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Les Gros émergents du mois de février 2021

Chaque mois, notre rédaction met à l’honneur quelques formations émergentes qui lui ont tapé dans l’œil (ou plutôt dans les oreilles). Nous espérons que cette mise en lumière permettra à des groupes passionnés et de qualité d’obtenir l’exposition qu’ils méritent, car ils sont la preuve de la richesse et la diversité de notre scène musciale. Bonnes découvertes !



 

Jirfiya – Still Waiting (metal mélodique)

 

Au-delà des poids lourds du genre, la scène metal française reste très foisonnante. Un nouvel exemple arrive avec Jirfiya, quatuor formé en 2019 par deux ex- Born From Lie (Jérôme Thellier à la guitare et au chant et Pascal Davoury à la basse) et la chanteuse d’Oscil (Ingrid Denis-Payet), rejoints plus tard par le batteur Nicolas Dumant. Après un EP sorti l’année même de sa formation, le groupe a sorti son premier album, Still Waiting, fin 2020.

Il présente un metal qui penche du côté ultra mélodique de la Force, alliant efficacité et une certaine délicatesse. Des riffs et des mélodies ultra accrocheurs, des guitares très en avant avec bon nombre de soli, une alternance de chant féminin clair et de chant masculin saturé, quelques éléments extrêmes : clairement, Jirfiya n’invente rien, et le groupe semble adopter une recette commune à de très nombreuses formations de metal moderne. Mais avec moins de deux ans d’existence, on ne lui reprochera pas ses ressemblances avec des productions existantes, d’autant que l’exécution est bonne.

Sans être extraordinaire comparées aux maîtres du genre, les voix sont globalement maîtrisées et on sent un potentiel de progression. Les rythmiques de batterie sont solides, la basse est relativement mise en avant et le travail très sur les guitares apporte de la profondeur à l’opus. Les Français offrent un premier album prometteur, porteur d’éléments intéressants – un aspect progressif, des rythmiques et parfois un chant syncopé, une voix féminine qui peut se faire plus saturée ou dissonante, des arpèges très présents et globalement un jeu de guitare très maîtrisé – qui au fil des albums leur permettront de réellement se démarquer.
 



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Chronique d'Aude_d


Throwing Bricks - What Will Be Lost (sludge/black/screamo)



C’est par le label néerlandais Tartarus Records, spécialisé dans les sorties d’album sur cassette et vinyl, que Throwing Bricks présente en janvier son premier opus What Will Be Lost. Le quintette originaire d’Utrecht propose un habile mélange de sludge, black metal et screamo au service d’une atmosphère lourde et surchargée d’émotions, à travers neuf titres variés dans les arrangements, mais tous marqués par la souffrance et la désolation.

Dans les tréfonds de l’accordage, les riffs écrasants, la basse et la rythmique punitive imposent sur certains morceaux une lourdeur et une intensité comme toile de fond des screams perçants du vocaliste, expression d’une douleur poignante à la Cult of Luna ("Patterns Rise", "The Day He Died"). Throwing Bricks joue avec l’énergie et l’intensité, échappant à la monotonie, en balayant des extrêmes émotionnels, passant de la subtilité des guitares acoustiques mélodiques dans "Galling" ou le titre bonus "Irreparable Crack", à la rage et à la puissance ravageuse dans le fiévreux "Glass Queen". Le black metal rythmé et malsain de "Constant Failure" amène au summum du sordide, le titre "Ceremony", où six minutes de bourdonnements sludge accompagnent des cris de torture pour un effet des plus lugubres. 

Les arrangements progressifs, le tempo souvent lent, et la puissante déchirure du chant confèrent à l’ensemble une charge d’émotions, entre désarroi et bouleversement. Grâce à des sonorités doom rappelant Amenra dans les riffs lancinants, la puissance ambiante et le propos très sombre, autant que prog voire post-black (évoquant Regarde Les Hommes Tomber), What Will Be Lost attire irrémédiablement l’auditeur dans un tourbillon émotionnel puissant, entre désespoir et intensité.

Un premier effort remarquable, doté d’un mix à vif, au plus près des musiciens et de cette énergie sombre. Dans la liste des bonnes résolutions 2021, pourquoi ne pas remplacer l’optimisme, surfait, par le projet de découvrir Throwing Bricks sur scène, le groupe choisissant souvent de jouer au beau milieu de son public…  




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Chronique de Juliel

 

Conviction – Conviction (doom metal)

 
Le doom n'est pas le genre le plus représenté en France, vous en conviendrez. Et si de nombreuses formations incluent des passages doom dans leur musique à dominante death ou stoner, le style tel qu'il a été pratiqué par des piliers du genre comme Cathedral ou Saint Vitus reste minoritaire. Conviction semble pourtant bien déterminé à changer les choses. Initialement créé sous la forme d'un one-man band et side project d'Olivier Verron (leader de Temple of Baal), la formation est rapidement devenue un vrai groupe au sein duquel gravitent des musiciens issus de groupes hexagonaux comme Ataraxie, Corrosive Elements ou encore Mourning Dawn.
 
Les présentations faites, passons au contenu. Et celui-ci convainc totalement, à l'image du titre d'ouverture "Voices of the Dead". Le tempo ou encore les sonorités grasses et lourdes des riffs ne trompent pas, les références doom sus-nommées sont bien là. Mieux encore, la voix claire d'Olivier apporte un petit quelque chose de bluesy et mélancolique à la fois (comme sur le début de "Castles Made of Shame") qui donne son originalité et sa signature au quatuor.
 
Si l'on excepte la petite baisse de régime avec "Curse of The Witch", titre moins inspiré sur lequel Olivier use d'un growl pas forcément adapté, l'ensemble de l'opus est très homogène, dominé par une basse vrombissante, des riffs qui fleurent bon les amplis à lampe ("Wrong Life") et une noirceur également bien illustrée par la pochette de l'album, représentant le gisant de la Collégiale Saint-Gervais à Gisors. L'inquiétant "Throught the Window" et ses spoken words constitue l'un des points forts du disque, tout comme le sublime "Outworn" et ses harmonies vocales qui enrichissent le morceau. Mais c'est avec le final "My Sanctuary" que les Normands parviennent à convaincre avec une première moitié envoûtante, ponctuée par un très bon solo de guitare puis un pont en son clair à l'ambiance morose et un final qui ensorcelle l'auditeur.
 
Une belle réussite qui sort des sentiers battus,  à même de redonner au doom ses lettres de noblesses.



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Chronique de Watchmaker


 

King Baal – Conjurements (doom / sympho) 

 

Un groupe qui mélange doom et sympho ? Voilà une idée originale, qui a germé dans l’esprit des Portugais de King Baal. Pour peu que l’on soit un minimum adepte des deux genres, ce Conjurements est une franche réussite.

A dire vrai, il pourra trouver des afficionados même chez ceux qui ne sont pas de grands passionnés de doom, car, et c’est l’un des rares reproches que l’on peut faire aux Lusitaniens, cela reste du doom « light », qui se rapproche en réalité plus du heavy doom que de la version la plus lourde du genre.

Il n’empêche, l’opus offre son lot d’ambiances pesantes, de rythmiques lourdes, de guitares sous-accordées et de chant sépulcral – qui du coup fait presque partir du côté du black. Le tout est accompagné d’orchestrations symphoniques par moments, de chœurs et surtout d’une voix féminine particulièrement lyrique. Là où de nombreuses chanteuses tentent d’imiter des vocalistes d’opéra sans en avoir les capacités, la prestation de Joana Carvalho est bluffante. Ses acrobaties vocales, hautement lyriques, créent un décalage à la limite du malaise avec les arrangements. Cette opposition pourra en rebuter certains, mais si on l’accepte et qu’on se plonge dans l’univers de King Baal, la sombre clarté qui en résulte est fascinante.




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Chronique d'Aude_d


 

Appalooza – The Holy of Holies


Deux ans après un premier album éponyme, le trio stoner Appalooza (originaire de Bretagne comme son nom ne l’indique pas) présente aujourd’hui son nouvel opus, The Holy of Holies. À grands coups de riffs en série, de mélodies puissantes, et grâce à une production vintage impeccable, le groupe propose un son psyché et lourd dans la grande tradition du stoner US à la Kyuss ou Queens of the Stone Age, qui aurait fusionné avec Alice in Chains pour le côté heavy rock voire grunge parfois.
 
Les titres extrêmement accrocheurs, souvent marqués par un rythme lancinant ("Thousand years After"), donnent la part belles aux attaques explosives et à un groove assez sexy, et il faut également souligner la belle démonstration vocale de Sylvain Morel (chant, guitare), impressionnant autant dans la distorsion que dans la puissance du chant clair. L’Ouest américain se retrouve dans le son tribal et l’ambiance psyché, évoquant les danses autour du feu des amérindiens, du très heavy "Storm" au refrain ultra efficace. Il y a  un côté plus solennel, lent, sombre, presque doom dans la dernière piste de l’album, l’intense et planant, presque spirituel "Canis Majoris".
 
Le son, l’atmosphère, les riffs lourds, le phrasé et le timbre puissant du vocaliste, tout respire l’Amérique dans cette réalisation stoner digne d’une session du désert. Cet air outre-atlantique va même jusqu’à la maison de disque : le trio a signé récemment avec le label californien Ripple Music. Le résultat est extrêmement heavy, hypnotique, et … désertique. Les riffs irrésistibles  de "Snake Charmer" mènent à une montée en puissance explosive, quant à l’excellent single "Distress", au tempo plus enlevé, il nous montre une formation tout en confiance, affichant crânement son talent pour construire des morceaux extrêmement efficaces tout en lignes accrocheuses de guitares et de chant.
 
Le décor est planté tout au long de l’album, sans temps mort, et nous voilà embarqués dans les mélodies hypnotiques et les gros riffs distribués sans réserve. Le dynamique combo Apalooza offre ici un rock dur, rocailleux, que l’on croirait tout droit sorti – au galop - des plaines poussiéreuses de Joshua Tree, et non pas du Faune Studio en Ile-et-Villaine ! The Holy of Holies présente des compositions balancées, bien construites, une signature mélodique indéniable, et s’élève comme un excellent manifeste du stoner énergique à la française.




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