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Entretien avec Oblivion au Gueulard +


A l’occasion de la sortie de l’album Resilience en février 2018, nous avons rencontré le groupe Oblivion lors du dernier concert de la tournée à Nilvange, dans la belle salle du Gueulard +. Meme si Oblivion est un nouveau groupe, ses membres n’en sont pas à leur coup d’essai puisque Jo Amore, David Amore et Steff Rabilloud ont officié tous trois dans Nightmare, Markus Fortunato dans Archange et Florian Lagoutte dans Forsaken World.



Bonjour et merci de nous accorder un peu de votre temps avant le concert. Vous avez tous une carrière plus ou moins longue dans des styles similaires ou carrément différents. Comment est venue l’idée de créer un nouveau projet ?

Jo Amore : Avec la fin de Nightmare, on voulait remonter un projet sérieux, le but étant de faire de la musique avec mon frère David. Avec David et Steff, on se connaissait bien donc on a voulu recommencer quelque chose ensemble. David connaissait bien Markus qui a intégré le projet presque tout de suite. Flo est arrivé un petit peu plus tard, on l’a repéré un peu par hasard, il était sondier sur des dates de Now or Never, et on lui a fait passer l’audition quand on l’a vu gratouiller une guitare en coulisses…

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Quel était le but, la direction de ce projet ?

Markus Fortunato : Au début, on se cherchait un peu, on était parti sur un truc un peu plus progressif, et puis au fil du temps et des arrivées, on s’est tous retrouvé autour du même style, plutôt power, même si nos influences  nous emmènent dans des directions différentes. Il y a une belle entente entre nous, c’est facile, on a même pas eu a se poser la question.



C’est pas difficile de se détacher de l’étiquette « Nightmare » après une si longue carrière avec eux ?

David Amore : Non pas vraiment, ça faisait assez longtemps qu’on avait plus vraiment de points communs autant artistiquement qu’humainement. La séparation nous a permis à Jo et moi d’y voir plus clair et de partir dans la direction qui nous plaisait. Et comme on s’est tous bien trouvé, on est content de ce que ça donne, on fait la musique que l’on aime et qu’on a envie de présenter.

Florien Lagoutte : Après faut arreter de croire que parce qu’on vient d’un autre groupe on va refaire la même chose : il y a Nightmare, et il y a nous, pas de comparaison possible. Moi qui ai un œil extérieur, je trouve que c’est totalement différent.

Jo : On va pas dire que Nightmare est à bannir, ça fait parti de nous, on y a quand même opéré 20 ans donc c’est normal que les gens  fassent le rapprochement, mais on a vraiment évolué et on propose quelque chose de différent. Ca reste du power, mais l’intention n’est pas la même.



Comment vous avez trouvé la motivation de recommencer un projet depuis le début avec tout ce que ça implique (recherche de label, identité visuelle, nom, prod,…) ?

Jo : Je pense qu’on est tous motivés et bosseur donc c’était plutôt facile.

Steff Rabilloud : Pour ce qui est de l’orga, on a la chance d’avoir Jeep, notre booker, qui nous permet de nous concentrer sur la partie créative. Lui s’occupe de tout : le label, la prod, les concerts,…

Markus : On s’est vite mis d’accord mais c’est vrai que Jeep est le sixième membre du groupe, il nous booste, il nous remet dans le droit chemin !



J’ai vu que vous habitez tous dans des coins différents, comment se passe le processus de création, d’enregistrement ?

Flo : Markus, Steff et moi on propose des morceaux quasi finis et chacun bosse un peu chez soi, enregistre ses parties. On centralise ça sur un drive et Markus fait un premier mix avec ça. On se retrouve ensuite un week-end pour peaufiner les morceaux.

Markus : Ce qui est bien c’est qu’il n’y a pas vraiment de leader, chacun apporte son truc et on est influencé par ce que les autres proposent sans s’en rendre compte. Par exemple, récemment on s’est rendu compte avec Flo qu’on s’était chacun adapté à la manière de composer de l’autre, on anticipe, on s’adapte, ça vient naturellement.

Jo : Après tout ça moi je pose des lignes de chant, juste histoire de savoir si le morceau a de l’avenir dans le groupe.

Markus : C’est vrai que la mélodie du chant viendra tout confirmer. Quand tu vas voir un groupe que tu connais pas, ce qui ressort en premier c’est le chant, et quand Jo pose ses lignes de chant, on sait tout de suite si le morceau va envoyer.

David : Ce qui est bien, c’est que tout le monde est ouvert à la discussion, on est pas là à dire « ça c’est nul », mais plutôt « ça manque d’un break ou d’un solo ici ». Il y a une sorte d’alchimie qui fonctionne bien.

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En plus d’être éloignés géographiquement, vous avez chacun d’autres projets en parallèle, comment arrivez-vous à gérer tout ça ?

Steff : Moi je suis toujours très actif avec mon groupe Urgent à Grenoble, parce que c’est un projet que j’ai depuis longtemps et qui me tient à coeur, mais c’est pas difficile de jongler avec les deux, c’est juste une histoire de calendrier.

Markus : Avec David, on joue dans Archange, ça nous est arrivé à Paris de jouer deux sets, un avec Oblivion et un avec Archange, mais on s’amuse bien. Pour l’instant on donne la priorité à Oblivion parce que c’est l’actualité, mais ça n’empèche pas de s’occuper chacun de son emploi du temps et se faire plaisir autrement . Peut-être qu’à un moment ça posera problème mais c’est pas le cas pour le moment donc on profite.


Ca fait maintenant sept mois que Resilience est sorti, comment ressentez-vous l’accueil de ce premier album par le public ?

Flo : Pour l’instant l’accueil est plutôt bon et les critiques plutôt constructives. J’avais un peu peur que la presse ne se base que sur la comparasion avec Nightmare mais ça n’est pas le cas donc tant mieux.

Jo : Oui on a réussi à créer notre identité, ce qui prouve qu’on a réussi notre pari de proposer une musique qui nous plait et nous ressemble. Pour un premier album, on est content des critiques. Bien sûr que certains comparent avec ce qu’on a fait avant mais avec le deuxième album ça ne sera plus le cas, et là on saura si ce qu’on propose plait vraiment.

Markus : Y’a pas vraiment eu de négatif dans la critique, les gens ont l’air plutôt satisfaits. Après, c’est pas parfait et on sait déjà qu’on fera des choses différemment pour le prochain album.



Justement en parlant du prochain album, il est déjà dans les cartons ?

Jo : Oui du coup on a déjà pré-maquetté le deuxième album, on va sûrement entrer en studio en décembre, pour une sortie au printemps 2019 si tout va bien. On avance vite et bien. C’est la première fois de ma vie où on va arriver en studio avec autant de compos. Pour te donner une idée, on a 25 compos et on en a choisi dix. C’est déjà une première sélection qu’on a faite pour proposer le meilleur de ce que l’on a fait. On voit déjà qu’on évolue dans notre musique.

Markus : On sait qu’on a évolué parce que pour Resilience, on se connaissait pas vraiment. Là on fait les choses en sachant comment chacun fonctionne et en anticipant les réactions des autres. C’est vraiment facile, on arrive à suivre la même ligne directrices sans se consulter. Sur les dix morceaux choisis, on était d’accord à l’unanimité pour huit. Pour les autres, on a voté.

Jo : et si je suis pas d’accord avec le vote, on recommence (rires)

Flo : Donc du coup, aujourd’hui c’est le dernier concert, on rentre en studio en décembre et on en a profité pour changer de prod. Non pas parce que ça ne fonctionnait pas mais parce que maintenant on peut choisir une prod qui correspond plus à nos envies et notre style.

Markus : on sait déjà que le premier album n’aura rien à voir avec le premier.

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Pour finir on aimerait connaître votre pire galère et votre meilleur souvenir.

Flo : On a peu de galère parce qu’on a une bonne équipe. Jeep travaille sept jours sur sept pour que tout soit nickel, si on est là c’est vraiment grâce à lui. Toutes les petites galères qu’on a pu avoir auraient pu nous séparer mais au final grâce à l’ide de l’équipe et surtout du label, ça nous a plutôt rapproché.

Markus : Ah si ! On a eu une grosse galère ! Un jour Jeep nous dit : « Tiens on pourrait filmer le concert du Leym’fest », parce qu’on voulait faire un clip live. On en a parlé au label et ils nous ont dit « Génial, on veut un DVD! »…. Alors comme on essaye de faire les choses bien, on a engagé un peu d’argent, trouvé des bénévoles et du matos pour faire un truc cool. Les conditions étaient horribles, il a plu tout le concert, ça ruisselait sur scène, on était trempés ! David a aussi passé des jours et des nuits en plus de son boulot pour tout monter histoire que ça ressemble à quelque chose. C’est parti d’une idée banale pour finir en truc pas prévu, ça nous a pris un temps pas possible et une énergie folle !

Jo : Pour le meilleur souvenir on va être tiraillé entre le Raismes Fest et la date que l’on a faite au Vauban à Brest. Au Raismes Fest on a eu un super accueil, beaucoup de public et d’excellents retours, mais à Brest c’était vraiment une ambiance génial, on a pris notre pied.


Un mot pour résumer ?

Flo : Je pense qu’on s’est tous bien trouvé et qu’on bosse tous ensemble pour proposer un truc qui nous plait à tous. En plus, ça fonctionne et le public est content, donc que demander de plus ??

Jo: On a dit un mot!
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