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Ragnard Rock Fest : Jour 3 (24.07.2016)

Ragnard Rock Fest : Jour 3 (24.07.2016)



Le soleil est toujours au rendez-vous pour ce dernier jour de festival, avec encore de belles surprises comme le concert de Percival Schuttenbach, et l’incroyable performance de Gaahls Wyrd.


Les concerts débutent avec tout de même une petite frayeur lorsque Magali Grégaut monte sur la Heim Stage. Le jour précédent, c’était pour nous annoncer l’annulation du concert de The Moon and The Nightspirit. Mais cette fois-ci, c’est pour nous expliquer que Daemonia Nymphe jouera en retard car la compagnie aérienne avec laquelle ils sont venus a égaré leurs costumes et leurs instruments. Heureusement, le groupe programmé à 13h pourra jouer à 15h30. C'est mon collègue Lionel / Born 666 qui s'y colle pour Azziard.

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C’est sous un soleil de plomb que les musiciens d’Azziard montent sur scène. La formation a vu trois nouveaux  musiciens rejoindrent ses rangs, prêts à retourner au front en première ligne. A la basse on retrouve Macabre (présent aussi dans Griffon), Geoffroy Lacarrière à la guitare et Anderswo caché derrière ses futs.
 


Toujours fidèle aux avant-postes, Nesh à la guitare et A.S.A avec une nouvelle coupe réglementaire (et toujours avec son pied de micro en mode cartouchières) sont heureux de nous envoyer leurs titres tels des rafales de mitrailles. Les musiciens portent des chemises militaires noires et ont laissé de côté les médailles.
 


La puissance de leur black metal est toujours aussi efficace et fait des ravages dans les premiers rangs. Ils viennent tout juste de sortir un spilt en vinyl avec Nirnaeth chez Kaotoxin et un album est en préparation. Le set est assez court mais Nesh n’oublie pas de rendre un vibrant hommage à Mika Bleu (Miserable Failure, Season Of Mist) dont le groupe venait d’apprendre la disparation brutale le jour précédent.
 

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15h30, premier dilemme de la journée : voir Daemonia Nymphe ou Sangdragon ? Je décide de me dédoubler et de naviguer entre les deux concerts. Pour les deux groupes, on est loin de l’univers sombre d’Azziard. Les Grecs de Daemonia Nymphe nous offrent un magnifique show très théâtral, malgré les divers problèmes techniques dus à des balances faites à la va vite pour permettre au groupe de jouer ne serait-ce que quelques chansons. Je dois avouer que je suis un peu déçue de ne pas avoir de photos de cette performance car la mise en scène était vraiment belle. Le groupe était accompagné de deux danseuses qui ont su créer un univers différent pour chaque chanson avec des costumes et des accessoires différents comme des masques blancs et des chaînes. Cette mise en scène ajoute un côté mystique et ésotérique à cette performance. La voix cristalline de Victoria Couper nous transporte vers des contrées de légendes oubliées. Dommage, que le show soit troublé par celui de Sangdragon que l’on entend au loin.


Allons donc faire un tour sur l’Odin Stage pour voir ce qui s’y passe. Après l’univers mystique de Daemonia Nymphe, c’est un univers totalement médiéval fantastique que l’on découvre avec Sangdragon.
 


On croise souvent Vincent Urbain, frontman du groupe, sur les marchés médiévaux et féériques, d’ailleurs, il a même laissé son stand à l’intérieur du metal market à l’abandon pour monter sur scène. Le groupe est accompagné de quatre choristes lyriques qui donnent un petit côté metal symphonique plutôt plaisant.
 


La mise en scène n’est pas mal non plus. On a droit à un jongleur qui vient danser avec des bolasses enflammées sur scène, tandis que Vincent Urbain joue les guerriers l’épée à la main.
 


Une performance légère et animée qui dénote de tout ce qu’on a pu voir du weekend. Sangdragon nous offre un grand bol de fraîcheur avant de retourner dans les abîmes du black metal avec Selvans.

Je laisse ma place à Thomas Orlanth pour vous parler de Selvans.

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L’Italie se devait d’avoir aussi quelques représentants en black metal. Certes, il y a de nombreux éléments atmosphériques et le monde naturel et païen est très présent dans l’univers musical de Selvans.
 


Jeune formation datant de 2014, on remarquera leur album Lupercalia sorti l’an dernier.
L’ambiance se dirige vers les hurlements déchirants, non dénués de cette beauté mélancolique qui sied à merveille au black metal. La nature animale de l’humain est mise en avant dans leur œuvre, et il ne s’agit pas simplement de quelques masques horrifiques sensés remplacer le traditionnel body paint néanmoins bien présent. Non, Selvans veut s’inscrire dans un style que l’on pourrait presque qualifier de natural black metal.
 


Des longs morceaux comme "Lupercale", qui conclut d’ailleurs le concert, résument le style du groupe. On aime ou on n’aime pas, mais il faut reconnaître que la prestation des Italiens a été convaincante, même si leur type de musique peut parfois présenter quelques longueurs.
On appréciera le clin d’œil à Nokturnal Mortum avec une reprise de "Goat Horns".

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On avait déjà eu droit à un show folk de Percival la veille, aujourd’hui, c’est avec la formation metal de Percival Schuttenbach que l’on a pu apprécier la voix impressionnante de Christina Bogdanova.
 


En effet, la jeune femme passe de growls d’outre-tombe à voix claire en un claquement de doigt. Elle déborde d’énergie et la communique à son public qui danse et pogote joyeusement. Le service de sécurité ressort sa pancarte "slam recommandé" et ouvre le bal des gens qui surfent sur la vague des bras tendus. On sent une belle cohésion dans le groupe. Les musiciens ont l’air de s’amuser autant que le public.
 



Christina nous chante des légendes slaves qui collent tout à fait à leur univers pagan. Ces légendes sont mêmes illustrées par un peu de mise en scène. Une femme vêtue de blanc et tenant une pomme à la main vient se positionner sur scène le temps d’une chanson, puis Christina tient un lange dans les bras et le berce comme un nouveau-né avant de le faire voler en une explosion de plumes.
 


Pendant le concert, le guitariste Mikolaj Rybacki s’adresse au public en Polonais car il sait que certains le comprennent, et je remercie mon amie Elyane Maciejewska de m’avoir fait la traduction et de m’avoir permis de comprendre sur quoi allait finir ce concert haut en couleurs. Percival Schuttenbach achève son set avec un disco polo version metal. Le disco polo est un style musical des années 90 mixant musiques pop et disco. Les chansons de disco polo ont la particularité d’avoir des paroles souvent misogynes et homophobes, mais voilà … Christina Bogdanova ne chante pas n’importe quelle chanson de disco polo. Elle reprend une parodie des Bracia Figo Fagot qui pour le coup est totalement féministe car elle se moque du comportement des hommes polonais en boîte de nuit. En gros, cette dernière chanson raconte l’histoire d’un mec qui n’arrive pas à serrer en boîte. Dans le refrain, Christina lui dit de ne pas s’inquiéter car la plupart des hommes en Pologne ne savent pas draguer, et qu’heureusement il y a des bordels pour qu’ils puissent se soulager. Après tout un set visant à faire connaître les légendes passées de l’Est, Percival Schuttenbach finit celui-ci en se moquant ouvertement des comportements du présent.
 


A la fin du concert, les musiciens descendent de scène pour se prendre en photos avec le public et le service de sécurité. Un show qui nous aura ravi et mis une belle claque.


Retour au black metal avec Monarque et à la plume de Lionel / Born 666
 

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Le Québec est encore à l’honneur avec Monarque qui va nous prendre à la gorge avec un black metal pur et sincère d’une violence sans artifice. Les musiciens en noir ont revêtu leurs corpsepaints dans des tons noirs et gris.
 


Les titres sont ravageurs et font la part belle à Lys Noir (2013) avec "L'appel de la nuit", "Vigor mortis" et "La Quintessence du Mal" qui se suivent et entament leur set comme sur l’album. Le chant en français de Monarque est rêche et abrasif donnant un côté "true" et inquiétant sous le déluge d’une batterie désormais immaîtrisable et des guitares stridentes avec parfois cette petite touche black n’ roll déjantée et très accélérée.  
 


Ils clôtureront leur set par l'un de leur premier méfait c'est-à-dire un "Fier Hérétique" qui n’a rien à envier à certaines productions qui nous viennent généralement du nord de l’Europe. Bref, un groupe sincère, efficace et sans concession.

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Il est 18h50 et c’est au tour de Rotting Christ de mettre le feu à la scène. Pour les Grecs, pas besoin de fioritures et de mise en scène.
 


Leur seule prestance suffit à faire de leur show, un show mémorable. On sent bien que le groupe n’a rien à prouver. Les musiciens excellent dans leur style depuis les années 90. Ils ont des années de scènes derrière eux et sont toujours aussi impressionnants même en restant statiques. La musique parle, ils n’ont besoin de rien d’autre pour accrocher leur public venu en masse pour assister à leur concert.
 


Rotting Christ nous offre un set exceptionnel retraçant leur histoire musicale avec d’anciens morceaux comme "The Forest of N’Gai" et des nouveaux comme "Elthe Kyrie". Le public est comme hypnotisé. On a droit à du grand Rotting Christ, qui aurait mérité d’être une des têtes d’affiche de ce festival.


C’est au tour des Suédois de Månegarm de monter sur la Thor Stage. Encore un concert que l’on peut qualifier d’exceptionnel vue la rareté avec laquelle le quatuor nordique se produit en France.
 


Le Ragard Rock Fest est leur seule date française depuis la sortie de leur album Månegarm en novembre dernier. Le groupe a l’air heureux d’être là et nous dispense son viking black metal le sourire aux lèvres. Leur show est propre et énergique. Les musiciens n’hésitent pas à communiquer avec le public. Månegarm nous transporte dans un univers de batailles épiques et de guerriers sanguinaires avec les morceaux de leurs deux derniers albums. Dommage que la Thor Stage soit si loin du village viking.





Leur concert aurait servi de bande son parfaite au combat de lice qui est en train de se dérouler. D’ailleurs, certains combattants ont préféré aller voir leur show plutôt que de se remettre en armure pour combattre.


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Retour de Thomas Orlanth sur le concert de Kroda.

Lorsqu’on croise Eisenslav, le géant amateur de culturisme qui s’occupe du chant au sein de Kroda au hasard d’un détour derrière la scène, on se sent soudainement très petit et fragile. Sa stature reflète bien la nature du black metal mâtiné de légères influences folk pratiqué par le groupe: massif.

 


Le groupe arbore fièrement un drapeau suspendu sous le synthétiseur, pour une fois mis en avant sur la scène, rappelant qu’ils sont antireligieux et fiers de l’être. D’ailleurs, leur leitmotiv, illustré par la chanson éponyme, est clairement "Die with your god", morceau qui plonge dans un black metal plus ambiant, avant de se réveiller brutalement. Eisenslav tente d’ailleurs de jeter le drapeau dans le public, mais pour éviter tout débordement, les drapeaux – quels qu’ils soient – avaient été interdits pendant le festival. Et c’est donc la sécurité qui l’a récupéré. Dommage, mais compréhensible.
 


Même si le show est vivant et que les musiciens captent facilement l’attention du public, j’avoue que la première moitié du concert m’a laissé quelque peu de marbre. Ceci dit, le marbre c’est bien lourd donc au final, c’est sans doute normal !
 


Cependant, le meilleur est venu à la fin, avec deux reprises, l’une des russes Temnozor, à savoir le très beau et épique "Werewolf", et le magnifique "Jesu død" de Burzum. J’avoue qu’on n’entend pas souvent des titres de ce dernier groupe, et rien que pour cela, remercions Kroda pour ce bel hommage parfaitement exécuté.

 

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Il est 22h05, la nuit est tombée. Le moment est propice pour accueillir Gaahls Wyrd, la nouvelle formation de Gaahl sur scène. Lionel / Born 666 va vous parler de ce concert qui nous a tous laissé bouche bée.

On l’attendait de pied ferme après la fin de God Seed, annoncé mort avant même que les Norvégiens ne montent sur les planches du Motocultor l’année dernière…
 


Le show est parfait car le CV du bonhomme en impose et lui permet de panacher la couleur du set en piochant dans sa longue discographie passant du répertoire de Gorgoroth bien sûr avec pour hors-d’œuvre "Sign of an Open Eye", du God Seed comme on pouvait s’y attendre en plat principal avec "From the Running of Blood" mais cerise sur le gâteau (ça tombe bien car c’est le dessert) des morceaux de Trelldom ce qui fait d’un excellent concert un évènement qui passe dans une autre dimension.
 


Le charisme de Gaahl est toujours aussi impressionnant. Et pourtant il ne fait pas grand-chose, il se déplace lentement, calcule ses gestes, vous fixe derrière son corpsepaint dégoulinant. Il suffit de le voir pour ressentir une certaine force spirituelle planer au dessus de votre tête.
 


A ses côtés on retrouve les musiciens qu’on a pu croiser dans God Seed en live, c'est-à-dire : aux guitares Sir (Nidingr, Djerv, ex-Myrkur (live), ex-Trelldom) et Lust Kilman (Grimfist, Sahg), Frode Kilvik « Eld » ( Aeternus, Gravdal, Kraków, ex-Viðr, Taake (live)) à la basse et Baard Kolstad à la batterie (Borknagar, ICS Vortex, Leprous).
 



On ne s’ennuie pas une seconde en écoutant des titres variés issus des divers formations dans lesquelles le chanteur est passé mais on n’oubliera pas non plus un public totalement hypnotisé par le morceau "Steeg" (Trelldom) et son riff répété à l’infini pendant plus de dix minutes avec comme invité la charmante Kati Ran, tête pensante du projet folk nordique de L.E.A.F. venue avec son nyckelharpa (instrument de musique traditionnel à cordes frottées d'origine suédoise, plus précisément de la région d'Uppland, au nord de Stockholm) accentuer des notes dissonantes rendant les mélodies encore plus shamaniques. On aura un autre invité, moins charismatique celui-là mais monté sur des Rangers à ressorts avec Animae, leader de Darkend (Symphonic Black Metal) sur "From the Running of Blood" (God Seed) mais sans valeur ajoutée face à un Gaahl "impériaahl"
 


La prestation des Norvégiens aura immanquablement marqué cette édition par un éventail de titres variés passant d’un black metal des plus "roots" à des mélodies plus mid-tempos en passant par des rythmes totalement hypnotisants.

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La soirée touche à sa fin. Nargaroth prend place sur scène. Récit d'un concert inoubliable par Thomas Orlanth.

"Black metal ist Krieg !" Il s’agit bien d’une des phrases les plus authentiques dans les descriptifs utilisés pour la musique. Nargaroth et son porte-parole/crieur/fondateur Ash font partis des monuments historiques du genre.
 


Si vous avez été trop jeunes début 90, à l’époque où dans le grand nord, on se chauffait au bois d’églises norvégiennes et qu’on se tuait joyeusement à coups de couteau, vous avez raté l’émergence de ce qu’on nomme maintenant la seconde vague de black metal. Concrètement, en ce qui me concerne, il s’agirait d’ailleurs plutôt de la première, celle que certains qualifient de "true".
 


Tout ça se passait en Norvège. A peu près à la même époque, Kanwulf lançait Nargaroth plus au sud, en Allemagne. On ajoute à ça que le groupe a connu une instabilité de line up remarquable et qu’il ne tourne guère, et encore moins en France où leur dernière prestation remontait déjà à 2013 à l’occasion du Beermageddon parisien.Quoiqu’il en soit, c’est un Nargaroth remonté à bloc que l’on a pu voir ce soir en clôture du Ragnard Rock Fest.
 


Donc, "Black metal ist Krieg" est clairement la meilleure façon de commencer ce concert, histoire de définir simplement la thématique à venir. Le metal agressif et violent présenté ce soir nous ramène à l’essence même du genre, avec des passages d’une sublime poésie, comme sur "Sommer" ou "Abschiedsbrief des Prometheus", pour ne citer qu’eux. La setlist nous offre un best of d’une discographie riche et complexe, le tout repris avec une grande efficacité et beaucoup d’émotions.
 


Comme le dira Ash vers la fin du concert, sa rencontre avec le guitariste Beliath a été déterminante dans la continuation de Nargaroth. Quand on voit la frénésie déployée et la maîtrise des classiques du groupe, on veut facilement le croire ! Certes, le concert ne commençait pas sous les meilleurs auspices. En effet, une partie du matériel de scène et des affaires d’Ash a été égarée entre deux avions. Mais peu importe, la musique se vit et se passe très bien des artifices. Donc, avec un peu de matériel emprunté à Rotting Christ et la présence du cracheur de feu préalablement sur scène avec Graveland la veille, les problèmes purement matériels sont passés à la trappe.
 


D’autant plus qu’avec un très charismatique Ash sur la scène, on s’en fout complètement du reste. Nargaroth balance la sauce et parvient à créer cette ambiance teintée de folie et de rage, mais aussi de noirceur et de tristesse qui est la marque de fabrique de la formation. Et encore, je ne parle pas du grand moment où résonnent les notes lancinantes de "Seven Tears are flowing to the River", un des plus beaux morceaux tous groupes confondus en ce qui me concerne. L’émotion a été là, du début à la fin, c’est à ça qu’on reconnait les grandes œuvres.
 


Peu de personnes parviennent à rester authentiques après tant d’années. Pas de doute, il faudra encore compter avec Nargaroth ces prochains temps. J’ai hâte de voir la suite en tout cas, sur scène ou en studio. En attendant, merci pour cette très belle clôture d’un très beau festival !
 

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Cette deuxième édition du Ragnard Rock Fest s’achève avec un set de DJ qui ressemble plus à une boom ou soirée entre potes qui dérape parce qu’on a laissé choisir la musique au mec bourré qui n’aime que les vieux tubes pourris. Une conclusion plutôt rigolote qui a déplu à certains rabat-joies mais qui a permis à tous les bénévoles et organisateurs de pouvoir relâcher la pression accumulée ces dernières semaines et qui montre aussi encore une fois toute la diversité que l’on peut trouver à ce festival. Un festival qui a été controversé, mais qui au final s’est passé dans le calme et le respect de tous les individus présents sur le site. De mémoire de festivalière, je n’ai jamais rencontré de public aussi calme et respectueux de l’environnement. Ok, on  a vu passer quelques t-shirts limites et quelques bras tendus dans la foule, mais pas plus que dans d’autres festivals et les gens ont su se tenir malgré les divergences d’opinions.
 



Ceci est dû à des organisateurs qui ont su gérer les choses et parer aux éventuels débordements. Qui ont également tenu compte des remarques faites pendant la première édition pour améliorer la vie des festivaliers. Il y a encore quelques couacs, notamment au niveau des douches et du système de runes mais rien de bien grave. Dommage qu’il y ait eu quelques problèmes techniques, en particulier le premier soir pendant le concert de Nokturnal Mortum, mais là encore, du mieux comparé à l’année précédente. Je préfère retenir un site agréable en pleine nature, un village viking avec des artisans et des troupes au top, un metal market et des stands de nourriture pour tous les goûts et surtout, SURTOUT, une programmation très diversifiée, avec des groupes venant des quatre coins du globe (Ukraine, Russie, Grèce, Suède, Canada, Pologne, Espagne, Allemagne, France, Argentine, etc.) offrant tout un panel de concerts hauts en couleurs, avec la venue de musiciens qui avaient très peu, voire jamais joué en France. Bref, vivement la prochaine édition !
 

Live report : Eloïse Morisse, Thomas Orlanth et Lionel / Born 666
Photos : © 2016 Thomas Orlanth  - galeries complètes sur le site internet: www.thomasorlanth.com / facebook
© 2016 Lionel / Born 666
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe

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