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Feuerschwanz – Das Elfte Gebot

Du folk-metal allemand, on connait des groupes allemands comme In Extremo, Empyrium ou Equilibrium. Mais certaines formations au succès régulier outre-Rhin nous sont moins familières. C’est le cas de Feuerschwanz, qui a pourtant dépassé les quinze ans de carrière et présente ce mois-ci son neuvième opus, bien plus lourd et agressif que les précédents.



 

A vrai dire, la formation germanique a opéré plusieurs mues au cours de sa carrière : à l’origine groupe de folk médiéval avec de vagues accents rock, Feuerschwanz évolue ensuite vers un folk-rock plus consistant, avant d’incorporer des influences metal sur ses deux derniers albums, Methammer et Sex Is Muss.

Sur ce nouvel opus, Das Elfte Gebot (Le Onzième Commandement) le groupe poursuit son évolution et semble avoir trouvé l’équilibre idéal entre folk-rock d’inspiration médiévale et metal mélodique assumé. L’ensemble reste relativement « doux » pour du folk metal (on est nettement plus proche d’un Elvenking que d’un Arkona façon Khram ou du dernier Eluveitie), mais le mélange entre folk d’inspiration médiévale et heavy / power fonctionne excellemment bien.
 

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Presque toutes les chansons sont accrocheuses au possible, les mélodies médiévales boostées aux arrangements heavy / folk donnant une envie irrépressible de beugler dans un allemand approximatif – presque tous les morceaux sont chantés dans la langue de Goethe, ce qui ajoute au charme des compositions et au côté « chevalier teuton s’en allant tournoyer ». Essayez de résister à « Metfest » ou « Lords of Powermet » pour voir.
 


Les guitares (Hauptmann Feuerschwanz, Prinz Hodenherz et Hans der Aufrechte) et la basse (Jarne Hodinsson) sont beaucoup plus présentes que sur les précédentes productions et apportent une véritable intensité. Plus ou moins saturées selon les titres, elles passent de gros riffs rapides et soli heavy (« Meister der Minne », « Totentanz », « Malleus Malificarum ») à un folk rock presque indie (« Schildmaid »). La batterie (« Sir Lanzeflott ») est le plus souvent là en soutien de la partie metal, mais se retrouve parfois mise en avant sur des tempi particulièrement marqués, où elle oriente alors l’ensemble.De leur côté, les instruments folks sont tout aussi omniprésents : violon et vielle à roue (Johanna von der Vögelweide) sont particulièrement mis en avant, et de façon plus discrète, flûte, cornemuse (Prinz Hodenherz) et mandoline se font aussi entendre régulièrement.


La voix de Hauptmann Feuerschwanz relie parfaitement le tout : il chante exclusivement en voix claire, mais possède un timbre guttural qui évoque aussi bien le metal que certains chants médiévaux, ce qui n’est pas sans rappeler  le vocaliste d’In Extremo, Das letzte Einhorn. Ses harmonies avec les choristes apportent d’ailleurs une touche médiévale supplémentaire fort bien tournée, et il est capable d’adopter une voix nettement plus suave ou poignante qui apporte des variations bienvenues.


On sent une réelle hausse de niveau chez le sextette allemand : tout est plus juste, plus en place, plus travaillé. Le son plus lourd est mis en valeur par une production efficace, qui ne ressemble en rien aux premières sorties approximatives de Feuerschwanz : exit cet aspect Fête de la bière qui s’entendait un peu trop sur les précédents albums. L’album est cohérent et garde cet aspect épique mais globalement joyeux et entrainant. On pourrait reprocher une trop grande homogénéité, rendant quelques chansons redondantes, et quelques facilités ici et là, qui rendent certains morceaux artificiellement accrocheurs. Mais on trouve suffisamment de chansons qui se démarquent et convoquent des influences diverses pour ne pas bouder notre plaisir : des rythmes ska sur « Metfest », une épopée viking conclue par des relents de Rammstein sur « Kampfzerg », du folk rock sur « Schildmaid », du chant religieux (bon, d’accord, des religieux sous speed) sur « Malleus Malificarum »…


Surtout, le groupe propose un EP complet (sept titres) de bonus, des reprises qui ont une dimension beaucoup plus exploratoire. On y trouve du chant très scandé (« Limit » et surtout « Ding », avec en plus la voix féminine de Melissa Bony très pop qui bascule soudainement sur le scream), une fantastique version heavy indie folk de « I See Fire » d’Ed Sheeran avec quelques cris typiquement heavy en prime, du rock alternatif (« Hier kommt Alex  », reprise du monument national Die Toten Hosen), de nouveaux des inspirations religieuses (« Amen Attack » - forcément, c’est du Powerwolf), un violon pirate qui débouche sur un morceau de bravoure guerrier piqué à Sabaton (« Gott Mis Uns »). Certes pour le coup cela manque cruellement de cohérence, mais c’est un reproche difficilement entendable pour un disque bonus, et cela donne une idée franchement enthousiasmante de directions que le combo pourrait explorer à l’avenir.


Les Allemands signent probablement ici le meilleur album de leur carrière, qui convaincra les amateurs de folk metal soft épique et entrainant. En attendant, on l’espère, des concerts en France pour vérifier si leurs rythmes dansants accrochent autant sur scène, Das Elfte Gebot vaut tout à fait le détour, et a le bon goût d’offrir en guise de double conclusion deux titres parmi les plus marquants et pourtant très opposés. Sur le disque principal, « Unter dem Drachenbanner », qui exacerbe tous les éléments du disque pour un morceau rapide ultra accrocheur, parfaite incarnation du metal médiéval. Sur le disque de bonus, « Engel », avec une introduction prenante à la vielle, des percussions et un violon vaguement orientaux, une voix grave presque parlée sur les couplets, faisant de ce titre lent et lourd une conclusion solennelle.

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Tracklist

01. Meister der Minne
02. Metfest
03. Das elfte Gebot
04. Kampfzwerg
05. Im Bauch des Wals
06. Mission Eskalation
07. Schildmaid
08. Malleus Maleficarum
09. Lords Of Powermet
10. Totentanz
11. Unter dem Drachenbanner

Die sieben Todsünden (bonus covers album) - Tracklist
01. Ding (Seed)
02. Hier kommt Alex (Die Toten Hosen)
03. Amen & Attack (Powerwolf)
04. I See Fire (Ed Sheeran)
05. Gott mit uns (Sabaton)
06. Limit (Deichkind)
07. Engel (Rammstein)


Sortie chez Napalm Records le 26 juin 2020



Crédit photos : Nikolaj Georgiew
Note de la rédaction :
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8 / 10
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