Camerula ») ou limite doom (« Emën Etan ») avant que cela ne se métamorphose en violence par des riffs acérés et des blasts déstructurés qui arrivent à nous déstabiliser.

Ende


Pour « The witch's fire » une petite note de lecture s’impose: « éteignez les lumières, allumez encens et bougies ». Le morceau est à la limite du punk (dans l'esprit de Darkthrone) au début avec ces descentes d’arpèges. Mais comme les gaillards savent proposer un spectre assez large de leurs capacités à tuer leurs auditeurs et à les capter, le titre va évoluer tout au long de l’écoute avec cette basse qui fait des siennes et une batterie parfois plus claire mais avec des riffs désorganisés (parfaitement destructurés). Ils terminent même l’album par une reprise des Bretons de Vlad Tepes sur « Under a Carpathian Yoke » (1993) avec comme invité Wlad Drakksteim.

Ce sont des musiciens talentueux qui méritent d’exploser sur les scènes européennes avec une mise en scène à la hauteur. Ende fait preuve d’abnégation pour ce black metal originel et en sont les gardiens qui en maîtrisent encore l’alchimie. 


Lionel / Born 666

Note de la rédaction :
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9 / 10
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