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Deadale et Velhon de Etrange
Samedi 24 Août 2019 à 13h00, by Watchmaker

Sorti de nulle part, le premier album d'Etrange nous a bluffé par la qualité de ses compositions. Derrière ces sept titres de metal progressif qui empruntent autant à Symphony X qu'à Emperor, se cachent deux musiciens, Deadale (guitare/basse) et Velhon (claviers, programmation). Nous avons souhaité leur poser quelques questions pour en savoir plus sur ce projet mystérieux et cette étrange (!) sonde du nom d'E.T.R.A.N.G.E. 






Bonjour Velhon et Deadale. Merci à vous de nous accorder cet entretien pour La Grosse Radio. Nous sommes ici pour parler de Etrange, votre premier opus. Tout d'abord, pouvez vous nous raconter la genèse du projet ?

Velhon : Hello ! Alors en fait c’est un pote commun qui m’a contacté pour me proposer de travailler ensemble. Il écrivait du death tech, moi j’étais plutôt dans la musique orchestrale et je commençais à produire quelques morceaux metal grâce aux VST de drums et guitares |plug-ins permettant de créer des effets sonores et des instruments virtuels, ndlr] qui commençaient à sonner vraiment bien. Etre pianiste et métalleux c’est cool mais si on ne sait pas jouer de la guitare, ça limite pas mal ce que l’on peut proposer à l’écoute dans le milieu du rock ! Les VST dernières générations sont alors arrivés à la hauteur de mes projets et j’ai pu commencer à produire des maquettes sérieuses avec des pistes guitares pas trop dégueux.

Deadale : Là, on se situe environ à l’automne 2017. Le pote en question m’a proposé de rentrer dans ce projet avec Velhon. Au départ, je n’avais aucune intention de m’investir dans un nouveau groupe… mais bon, j’étais loin de me douter qu’on allait être happé par le truc à ce point. Musicalement, ça a tout de suite collé ! Finalement, faute de temps pour notre comparse, cette aventure s’est concrétisée à 2, Velhon et moi. J’avais créé le logo de ETRANGE il y a une dizaine d’années et personne n’utilisait ce nom dans la scène metal. Comme il collait bien aux compos qu’on était en train de créer, je l’ai proposé et on l’a très vite adopté. C’est de là qu’est parti le concept.


L'album passe par plusieurs ambiances. On entend du baroque, du metal prog plus classique (Dream Theater, Symphony X...) du jazz (l'intro de "Reloader") mais également des plans plus extrêmes. On sent donc des influences très variées mais le tout reste cohérent. Quel était votre état d'esprit au moment de composer ? Vous étiez-vous fixés un objectif et des limites en terme de créativité ?

Velhon : Nous n’avons jamais établi de limite de style dans ce projet. Nous connaissions nos goûts respectifs donc la direction globale était plutôt claire sans même l’avoir vraiment évoquée, à savoir du metal progressif avec beaucoup d’arrangements. Le fait que l’on écoute des styles aussi “opposés” que la musique classique et le death brutal, en passant par le prog et le black sympho, nous permet de ne jamais tourner en rond, nous avons toujours des tonnes d’idées dans différents styles, et souvent une même idée peut être abordée sous le prisme de différents styles, lui donnant une saveur singulière. Nous avons d’ailleurs construit l’album autour de certains échos entre les morceaux, une même mélodie ou bien une rythmique / un riff pouvant apparaître sur plusieurs morceaux mais avec un arrangement totalement different. Cela permet de créer une unité globale tout en proposant une progression et ainsi developer des tensions et des relâchements, à la manière d’une narration.

Deadale : Tout à fait. Au départ, il n’y avait pas d’objectif particulier, juste l’envie de se faire plaisir. Mais, presque naturellement, le concept s’est inventé de lui-même,  pendant la conception de l’album. Comme le souligne Velhon, le fait que les ambiances soient différentes vient probablement de nos influences diverses, variées et parfois opposées. Je pense qu’on a réussi à combiner tout cela sans jamais se prendre la tête. Finalement, la seule limite que l’on peut se fixer est celle de la technique instrumentale… mais, de toute façon, il n’a jamais été question de faire un album ultra technique. D’autres le font bien mieux que nous (et sont probablement plus bosseurs que moi !). Nous voulions juste faire de jolis morceaux, avec des mélodies et des riffs simples, efficaces, qui restent en tête.




Etrange est également un album concept. A cet effet, il est très cinématographique et les ambiances font réellement voyager l'auditeur. En quelques mots, pouvez-vous synthétiser l'histoire sans en dire trop pour nos lecteurs ?

Deadale : L'histoire se passe dans le futur. L'humanité est sur le point de s'éteindre et elle décide d'adresser à l’univers son "héritage" : une sonde dotée d'une IA, entièrement autonome, nommée ETRANGE. Le concept-album raconte ce départ depuis la Terre ("Exile"). L'auditeur suit alors le périple de la sonde dans le cosmos à travers les transmissions qu'elle nous adresse, retranscrites ensuite en musique. À travers les merveilles et les dangers de l'univers, ETRANGE se découvre en tant qu'être à part entière et non plus comme simple création de l'Homme. Voilà, en gros, l’histoire telle qu’on l’imagine.

Velhon : Clairement nous percevons notre musique comme la bande son d’une histoire dont nous fournissons l’introduction et les points clefs, mais nous laissons l’auditeur se créer sa propre fantaisie lorsqu’il ferme les yeux, le casque sur les oreilles…c’est dans ces conditions que notre musique prend toute sa saveur, je pense.


On remarque que l'album fourmille de détails, jusque dans la tracklist où la première lettre de chaque titre forme le mot Etrange. Est-ce nécessaire d'être un tantinet maniaque pour faire du metal prog ?

Deadale : (rires). Pas du tout. Je sais que le prog est souvent perçu comme un mouvement élitiste, un truc de mathématicien binoclard… ce qu’il est peut-être, j’en sais rien mais, personnellement, j'y vois surtout un moyen de se lâcher un peu. Après, je t'avoue que je suis assez friand de ce genre de détails que personne (ou presque) ne remarquera.



Vous sortez un album de metal progressif instrumental en 2019. La démarche est osée, car dans mes souvenirs, en France, il n'y a pas eu beaucoup de combos qui ont percé dans cette démarche artistique depuis Parallaxe. Pourquoi ce choix de l'instrumental ?

Deadale : Personnellement, la musique instrumentale m'a toujours transporté. Tu évoques Parallaxe dont je suis un immense fan (à la fac, je traînais avec certains des membres, dont Alex Andrini, le guitariste, qui est un de mes meilleurs amis) mais j'aimais déjà des combos comme Liquid Tension Experiment, Planet X, Gordian Knot, Spastik Ink, BLS, Cosmosquad. J'écoutais aussi pas mal de guitar heroes au collège / lycée. Aujourd'hui, j'aime bien Animals As leaders, Blotted Science, Arch Echo ou Exivious, etc.  A côté de ça, sans être un puriste, j'écoute parfois des BO de film, de la musique classique et du jazz. L'absence de chant ne m'a jamais rebuté, bien au contraire. Après, que ce choix plaise ou non, qu'il soit vendeur ou pas, m'importe peu. J’ai toujours voulu faire un album dans ce style-là… D’ailleurs, au début des années 2000, quand j’ai commencé la MAO  [musique assistée par ordinateur] seul dans mon coin, j’ai composé un album instrumental qui traîne dans un carton, faute de zicos motivés pour le reproduire sur scène. On va dire que c’est un rêve qui se concrétise, et c’est aussi grâce aux multiples talents de Velhon : en plus d’être un excellent musicien/compositeur, c’est lui qui a mixé et masterisé l’album.

Velhon : comme vient de le dire Deadale, le succès commercial nous importe peu, même si à ce stade du projet, avec un album pressé et prêt à être vendu, un tel succès serait une sacrée récompense et nous aiderait à rentrer dans nos frais pour financer la suite de l’histoire ! Mais le but premier de Etrange a toujours été d’écrire la musique qui nous plait, celle qu’on aimerait entendre. Je compose dans mon coin depuis que je suis gamin, je n’ai jamais été attiré par le fait de travailler avec d’autres musiciens, de peur de devoir faire des concessions sur ce qui me plait. Mais avec Deadale, c’est différent, nous avons une ouverture d’esprit musicale qui nous permet finalement de n’avoir rien à négocier avec l’autre, nos idées nous plaisent mutuellement et tout coule de source. Avoir poussé le concept jusqu’à faire appel à un illustrateur et faire presser 500 CD relève purement de notre plaisir personnel, de voir aboutir un projet dans lequel on s’exprime à 200%.


A l'heure où beaucoup d'artistes émergents se financent grâce à du crowdfunding ou un label, vous n'avez fait ni l'un ni l'autre. Pourquoi une telle démarche ? Pour garder votre intégrité artistique ?

Deadale : Je rebondis sur ce que disais Velhon : nous voulions réaliser ce projet et laisser une trace physique de ce moment de notre vie. Finalement, la question du financement ne s'est jamais vraiment posée. Bien évidemment, un label serait un plus pour la promotion et la distribution de l'album mais nous n'en avons pas contacté. J'en connais beaucoup dans la scène death mais je ne me suis pas penché sur ceux spécialisés prog. Peut-être un autre jour (rires)... Et s'agissant du crowdfunding… qui voudrait miser sur un groupe inconnu avec des musiciens inconnus ?





L'album commence et termine par deux pièces épiques de plus de dix minutes. Comment avez-vous songé à la tracklist ? Le concept était-il déterminant dans la mise en place de l'ordre des morceaux ?

Deadale : Comme je te disais, l’histoire s’est construite pendant la phase de composition. Le concept, assez simple, est arrivé plus vite que la musique. Paradoxalement, le premier morceau composé est "Exoplanet", le dernier titre de l’album. Tout est parti de là… on avait la fin, il nous restait à dérouler l’histoire. Par la suite, les morceaux sont arrivés dans le désordre mais en suivant une trame, avec des ambiances à retranscrire. Pour les titres, on voulait aller à l’essentiel : les sept lettres de ETRANGE deviennent nos sept morceaux. Un mot par morceau pour “guider” visuellement et musicalement notre auditeur.

Velhon : l’idée de deux gros morceaux en intro et outro du disque est née de l’envie de s’inscrire dans la tradition de la musique progressive. Là encore, l’idée a été de simplement nous faire plaisir !


Vous avez révélé en premier lieu "Titan" puis "Exile". Pourquoi avoir mis ces deux titres en avant ?

Velhon : On a beaucoup hésité dans le choix des morceaux à dévoiler. Comme tu l’as souligné, les titres sont très différents les uns des autres et aucun n’est vraiment représentatif de l’album. Ce qui est probablement normal, s’agissant d’un concept-album où chaque morceau a son rôle à jouer.
On s’est souvent dit « si on met celui-là, on va toucher tel public plus qu’un autre ». Est-ce mieux ou moins bien ? Aucune idée...

Deadale : On a décidé de mettre "Titan" en avant car c’est un morceau direct, puissant et pas trop long. Il se trouve que, parmi mes contacts, j’ai beaucoup de potes bourrins, issus de la scène death… je pense que ce choix n’était pas anodin (rires). Ensuite, on a dévoilé "Exile", qui est plus long, orchestral et progressif que "Titan". Ce n’est pas forcément très vendeur de balancer un titre comme ça sur YouTube mais ça a le mérite de décrire un poil plus la palette musicale du groupe.


Bizarrement (j'aurais pu dire étrangement), vous êtes l'un des rares combos à choisir un nom de groupe en français. Pourquoi ce choix ?

Deadale : Le français est une langue magnifique (chauvinisme power !). Il regorge de mots sympa et inutilisés. "ETRANGE" en fait partie et colle parfaitement au projet. Pour moi, c’était un choix logique.

Velhon : lorsque Deadale m’a propose le nom du projet, je me suis dit “hum, mouais”, mais après avoir vu le logo qu’il avait créé depuis plusieurs années, j’ai direct dit banco ! Et finalement, notre musique me semble coller à merveille à ce mot Etrange, car on mélange pas mal de choses, mais tout comme le logo avec ses lettres imbriquées, une belle unité ressort de tout ça.

Deadale : Hey ! Tu ne m’avais pas dit que tu t’étais dit “hmm, mouais” ! Ah, bravo !! (rires)


La pochette magnifique a été réalisée par Stan Decker. Elle fait penser à des albums cultes (Threshold de Nocturnus, Far Beyond Divine Horizons de Crystal Age, Space Metal de Star One, Terminal Redux de Vektor). Quelle consigne avez-vous donnée au graphiste ?

Deadale : Pour nous, il était essentiel que le visuel colle avec la thématique SF du groupe. Mais on voulait en plus retranscrire l’esprit "illustrations", celui des peintures SF rétro qui font voyager, celui des célèbres Manchu, Philippe Caza, Phillipe Druillet, John Berkey, etc. Et en même temps, tes remarques sont pertinentes car nous avions également certains de ces albums à l'esprit lors de la conception de l'artwork. On n'invente absolument rien.

Velhon : Ah, Terminal Redux de Vektor, c’te claque……nous avions également une idée assez précise de ce qu'il devait contenir. Parallèlement à la musique, les illustrations devaient raconter une histoire à mesure qu'on tourne chacune des pages du livret, jusqu'au CD et au verso du boîtier.

Deadale : Voilà. Il restait à trouver la perle rare pour retranscrire tout ça en image. Je connaissais les travaux de Stan à travers ses nombreuses pochettes. Il avait bossé pour des potes. C’est un bourreau de travail qui a une excellente réputation. D'habitude, il fait des choses bien plus lumineuses, plus “modernes” et donc assez éloignées de ce qu'on voulait. Mais il a été emballé par notre projet et a relevé défi avec brio. Il a su retranscrire ce que nous avions en tête, au-delà de nos espérances, et nous l'en remercions infiniment.

Velhon : Le travail de Stan est vraiment fabuleux ! J’ai souvenir que l’on a été casse-pied au début, nous avions des idées très précises, trop, on adorait le travail de Di Fate et on avait demandé à Stan un rendu similaire. Stan a su retranscrire tout ce que nous voulions. Il nous a appris à faire confiance, et il est clair que pour la suite du projet, nous referons appel à lui.



Sur l'album, on trouve un invité de marque, en la personne de Marc Papeghin, corniste qui a déjà fait part de ses talents sur le web et qui a collaboré avec Transatlantic et Invocate the Butcher. Le but était-il d'intégrer un instrument réel pour des sonorités plus organiques ?

Deadale : Il se trouve que Marc, en plus d'être un excellent musicien, est un très bon ami. J'ai déjà eu l'occasion de collaborer avec lui avec Invocate The Butcher, si bien qu’il a intégré le projet définitivement. Ce mec m'impressionne par son talent, sa force de travail, son humilité et sa gentillesse. Il a en plus l'avantage de mettre sur le devant de la scène un instrument que j'adore : le cor français. Par ailleurs, c'est un excellent trompettiste. Bref, je souhaitais qu'il participe à ce projet et je suis heureux qu'il ait accepté ! On savait exactement à quels moments le faire intervenir, dès la phase de compo, et il a eu carte blanche. Avec Marc, nul besoin de longs discours.

Velhon : Je n’ai pas eu la chance de rencontrer Marc en chair et en os, ce projet se fait vraiment à distance avec les dispos et les envies de chacun. Quand Deadale m’a fait suivre les interventions de Marc, j’étais scotché : le mec a bouclé ça en une soirée, toutes ses pistes déjà mixées entre elles, bluffant !

Deadale : Ouais… c’est un tueur !!

Velhon : Carrément… donc à l’avenir, si des participations sont possibles et servent la musique, on n’hésitera pas une seconde à faire intervenir d’autres musiciens. Et puis, je trouve ça cool de faire participer des potes.


La SF est régulièrement une source d'inspiration dans le metal (et particulièrement le death et le prog). Quelles sont vos sources d'inspiration dans le domaine (BD, ciné, livres) ?

Deadale : Au-delà de la SF, je dirais que l’univers tout court est une source intarissable d’inspiration. C’est un truc qui me fascine car, quand j’y pense, quand je regarde les étoiles, plusieurs sentiments se mélangent. C’est à la fois magnifique et terrifiant. Tu as en face de toi l’immensité, des trucs qui brillent à des milliards d’années lumières, des phénomènes physiques, des théories difficilement concevables pour l’esprit humain… des galaxies, des trous noirs, des pulsars, des super-novae, des naines blanches, etc. Et en même temps, c’est assez effrayant. Cette noirceur, le vide, l’inconnu, les processus de création / destruction cataclysmiques, toutes les questions qu’on peut légitimement se poser : sommes-nous seuls ? Est-ce si étonnant que l’Homme, depuis la nuit des temps, y ait puisé son inspiration et ait façonné des mythologies ? Après, j’aime énormément les œuvres de Dan Simmons (Les Cantos d’Hypérion, Ilium/Olympos), pas mal de films qui abordent de près ou de loin le sujet (Star Wars, Alien, Interstellar, Gravity, Cohérence, Starship Troopers, E.T. l’extra-terrestre, Total Recall, Rencontre du 3ème type, etc), les dessins animés de notre jeunesse (Jayce et les conquérants de la lumière, Cormocats, Ulysse 31, Capitaine Flam, Il était une fois l’espace, etc). Il y aussi une source d’inspiration dont on a peu parlé, tant musicale que visuelle : les bons vieux jeux vidéos ! R-Type, Star Fox, F-Zero, etc (pour rester dans la SF).

Velhon : pour ma part je ne suis pas un lecteur, donc je n’ai pas toutes les références classiques (Philip K Dick ou Isaac Asimov). J’avais quand même commencé à lire Dune il y a quelques années, mais j’ai préféré le téléfilm en trois actes qui était vraiment superbe (rires) ! Mais je suis un gamin des années 80s, donc comme Deadale j’ai grandi avec l’apogée de la science fiction à la télé et au cinema. Mes influences sont à chercher du côté des jeux vidéos, des series télé et des films des années 80.

Etrange, metal prog,


Vous utilisez des pseudonymes, ce qui est pour le coup plus courant dans le black metal que dans le prog. Pourquoi ce choix ?

Deadale : Tout simplement pour rester en retrait par rapport au concept. Pour nous, c’est la sonde l’héroïne de cette histoire… même si, en ce moment, nous dérogeons à la règle (rires)


Pour l'heure, vous êtes un duo, ce qui implique qu'il n'y aura pas de scène dans l'immédiat. Cela pourrait-il changer un jour ? Vous voyez vous vous produire en live ?

Deadale : Je peux te confirmer que ETRANGE restera un projet studio. Nos emplois du temps et la distance ne nous permettent pas de nous voir, donc encore moins de chercher des musiciens motivés et de répéter. En revanche, nous avons des idées pour le prochain concept-album (sourire)

Velhon : Carrément. On a des idées plein le coffre, et on a déjà commence à bosser sur la suite de l’histoire !


Je vous laisse le mot de la fin ! Merci à vous et à très bientôt !

Velhon : merci beaucoup pour l’intérêt que vous portez à notre musique, j’espère que vous prendrez autant votre pied à l’écouter que nous !

Deadale : Merci à l’équipe de La Grosse Radio pour ces questions intéressantes et d’avoir jeté une oreille à notre projet. Je voudrais profiter de cet instant pour rajouter une petite note personnelle : à travers cet album, je souhaitais rendre hommage à un pote, Valentin, parti tragiquement en 2018. Il était grand amateur de musiques prog et de conquête spatiale… Son départ a affecté bon nombre de potes en commun. Il était dans mes pensées alors qu’on était en pleine phase de composition... Repose en paix, vieux !


Interview réalisée en août 2019
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