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Up in Smoke Festival : Jour 2 (04.10.2014)

Up in Smoke : jour 2



Deuxième journée de festival, démarrant cett fois-ci dès le début de l'après-midi, le premier groupe jouant à 13h. Au programme des festivités : beaucoup de stoner, une pointe de doom, une légende du desert rock et des têtes d'affiche attractives telles Kadavar ou Brant Bjork.





Up in Smoke





No Mute


La seconde journée de ce festival démarre avec No Mute, formation helvète dont la tâche est d'ouvrir le bal et de convaincre à la fois. Mission accomplie. Soyons francs, les quatre musiciens n'ont que faire de l'originalité et un sentiment de déjà entendu plane sur leur set. Pour autant, difficile de rester insensible à leur application et à des compositions finalement très accrocheuses, dans un registre stoner rock de bonne facture. D'autant plus que le chanteur semble réellement enthousiaste de la présence du groupe à ce festival, communicant régulièrement avec les personnes présentes. Sa performance vocale est tout à fait correcte, et son jeu de scène, lui, très vivant. Pas la découverte de l'année, mais une bonne entrée en matière tout de même.

No Mute




Black Willows


La suite des événements se fait avec les Suisses de Black Willows, dont le style est un peu plus posé, et ce en dépit d'un son très fort. D'emblée, la qualité principale du groupe se démarque immédiatement, à savoir la voix de son chanteur et guitariste Aleister Crowley, dont le timbre très agréable aide à plonger dans les atmosphères développées par le trio. Question morceaux, les trente minutes allouées permettent de découvrir une partie leur premier album Haze. Le set convainc mais n'est pas dispensé de quelques longueurs, ou de riffs trop répétitifs. Ces quelques points noirs n'empêchent pas Black Willows de laisser, à la fin de ce concert, un bon souvenir et le sentiment de tenir ici une formation prometteuse.

Black Willows




Hellroom Projectors


Retour sur la petite scène pour le set d'Hellroom Projectors, dernière formation de Suisse du festival. Là encore, une prestation sans accrocs, avec des titres s'enchaînant avec fluidité et se démarquant bien les uns des autres. Pour le genre, on assiste là à un stoner rock mâtiné de doom, assez classique mais une fois de plus très efficace. Ajoutez à cela une voix qui colle bien à l'ensemble, et vous obtenez une recette qui, durant une demie-heure, s'avère payante pour marquer des points et donner envie de découvrir l'univers du combo. Rien de révolutionnaire en somme, une identité encore à creuser mais un talent bel et bien là!

Hellroom Projectors




Greenleaf


La deuxième formation qui joue sur la scène intérieure est Greenleaf, active depuis 1999 et comptant en ses rangs (au moins) un ancien membre de Dozer. Forts d'un album sorti cette année qu'ils ont donc à cœur de défendre, les Suédois s'empressent de se mettre le public en poche en proposant, d'entrée de jeu, une piste efficace et qui met tout le monde d'accord quant aux capacités des Scandinaves. Cette très bonne entrée en matière sera suivie de titres tout aussi convaincants. Dans le registre du stoner rock, Greenleaf possède donc une bonne carte à abattre tant la scène est bien tenue, et le chanteur Arvid Jonsson compétent. Heureux d'être présent devant un public de plus en plus nombreux, celui-ci bouge énormément et son jeu très vivant témoigne de son bonheur de se produire en cette journée. Sans oublier son évidente maîtrise vocale. Au fur et à mesure du set, les tubes se succèdent et on se prend vraiment au jeu durant le temps qui est imparti au quatuor. Du coup, la fin arrive bien trop vite et donne envie de revoir le groupe le plus vite possible. Excellente surprise, en somme!

Greenleaf




The Socks


Difficile tâche pour les Français de The Socks de succéder à la tornade du Nord et pourtant, les Lyonnais se défendront agréablement bien. Auteurs cette année d'un premier album éponyme, le groupe proposera des compositions fraîchement extraites de celui-ci, et le rendu live donne envie d'y jeter une oreille. L'influence qui transparaît tout au long du set, c'est celle d'Uncle Acid and the Deadbeats, notamment au travers des morceaux. Le son du clavier, quant à lui, ira plutôt faire un tour du côté des Canadiens de Blood Ceremony. Mais le groupe possède tout de même une certaine identité et s'en tire avec les honneurs. Le chant est bon, les morceaux très variés, et l'ennui absent du set. Vous n'avez pas envie de jeter une oreille sur leur musique, après cela? Vous devriez. Un groupe à suivre.

The Socks




Alunah


Petit changement dans le running-order. Les Norvégiens de Lonely Kamel devaient, à ce moment là, investir la grande scène mais ce sont les Britanniques d'Alunah qui entreront sur scène. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la musique des Anglais tranche radicalement avec les formations précédentes. Point de stoner rock à l'horizon, ici, ce sera du doom pur et dur qui sera proposé par les quatre musiciens. Et ce concert alors, satisfaisant? Et comment! Le combo démarre sur « Heavy Bough », titre tiré de son troisième opus Awakening the Forest, et envoûte grâce à ces riffs lourds et denses, ces compositions longues mais prenantes, et surtout, la douce voix de Sophie Day qui apporte un peu de poésie et de réconfort. Le contraste entre cette musique relativement massive et ce chant féminin très discret est véritablement bien amorcé par le quatuor, qui sait tirer profit du meilleur aspect de l'un ou l'autre élément. Dommage que le chant soit, parfois, un peu noyé sous la musique. Si quatre des morceaux joués sont extraits de leur dernier disque en date, Alunah fera un détour par White Hoarhound en proposant au public l'extrait éponyme de celui-ci. Quarante minutes sont attribuées au groupe, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est difficile de les voir passer! Une prestation enivrante, à revoir au plus vite.

Alunah


Setlist :

Heavy Bough
Bricket Wood Coven
Scourge and the Kiss
White Hoarhound
Awakening the Forest



Lonely Kamel


Forcément, Lonely Kamel qui se produit derrière propose un énorme changement. On retombe dans le stoner, mais de qualité une fois de plus. Là encore, un disque récemment sorti, et donc tout naturellement plusieurs extraits de celui-ci. Néanmoins, les Norvégiens ont déjà quatre albums à leur actif, et il aurait été injuste de les occulter. Si la formule employée par le quatuor semble simple de prime abord, elle n'en reste pas moins parfaite pour mettre l'ambiance dans un festival comme le Up in Smoke. Les acclamations de la foule en témoignent par ailleurs. Il suffit d'injecter une bonne dose d'énergie, un côté rentre-dedans, jouer sur la simplicité et voilà, c'est gagné et il n'en faut pas bien plus pour apprécier pleinement Lonely Kamel. Si bien que, quand le tempo ralentit, le contraste est saisissant, mais le sujet n'en reste pas moins maîtrisé. Le frontman Thomas Brenna démontre par ailleurs qu'il est aussi compétent en concert que sur format studio, et assure l’interaction avec un public très heureux de la présence du groupe. Quarante minutes, pas de temps morts, voilà comment se déroule ce set de qualité.

Lonely Kamel




Dozer


Retour sur la grande scène pour accueillir Dozer. Les Suédois affichent bientôt vingt ans au compteur, il est donc normal de s'attendre à un set professionnel et carré, par des musiciens expérimentés. Ces belles promesses seront heureusement tenues, grâce à un stoner fort bien écrit pour la scène, où les morceaux prennent une autre dimension. Le set est pêchu, et les diverses compositions jouées à cette occasion ne manquent pas de nous rappeler l'ancienneté du groupe, qui démontre une aisance scénique forçant le respect. Le chant est excellent, assuré avec brio par un Fredrik en grande forme, au spectre vocal plutôt large. Les festivaliers semblent de plus en plus réjouis au fur et à mesure des concerts et celui-ci ne dérogera pas à la règle, tant le public répond présent et accueille le groupe comme il se doit.

Dozer




Mars Red Sky


Si les Suédois jouaient sur l'énergie, les Français de Mars Red Sky, de leur côté, privilégient plutôt les ambiances. Passer après Dozer est une tâche qui peut s'avérer ardue, mais les Bordelais ont de l'expérience, eux aussi, et vont prouver ce soir qu'ils savent tenir une scène avec succès. Changement d'atmosphère, donc, grâce à une musique plus calme, aux riffs se répétant mais ne tombant jamais dans la monotonie. Déjà prenante sur album, la musique délivrée est captivante en concert, et l'apport de l'écran en toile de fond ajoute un effet visuel très intéressant. Le stoner doom de Mars Red Sky nous fait planer, voyager, et ce moment de calme fait un bien fou. Les interventions vocales de Julien et Jimmy ajoutent encore davantage d'intensité à cette mixture savoureuse. Un concert très réussi, qui aura transporté les festivaliers très loin durant cinquante minutes. Le groupe est, par ailleurs, en tournée et fera quelques dates dans l'hexagone en fin d'année. A ne pas rater si ça passe non loin de chez vous!

Mars Red Sky




Brant Bjork


Les têtes d'affiche ont vraiment de la gueule, la preuve, arrive sur la scène intérieure le très apprécié Brant Bjork. Ancien batteur des réputés Kyuss, celui-ci évolue en solo au chant et à la guitare, et bénéficie déjà d'une discographie très fournie dans sa carrière, qu'elle soit personnelle ou en groupe. Qui plus est, l'Américain sortira un nouveau disque en Novembre et, comme son ancien compère John Garcia, ce sera sur le label autrichien Napalm Records. Alors soixante-dix minutes en compagnie de Brant, qu'est-ce que ça nous donne donc? Pour faire simple, on pourrait dire un show à la hauteur de la réputation du bonhomme. Déjà, à notre plus grand bonheur, celui-ci a interprété un titre de sa prochaine offrande. « We Don't Serve Their Kind » passe donc le cap du live avec succès, tout autant que ses autres morceaux par ailleurs. Le set d'ensemble est fluide, donne envie de taper du pied et la voix de Brant tient la route comme il se doit. Ce pionnier du desert rock nous fait donc sentir cette ambiance au travers de ses pistes, et la réaction du public ce soir ne se fait pas attendre : l'homme était attendu, et l'enthousiasme provoqué par son passage sur scène est palpable. Le public n'hésite donc pas une seconde à manifester sa joie de voir une telle légende en concert et l'atmosphère qui se forme dans le Z7 est très vivante et communicative. En définitive, on passe donc un très bon moment, qui donne envie d'être renouvelé le plus rapidement possible.

Brant Bjork




Naam


Dernier groupe à monter sur la petite scène, les Américains de Naam présentent une configuration assez rare durant ce festival, ayant dans leurs rangs un claviériste. La question est : qu'est-ce que cet instrument peut bien apporter au stoner du groupe? Réponse : beaucoup de choses, en vérité. Le set est très concentré sur le dernier album en date, The Vow. Et on peut dire que ce choix est pertinent tant la musique est attractive en concert. C'est bien simple, le stoner délivré possède une touche atmosphérique apportée par ce clavier utilisé à bon escient, ni trop discret ni trop présent, simplement là pour donner cette ambiance étrange, particulière et résolument unique. Naam tient donc un bon point pour se démarquer du reste de la scène, d'autant plus que les autres musiciens ne manquent pas de talent eux non plus. En plus d'être de très bons compositeurs, les New-yorkais savent jouer leur musique avec passion, les voix étant par ailleurs de très bonne qualité elles aussi. Ce qui est le plus surprenant reste la fin du concert. Le bassiste John Bundy ne semble pas savoir que faire de son instrument, et le batteur Eli Pizzuto démonte son instrument de manière... originale. Mention spéciale aux canettes de bière qu'ils écrasent. Au moins, on se souviendra d'eux pour leur musique, mais pas seulement. Maintenant, est-ce positif ou non? C'est à vous de juger.

Naam




Kadavar


Il est déjà temps pour le dernier groupe du festival de prendre place. La tâche de conclure est confiée à Kadavar, qui, à l'instar de Blues Pills, bénéficie d'une très belle promotion du label Nuclear Blast et dont la popularité est montée en flèche en peu de temps. Contrairement à Brant Bjork, cette tête d'affiche ne compte que deux albums à son actif mais qu'importe, les Allemands sont là pour défendre leurs créations et l'opener « Liquid Dream » fait office de rouleau compresseur. A défaut de ne pas afficher une grande ancienneté à son compteur, le trio peut en revanche compter sur une réelle expérience de la scène.

Kadavar



Jouant dans une configuration très rapprochée (la batterie est placée au devant), les trois musiciens enchaînent les morceaux et font ainsi profiter au public d'un rock psychédélique de très bonne facture. Mention spéciale au chanteur et guitariste Lupus Lindemann, excellent de bout en bout. Parfaite conclusion pour ce Up in Smoke, en somme, grâce à cette belle énergie déployée tout au long du concert mené tambour battant.


Voilà donc une nouvelle édition rondement menée. Bravo à l'organisation pour cette affiche de qualité et ce festival très agréable, qui mérite réellement l'attention des amateurs du genre et des curieux. A l'année prochaine!

Top 5 personnel des prestations du week-end :

1. Blues Pills
2. Ufomammut
3. Naam
4. Alunah
5. Mars Red Sky

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Remerciements au webzine Desert-Rock pour les photos.
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