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Lake Of Tears – Ominous

Second couteau du doom metal atmosphérique des années quatre-vingt dix et ayant vécu plusieurs mutations au cours de sa carrière, on pensait le groupe suédois Lake Of Tears définitivement enterré depuis la parution de Illwill il y a dix ans, album n’ayant pas fait l’inunamité. Mais surprise, en ce début d’année 2021, Daniel Brennare ressucite son lac de larmes et propose Ominous. Un disque qui même s’il ne réinvente rien se montre cependant suffisament intéressant pour mériter une écoute attentive. 



Encore une formation que l’on croyait à jamais disparue et qui en cette année 2021 fait un retour inatendu. Lake Of Tears, pour la plupart des metalleux actuels, ce nom n’évoque peut-être pas grand-chose, pour ceux qui ont vécu l’éclosion du doom et ses branches diverses et extrêmes dans les années quatre-vingt-dix cela fait naitre quelques souvenirs. Ni complètement bons, ni franchement mauvais, ces Suédois n’ont jamais réllement percé, se contentant de rester dans la deuxième division du doom/metal gothique. D’abord très influencé par le Tiamat période The Astral Sleep/Clouds, Trail Of Tears a ensuite progressivement pris un chemin plus rock, tout en restant mélancolique, pour sortir des albums qui se montraient finalement moins passionnants que lorsqu’il cherchait à réciter son petit Tiamat de poche.

Ainsi en ce mois de février parait Ominous, dix ans après son précédent effort (il y a cependant eu un album live, intitulé By The Black Sea, publié en 2014), neuvième album studio du projet maintenant mené par Daniel Brennare, seul membre d’origine. La pochette, aux tons gris et réalisée par l’artiste Vladimir Chebakov, annonce un disque à la thématique science-fictionnelle. Il y a de cela mais si l’on en croit les propos de Daniel, l’histoire du voyage dans l’espace racontée dans Ominous a des aspects métaphoriques tournant autour du thème de la maladie. En effet, nous retrouvons l’image du corbeau, animal emblèmatique du groupe, mais déclinée sur deux frères accueillant l’astronaute. L’un est Ominous One, le monstre représentant la maladie physique  et le second Ominous Too qui lui symbolise la maladie mentale et la dépression. On le constate, Lake Of Tears ne semble pas s’être mis au metal festif à la Steel Panther, en même tenps est-ce ce que l’on attend du groupe ?



Musicalement, la version 2021 de Lake Of Tears semble marquée par… Tiamat. Mais celui de la période A Deeper Kind Of Slumber et des derniers albums sortis par le groupe de Johan Edlund. Cependant si influence il y a, celle-ci est plutôt bien assimilée et Ominous reste suffisament convaincant pour ne pas sonner comme une pâle copie de son ainé.

Ainsi l’opener « At The Destination » est un titre goth metal plutôt efficace aux arrangements modernes et soignés (ces nappes electro qui donnent un aspect spatial) qui n’a rien à envier à Lacrimas Profundere ou The 69 Eyes même si c’est bien sûr surtout  à Tiamat que nous pensons en l’écoutant. « Ominous One » est du même tonneau et comporte aussi des arrangements « spatiaux » qui lui donnent un certain charme. Pour le reste des titres le mid tempo, aux arrangements une fois de plus soignés,  et les ambiances sont priviliégés. « In Wait And In Worries » par exemple est construit sur un crescendo qui monte en intensité dans la mélancolie jusqu’à exploser de désespoir à la fin. « Ominous Too » traversé de parties de piano et de cordes, quant à lui est un bon titre aux allures de ballade très triste qui pourrait se situer entre Tiamat et Anathema.




Dans le même genre, le titre conclusif  « Cosmic Sailor » se pose en bon exemple avec son ton désabusé évoquant une errance dans l’espace à la recherche d’un monde (ou humeur) meilleur. On trouve aussi quelques surprises sur Ominous comme les percussions tribales et les chœurs se mêlant aux guitares puissantes sur « Lost In A Moment ». Un morceau angoissant qui sonne comme la bande-son d’un mauvais trip (ou mauvais voyage spatial).



 « One Without Dreams » avec sa batterie massive et son riff costaud est quant à lui un titre plus heavy rock mais qui garde cependant une ambiance désespérée et comporte un bon refrain.  Retenons aussi « The End Of This World », un interlude sous forme d’instrumental agréable et efficace aux arrangements encore une fois soignés qui amène tranquillement vers la fin du voyage entrepris à travers l’âme tourmentée du compositeur.  A noter que les possesseurs de la version CD d’Ominous pourront aussi profiter de l’écoute de « In Gloom », une ballade au ton encore mélancolique, avec des cordes, qui est tout à fait convaincante.

Ce nouvel album de Lake Of Tears contentera donc pleinement les fans de Tiamat, et de metal gothique/atmosphérique en général,  qui n’en peuvent plus d’attendre que leurs groupes préférés dans le genre se décident à mettre leur sinistrose de nouveau en musique.

Liste des titres :

1. « At The Destination »
2. « In wait and in worries »
3. « Lost In A Moment »
4. « Ominous One »
5. « Ominous Too »
6. « One Without Dreams »
7. « The End Of This World »
8. « Cosmic Sailor »
9. « In Gloom » (Bonus Track)


Sorti le 19 février 2021 chez AFM Records

Note de la rédaction :
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8 / 10
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