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Lordi (+ Hollywood Groupies et Dirty Passion) au Trabendo (18.03.2015)





Presque deux ans après leur dernier passage en région parisienne, à Savigny-le-Temple, les monstres infernaux de Lordi réinvestissent le Trabendo, qu’ils n’avaient pas visité depuis 2010. Les Finlandais viennent notamment défendre leur dernier opus Scare Force One, qui avait bien plus convaincu que ses prédecesseurs. Le passage de cet album sur la scène se fera-t-il sans heurts ? La réponse ce soir, face à un public qui aurait mérité d’être plus fourni !
 



Hollywood Groupies

 

Le début de la soirée se fera en compagnie du groupe italien Hollywood Groupies, qui vient de sortir son EP Bitchcraft en décembre. Leur mélange de metal, de punk et de hard rock est assez efficace sur scène, même s’il ne révolutionne en rien ces genres. La front-woman Foxy Deville assure un bon jeu de scène et semble hypnotiser les métalleux masculins des premiers rangs. Les mauvaises langues diront que ces derniers réagiraient de même s’ils étaient sourds, mais soyons honnêtes, la chanteuse assure ! 
Le set est relativement cours, à peine 25 minutes, et se déroule sans accroc. La balance est plutôt très bonne et on profite bien des subtilités des compositions du groupe. Un bon moment de rock, qui aura eu lieu devant une petite centaine de personnes disséminées dans la salle, tandis qu’autant de fans sont occupés à déguster des pintes en terrasse.
 



Dirty Passion


Après un changement de plateau plutôt court, ce sont les Dirty Passion qui montent sur scène, pour balancer leur hard rock très (trop ?) varié dans les oreilles de la foule encore bien éparse. Le véritable problème de ce groupe apparait après quelques titres : à vouloir trop jouer la carte de la variété, le groupe se retrouve dans une position où on ne sait plus trop dans quel panier le mettre.



On sent bien que la ligne directrice des compositions est plutôt punk rock, avec une basse énergique rappelant Lemmy de Mötorhead, mais certaines ballades ou passages désorientent et font perdre au set de sa cohérence. Certains riffs font par exemple penser à du rock type Arctic Monkeys, et les morceaux les plus lents, comme “Addicted”, rappellent certains hits alternatifs dont les radios FM sont friandes.



Les solos du guitariste lead sont tantôt bien à leur place, tantôt de vrais déballages de shredder bien dispensables. La voix du frontman est en revanche très appréciable, légèrement rauque et très bien maîtrisée, d’autant que le personnage, en dépit d’un certain manque de charisme, sait embarquer le public avec lui. Quand le bassiste prend le micro pour introduire le titre “Bitch”, le public ne répond quasiment pas, et le frontman le sauve du bide de justesse. Heureusement, lors du dernier morceau “The Daughter Of The Reaper”, la foule est incitée à reprendre le refrain en choeur, et le fait de façon bien plus convaincante.



A défaut de titres cohérents entre eux, Dirty Passion a délivré une bonne prestation, avec quelques temps forts bien plaisants. On espère qu’il sauront mieux asseoir leur style propre lors de prochains enregistrements.

Setlist :
Hallelujah
Los Angeloser
The Mess
Bitch
Addicted
The Balled Of The Skank
Shame
Daughter of The Reaper

 


Lordi
 

Une fois n’est pas coutume, la tête d’affiche débute son set en avance. Le Trabendo est plongé dans l’obscurité à 20h50 et l’introduction retentit, accompagnée de flashes stroboscopiques en rythme. Une hôtesse de l’air monte sur scène et mime les consignes de sécurité à l’aide de bâtons lumineux, comme pour mieux préparer notre voyage à bord de Scare Force One. Sans transition, les cinq monstres débarquent instruments et haches à la main en interprétant le très énergique “Nailed By The Hammer Of Frankenstein”. La réaction du pit, quasi-comble, est immédiate : tous se remuent au son des riffs démoniaques et reprennent les paroles de bon coeur.

Par ailleurs, la balance est vraiment excellente et équilibrée. Seul point noir, le son est excessivement fort, et semble même trop poussé avec des filtres dans les oreilles. Le rythme ne faiblit pas et “Hard Rock Hallelujah” arrive en troisième position pour enfoncer le clou. L’hymne est repris par tous, et déchaîne tous les fans sans exception, n’en déplaise à Michel Drucker. Petite frayeur sur le pont, lorsque Mr Lordi éteint par erreur son micro, mais la foule prend le relai le temps que le zombie massif ne remédie au problème.



Ce qui manque à cette prestation, c’est bien sûr la pyrotechnique, qui est une composante majeure du spectacle grand-guignolesque offert habituellement par Lordi. La hauteur sous plafond du Trabendo étant insuffisante pour déployer flammes et feux d’artifices selon la législation française, le visuel sera donc impacté et moins grandiose.
En plus des costumes, dont on ne se lasse pas, de nombreuses mises en scène ponctuent et rythment le set. Ainsi, au fil du set, Mr Lordi pointe une lampe torche dans le public à la recherche d’une victime, une demoiselle arrive des coulisses pour découvrir un landeau sur scène occupé par un monstre qui la poursuivra, ou encore des clowns maléfiques dansent sur scène pendant “Hell Sent In The Clowns”, tout en lançant confettis et cotillons dans le public.
Dans un registre un peu plus gore, le frontman profite de “How To Slice A Whore” pour se confectionner un couteau sur une enclume, au moyen duquel il découpe ensuite un cadavre de femme ; un peu plus tard, il se baladera sur scène avec un bras coupé dans la main, et une scie sauteuse dans l’autre. On est en revanche un peu moins convaincu par le numéro de prestidigitation du batteur, qui fait léviter un crâne derrière un drap noir avant son solo de batterie : le kitsch a des limites, l’une de celles-ci étant l’ennui du public.



Puisqu’il est question de solos, chacun a droit à son petit moment de gloire sur scène. Le batteur Mana agrémente par exemple son solo de sons électroniques et frappe ses fûts au moyen de baguettes lumineuses dans la pénombre. Ox exécute également un solo de basse à base de slap plutôt agréable et à l'image du groupe : ça martèle fort, de façon entêtante et presque tribale. Amen se fend pour sa part d'un solo de guitare un peu brouillon au son très sale, reprenant notamment le riff de "Seven Nation Army", repris par le public.

Les effets de scène sont quant à eux réduits à leur minimum, avec deux flammes en textile encadrant le guitariste encapuchonné pendant ce solo, ou encore un canon à neige recouvrant la fosse de flocons depuis l’arrière sur “It Snows In Hell”. Un peu cheap, mais on salue l'effort fait pour compenser le manque forcé d'effets pyrotechniques.

 

Musicalement, c'est très carré, ce que met en avant la balance équilibrée. Les variations d'ambiance sont nombreuses, passant de riffs lourds et acérés à des passages baroques au clavecin où Hella s'inspire d'un certain prélude de Bach. Mr Lordi maintient sa voix puissante une heure et demie durant, quasiment sans aucun accroc, et s'adresse au public avec beaucoup de sympathie et d'humour. S'il introduit la soirée par quelques mots en français, il fait plus tard dans le set un petit discours à base de "cul", "bite" et autres "nichons", avant de clamer qu'il accorde à chacun un jour de repos le lendemain, que nos "assholes" de patrons ou professeurs seront bien obligés d'accepter. Ceci pour lancer le dynamique "Sincerely with Love", qui mettra nos cordes vocales à rude épreuve.

Comme à chaque tournée, ainsi que le souligne le chanteur, le groupe interprète une rareté pour le plus grand plaisir des fans les plus endurcis : il s'agit ce soir de "Don't Let My Mother Know",  la face B de "Devil's A Loser".




Le public ne faiblit pas et continue de réagir aux moindres sollicitations des membres du groupe jusqu'au final "Devil's A Loser" justement, sur lequel Amen se déchaîne dans l'espace que lui laisse le frontman, ailes largement déployées au centre de la scène. Le morceau, dont les évidentes influences typées Alice Cooper sont très agréables, constitue un excellent final qui chauffe le public à blanc pour le rappel.
Ce dernier débute très vite par "Scare Force One", le sixième titre de l'album éponyme à être joué ce soir. Le frontman harangue la foule, casquette de pilote vissée sur le crâne et lunettes aviateur sur son masque de chimère. Il joue ensuite avec un canon à CO2 à main pendant "Who's Your Daddy?", tirant à bout portant sur les premiers rangs heureux de ce rafraîchissement. A la fin du morceau, il plaisante et promet de projeter un dernier jet de fumée blanche pour le plaisir, qui se transforme en dizaines de jets, entrecoupés de rires, chacun étant selon Mr Lordi "le dernier, c'est promis !".




Les fans ne veulent pas que la soirée s'achève, mais il est temps de lever indexs et auriculaires pour le hit qui a lancé la carrière des Finlandais, "Would You Love A Monsterman". Après une dernière poignée de confettis lancée en direction des premiers rangs, la troupe monstrueuse se retire de scène sous les applaudissements du public, tout en remerciant ce dernier.




Ce qui aura manqué à ce show, c'est malheureusement une salle comble : le pit bien rempli a certes été agité et réactif, mais à l'arrière de la salle, seules quelques personnes étaient éparpillées accoudées aux barrières du Trabendo. D'autant que la prestation offerte par le Lordi méritait un public plus fourni : avec une balance proche de la perfection et une exécution qui ne peut être critiquée que sur certains détails, Lordi a su se mettre le public parisien dans la poche, prouvant ainsi que le groupe n'existe pas qu'à travers l'épisode Eurovision de 2006.


Setlist :
Nailed by the Hammer of Frankenstein
This Is Heavy Metal
Hard Rock Hallelujah
Deadache
Hella's Kitchen
Hell Sent in the Clowns
Blood Red Sandman
Give Your Life for Rock and Roll
Don't Let My Mother Know
How to Slice a Whore
It Snows in Hell
The Riff
Sincerely With Love
Amen's Lament to Ra II
Not the Nicest Guy
Devil Is a Loser

Rappel:
SCG7: Arm Your Doors and Cross Check (bande)
Scare Force One
Who's Your Daddy?
Would You Love a Monsterman? 



Photos et vidéo : © 2015 Nidhal Marzouk  / Yog Photography
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

 

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