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Sid, leader du groupe Antichrisis
A l'occasion de la réédition du premier album du groupe "Cantara Anachoreta" (chroniqué hier par l'ami Sanguine_Sky), Sid - leader et compositeur du groupe Antichrisis - nous a accordé une interview exclusive et réalisée en partenariat avec nos amis d'Heavylaw. En effet, cette entrevue a été conduite par Gounouman (également connu pour son travail à Rock Hard) et moi-même. En voici les morceaux choisis :




Gounouman / Ju de Melon : Bonjour Sid, et merci beaucoup de donner de ton temps pour répondre à mes questions ! « Cantara Anachoreta » ressort dans une nouvelle édition cette année. Es-tu satisfait du travail de remastering effectué ? Etait-ce d’ailleurs ta décision de ressortir cet opus, ou celle du label (NDLR : Tugunska Records, dont c’est le tout premier tirage) ? Quelles sont les principales différences entre cette version et celle de 1997 ?

Sid : Harris John a fait un super boulot en remasterisant "Cantara Anachoreta", surtout si l’on considère le fait que les enregistrements originaux avaient été réalisés dans des conditions difficiles avec très peu de moyens. Je n’avais pas d’amplificateur de guitare à l’époque, donc nous avions enregistré les parties de guitares sur un ampli de basse que nous avions emprunté. Qui plus est, nous n’avions pas de véritable batterie, d’où mon utilisation d’une boîte à rythmes Alesis. Enfin, nous ne pensions pas du tout au mastering à l’époque, et c’est pourquoi la version originale de l’album n’avait jamais été masterisée. Donc, chapeau bas à Harris pour avoir su tirer le meilleur de cette position initiale difficile.

Pour être honnête, je dois avouer que je n’avais jamais pensé à ressortir « Cantara Anachoreta » auparavant. Cet album est une représentation parfaite de ce qu’était Antichrisis en 1997 – mais depuis, nous avons pris une direction totalement différente, et regarder en arrière n’est pas quelque chose que j’aime faire lorsqu’il s’agit de musique. Mais j’ai reçu tellement d’e-mails de fans qui se plaignaient de ne pouvoir trouver d’exemplaire de « Cantara Anachoreta » nulle part (excepté sur e-bay, mais pour des sommes exorbitantes et ridicules), que j’ai aussitôt accepté lorsque Julia Dobberstein de Tunguska Records m’a demandé mon accord pour ressortir ce disque.

Quant aux différences entre le CD d’origine de 1997 et cette nouvelle version, elles sont faciles à mettre en évidence. Premièrement, il y a l’artwork. Ben a accompli un travail fantastique en créant un design unique et totalement nouveau, qui représente l’atmosphère de l’album de la façon la plus profonde qui soit. De plus, il y a aussi un bonus track appelé « Beautiful Wolves » qui n’avait pas pu apparaître sur la version originale de l’album à cause des limitations de durées sur les disques, et c’est la raison pour laquelle Julia a décidé de faire de cette réédition un double CD (qui dépasse désormais les 80 minutes, ndg).

Et enfin, il y a l’excellent mastering de John Harris. Le son est plus puissant et plus chaud, sans être écrasé à mort par la compression. John sait exactement ce qu’il fait, donc même si l’album sonne de manière plus forte et directe, les chansons peuvent mieux respirer et gagnent une certaine transparence, une clarté qui leur faisait défaut dans la version originale. De manière générale, je suis donc très satisfait de cette réédition. C’est exactement la façon dont
"Cantara Anachoreta" aurait dû sonner dès le début.



Je voudrais également profiter que l’on parle de ce premier opus pour revenir sur les débuts du groupe. Avant de démarrer Antichrisis, où te situais-tu d’un point de vue purement musical ? As-tu pris des cours de solfège ? As-tu joué dans d’autres groupes auparavant ?

J'ai tout appris en observant et en écoutant ce que faisaient les autres musiciens. Je pense que ma première relation forte avec la musique a commencé en écoutant Roy Orbison (l’homme aux lunettes de soleil et à la voix d’ange et pionnier du rock n’ roll, selon Sid) sur une bonne vieille (antique, même ! ndg) radio à lampes, par la suite envahie par des groupes de Glam-rock comme Rex, Gary Glitter, Slade, Sweet et The Kursaal Flyers. Mais peu de temps après mes 14 ans, alors que j’étais en vacances quelque part dans les profondeurs de la Bavière, un DJ particulièrement inspiré fit tourner « God save the Queen » des Sex Pistols (ceux avec le bassiste branché, note de Sid), et à partir de ce moment précis, je devins un punk (ou un monstre si l’on se fie à l’opinion de mes pauvres parents !). Et crois-moi, ce n’était vraiment pas de chance d’être un punk dans un petit village pittoresque qui semblait coincé entre l’époque Paléozoïque et l’âge Précambrien sur l’échelle de l’évolution !

Mais comme devenir un punk impliquait d’être totalement bourré presque toutes les nuits, j’ai pensé que je ferais mieux de m’intéresser à ce qui se passait du côté de la scène Gothique et Dark Wave, ce qui, à la surprise générale, m’a plutôt bien servi durant les cinq années suivantes. La musique de groupes comme Joy Division, Bauhaus, Killing Joke, Theatre of Hate, Christian Death (ceux avec le beau chanteur), Throbbing Gristle (ceux avec le chanteur grotesque) ou bien Cindytalk m’a ouvert à de tous nouveaux horizons, quant bien même on ne pouvait pas vraiment la qualifier de bruyante ou d’agressive.

Quelques années plus tard, j’ai accidentellement découvert que la musique folklorique irlandaise pouvait s’avérer bien plus mélancolique et dépressive que n’importe quel album des Cure, et en me mettant moi-même à la guitare acoustique, je suis devenu un néo-hippie bien avant que Tracy Chapman ou que les Walkabouts soient inventés – et j’ai également découvert que les arts de la rue pouvaient constituer un moyen vraiment cool de se faire un peu plus d’argent de poche.

Après un week-end particulièrement “violent” (nous parlons de l’âge d’or où chaque week-end était incroyablement “violent”), je me suis senti d’humeur sentimentale, et j’ai remis le magnifique single de Sex Pistols (le groupe qui n’aurait pas du se reformer plus tard) “Pretty Vacant”, mais malheureusement le lecteur de disque (antique platine, populaire avant que les lecteurs de CD ne soient inventés) était réglé sur le mode 33 tours, et jouait donc le 45 tour de manière beaucoup plus lente, et cette étourderie de ma part se transforma soudain en une pure illumination : le punk paraissait encore plus dynamique lorsqu’il était joué à une vitesse plus lente ! J’ai donc démarré un projet nommé Antichrisis et ait enregistré la première démo « Missa Depositum Custodi » (que l’on peut télécharger librement ici : http://bit.ly/9WnRjg), mais ait découvert quelques mois plus tard que quelques petits malins avaient déjà eu ma brillante idée de jouer des riffs punks à vitesse lente, et avait nommé la formule « Doom Metal ». Décidément, on ne peut plus faire confiance à personne ! (rires)

Avant Antichrisis, j’avais démarré quelques projets solo (Cinnamoon, Temple of Loki), mais je n’avais jamais réellement joué dans un groupe.


Antichrisis



Que signifie ce nom, « Antichrisis » ?

Antichrisis est une anagramme grecque impliquant les lettres de l’expression « Sacred Dances to honour Queen Isis » (danses sacrées pour honorer la reine Isis), liée aux traditions païennes-matriarcales auxquelles Antichrisis était et demeure connecté. Il n’y absolument aucune référence satanique ou autre, comme l’ont cru ceux qui épelaient le nom du groupe « Antichrist » (ouf !!).



Quelles étaient tes influences musicales à cette époque ?

A l’époque de l’enregistrement de "Cantara Anachoreta", j’écoutais beaucoup de groupes comme Anathema, Skyclad, Paradise Lost, Tiamat ou My Dying Bride – et ces influences trouvèrent naturellement leur écho dans l’album.

Aujourd’hui, j’écoute beaucoup de styles de musique très différents, qu’il s’agisse de Punk, de musique folklorique, de Metal, de musique classique, de Dark wave, de Country, de Reggae, TripHop, etc. Chacun peut apprendre en écoutant attentivement des styles différents, d’où la multitude d’influences qui se reflète dans mes propres chansons, qui rend la description d’Antichrisis quasi-impossible, si l’on ne veut pas avoir recours à une longue expression un peu débile comme Celtic-Folk-Gothic-Britpop-Alternative-Ballad-Wave ou quelque chose d’horrible dans ce genre-là (rires) !

A vrai dire, je n’attache pas vraiment d’importance aux limitations musicales : l’inspiration se manifeste sous la forme qu’elle le désire, et ce serait vraiment honteux de chercher à la limiter juste pour correspondre aux critères d’un seul type d’expression musicale. Si une chanson se manifeste à moi sous la manière d’une ballade folk, c’est exactement par ce biais là que je la retranscrirai en musique. S’il s’agit de musique pop, c’est mon devoir de laisser les choses se faire naturellement ! Se restreindre musicalement ne peux que brider la créativité d’un artiste.

A ce propos : en réalité, je ne créé pas de chansons. Elles se manifestent à moi comme des rêves ou des visions quand elles le désirent, elles sont des prodiges d’inspiration, and c’est la raison pour laquelle je ne peux prévoir quoique ce soit. C’est comme s’asseoir sur le bord d’une rivière et regarder les feuilles et les branches flotter, en s’arrêtant par instants pour choisir les plus belles. Les chansons semblent se créer d’elles-mêmes au fur et à mesure, aussi bien d’un point de vue musical que textuel. Et tout ce qu’il me reste à faire est de leur donner une certaine forme, comme un jardinier taille un arbre.



J’ai lu qu’en dehors de la chanteuse Willowcat, tu étais le seul musicien à jouer sur Cantara Anachoreta. Est-ce vrai ?

Tout à fait – si l’on excepte les apparitions des deux invités, Andreas Hilbert sur « The Endless Dance » et Andreas Greupner, qui se charge de la voix extrême sur le « Prologue », j’ai accompli toutes les parties instrumentales moi-même, ainsi que le chant masculin.



Comment as-tu rencontré Willowcat, et pourquoi a-t-elle décidé de quitter le groupe après seulement un album ? Es-tu toujours en contact avec elle ?

Willowcat était une amie de ma petite-amie de l’époque, et elle accomplit une très bonne performance sur la démo « Missa Depositum Custodi », mais manqua cruellement d’enthousiasme lorsqu’il s’agit d’enregistrer « Cantara Anachoreta ». C’est d’ailleurs la raison principal pour laquelle je n’ai pas souhaité collaborer avec elle à nouveau. Et de nos jours, nous n’avons plus de contact. Toujours cette même vieille rengaine de deux personnes qui s’en vont sur des chemins totalement différents.



Ton premier nom d’artiste était Moonshadow. Tu as répandu la rumeur que tu t’étais suicidé après avoir enregistré "Cantara Anachoreta". Pourquoi ?

En fait, ce n'est pas moi qui ai répandu cette rumeur. A cette époque, beaucoup de changements radicaux se manifestaient dans ma vie, et j’ai donc décidé qu’il était temps de renoncer à cette personnalité assez prétentieuse qu’était Moonshadow. Pour moi, ce nom de plume ne voulait plus rien dire, la personnalité qui se cachait derrière ayant subi une profonde métamorphose et donc connu une sorte de mort symbolique, comme une chenille qui se transformerait en papillon. Mais les journalistes comprirent tout cela entièrement de travers, et tout d’un coup, il y eut des rumeurs à propos du suicide de Moonshadow – et malgré mes tentatives pour rétablir la vérité, cela n’y changea rien. Au contraire, cela sembla confirmer les idées de la presse. Le journalisme semble suivre ses propres règles, et au bout d’un moment, j’en ai simplement eu assez de faire des déclarations à ce sujet. Il semble qu'apparemment, la mort de Moonshadow convenait parfaitement aux yeux des journalistes pour expliquer la nouvelle tournure musicale que présenta Antichrisis sur « A Legacy Of Love ».



De quoi parlent les textes de ton premier album ? Les textes d’Antichrisis sont très poétiques et rêveurs, ils doivent t’être très personnels...

Ils sont personnels, oui. Je ne pourrais jamais écrire à propos de quelque chose d’autre que mes propres expériences, rêves, sentiments et convictions. Peut-être que c’est ce qui fait que les chansons d’Antichrisis sont aussi belles et authentiques.


Antichrisis



As-tu quelques mots pour nous raconter la chanson "Goodbye to Jane", une triste histoire qui parle d'une jeune fille violée par son père ?

Malheureusement "Goodbye to Jane" est basée sur des faits réels que l'on peut lire presque tous les jours dans les journaux. Ca me rend malade de voir toute cette violence masculine envers les femmes et les enfants, je pense que ces hommes commettant de tels crimes sont des personnes émotionnellement dérangées et de vrais psychopathes qui devraient être mis en prison.

Je pense avant tout que l'histoire derrière "Goodbye to Jane" dénonce ce système patriarcal qui conteste les valeurs féminines et oppresse les femmes constamment. Comme l'a dit Marilyn French, il y a une guerre sous-jacente et invisible contre les femmes... Notre culture occidentale a perdu le respect de la féminité, entre pornographie, prostitution ou harcèlement sexuel. Tout semble si ordinaire de nos jours... Mais tout ceci prouve que notre société est en déséquilibre, qu'on renie nos racines (le respect de la femme, mère de la vie), et Jane n'est qu'une victime parmi tant d'autres. Même nos enfants ne sont plus en sécurité face à cette violence...

Peut-être fallait-il que j'écrive une telle chanson afin de rendre un peu hommage à ces victimes, bien que mes mots ne sont sûrement pas assez forts pour décrire la douleur, la terreur, la peur et la haine que cette fille a dû ressentir et expérimenter.

La chanson se conclut par le suicide de Jane, bien que j'aurais aimé que cela se termine autrement, mais une telle violence subie n'offre souvent aucune autre alternative. Et si ce n'est la mort, elles restent marquées à vie et souffrent jusqu'au bout...



As-tu quelque chanson préférée sur ce premier album ? Et dans toute ta discographie ?

Non, car chaque morceau sur lequel je travaille devient mon préféré à cet instant - sinon je ne pourrais pas me consacrer autant à chaque chanson. Par conséqueent, chaque nouveau titre que je compose devient mon préféré et le meilleur que j'ai jamais fait, jusqu'au suivant...



As-tu fait quelques concerts avec Antichrisis ? J'ai entendu parler d'une tournée avec d'autres groupes de metal gothique...

Nous avons fait une tournée européenne (Autriche, Suisse, Allemagne, Belgique et Pays-Bas) en 1999 avec Tristania, The Sins of thy Beloved, Siebenbürgen et Trail of Tears... mais ce ne fut pas une expérience satisfaisante pour nous : mauvaise organisation, manque d'équipement, promotion quasi inexistante et d'autres aléas ont fait de cette tournée un véritable "tour de force". Imagine un peu, 19 concerts en 3 semaines sans jour de repos, entourés par une horde de scandinaves tout le temps bourrés... Nous avons cependant tout fait pour donner le meilleur de nous-même en restant pro jusqu'au bout (mais difficile quand tu ne peux même pas effectuer de soundcheck), nous avons pu au moins prouver au public qu'Antichrisis pouvait être aussi un splendide groupe live ! Malheureusement, Naex ne pouvait être avec nous sur cette tournée, il passait des examens, nous sommes donc partis à 4 : Moi-même, Dragonfly, Brown Jenkin à la guitare et un batteur de session plutôt taré.



Quelle a été la réaction du public à la sortie du premier album ?

"Cantara Anachoreta" a reçu quelques très bonnes critiques. Et à en juger toutes les lettres et e-mails que j'ai reçus après sa sortie, l'album a semble-t-il attiré l'attention de pas mal de gens. Néanmoins, ces mêmes personnes s'attendaient à des albums suivants assez similaires et ont été un peu déçus car Antichrisis n'a jamais sonné aussi "Doom/Gothic" par la suite...



J'ai entendu dire que la chanson "Beautiful Wolves" (rajoutée à l'édition remasterisée) était déjà enregistrée à l'époque mais que tu as dû l'écarter du CD sinon il aurait été trop long. Est-ce vrai ?

Oui, et c'est pourquoi nous avons décidé de l'incorporer dans cette réédition de ""Cantara Anachoreta". Elle devait y figurer à l'origine, et pour moi la première version de l'album semble incomplète sans cette piste...



13 ans se sont écoulés depuis la première sortie de "Cantara Anachoreta". Comment le vois-tu aujourd'hui ? L'aimes-tu toujours autant ?

Vois-tu, "Cantara Anachoreta" est un album concept monstre, et c'est vraiment ce que je pouvais faire de mieux à l'époque. J'ai découvert de nouveaux horizons avec cet opus, j'ai essayé de transformer ma détresse personnelle, ma colère, mon sentiment d'insécurité et ma rage en une oeuvre artistique afin de me soulager de tout ce poids. En quelque sorte, "Cantara Anachoreta" est un voyage à travers l'obscurité de l'âme, dans ces recoins du coeur et de l'esprit où se tapit la douleur... et à cause de tout cela, j'ai ommis d'enrober ce nuage plombé d'une certaine légèreté. Ainsi, il est impossible de s'échapper de cette abysse tourmentée, l'auditeur est donc laissé seul dans l'obscurité la plus oppressante...

Par la suite, j'ai utilisé une autre méthode pour les albums suivants : je n'aime plus laisser l'auditeur dans le désespoir le plus total, et ce même s'il s'agit d'une histoire triste. Il est important pour moi désormais de laisser une lueur d'espoir à l'horizon, parce que c'est ce qui permet aux gens de continuer sur le chemin de la vie et de retrouver une nouvelle force. Néanmoins, "Cantara Anachoreta" reste un album incontournable en ce qui me concerne.



Pourquoi as-tu décidé de quitter le label Ars Metalli après simplement un album ?

Tout simplement parce que Ars Metalli a cessé d'exister lorsque est venu le temps d'enregistrer "A Legacy of Love"...



"A Legacy of Love", parlons-en justement. Cet album voit l'apparition d'une nouvelle chanteuse du nom de Lisa. Comment l'as-tu rencontrée ? A-t-elle participé au processus de composition ?

Non, aucunement. Cependant Lisa a fait du super boulot dans "A Legacy of Love". C'était une invitée recommandée par notre label de l'époque Napalm Records, nous manquions de chanteuses dans l'entourage d'Antichrisis à l'époque. Le label m'a donné son numéro, nous lui avons demandé si elle était intéressée pour participer à l'album et elle a accepté. Je lui ai envoyé un enregistrement démo et deux semaines plus tard nous nous sommes rencontrés pour la première fois en studio. Elle a été très professionnelle et c'était un plaisir de l'avoir avec nous même si nous n'avons pas pu continuer cette collaboration par la suite...



Pourquoi as-tu choisi d'offrir trois versions différentes de "Baleias" sur trois albums studio ?

Tout simplement parce que j'ai vraiment voulu démontrer que le son d'Antichrisis a changé d'album en album. Chaque version sonne différemment de l'autre et représente parfaitement le son d'Antichrisis sur chacune de ces trois sorties...



Sur la première démo, tu as fait une chanson tirée d'un vieux poème français ("O Foible Esprit")... Quel est ton lien avec la France ou la culture française ?

Pour être honnête, je n'ai pas vraiment de lien avec la France ou la culture française. Je suis beaucoup plus attiré par la Grande Bretagne, la langue anglaise et la culture britannique... c'est un peu pour cela d'ailleurs que mon français est très moyen ! Chaque langue a une couleur particulière et certaines se marient mieux que d'autres à certains styles de musique ou morceaux. Par exemple, l'opera s'associe parfaitement avec l'italien et beaucoup moins avec l'anglais, tandis que le français n'est pas fait pour le hard rock mais marche très bien avec la pop ou la musique électronique (Edith Piaf et Jacques Brel étaient des artistes remarquables selon moi). Quand j'ai travaillé sur "O Foible Esprit", je me suis dit que le français serait parfait pour cette chanson.


Antichrisis



Est-ce que nous aurons la chance, nous français, de voir Antichrisis en concert ?

Je ne sais pas encore, en ce moment Antichrisis se résume à un duo entre ma femme Ayuma et moi-même. Il est pratiquement impossible de rendre le son original du groupe sur scène, parce que cela impliquerait énormément de guests ou des bandes playback. Mais mon épouse et moi sommes capables d'interpréter certaines chansons en acoustique, alors pourquoi pas une tournée un jour dans cette configuration ? Seul l'avenir nous le dira...



De quoi sera justement fait le futur d'Antichrisis après cette réédition de "Cantara Anachoreta" ?

Ecrire et enregistrer plus de nouvelles chansons, les mettre sur le site et pourquoi pas un jour sortir ces chansons dans un album d'ici deux ans. Mais bon, tout est une question de business, et je suis certainement plus intéressé à créer qu'à faire des négociations en tout genre... D'autant plus que je ne pense pas qu'aujourd'hui la vente de CD soit encore une chose primordiale. Mais ça, c'est une autre histoire...



Quelques derniers mots pour les fans qui vous soutiennent ou veulent découvrir le groupe ?

Tout d'abord, j'aimerais beaucoup remercier tous nos fans français pour inaltérable soutien. Vous êtes géniaux ! N'oubliez pas de visiter notre website ( http://antichrisis.net ) pour les dernières infos et télécharger notre musique. "Alors amusez-vous bien avec la musique de Antichrisis !" [en français dans le texte]




Un grand merci à Sid de nous avoir accordé cette interview longue et passionnée. Merci également à Gounouman pour son aide précieuse et sa collaboration fort appréciée !



A voir aussi :
- Site officiel d'Antichrisis
- Chronique du premier album
par Sanguine_Sky
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Sur le webzine :
Metal Gothique, Doom Metal, Antichrisis, Metal Antichrisis - Cantara Anachoreta
28/08/2010 - En 1995 naquit Antichrisis, formation allemande pratiquant à cette époque une musique assez éloignée du rock gothique/folk qu'elle nous propose aujourd'hui. Et il fallut à l'époque attendre 2 ans pour voir la première livraison ...
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Sanguine_Sky - le Dimanche 29 Août 2010, à 18h32
Magnifique interview pour un groupe qui en vaut la peine :)
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Ju de melon - le Samedi 18 Juin 2011, à 21h04
Mine de rien j'ai réalisé cette entrevue avec François Blanc de Rock Hard quand même... héhé ! ;)
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