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UDO - Steelfactory
Vendredi 31 Août 2018 à 13h00, by D-axl

Que l'on aime ou pas Udo Dirkschneider, un simple regard sur la longévité et la régularité de ce dernier nous amène naturellement à nous incliner humblement devant une vie au service du metal. Quiconque à déjà vu le sexagénaire s’époumoner live comme si sa vie en dépendait sur "Metal Heart" ne peut que mieux comprendre la sincère passion qui anime l'ancien frontman d'Accept. Après l’expérience Dirkschneider, qui le voyait reprendre sur scène les morceaux de son groupe d'origine sur la période 1980-1986, le voilà de retour pour la sortie d'un nouvel album solo, Steelfactory, trois années après Decadent.

Quand bien même Udo se montre très régulier dans ses sorties, avec en moyenne un nouvel album tous les deux ou trois ans, la qualité n'est pas toujours au rendez-vous. Oscillant entre le bon (Dominator, Steelhamer), le passable (Decadent) et le dispensable (Rev-Raptor), l'allemand confond parfois vitesse et précipitation, résumant beaucoup de ses disques à quelques bons morceaux et pas mal de remplissage.

Mais alors, qu'en est-il de Steelfactory ? Et bien, plutôt une bonne surprise, pour être honnête ! Si "Tongue Reaper" se contente d'envoyer la sauce sans trop de finesse, la suite se révèle plus convaincante et variée, à commencer par la voix du principal protagoniste. Sur des titres comme "Make The Move" ou la jolie ballade (et oui !) "The Way", notre homme s'éloigne un peu de cette tonalité éraillée qui a fait sa réputation. L'alternance de mid-tempo et de moments plus speed participe également à la diversité de Steelfactory, bien que celui-ci reste fortement ancré dans le style de prédilection de Dirkschneider




Quel dommage que le groupe ait une nouvelle fois décidé de remplir son album à ras-bord alors que trois ou quatre morceaux de moins lui auraient conféré beaucoup plus d'impact ! Il est en effet difficile de voir quelle contribution positive peuvent apporter "Rising High", "Eraser", ou encore "Hungry And Angry", tant ces chansons s'avèrent pauvres du point de vue de l'accroche mélodique, en plus d'avoir déjà été entendues des centaines de fois auparavant. Le refrain de "Blood On Fire" manque quant à lui d'accroche, donnant le sentiment d'être forcé, bien que le reste du titre se tienne plutôt bien.

Ce qui donne une épaisseur supplémentaire à Steelfactory par rapport à son prédécesseur, ce sont ces quelques moments qui tirent l'album vers le haut, à l'instar de "Make The Move", au groove incendiaire, avec en prime ce tapping sur le refrain du plus bel effet (un bon travail a été réalisé d'une manière générale sur les guitares par Andrey Smirnov et Bill Hudson). "In The Heat Of The Night", "One Heart, One Soul", ou encore "Rose In The Desert" suivent ce même chemin, mélodique, épique, et participent grandement à la force de ce seizième opus.

"Blood On Fire", "A Bite Of Evil" ou encore "Raise The Game" se chargeront quant à elles de contenter les aficionados des velléités plus féroces de la bande. Des chansons qui donnent un coup de boost à Steelfactory afin de ne pas le plomber par un excès de mid-tempo, même si ce sont finalement l'accumulation de ces titres plus énervés, mais pas toujours très inspirés, qui entraînent le ventre mou de l'opus.




Alors que Decadent se terminait par un "Worlds In Flames" épique, UDO boucle cette fois-ci son propos par une ballade, "The Way", toute en subtilité. Un morceau du teuton introduit par une guitare acoustique très épurée a de quoi surprendre! Il s'agit d'une respiration cependant bienvenue, où la voix à fleur de peau de notre homme fait des merveilles. Quelques digressions électriques parsèment tout de même ce titre final sur les refrains et le pont, lui donnant encore plus d'intensité.

Quel bilan peut-on donc titrer de Steelfactory ? Cinq très bonnes chansons, trois légèrement en dessous mais toujours agréables, une ballade réussie, et enfin quatre titres dispensables. Neuf sur treize, nous pouvons donc classer cette cuvée 2018 dans le rayon des bonnes sorties d'UDO. Toutefois, ce n'est pas trop s'avancer que de dire que rien ici ne fera de l'ombre sur scène aux classiques d'Accept. Il faut apprécier ce nouvel album pour ce qu'il est, à savoir un sympathique album d'heavy metal, sans fioritures, et forgé par l'un des plus vieux représentants du genre. 

Note de la rédaction :
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7 / 10
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Groupe de de heavy metal allemand fondé par le chanteur Udo Dirkschneider en 1987 suite à sa séparation avec le groupe Accept.
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