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Entretien avec Pilaff du Metal On The Beach
Mercredi 13 Mars 2019 à 13h00, by Laurasi

Nous ne sommes qu'à quelques jours du line-up définitif du Metal On The Beach #3, événement metal qui sonnera en plein coeur de l'Aveyron à Pont-de-Salars en septembre prochain. Pour patienter, voici une entrevue avec Pilaff, de l'organisation : des prémices à la prochaine édition, nous faisons le point sur l'évolution crescendo d'un événement au bord de l'eau.



Pilaff : Tout d'abord, merci beaucoup pour le soutien et l'intérêt que tu portes au Metal On The Beach, c'est quelque chose qui nous touche. On espère d'ailleurs que cet échange témoignera au mieux de notre vécu et donnera peut-être envie aux gens, aux groupes, aux passionnés de musique.


Comment s'est mis en place le MOTB ? Quels étaient les motivations, les envies, les objectifs de départ ? 

Pilaff : Le MOTB s'est mis en place durant l'année 2017 avec une toute petite équipe, tous musiciens et passionnés. L'objectif est assez simple, réussir, à partir de peu de moyen et d'un lieu hyper cool et accueillant, Les Rousselleries Beach, à proposer une scène metal (dans le sens large du terme) accessible à tous et en particulier aux groupes locaux émergeants, mais pas seulement...

Comme je le disais, étant tous dans le domaine de la musique, nous savons très bien comment il peut parfois être très difficile de trouver des dates avec son groupe lorsqu'on n’a pas de label, pas de bookeur etc. même en se démenant. Pourtant il existe un véritable vivier de groupes authentiques de par leurs qualités musicales et humaines. L'idée était donc de se concentrer sur ce réseau, le gratifier, se sentir acteur, le mettre en avant et offrir une possibilité de vivre et partager un moment fort de notre passion. Etant originaire de l'Aveyron le projet me tient d'autant plus à cœur.
 

 

Déjà deux éditions de passées et un événement qui évolue avec de jolis noms en haut des affiches, pourtant le lieu est peu connu, voire isolé. L'Aveyron c'est célèbre, Pont-de-Salars, ça ne parle pas trop... Pour ne pas dire pas du tout... Comment arrivez-vous à mobiliser suffisamment de public pour pérenniser le festival ?

Pilaff :
L'Aveyron est plein de ressource ! C'est un milieu rural certes, mais je crois que c'est un atout car cela implique un max de système D, de bouche à oreille, d'échange, de services, de rencontres, de gens capable de se mobiliser pour leur désir. Tu parles de célébrité, en effet Pont-de-Salars ce n'est pas le Larzac (quoi que pas très loin géographiquement parlant), mais cela reste un lieu assez touristique l'été.

Je crois que le public était là bien avant nous, d'ailleurs nous ne sommes pas les seuls à organiser des événements metal dans la région, bien qu'il n'y en ait pas forcément autant qu'à Toulouse, cela tombe sous le sens. Les moyens et les dispositifs sont forcément différents. L'accès à la culture est assez développé, mais dès que l'on touche aux extrêmes quels qu'ils soient, c'est toujours plus difficile. Alors c'est bien souvent en indépendant que ça fonctionne. C'est quelque chose que l'on aime beaucoup puisque cela offre une certaine liberté de proposition, d'action, dans un collectif peut-être plus restreint où les choses deviennent réalisables.
 

  Stormhaven, Metal on the beach #2


Pérenniser le public relève du défi, et je parle au présent car nous ne sommes jamais sûr de rien et l'événement est encore trop jeune pour s'avancer et affirmer quoi que ce soit. C'est forcément un travail de communication sur les réseaux sociaux, d'ententes avec nos collaborateurs du lieu qui accueille l'événement, d'affiches dans les commerces, dans les bars, dans les lieux où les zikos du coin vont passer etc. Une fois de plus, étant originaire de l'Aveyron, on a un avantage car on peut arriver à cibler. Et puis l'autre aspect important, c'est d'impliquer et inviter des artistes aveyronnais, en proposant des conditions accessibles aux groupes et au public, sinon tout ceci n'aurait pas de sens.

 

Sur l'édition 2018, il y a quand même une affiche très éclectique avec des groupes orientées plus vers le stoner, le rock ou le punk, par exemple la formation What Washington Wants ou bien LOGGERHEADS. Est-ce que ça ne pose pas problème de s'appeler "Metal" on the beach et de détenir dans ses rangs des groupes qui ne sont pas issus que du metal ?



 

Pilaff : Non, aucun problème avec ça. On a toujours été clairs là-dessus, c'est d'ailleurs une de nos lignes directrices depuis le début, le metal au sens large. En plus tu fais référence à des groupes locaux originaire de l’Aveyron, c’était donc d’autant plus important de les inviter.

Dans le noyau dur de l'équipe nous avons tous des goûts musicaux différents et nous tenions à ce que les rencontres et les échanges puissent émerger de l'éclectisme, nous trouvons ça beaucoup plus porteur, agréable et riche de sens.  Le Metal On The Beach est un événement destiné à la musique extrême, aux passionnés, et à toutes celles et ceux qui souhaitent en découvrir l'univers. Cet événement est attaché au respect de la nature et des personnes. Il est conduit par une petite équipe soudée par des liens familiaux, amicaux, musicaux, sensible au respect des règles élémentaires de bonne conduite. Chacun est le bienvenu dès lors qu'il paye son droit d'entrée, adopte un comportement responsable et respectueux des lieux et des personnes. Nous invitons chacun à s'ouvrir à une expérience de vie collective par le biais de la musique.

 


What washington wants, Metal on the beach #2


LOGGERHEADS, Metal on the beach #2


Au vu des dernières éditions, comment est-ce que le festival a évolué dans le temps ? Quels sont les nouveaux objectifs pour l'édition 2019 ?

Pilaff : Je pense pouvoir dire qu'on évolue positivement. D'une part, concernant les conditions d'accueil, de matériel et d'installation, il y a eu beaucoup de changement depuis 2017, notamment sur le côté technique. D'autre part, nous voulons continuer à proposer cet événement en étant toujours aussi animé par nos désirs et convictions. Ce que l'on souhaite, soyons franc, c'est pouvoir nous occuper encore mieux des groupes (meilleures conditions, meilleurs défraiement...) et du public. Oui, le fric c’est le nerf de la guerre, mais je crois que les gens sont conscients qu’on ne touche absolument rien avec cet événement, nous sommes même obligés d’investir personnellement alors les gens jouent le jeu, et d’une année sur l’autre on arrive à se projeter. Un autre point essentiel, c’est conserver notre lien fort en confiance et amitié avec les Rousselleries Beach, ainsi qu’avec notre équipe de bénévoles sur qui l'on peut compter d'une année sur l'autre. Sans eux rien ne serait possible, j'en profite pour les remercier une fois de plus.
 


Enola, Metal on the beach #2


Altered Shade, Metal on the beach #2
 


Pour l'instant le MOTB est orienté vers la scène émergente, est-ce que à long terme l'objectif serait d'en faire un gros festival ou de garder cette taille humaine et cette possibilité d'accès pour tous ? 

Pilaff : Nous réfléchissons à certaines choses, mais actuellement nous souhaitons vraiment conserver ce dispositif à taille humaine (300 personnes max). C'est gage de convivialité, de rencontre, et cela nous laisse la possibilité d'anticiper ou de rebondir en cas de besoin.

Comme je le disais au début, nous souhaitons également favoriser le réseau des artistes entre eux, de manière tout à fait indirecte. C’est pourquoi il est important de préserver un cadre assez intimiste. Par contre, on ne perd pas de vue la programmation, et nous aimerions que des groupes émergeants puissent croiser de plus gros noms, ou du moins ce qui peut sembler de taille importante pour la région. Que des échanges puissent se tisser aussi entre régions, du coup on reste ouvert... bref que tout le monde puisse tirer bénéfice de ce moment.
 


Sekator, Metal on the beach #2


Je suis un groupe émergent, comment est-ce que je fais pour postuler ? Est-ce qu'il y a des critères particuliers ? Quels sont les limites en terme de style musical (étant donné qu'on évoquait avant le rock, stoner ou le punk) ?
 
On ne fait pas de pub à ce niveau, ce n'est pas notre truc... On refuse également le système de tremplin... le système de like Facebook.... Et en plus nous ne sommes même pas un festival, juste une soirée avec  plusieurs groupes qui proposent une musique et un show de malade!

Pour postuler, je crois que toute personne intéressée trouvera d'elle même comment faire… Dans l'idée, nous ne souhaitons pas diffuser plus d'info à ce sujet (en tout cas pas pour le moment), car ça nous prends déjà un temps monstre... Nous faisons notre sélection tout en étant ouvert et attentif à chaque proposition. Après je ne te cache pas que faire la programmation est très difficile, il y a tellement de groupe excellents !
 


Necrocult, Metal on the beach #2


Auriga, Metal on the beach #2


Quels sont les conditions pour que le public puisse venir headbanger au MOTB ?

Tout est indiqué sur l'événement Facebook dans l'onglet "à propos", notre principale source de communication : Metal On The Beach #3. Vous pourrez trouver toutes les informations relatives aux tarifs, accès, restauration, hébergement... Tout est indiqué !
 


Tankrust, Metal on the beach #2


Deathawaits, Metal on the beach #2


Un petit mot de la fin pour motiver le public à venir en Aveyron faire le tourner le pit ? 

Pilaff : Le titre vend déjà du rêve je crois, difficile de motiver plus : 10 groupes rock, punk, hardcore, metal, la terrasse, la plage, un prix accessible, une super ambiance, un cadre magnifique, les absents auront forcément tort.

En tout cas cette troisième édition s’annonce bien musclée, on a hâte de partager ça avec vous !
Merci à tous pour votre soutien, on se dit à très vite !

Photos de l'édition 2018 / Metal on the beach #2 © Fanny Dudognon
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

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