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Xtreme Fest 2017 - Jour 1

Et de cinq ! Voilà maintenant cinq ans que l'association Tarnaise Pollux Asso organise tous les ans l'Xtreme Fest, un festival placé sous l'égide du punk / hardcore / metal et cinq ans que l'on se régale dans une ambiance zguen. Comme à son habitude, le festoche a investi le superbe site de Cap Découverte à Carmaux, juché au sommet d'une colline donnant sur un lac (propice aux sports aquatiques) relié par des télésièges et même une tyrolienne ! Qui dit mieux ?


Cette fois encore, l'Xtreme Fest proposera deux scènes : la X Stage en intérieur, belle salle de spectacle d'environ mille-cinq-cent places avec un balcon garni de sièges ainsi que l'EMP Stage située au-dehors). Pour les festivaliers qui ont planté la tente, il y a aussi une scène en forme de cage ronde et rouillée dans le camping, histoire d'être réveillé en douceur (douleur ?) dès la fin de matinée après une nuit bien arrosée...

Du côté de l'affiche mouture 2017, l'Xtreme Fest a mis les plats dans les grands en invitant Max & Iggor Cavalera, Abbath, Carcass, Pennywise, Kadavar ou bien Good Riddance... Difficile donc de passer outre ce festival qui se place d'emblée comme LE festival phare de musique(s) amplifiée(s) dans le sud de la France !

 

JOUR 1 / Vendredi 28 juillet

 

 

TERROR SHARK – 17h45 / 18h30 (EMP Stage)

 

Quand Terror Shark débarque sur scène, on va vite rentrer dans le bain... dans tous les sens du terme ! En effet, les trois costauds nous balance un thrash hardcore punk crossover burné à la sauce requin et prend un malin plaisir à balancer dans le public de la EMP Stage des bouées roses ou des baudruches de squale. Autant dire qu’il n’en fallait pas moins pour que l’assemblée se lâche dans le pit où se côtoient donc pogos furieux et circle pits sur un visuel de bouées fluo... La bonne ambiance, quoi !

Terror Shark

Sur les planches, on ne peut pas dire que Terror Shark fait dans la dentelle et que le quatuor cherche à faire rentrer de belles mélodies dans nos esgourdes... Non, le groupe montpeliérain fait une musique sans concession qui défouraille sévère avec seulement une guitare, une batterie et un chant (pas de basse, donc). C’est volontairement énergique, agressif, court, rentre-dedans (voire carrément bas du front à l’image des classieux "Take It Up By The Ass" et "Vas Te Faire Foutre"), dans le sillon de Municipal Waste (qui a inspiré le nom du groupe ?)... mais c’est ce qu’il fallait pour  bien débuter ce festival.

Les hostilités sont donc bel et bien lancées et Terror Shark ne va pas s’arrêter pour autant puisqu’il va enchaîner quelques brûlots marquants qui font mal comme "Die Fucker Die", "Empty Track" ou "Anything At All" issu de leur premier album Last Men Standing. De plus, le frontman Jérôme est visiblement en forme et ne cessera d’harranguer le public avec succès. Le bonhomme ira même slammer dans la foule avec un body board "Mosh" histoire d’en remettre une couche et de désinhiber les derniers réticents.

Terror Shark

Enfin, pour parfaire ce tableau festif aux couleurs chatoyantes, Terror Shark clôturera son set avec  un "Fight For Your Right (To Party)" des Beastie Boys rugueux à souhait, mais carrément bonnard ! Ça y est, le fest a bel et bien démarré…Hell yeah !

Jump For Me
There Will Be Blood
Idiot
G.F.Y.A.D
Obey
I'm In Charge
Never trust
Die Fucker Die
Take It Up By The Ass
Vas Te Faire Foutre
Empty Track
Galino Mosh
Superman
Anything At All
SSS Then FFF
Fight 4 Your Right



 

HATESPHERE – 18h30 / 19h15 (X Stage)
 


Fort de leur très bon album New Hell sorti en 2015 sous la houlette de l’indéboulonnable Tue Madsen, les Danois d’HateSphere se sont taillé une jolie petite réputation depuis ces deux dernières années. Il faut dire aussi que leurs tournées avec des groupes comme Crowbar ou Soilwork ont contribué à leur soudaine notoriété si bien que pas mal de festivaliers se sont empressés d’investir la X Stage pour découvrir le thrash / death d’HateSphere. En plus la salle est climatisée donc c’est tout benef ‘...

Hatesphere1


Dès le premier morceau "New Hell", le groupe se donne à fond et occupe bien l’espace à la plus grande joie du public qui va bien bouger d’entrée de jeu. C’est un carton plein pour les Danois qui n’en attendait pas tant ! Inutile de dire que le groupe ne va pas se faire prier pour enchaîner et distiller une musique brute de décoffrage qui tabasse ("The Fallen Shall Rise In A River Of Blood", "Resurrect With A Vengeance", "Murderlust") avec un gros son. Parfois un peu brouillon... mais gros son, quand même !
Cependant, au fil du set, l’ambiance va peu à peu retomber et passé la bonne surprises des premiers morceaux, le public va se détacher petit-à-petit du son d’HateSphere et observer d’une oreille distraite ce qui se passe sur scène tandis que d’autres préfèreront aller s’acheter à manger et/ou à boire avant le grand rush de 19h / 20h...

Hatesphere2

Malgré la bonne prestation d’HateSphere et la bonne communication d’Esben "Esse" Hansen, le groupe peine donc à convaincre le public qui le découvrait ce soir et à faire redécoller son set comme sur les premiers titres.  Pourquoi ? Nul ne le sait vraiment... mais c’est bien dommage car l’envie est là, l’énergie aussi...

Conclusion : quand ça veut pas, ça veut pas !

Intro (The Persuaders Theme)
New Hell
The Fallen Shall Rise In A River Of Blood
Resurrect With A Vengeance
Lines Crossed Live Lost
Murderlust
Drinking With The King Of The Dead
Forever War
Iconoclast
Sickness Within



 

CLOWNS – 19h15 / 20h15 (EMP Stage)
 


Ça faisait un petit moment qu’on entendait parler du punk rock des Australiens de Clowns mais on n’avait jamais eu l’occasion de voir en live ce que pouvait donner le groupe. Et à vrai dire, le nom du groupe ne nous invitait pas tellement à en savoir plus sur cette "sensation punk" et à nous rendre devant la EMP Stage. Quelle erreur, mes amis ! Quelle grossière erreur...



À peine arrivé sur scène, Clowns va nous en mettre plein les oreilles avec une musique nerveuse qu’on pourrait situer entre The Adolescents et The Bronx agrémenté d’une attitude scénique remarquablement barrée ! Visiblement décontenancé par cette entrée tonitruante et d’une rare intensité, le public de l’Xtreme Fest a été cueilli à froid par la déferlante Clowns mais il va vite rentrer dans l’univers déjanté de Stevie Williams et de sa bande. En effet, les Australiens vont mettre le feu en distillant des compositions relativement courtes mais ô combien accrocheuses qui vont mettre tout le monde d’accord : la découverte de ce premier soir, c’est bien Clown.

Sur scène, le groupe bouge dans tous les sens tant et si bien que les gratteux Rod Goon et Will Robinson manqueront de se télescoper, tandis que Stevie Williams lui, semble monté sur ressorts puisqu’il bondira partout avant d’aller dans le pit, non sans aller escalader la structure de la EMP Stage sous les regards interloqués de la Sécurité...



Musicalement, l’ensemble tient super bien la route et la prestation est plus que bonne. On peut parfois entendre des petits pains ici et là (oui, ce n’est pas toujours facile de bien jouer de la guitare car on bouge trop et quand votre chanteur vous saute dessus...), mais rien de rédhibitoire car tout marche à l’énergie et la dynamique mise en place est tout simplement parfaite. Pour couronner le tout, la bassiste Hanny J. prendra parfois le chant sur quelques titres histoire de donner une nouvelle dynamique aux morceaux... et permettre à Stevie de se lâcher encore plus sur les planches, sans se soucier du chant !

Au final, Clowns aura réussi le tour de force de fédérer autour de lui les curieux et les fans à travers une prestation complètement folle mais d’une redoutable efficacité. Les Australiens auront marqué de leur empreinte ce premier jour du festival, et il faut bien avouer que ce concert-là valait le coup tant on a eu affaire à un groupe hors norme. Véritablement hors norme...


 

 

NOSTROMO – 20h15 / 21h15 (X Stage)
 


Quel plaisir de savoir que les Suisses de Nostromo sont de retour ! En effet, suite à leur split en 2005 peu après la sortie de Hysteron-Posteron (2004), on n’osait pas espérer revoir un jour sur scène ce rouleau compresseur de metal extrême grindcore / death. Or, quand Nostromo a annoncé sa reformation en 2016 et a assuré la première partie de Gojira en début d’année 2017, nombreux sont ceux qui sont allés à Lourdes brûler des sièges (ou déterrer des cadavres) pour accueillir cette excellente nouvelle...

 


Autant dire que la X Stage est prise d’assaut par toute une horde de fans et que l’ambiance est déjà chauffée à blanc alors même que nos amis helvètes n’ont pas encore mis un orteil sur scène ! C’est plutôt bon signe... Ayant déjà eu la chance de voir le Nostromo mouture 2017 à Toulouse au Bikini en première partie de Gojira, il n’y aura pas tellement d’effet surprise ce soir pour les roublards que nous sommes.. Ceci étant, force est de constater – encore une fois – que les Suisses n’ont rien perdu de leur puissance et de leur aura malgré toutes ces années d’absence sur la scène metal en tant que groupe (Jéjé s’est investi dans Mumakil).

Ainsi, dès "Epitomize", Nostromo va vite remettre les pendules à l’heure et se rappeler au bon souvenir du public. Les patrons sont Suisses, qu’on se le dise ! En l’espace de quelques minutes, ces vieux briscards du metal vont éclater les oreilles des festivaliers de l’Xtreme Fest et distiller un metal technique extrême ultra agressif mais redoutablement accrocheur ("Selfish Blues", Lost Inside", "Sunset Motel"...).

On a l’impression que les enfants cachés de Napalm Death et Nasum ne nous ont jamais vraiment quittés tant le set coule de source ! Tout est parfait : le chant, les riffs, la section rythmique... tout !
Et on se prend à rêver que cette reformation amène à la sortie d’un nouvel album... (on me dit dans l’oreillette que ce n’est peut-être pas un rêve...).



Nostromo est impérial ce soir et balance des parpaings en béton armé sur le public qui en redemande ! Biiiim ! Prends-toi donc dans les dents "Pull The Pin", "Collapse" et "Rude Awakening" ! T’en veux d’autres ? Ok… "Uraeus" et "Corrosion", une reprise de Nasum devrait te mettre à terre...

Bref, une heure. Il aura fallu juste une petite heure pour que Nostromo défouraille tout sur son passage et reprenne les galons qu’il avait laissé en 2005. Une heure de guerre, une heure de divine jouissance auditive, une heure de poutrage intensif... mais une heure, c’était beaucoup trop court ! Vivement un nouvel album et une tournée !

Intro
Epitomize
Selfish Blues
Stillborn Phrophet
Lost Inside
Sunset Motel
Pull The Pin
Collapse
Rude Awakening
Uraeus
Corrosion (Nasum cover)
Xenomorphic
Delight
Twist The Knife




 

FACE TO FACE – 21h15 / 22h15 (EMP Stage)

 

Difficile de se remettre de la grosse fessée de Nostromo et de repartir devant la EMP Stage pour se remettre du punk dans les oreilles ! Allez, un petite bière... et hop, c’est reparti ! Avec Good Riddance, les Américains de Face To Face font figure de vétérans du punk rock sur l’affiche du premier jour de l’Xtreme Fest.  Les papis font de la résistance.



Mais peu importe l’âge pourvu qu’on ait la fouge, comme dirait l’autre ! Face To Face va arriver sur scène sur un "You Lied" tonitruant. Les vieux routards balancent bien la sauce si bien que le pit s’enflamme vite au son punk rock mélodique typé 90’s. Ça joue vite, ça joue bien, ça joue fort et les Américains déroulent leur set à la vitesse grand V et le chef d’orchestre, Trever Keith semble bien en forme. Qui plus est, Face To Face va axer son concert sur des vieux titres du début des 90’s comme "You’ve Done Nothing", "A-OK", "Walk The Walk" ou "I Want" qui nous replonge plus de 25 ans en arrière dans un punk rock mélodique certes peu surprenant, mais hautement efficace. C’est un véritable retour dans le passé qui fait plaisir.

Le groupe ne placera seulement que trois petites titres de son dernier méfait de 2016, Protection, avec "I Won't Say I'm Sorry", "Bent But Not Broken" ou "Double Crossed" qui font bien le job, même s’ils n’ont pas la force du puissant "Disconnected" qui clôturera le show quelques minutes plus tard. Cependant, malgré les qualités évidentes du set de ce soir et les titres classiques joués, il n’a pas été facile de rentrer totalement dans ce concert tant Face To Face semblait en pilotage automatique.



En effet, le show était tellement millimétré et presque trop parfait qu’il n’y avait tellement d’âme dans cette prestation de Face To Face ! On s’est senti un peu exclu du concert tant les Américains déroulaient leurs compositions de manière trop automatique sans partager pas grand-chose avec un public tout acquis à sa cause ! Autant se mettre un mp3 dans les oreilles...


You Lied
You've Done Nothing
I Won't Say I'm Sorry
Ordinary
A-OK
Walk The Walk
Blind
Bent But Not Broken
I Want
Double Crossed
It's Not Over
Disconnected




 

SEPTICFLESH – 22h15 / 23h15 (X Stage)
 


Ça faisait une grosse année qu’on n’avait pas vu les Grecs de Septicflesh dans le sud de la France et force est de constater que l’annonce d’une date à l’Xtreme Fest a rempli de joie pas mal de fans ! Qui plus est, la sortie imminente d’un nouvel album intitulé Codex Omega pour le 1er septembre de cette année avait de quoi attirer le chaland, puisque le groupe commence d’ores et déjà à le promouvoir...

Mais la nouveauté ce n’est pas encore pour aujourd’hui ! Ainsi, après une intro sur le thème de "Dogma Of Promethus", c’est avec "War In Heaven" que Septicflesh lance les hostilités. Comme à son habitude l’ensemble oscille entre metal virulent et mélodie, le tout dans un univers assez recherché. Il n’en faut pas plus pour que l’audience de la X Stage se lève comme un seul homme et réponde présent face aux Grecs qui affichent de larges sourires. Ceci étant, malgré la bonne volonté du groupe, le son n’est pas extra à cause des samples et des parties de basse (qui ont l’air d’être parfois doublées ?), si bien que le set de Septicflesh aura du mal à véritablement décoller au scotcher tout le monde.


De plus, la bande à Spiros et Christos prendra pas mal de pauses entre les morceaux au bout de quelques minutes, ce qui aura pour effet de casser les dynamiques mises en place au travers des morceaux... C’est bien dommage ! De fait, l’ambiance est un peu en dent de scie tant le public est souvent arrêté net dans son élan par les baisses de régime entre les compositions.

Malgré tout, Septicflesh maîtrise bien son sujet au fil de son set à la fois sombre et grandiloquent. La section rythmique tourne à plein régime et Christos délivre des plans de gratte d’une redoutable efficacité ("Communion", "Pyramid God"...). De plus, Spiros communique beaucoup avec le public et réussit sans peine à mettre en place une véritable connexion avec les fans (il va même s’improviser chef d’orchestre) qui le lui rendent bien vu que ça bouge pas mal dans le pit malgré le manque d’enchaînement.

Du côté de la setlist, c’est un peu la douche froide, car avec la sortie imminente de Codex Omega, on aurait aimé pouvoir se mettre quelques nouveautés sous la dent mais il n’en sera rien, puisqu’on aura droit qu’à du classique de la période Titan. Il va donc falloir patienter encore un petit mois.



En définitive, même s’il est indéniable que Septicflesh connaît son affaire, le concert de ce soir était en demi-teinte tant le son n’était pas très bon et les longueurs entre les morceaux ont un peu plombé l’énergie du début. Gageons que nos amis Grecs étaient fatigués en ce vendredi soir (Spiros pensait être à Toulouse pendant tout le concert...) et que les futures dates soient un peu mieux ficelées. Le rendez-vous est d’ores et déjà pris pour le Fall Of Summer début septembre, juste après la sortie de Codex Omega ! Là au moins, on aura de la nouveauté.





 

GOOD RIDDANCE – 23h15 / 00h15 (EMP Stage)
 


Aaaaaaah Good Riddance ! Les années 90’s ! Tout ce temps à faire du skate sur le parking du Leclerc à côté de chez nos parents, boire du Panaché Force 4 et des Monaco entre potes... la belle époque, quoi ! Depuis que le groupe s’est reformé en 2012 après cinq ans de silence, Good Riddance a le vent en poupe, notamment grâce au très bon Peace In Our Time sorti en 2015 sur le label de Fat Mike de NOFX.

Et ce soir, c’est un soir un peu spécial pour les Américains, car c’est dans le cadre de l’Xtreme Fest que le groupe démarre officiellement sa tournée européenne en compagnie de Face To Face.  Cet European Tour qui passera dans de nombreux pays (Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Hollande, Autriche, Italie...) est déjà sold out sur quelques dates, donc pour ce premier concert Good Riddance compte faire bonne impression !



Inutile de faire durer le suspense : la mission sera parfaitement accomplie. La bande à Russ Rankin a démontré qu’elle en avait encore sous le pied et que la jeune génération était encore loin de l’avoir enterrée qu’on se le dise... En effet, ce soir Good Riddance s’est payé une nouvelle jeunesse à travers un set nerveux qui a fait la part belle aux classiques  comme "Weight Of The World", "A Credit To His Gender", "Fertile Fields" aux côtés de titres plus récents comme "Out Of Mind" ou le fédérateur "There’s No "I" In Team". Malgré le poids des années, le groupe se donne bien sur scène (mention spéciale au gratteux Luke Pabich) et délivre une sacrée dose de réelle énergie.

De son côté, l’immense Russ Rankin maîtrise son sujet de bout en bout et nous offre un chant qui tient bien la route. On sent que l’homme est bien en forme et que cette première date de la tournée s’avère importante tant il s’applique (il en oubliera parfois de communiquer avec un public chauffé à blanc...). De fait, le concert sera parfaitement exécuté sans aucune fausse note. Il semble donc que la machine Good Riddance soit d’ores et déjà bien huilée... quitte à être un peu mécanique !



Au final, le quatuor a gratifié l’Xtreme Fest d’un set ultra solide – même si Russ s’est contenté du minimum syndical à certains moments – et a su ravir les fans de la première heure (mais aussi les autres) grâce à des titres des 90’s qui ont passé allègrement l’épreuve du temps, à la manière de l’hymne "Mother Superior" repris à l’unisson. Bref, si jamais les Amerloques avaient eu la bonne idée de faire une tournée sur le vieux continent pour tester le terrain européen en vue de la sortie d’un futur album, ils ont dû être rassurés pour cette première date !

Allez, il est temps de ranger nos skates et de terminer nos Panachés Force 4...




 

CARCASS – 00h15 / 01h45 (X Stage)
 


C’est déjà l’heure de se presser en masse dans la X Stage pour voir les Anglais de Carcass clôturer ce vendredi. La salle est fort bien remplie pour ce premier jour de festival et le groupe attendu de pied ferme par toute une horde de fans prêts à en découdre sur la musique puissante des pères Jeff Walker et Bill Steer visiblement contents d’être ici.

Après l’intro "1985" issue du dernier méfait en date, Surgical Steel sorti chez Nuclear Blast, Carcass va tailler d’entrée de jeu dans le lard avec un violent "316L Grade Surgical Steel" qui va poser les bases de ce sera le reste du concert : du gros, du lourd, du costaud !



En l’espace de quelques mesures, les Anglais vont prendre possession de la X Stage et dérouler "tranquillement" des morceaux puissants piochés dans la discographie du groupe avec quelques vieilleries qu’on a toujours plaisir à entendre ("Reek Of Putrefaction", "Exhume To Consume", "Corporal Jigsore Quandary"...) et des titres plus récents ("Cadaver Pouch Conveyor System", "Unfit for Human Consumption"...) qu’on a toujours plaisir à entendre, aussi !

Malgré un son parfois un peu juste (et un poil brouillon selon l’endroit où on se trouvait), Carcass fait parfaitement le job au travers d’un set sans fausse note et d’une remarquable intensité ("Buried Dreams", "Edge Of Darkness", "Exhume To Consume"...). Il faut dire aussi que le groupe ne laisse quasiment aucun temps morts entre les morceaux et que l’ami Walker et ses p’tits copains imposent une violence sonore plutôt couillue ("Keep On Rotting In The Free World").

Sur scène, le chanteur / bassiste focalise toute les attentions et nous sert une prestation parfaite avec un chant bien comme il faut, qui oscille entre une agressivité primaire et des passages parfois envoûtants d’intensité ("Incarnated Solvent Abuse"). On ne le dira jamais assez : il est vraiment bon ce Jeff Walker ! Pour ne rien gâcher, le bonhomme essaye de s’exprimer en français dès qu’il le peut, histoire se mettre les fans dans la poche, comme s’il en était besoin...



Dans le pit, c’est la guerre. En effet, Carcass remporte tous les suffrages ce soir et l’ambiance au sein de la X Stage est excellente, si bien qu’on sent une véritable osmose entre le groupe et "son" public qui se donne sans compter. Mais les bonnes choses ont malheureusement toujours un fin et après un petit moins de 90 minutes, Carcass quitte la scène après avoir sorti de derrière les fagots le terrible "Heartwork" qui a fait des traces dans tous les pantalons. Malgré son quart de siècle, ce titre n’a pas pris une ride si bien qu’il a terminé de mettre à genoux bon nombre de festivalier...

1985
316L Grade Surgical Steel
Buried Dreams
Incarnated Solvent Abuse
Unfit for Human Consumption
Cadaver Pouch Conveyor System
Captive Bolt Pistol
Edge Of Darkness
This Mortal Coil
Exhume To Consume
Reek Of Putrefaction
Black Star
Keep On Rotting In The Free World
Corporal Jigsore Quandary
Heartwork
 

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Après un passage au bar VIP où la bière coule à flot et le son hurle dans les enceintes via la platine du terrible DJ Mulot, il est temps d’aller prendre un peu de repos et de reposer nos oreilles endolories car demain va être encore un grand jour... et il va faire chaud. Très chaud !

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