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Amduscias (chant/guitare) et Saroth (guitare) de Temple of Baal

 

"A chacun de s’imprégner de cet album, de lire les paroles, de regarder l’artwork..."


Ils viennent de sortir de scène et sont contents d’avoir réalisé une très bonne performance recueillant un accueil chaleureux de la part du public. Tranquillement on s’installe dans l’espace VIP pour parler du concert, de leurs valeurs et du prochain album Mysterium qui ne va pas tarder à nous tomber dessus (2 Octobre). Entretien…


Lionel / Born 666 : Tout d’abord avant de parler de votre album qui va bientôt sortir, êtes-vous satisfait de la prestation que vous venez de donner ici au Fall of Summer ?

Saroth (guitare) : Oui, super bien, un bon retour du public ! J’avais un a priori par rapport à notre horaire et finalement il y avait du monde.


Lionel : Quels sont les termes que vous abordez avec Mysterium ? Existe-t-il un concept latent caché dans le disque ?

Amduscias (chant/guitare) : L’album est centré autour des mystères de la foi, mais évidement la foi de « notre » côté de la chose (rire). Il arrive souvent qu’on me pose la question de définir les choses auxquelles je crois, la spiritualité que je suis. Et j’ai vraiment du mal à expliquer justement cette chose. C’est quelque chose que je ressens, que j’ai au fond de moi, quelque chose qui m’accompagne. Et mettre des mots sur cette spiritualité ce n’est pas forcément facile. Pour moi cet album Mysterium, peut donner une sorte de vision forcément différente selon la perception de chaque auditeur, forcement un peu floue mais ça peut donner peut-être une vision que chacun interprétera de la spiritualité qui me guide. A chacun de s’imprégner de cette album, de lire les paroles, de regarder l’artwork, parce que pour moi un album ça se touche, ça se regarde, tu prends le livret, tu lis les paroles. Ce n’est pas seulement mettre un MP3 et écouter les titres. Bon je n’ai rien contre les MP3, je m’en sers mais avoir le produit physique ça a quand même une autre dimension. Je pense que c’est un tout qui peut donner une vision. Un œil, un regard sur la spiritualité qui nous guide, qui nous anime.

Temple of Baal



Lionel : J’en déduis que la conception a dû être plus complexe, plus profonde alors que vous avez mis seulement deux ans à le sortir après Verses of Fire alors qu’avant vous mettiez plutôt 4 ans entre chaque album.

Saroth : La conception musicale n’a pas été si difficile que ça. Ça a coulé de source finalement. J’avais quelques idées à apporter au groupe, j’ai composé quelques morceaux sur l’album également et finalement le processus de création s’est relativement passé assez vite d’un point de vue musical après pour ce qui concerne les textes et l’idéologie qui est derrière cet album Amduscias y réfléchit depuis beaucoup plus longtemps mais le processus musical en lui-même a été beaucoup plus rapide.


Lionel : Avez-vous utilisé d’anciens textes ?

Amduscias : Non ! En fait quand je compose en règle générale les textes arrivent après la musique. Sarroth ou moi écrivons la musique, ensuite j’écoute les prémaquettes qu’on a faites, je m’imprègne du contenu musical. Je peux également avoir certaines lectures qui vont peut-être m’inspirer et je me laisse emporter. Comme un processus de méditation, on se coupe du monde, on fait comme une sorte de vide, on laisse la musique nous parler et les paroles commencent à émerger.
 

Temple of Baal


Lionel : Tu ne dois pas être dérangé…

Amduscias : Ce n’est pas possible, si j’ai une préoccupation concrète du monde réel ça ne fonctionne pas. Je ne me dis jamais « bon aujourd’hui j’écris un texte », ça ne se passe pas comme cela, ce n’est pas possible. J’ai déjà essayé de faire ça et ça donne vraiment de la merde. (Rire). C’est comme si je me disais, je prends ma guitare et j’écris un morceau…


Lionel : Et j’ai une heure (rire) pour le faire…

Amduscias : Non, ce n’est pas possible, je suis chez moi je prends ma guitare je joue, je me laisse emporter et là il y a des riffs qui vont arriver et une construction de morceau va suivre…


Lionel : Plutôt la nuit ?

Amduscias : Parfois la nuit, mais cela peut arriver le jour…

Saroth : ça ne se décide pas vraiment…

Amduscias : Mais parfois (il claque des doigts) ça vient d’un seul coup !

Saroth : Avant tout c’est la spontanéité.


Lionel : C’est marrant car lors d’une interview avec Dopethrone qui ne joue pas la même musique que vous, Vincent Houde (chant/guitare) m’a dit « Tu ne choisis pas les riffs, c’est les riffs qui te choisissent…le riff vient à toi ».

Saroth : Ce n’est pas stupide, car c’est un peu ça.


Lionel : Vous l’avez enregistré où l’album ?

Amduscias : On l’a enregistré au Hybreed Studios en banlieue est dans lequel on a enregistré tous nos albums depuis Lightslaying Rituals. Ça se passe très bien avec l’ingé son du studio Andrew Guillotin (Glorior Belli, Mourning Dawn) qui nous connait très bien et qui sait quel son on recherche.

Saroth : le studio a été relativement rapide, puisque les compos avaient été au préalablement très bien travaillées, on avait tout maquetté de notre côté. Ensuite il y a les arrangements mais la plupart d’entre eux étaient déjà faits. Parfois certains ont été faits sur le moment comme certaines parties où l’on ne savait pas du tout comment on allait s’y prendre. Le studio garde quand même ce côté spontané et ça marche plutôt bien.

Temple of Baal



Lionel : Sur scène vous avez joué « Divine Scythe » que vous avez mis déjà sur le net. N’est ce pas trop en amont avant la sortie de l’album ?

Saroth : J’ai été agréablement surpris par le retour des auditeurs. Je n’ai pas vu de commentaires négatifs. Tout était positif. Ensuite c’est « les règles » de sortir un morceau promotionnel. La promo ce n’est pas mon métier, ensuite moi je suis musicien et je trouve cela naturel, je ne me suis pas posé de question.

Amduscias : Ça c’est la maison de disque qui gère ! Tout l’aspect promotionnel c’est eux qui disent « les gars on va mettre un titre en pré-écoute » et nous demandent quel morceau on veut mettre, c’est tout. Après c’est eux qui gèrent !


Lionel : Vous avez joué aussi un autre morceau…

Saroth : Oui « Hosanna » qui a été posté avant-hier.


Lionel : Quel souvenir vous avez du Motocultor quand vous y avez joué l’été dernier?

Saroth : moi personnellement un souvenir très positif, agréablement surpris. J’avais énormément d’à priori comme beaucoup de gens…

Lionel : Ah bon, pourquoi ?

Saroth : Le côté « fête à la saucisse »… donc pour moi Temple of Baal n’avait pas forcément sa place sur un tel festival. Finalement on a été extrêmement bien accueilli, on a eu énormément t de monde. Un seul bémol, en façade il y avait des soucis au niveau du son. Elle avait sauté d’un côté, mais nous cela ne nous a pas dérangés et puis cela n’est pas de notre ressort. Donc concrètement un très bon souvenir.

Amduscias : On avait eu des échos de ce festival comme quoi c’était une ambiance festive avec des gens qui se déguisent, on se posait donc la question mais j’étais aussi curieux de le faire et content de l’avoir fait. On revient quand ils veulent ! Un super accueil. C’était parfait.

Temple of Baal


Lionel : Quand vous étiez jeunes qu’est ce qui vous a poussé à vous lancez dans le black metal ?  Quels sont les groupes qui vous ont donné envie de prendre une guitare ?

Saroth : C’est une question auquel je n’aime pas trop répondre. J’ai commencé par écouter des groupes comme Slayer. A la base c’était plus une recherche de quelque chose de plus en plus extrême, je cherchais toujours à aller plus loin…la première fois que j’ai écouté du black metal ça m’a touché et je me suis dis « ce truc est pour moi ». Je me sens tout à fait familier avec ça, une ambiance y règne, un sentiment assez malsain et suite à cela j’ai continué à grandir dans ce milieu, à comprendre certaine chose d’un point de vue spirituel et musicale. Maintenant ça fait parti de moi, de ma vie.

Amduscias : J’ai commencé par écouter du hard rock puis du heavy metal. À la fin des années 80, début des années 90 il y a eu la grosse mode Guns n’ Roses et Metallica, on est tous passé par là. Ensuite le death metal de Floride et celui de Suède et un jour un de mes amis m’a passé A Blaze in the Northern Sky et m’a demandé si je connaissais ? Il m’a dit « comme je te vois avec des pentagrammes et des crois renversées il faut absolument que tu écoutes ça ». Je suis rentré chez moi, j’ai mis la cassette, j’étais seul à la maison, je l’ai mis à fond dans le salon et là je me suis dits « j’ai trouvé ce que je cherchais… ». Il fallait que je me mette au black metal, je cherchais cette ambiance que certains groupes de death approchaient mais ce n’était pas encore ça. Je cherchais quelque chose avec un feeling encore plus rituel, encore plus religieux qu’on approchait avec le death, que j’adore toujours attention je n’ai jamais renié le death metal. Donc en découvrant Darkthrone j’ai fait « ok c’est exactement ça ! » c’est un album que je n’ai jamais cessé d’écouter. En l’écoutant j’ai toujours les mêmes frissons au même moment sur tel morceau, c’est incroyable. Il y a plusieurs albums qui me font ça. Quand j’écoute un vieux Maiden comme lorsque j’avais 12 ans j’ai le même feeling aussi. Et ça reste gravé.

Temple of Baal


Lionel : Et l’évolution dans le black metal…

Saroth : Comme toujours il y a des groupes qui m’intéressent et d’autre non.

Lionel : Et la spiritualité qu’on y découvre ?

Saroth : Il y a des groupes sincères, on les connait et d’autres qui font ça pour la musique, pour je ne sais quoi, mais cela m’intéresse moins.

Lionel : Vous êtes en relation avec les autres groupes de la scène française ?

Amduscias : Bien sûr. Et aussi par le fait qu’on joue dans d’autres groupes. Saroth qui jouait dans Antaeus, moi aussi j’y avais joué il y a longtemps.

Lionel : C’est vrai que parfois c’est difficile de suivre…

Saroth : La scène parisienne tourne énormément… On se connait tous. On est en contact avec des groupes de Paris, de province, de l’étranger. C’est logique ça fait parti des choses normales quand tu fais parti d’un groupe underground. Ce sont des relations avec d’autres groupes, du soutien, on fait des concerts ensemble, certains trouvent des concerts à un endroit d’autres ailleurs. C’est impossible de ne pas avoir des relations avec d’autres groupes quand tu fais du metal. Seul ceux qui sont arrivés tout en haut et qu’ils sont extrêmement connus et qui sont dans le côté business de la chose n’ont plus besoin de rien puisqu’ils ont des bookeurs, etc… nous on fait tout !

Lionel : (m’adressant à Amduscias) Toi qui est copain avec Erik (Danielsson) de Watain quels retours avais-tu eu de sa part concernant le Fall of Summer (Watain y avait joué l’année dernière).

Amduscias : Il a beaucoup aimé ce festival. Il me semble qu’il était très content.

Lionel : C’est vrai qu’on la vu beaucoup circuler sur le site…

Amduscias : Les mecs de Watain sont des mecs très sympas, pas du tout dans le business et Erik est un fan de metal donc il n’hésite pas à bouger pour aller voir les autres groupes.

Lionel : Quels sont les groupes que vous allez voir ?

Saroth : Triptykon que j’ai très envie de voir. Ils connaissent leur métier.

Lionel : Tsjuder ?

Amduscias : Pourquoi pas, je les avais vu quand on a avait joué au Hellfest je crois. J’étais passé les voir et c’était bien, il y a des côtés bien thrashy.

Saroth : Ihsahn aussi j’ai envie de voir par curiosité.

Amduscias : Ihsahn aussi. Supuration car pour moi The Cube est un album culte. Coroner aussi Punishment for Decadence : quel album monstrueux !

Saroth : Suffocation aussi !

Amduscias : Oui Suffo ! C’est vrai qu’il y a pas mal de truc qu’on a envie de voir…

Lionel : Satan avec ce sublime album… Court in the Act?

Amduscias : Cet album restera!

Lionel : c’est divin !

Amduscias : Quelle intro « Into the Fire » avec le morceau « Trial by Fire » qui enchaîne…


Lionel : et l’année 2015 fête les 10 ans de Traitors to Mankind. Quelque chose de prévu ?

Saroth : Oui une sortie en vinyle, une réédition sur le label Art of Propaganda en Allemagne. Ca fait très longtemps que c’est dans les tuyaux mails là ils veulent le sortir pour les 10 ans de l’album.

Lionel : L’album sort donc le 2 octobre chez Agonia Records

Saroth : En digipack, vinyle avec une édition limitée avec une reprise de Bathory que l’on met en bonus « The Golden Walls of Heaven » !

Lionel : Une tournée de prévue ?

Amduscias : En discussion, rien de prévu pour le moment mais on y réfléchit…

Lionel : Pour vous ennuyez une dernière question concernant le black metal. Que pensez-vous de certaines polémiques qui se transforment souvent en cliché ?

Saroth : Je connais ceux qui sont sincères. Peu importe si ils tombent dans le cliché, si c’est sincère à priori ce sera de qualité.

Lionel : Avons-nous besoin de cliché ?

Saroth : Je pense qu’un groupe en général ressent le besoin d’avoir une certaine image et après que ce soit cliché ou pas c’est leur choix.

Amduscias : …du moment que c’est assumé…

Saroth : Exactement si c’est assumé et sincère je ne vois pas où est le problème.

Amduscias : Regarde Sabbat hier ! (ils ont joué au Fall of Summer le vendredi soir). Le mec il assume à fond et total respect. Après les clichés tu ne peux pas les éviter, c’est impossible. Qu’est ce qu’on va appeler cliché ? « Oui vous mettez des pentagrammes partout » Mais ça fait parti des choses. Quand tu vas dans une église tu n’enlève pas les crucifix, ils sont là. C’est pareil. Quand tu vas à un concert de black metal c’est exactement la même chose qu’aller à la messe. Et ce n’est pas un cliché, ça fait parti de la chose. Après si les gens s’y prennent mal ça peut devenir ridicule. Ensuite d’autres le vivent à fond. On est réceptif ou pas…on ne pousse personne. Les gens prennent les choses et ensuite ils en font ce qu’ils veulent. On n’est pas en train de leur dire ce qu’il faut faire. On fait les choses comme on le sent et je pense que n’importe quel groupe te dira la même chose. Le black metal, si tu enlève ce que les gens pensent « cliché » ça va devenir que du metal, ensuite il faut savoir doser la chose !



Photos : © 2015 Lionel / Born 666
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.


 

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