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Cor Serpentii - Phenomankind



Nouveau venu sur la scène extrême hexagonale, Cor Serpentii n’est pourtant pas un groupe de novices. Incluant un membre d’Orakle et deux anciens Insain, le combo propose avec son premier album, Phenomankind, un death-black à la fois technique, ambiancé et sophistiqué pour un résultat convaincant.



Des hautes sphères de l’underground voici que débarque Cor Serpentii. Le trio parisien n’est pas composé d’inconnus. En effet il compte en ses rangs deux ex-Insain, formation de brutal death qui a laissé des traces, Benoît à la basse et Nicolas qui lui s’occupe de la guitare. Signalons aussi que le chant est tenu par Frédéric qui s’illustre aussi au sein des remarquables OrakleŒuvrant dans un death-black plutôt technique et sonnant très moderne, Cor Serpentii propose avec Phenomankind dix morceaux où l’on sent l’envie de proposer quelque chose d’original. Pari gagné car il est difficile de définir la musique du trio qui semble être le fruit d’influences diverses.

Ainsi si le riff « thrashy » débutant « Retrieval » nous laisse entendre l’envie d’en découdre du groupe, les nombreux passages en blast beat déclinés sur l’ensemble des morceaux viennent confirmer qu’il n’est pas là pour nous chanter des berceuses. Pourtant malgré le côté extrême de sa musique Cor Serpentii se veut subtil et nous préférerons employer le terme épique que brutal pour désigner le style du combo aux paroles loin des clichés inhérents au metal extrême (Satan, le gore et tous leurs amis).

Sous une thématique science-fictionnelle (le nom du groupe fait référence à Alpha Serpentis, double étoile, située dans la tête de la constellation du Serpent) ou faisant référence à des réflexions métaphysiques, les textes de Phenomankind sont aussi en partie inspirés par Frénésie Picturale, roman publié, sous le pseudonyme Bergen Grey, par Benoît. A noter de même que le groupe fait référence à l’auteur culte de science-fiction Philip K. Dick sur « Ubick ». C’est donc dans un univers particulier dans lequel on se plonge à l’écoute à l’écoute de ces dix titres.




Difficile de situer précisément en influences musicales Cor Serpentii mais si nous devions déjà citer un nom illustre pour comparer la musique du combo, celui-ci serait Emperor. Non pas le Emperor « satanique » de In The Nightside Eclipse mais plutôt celui majestueux et épique de Anthems to the Welkin at Dusk et tous les albums qui ont suivi ce classique. En effet le chant de Frédéric, alternant vocalises agressives et voix claire, est proche de ce que Ihsahn produit avec son groupe ou de ce qu’il propose en solo.



L’influence du Grand Empereur se fait donc entendre sur l’artillerie épique déployée sur « Rise of the Blind », « Reversed Evolution » (et son break atmosphérique lui renvoyant à Arcturus) ou « Ubik » (et ses arpèges planants). Pour le reste, on pense au Pestilence période Spheres sur « A Closer Signal » et son avalanche de riffs, on entend un peu aussi du Devin Townsend, ère Strapping Young Lad, sur « The Serpent’s Stratagem », un titre qui évoque de même Orakle par son passage chanté en français.

Les influences thrash se font aussi entendre sur l’épique « Theomachia » où nous avons l’impression d’assister à un véritable combat de dieux tandis qu’en matière de brutalité « Waves of Wrath » se pose avec ses riffs à la Hate Eternal/Morbid AngelCor Serpentii se fait aussi proche du death mélodique, sans en faire vraiment, sur « Phenomankind » avec son refrain accrocheur et sa double grosse caisse furieuse. A noter qu’en plus des quelques soli soignés et dissonances bienvenues, le groupe a parfois osé quelques innovations comme ces voix (agressive et claire) mêlées sur « Rise of the Blind » et « Reversed Evolution », une initiative qui fonctionne parfaitement.




Soulignons enfin l’enrobage sonore très soigné qui a été assuré par Frédéric (ce dernier a déjà produit Orakle, Glorior Belli ainsi que le dernier In The Woods…) au Studio Henosis et le visuel de la pochette, créé par 3MMI Design, exprimant le contraste entre la solitude quasi-spectrale et l'immensité de l'espace, plutôt réussi.

Nous pouvons donc affirmer que Phenomankind est un premier jet bien convaincant et espérer que Cor Serpentii n’en reste pas là et aille jusqu’au bout de sa mue.

Liste des titres :
1. « Retrieval »
2. « A Closer Signal »
3. « The Serpent’s Stratagem »
4. « Sand Storm »
5. « Theomachia »
6. « Rise of the Blind »
7. « Waves of Wrath »
8. « Reversed Evolution »
9. « Phenomankind »
10. « Ubik »


Disponible depuis le 23 octobre 2018 en autoproduction ( Cor Serpentii )

Note de la rédaction :
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8 / 10
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