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James Kent alias Perturbator, replicant de la synthwave


" Je compose de l'electro comme je composais du metal avant ! "


Armé de synthés rétros et de rythmes envoûtants, Perturbator est devenu presque incontournable lors des soirées dansantes metal, sans d'ailleurs se limiter à ce seul milieu. Son dernier album Dangerous Days est un succès international, s'inscrivant dans un mouvement musical qui prend de plus en plus d'ampleur ces dernières années : la synthwave. La Grosse Radio s'est donc entretenue avec son géniteur, de son vrai nom James Kent, pour comprendre les contours de cette scène, à travers le prisme de son propre parcours musical.


Même si tu commences à être connu dans le milieu metal, je pense que la plupart de nos lecteurs ne te connaissent pas. Comment présenterais-tu Perturbator ?

James Kent : Perturbator, c'est de la musique électro, mais avec quelque chose en plus. Il y a beaucoup d'inspiration tirée des films d'horreur, de l'esthétique des années 80, la science fiction, ce genre de choses. Il y aussi un aspect très "chanson", si on veut. Ca ne ressemble pas vraiment à l'électro qu'on peut entendre aujourd'hui, il y a des couplets, des refrains, etc... C'est à peu près tout ce que je peux en dire à chaud. [Rires]


Toi-même, tu viens du metal, puisque tu viens du groupe de metal moderne I The Omniscient, qui est aujourd'hui séparé. Qu'est-ce qui t'a plongé dans ce monde musical qu'on appelle la synthwave ?

En fait, I The Omniscient a splitté parce que chaque membre s'est mis à faire des choses de son côté. Il y a notamment un des membres qui a quitté le groupe pour faire un projet de musique chillwave, un sous-genre de l'electro. Et moi, je me suis un peu retrouvé la queue entre les jambes à ne pas savoir quoi faire... Tu vois, j'aime vraiment beaucoup la musique, et c'est très important pour moi d'en faire, pour rester sain. [Rires] Et là, je me retrouvais comme ça, sans groupe, sans rien, à ne pas savoir quoi faire. Je passais des journées entières à regarder des films. Et un jour, je suis tombé sur un film qui s'appelle Hobo With A Shotgun, qui est super cool. La bande son, c'était quelque chose que je n'avais jamais entendu auparavant : un mélange d'electro un peu vénèr, mais aussi avec ce côté années 80. Ca m'a fait un choc. Et c'est là que je me suis dit que je devais faire un truc comme ça, et me demmerder pour le faire tout seul. Je me suis mis à télécharger des logiciels, à les craquer... Bon, maintenant, je les ai achetés ! [Rires] De fil en aiguille, j'ai commencé à adopter ce son, tout en trouvant mon propre univers, parce que je n'avais pas envie de faire la même chose que Kavinsky ou Carpenter Brut.

Comment-est ce que tu écris tes morceaux ?

C'est plutôt simple : j'ouvre mon logiciel, et à partir de là, ça prend beaucoup de temps. Je commence généralement par un beat de batterie un peu lourd, je rajoute une basse... En fait, je rajoute des choses jusqu'à ce que le morceau soit à la hauteur de ce que j'en attends. C'est un peu bizarre à décrire. En fait, ce n'est pas si différent de composer une chanson de metal. Ca se construit petit à petit, tu repasses dessus, tu peaufines les détails... En ce qui me concerne, je compose de l'electro comme je composais du metal à l'époque. Ca peut aussi partir d'un riff, si on peut appeler ça comme ça. Après, j'essaye de trouver un couplet et un refrain qui vont bien ensembles. Dans le cadre d'un album, j'essaye de faire que les chansons ne se ressemblent pas trop entre elles, pour que ça ne soit pas chiant à écouter. Donc j'essaye de donner un petit quelque chose à chaque chanson. Et ce petit quelque chose, c'est un peu la recette secrète que je ne serais moi-même pas capable d'expliquer comment je la trouve.


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Ton dernier album Dangerous Days est beaucoup plus agressif et aussi plus dansant. Est-ce que c'est un effet que tu as recherché en le composant ?

Absolument ! Et d'ailleurs, je peux même te dire que le prochain sera encore plus poussé dans cette direction. Encore plus agressif, plus percussif... C'est quelque chose que je recherchais, car pour moi, c'était la suite logique. Mon premier album Terror 404 était beaucoup plus orienté B.O avec des nappes de synthé très longues, et ça peut être un peu difficile à écouter parfois. Au fur et à mesure, je me suis dit que je devais essayer de faire quelque chose de plus énervé. Et ça me plaît beaucoup, avec le recul. Donc oui, c'était complètement volontaire !


En préparant cet entretien, je me suis rendu compte que ton père, Nick Kent, était une personnalité assez importante de la scène punk anglaise des origines. [NDLR : il a notamment joué dans un groupe qui allait plus tard devenir les Sex Pistols] Est-ce qu'il a été un mentor musical pour toi ?

Oui et non, sauf respect pour mon père ! [Rires] Parce qu'il ne m'a jamais vraiment appris à jouer de la musique, tout comme il ne m'a jamais vraiment poussé à en faire. En fait il m'a toujours laissé très libre de mes choix. Du coup, j'ai appris à jouer de la musique tout seul... Mais d'un autre côté, si je n'avais pas eu mon père, et ma mère aussi d'ailleurs, puisqu'elle travaille chez M6 à Rock Express, je ne serais sans doute pas fan de metal, je n'écouterais pas ce que j'écoute aujourd'hui... J'ai grandi dans un environnement où on ecoute beaucoup de musique metal, de punk, et mon père m'a toujours encouragé dans cette voie. Ca a aidé, c’est sûr.


Sur tes albums, il y a beaucoup d'invités, et toi même, tu es souvent invité par des artistes sur leurs albums. Quand tu composes, comment te vient l'idée de faire appel à tel ou tel invité ?

En fait, je trouve que dans dans ce milieu musical qu'est la "synthwave", il y a beaucoup d'artistes qui ont un style très particulier. Je peux encore te citer Carpenter Brut comme exemple. Et quand j'invite quelqu'un sur un album, c'est que j'ai envie d'avoir, à un moment de l'album, la patte de cet artiste. Dans cette scène, nous sommes tous plus ou moins très potes, donc ça se fait facilement.  C'est un peu comme les feat de rap : t'entends un rappeur qui se ramène en plein milieu d'une chanson, et tu fais "ah ouais, lui c'est le pote de Seth Gueko !" [Rires] En général, j'essaye de faire en sorte qu'on puisse vraiment entendre les personnes que j'invite sur mes albums, tout simplement. Tu vois, j'aimerais qu'un gars écoute l'album et se dise : "ah, il y a Carpenter Brut qui est invité sur l'album de Perturbator ! C'est la voix de telle chanteuse, etc..." Parfois, il m'arrive d'écrire une chanson en ayant déjà un invité en tête. Très souvent aussi, je n'arrive pas à terminer une chanson, et j'ai besoin d'une inspiration extérieure pour la finir.  Ceci dit, il y a beaucoup moins d'invités sur le prochain album.
 

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Par rapport à cette fameuse scène synthwave dans laquelle tu évolues : vous tournez ensemble, vous vous invitez sur vos albums, etc... Au premier abord, quelqu'un qui découvre ce type de musique pourrait facilement trouver que tous ces artistes se ressemblent beaucoup, que cela soit dans l'esthétique des pochettes ou la musique elle-même. J'aurais aimé avoir ton avis là-dessus.

Je vois ce que tu veux dire. Je pense que c'est comme pour tout style de musique : si tu fais écouter du metal à quelqu'un qui n'y connaît rien, il va te dire que ca gueule tout le temps, que c'est du bruit, que la guitare est trop agressive... Tous les non-initiés à un style de musique particulier vont te dire que c'est toujours pareil. Parfois, c'est un peu le cas mais... C'est pas grave ! [Rires] Justement, ce sont ceux qui arrivent à se démarquer qui s'en sortent dans chaque style. Tu as toujours des artistes qui parviennent à se démarquer et qui font un truc vraiment intéressant à écouter, qui valent la peine qu'on y passe du temps. Après, ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y a deux scènes en une dans la synthwave. En gros : moi, Carpenter Brut, Dan Terminus et Gost, on est un peu...


Le big four de la synthwave ?

[Rires] En fait, on est un peu les moutons noirs de la synthwave, à tel point que d'autres mecs de la scène disent : " Ces mecs là ne sont pas des vrais ! C'est pas années 80 !", ce genres de choses... Et ça arrive assez souvent d'entendre ça. Mais je crois qu'on peut effectivement parler d'une scène parce que quand tu regardes sur soundcloud, il y a tous les jours un nouvel artiste qui apparaît et qui essaye d'entrer dans la scène. Parfois c'est bien, parfois c'est mauvais... Pour reparler des deux scènes : la première est vraiment placée dans le revival années 80 et veut y rester, avec des artistes comme Mitch Murder, Miami Nights, Lazer Hawk, etc... Je ne suis pas en mauvais termes avec ces gars, mais c'est un peu la réalité. Et face à cela, tu as "notre" scène, où on se base moins exclusivement sur les années 80, où on s'autorise à piocher ailleurs. Nous prenons ce qui nous intéresse des années 80, pour en faire quelque chose de nouveau, avec une recherche musicale un peu plus poussée, sans vouloir paraître prétentieux. L'autre scène, c'est plus "on prend les années 80 et on bouge pas". Il y a eu un véritable schisme dans la scène, c'est assez intéressant ! 


Récemment, l’esthétique des années 80 est complètement revenue dans les circuits grand public, le succès fulgurant de Kung Fury le montre bien.  Qu’as-tu pensé de ce film et de sa bande originale synthwave ?

J’ai trouvé Kung Fury un petit peu surfait à mon goût, même si ça reste hyper cool à regarder. Mais tu vois, par exemple, c’est un film qui se veut comique, alors il n’y a en fait qu’une seule blague tout au long du film : « Vous avez vu comment les années 80, c'était hyper kitsch, cool et drôle ? ». C’est dommage que le film ne soit pas allé un peu plus loin que ça. Concernant la B.O, c'est mon pote Mitch Murder qui a presque tout composé, et j'adore ce qu'il fait. Donc ouais, la bande son m’a beaucoup plu, même si ce que fait Mitch Murder est clairement dans un registre retro très fidèle aux années 80. Mais dans cette esthétique là, je pense que c’est lui qui le fait le mieux.


Est-ce que ça te plaît de voir ce retour des années 80 dans les médias mainstream ?

Ah, c’est une question difficile. Avec le recul, je pense qu’il y a des bons et des mauvais côtés à cela. Je pense que c’est une bonne chose parce que ça permet à des artistes comme moi ou Carpenter Brut de trouver un public. C’est quelque chose qu’on a toujours aimé : les films d’exploitation, les bandes son avec du synthé, etc… Mais le revers de la médaille, c’est que ce retour des années 80 est en train de devenir un gimmick. Kung Fury est un bon exemple, parce que c’est un film qui se prend au 666ème degré. Les artistes de cette scène aiment aiment ce côté parodique, mais on aimerait parfois aussi être pris au sérieux. Je pense, sans vouloir paraître prétentieux, que ma musique peut être écoutée uniquement pour la déconne, mais il n’empêche qu’il y a quelque chose de sérieux derrière. Il y a des morceaux violents, calmes ou mélancoliques, et nous faisons ces choses là très consciencieusement. Désolé, c’est un peu compliqué à expliquer, mais en gros : j’adore les années 80, et je trouve ça cool que ça soit revenu dans la conscience collective. J’espère juste que les gens se rendent compte que ce n’est pas juste un gimmick « pour rire ». Après, tu as tout de même des films comme Drive ou The Guest qui prennent cela plus au sérieux, avec un véritable propos, et c’est vraiment bien. En fait, il faut juste que la parodie ne prenne pas le dessus sur le fond.

Mais toi concrètement, ça t’évoque quoi les années 80 ?

Oh, ça m’évoque mon enfance passée à regarder des films d’horreur, à l’époque où ça me faisait encore bien flipper… Ca m’évoque des groupes cultes qui vont de Depeche Mode à Slayer, en passant par les bandes originales hyper classes de Vangelis. Ce genre de choses. Après, il y a aussi un côté « pop culture », toute cette imageries avec des Ferraris, des femmes avec des permanentes et des cocktails qui font du roller quad au bord de Miami Beach, ça c’est cool et marrant aussi ! Mais moi, je flirte plus avec le côté « trash culture ». Et la raison pour laquelle Perturbator marche bien en ce moment, c’est sans doute parce que je suis l’un des seuls avec Gost et d’autres a justement explorer la trash culture 80s, sci-fi et films d’horreurs, etc… Le tout en le faisant avec une démarche ayant un minimum de sérieux. C’est un peu mon fond de commerce, je me le cache pas ! Et à côté de cela, t’as tous les groupes de synthpop qui surfent sur la vague Miami Beach… Mais j'suis vraiment content que ça parle aux fans de métal parce que ça veut dire qu’il ya plus qu'un simple gimmick dans ma musique, et ça me fait vraiment plaisir. Je peux explorer des trucs, mélanger les genres et faire un peu à ma sauce sans avoir à me demander si les fans de metal ou de tel autre genre vont aimer ou non.


Ton premier album est sorti en 2012. Pourtant, tu ne t'es mis a faire concerts que l'année dernière. Pourquoi t'y etre mis d'un coup ?

Alors oui, je considère que Terror 404 est mon premier album, mais j'avais fait d'autres choses avant, sous le nom de Perturbator, que j'ai essayé d'enterrer depuis un moment. C'est toujours très bien caché quelque part sur le net, mais les gens ne savent pas chercher, ils ne trouvent pas ! [Rires] En ce qui concerne les concerts, je m'y suis mis pour deux raisons. La première, c'est qu'on a commencé à me proposer des dates, de plus en plus. Au début, c'était des clubs pourris, mais les offres sont devenues de plus en plus importantes. La date qui m'a fait changer d'avis, c'est une proposition pour jouer à l'Euroblast. Quand je l'ai reçu, je me suis demandé comment je pouvais refuser ca. D'autant plus que c'est un festival que j'apprécie. Donc j'ai accepté. Et j'ai dû me bouger le cul pour préparer mes concerts. Et de fil en aiguille, je me retrouve ici, à jouer au Batofar. Cette fois, c'est un vrai concert et pas un dj set. Et l'autre chose qui m'a poussé à faire des concerts, c'est que je ne voulais pas tourner en rond. Je ne voulais pas entrer dans ce cycle du gars qui fait un album, le sort, travaille sur le suivant et ainsi de suite à l'infini. Je ne voulais pas me transformer en ermite qui fait des albums dans sa chambre. Du coup, le live c'est un bon moyen de pallier ce problème en jouant sa musique.
 

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Photo par David Fitt © 2016

Peux-tu nous présenter ton groupe pour les concerts ?

C'est bien simple, je suis tout seul. [Rires] Ceci dit, je compte intégrer un batteur d'ici un an. Ca sera Dylan, un ami, qui est l'ancien batteur de I The Omniscient mais aussi de Wolfpack et The Worst Doubt.

Comment t'es tu retrouvé sur le label Blood Music ? Ils t'ont "crit un mail ? [Rires]

C'est un peu ça ouais. En fait , ils m'ont contacté juste avant la sortie de Dangerous Days. J'avais déjà des plans pour le sortir, mais j'ai reçu un mail d'eux à ce moment là. Au début, j'étais vraiment réticent, parce qu'on a toujours peur de signer sur un label et de tomber sur des connards. Et finalement, ils sont venus exprès de Finlande pour me rencontrer. On a fait un restau, ils m'ont parlé face à face, et c'est là que j'ai vu que c'étaient avant tout des amoureux de musique, qui aimaient ce que je faisais et qui voulaient me signer pour ça. Du coup j'ai accepté, et j'ai signé sur la table du restaurant, après avoir relu les contrats en amont, bien sûr !

  Question plus matérialiste : est-ce que tu vis de ta musique aujourd'hui ?

Oui, depuis un peu plus d'un an et demi en gros. C'est bizarre, parce que ce n'est pas un métier qui me donne des revenus réguliers, mais ca me suffit pour vivre. Je ne donnerai pas de chiffres par contre, attention ! [Rires]

On s'éloigne un peu plus du metal : tu as un side project qui s'appelle l'Enfant de la Forêt, qui n'a pas grand chose à voir avec Perturbator. Est-ce que tu as fait ce projet pour exprimer une autre facette de ta personnalité musicale ?

En fait, c'était surtout un moyen de me lâcher un peu. Parce que Perturbator est vraiment en train de prendre l'ampleur, et avec cela, les attentes des gens deviennent de plus en plus importantes. Je ne dirais pas que je m'amuse moins avec Perturbator, mais disons que je laisse beaucoup moins de place au hasard. Je ne peux plus faire le con et sortir un album juste comme ça, ce que je faisais avant. Le prochain album de Perturbator est vraiment travaillé, comme Dangerous Days. J'y passe des mois et je veux qu'il soit parfait. L'Enfant de la Forêt me permet d'avoir plus de liberté et aussi de me consacrer à un autre type de musique que j'adore : la musique ambiante, que je ne peux pas trop explorer avec Perturbator, parce qu'il faut que ca bouge, tout simplement. [Rires] je suis un grand fan de musique bien sombre à la Enemite, que je recommande à tous vos lecteurs d'ailleurs. Je me suis éclaté avec Abraxas, j'ai fait cet album très rapidement, sans limites. Mais effectivement, ça montre aussi une autre facette de ma musique, et c'est cool.
 

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Je sais que tu écoutes pas mal de musique. Aurais-tu des recommandations pour nos lecteurs, en metal et en synth par exemple ?

J'en ai principalement en metal, car je t'ai déjà cite tous les noms pour la synth. Ma révélation metal de l'année est Tribulation. En fait, j'aime bien toute la clique : Tribulation, The Devil's Blood, In Solitude, Watain... Je pourrais t'en donner des milliards ! J'aime bien aussi Samsara Blues Experiment, du bon gros stoner psyche. En ce moment, j'écoute beaucoup Oranssi Pazuzu.

As tu un gros coup coeur musical, tout genre confondu ?

 Si je devais en retenir un, ça serait le premier album de Mr Bungle. La première fois que je l'ai écouté, j'ai pété un câble ! Aujourd'hui encore d'ailleurs, c'est mon album préféré.

Justement la prochaine question est sur Mike Patton. Que penses-tu du dernier Faith No More ?

Je l'ai écouté deux fois... Et en fait, comme pour toute sortie de Mike Patton, et particulièrement Faith No More, il va falloir que je l'écoute plusieurs fois pour rentrer dedans.. Ca va, c'est un bon album. Mais pour l'instant je ne retrouve pas le Faith No More de ma jeunesse [rires].  Peut être que je le retrouverais en concert au Hellfest. Je sais que Patton n'a pas participé à la composition de l'album, c'est peut etre pour ça que ça ne me plaît pas autant.

En conclusion, que peux-tu nous dire sur ton prochain album ?

Je ne veux pas te dire grand chose parce que franchement, je le trouve bien, et je n'ai pas envie d'en révéler trop. Je peux te dire que j'ai commencé à l'écrire avant même la sortie de Dangerous Days, ça fait donc un bon moment que je suis dessus. Il est plus agressif que Dangerous Days je pense, tout en étant une synthèse de ce que j'ai fait jusqu'à aujourd'hui. Ca devrait sortir pour la fin de l’année ou le début de l’année prochaine.


Interview par Tfaaon (Facebook)
 

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