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Xtreme Fest 2017 - Jour 3


Voilà donc le troisième et dernier jour de cette cinquième édition de l’Xtreme Fest. Le soleil tape fort, les organismes sont fatigués des frasques et des excès de la veille mais l’envie de profiter au maximum du cadre de ce super festival nous pousse à nous lever tôt. Après un détour au camping pour assister à un combat de voiture téléguidées, cap sur le festival pour le grand final...
 




JOUR 3 / DIMANCHE 30 JUILLET 2017



MEKAORA – 16h20 / 17h (EMP Stage)

 


16h20. Il fait très chaud quand les Parisiens de Mekaora lancent officiellement les hostilités de ce troisième jour de l’Xtreme fest sur la EMP Stage. Évoluant dans un metal moderne avec du chant français, les p’tits gars entament leur set devant un parterre malheureusement plutôt maigre (certains festivaliers ont préféré rester dans la fraîcheur du lac...).
 

 

Il n’était donc pas évident pour Mekaora de débuter face à un parterre quasi absent, mais le groupe fera preuve de professionnalisme et jouera le jeu à fond dès la doublette "On Est Toujours À Babel" et L’Illusionniste" qui ont le mérite de présenter une musique bien tournée. Ainsi, même si on ne verse pas dans l’originalité la plus extrême, le combo délivre un metal sincère et plutôt bien amené au fil de compositions matures comme "Prophète" ou "Atomes".

Le maigre public ne s’y trompe d’ailleurs pas puisque les festivaliers mettront en place un petit wall of death et des circle pits histoire de faire honneur aux parisiens. À partir de là, les choses vont se décanter et Mekaora se détendre pour complètement se lâcher et envoyer du lourd ("The Rapture", "Delirium").





Malgré un faible public, Mekaora aura réussi une prestation fort honorable et montré pas mal de facettes super intéressantes au travers de sa musique. Il faudra donc revoir le groupe dans un cadre plus intimiste pour pouvoir nous conforter dans l’idée que Mekaora est un projet qu’il faut garder à l’œil (et aux oreilles) !

Setlist:
On Est Toujours À Babel
L’Illusionniste
Abysses
Prophète
Atomes
The Rapture
Delirium
Ersatz




DELUGE – 17h / 17h45 (X Stage)

 

Fiers représentants de l’écurie des Acteurs De L’Ombre, Déluge n’est venu pour enfiler des perles ! Évoluant dans une sorte de post hardcore teinté de sludge, le groupe lorrain va mettre en place un set d’une rare intensité dont il sera difficile de se remettre, à l’image de sa prestation remarquée lors de l’In Theatrum Denonium de Denain en mars 2016.
 


En effet, en l’espace de quarante-cinq minutes, les lorrains vont balancer une musique violente qui alterne passages ultra violents et plans dépressifs lancinants qui ne laissent pas de marbre. Le son de Déluge est si massif qu’il prend le public à la gorge pour ne plus le lâcher. Chaque passage est redoutable d’efficacité et remue les tripes ("Melas|Khole"). De plus, le chant hurlé est lui aussi très singulier dans la mesure où il est parfois placé là où on ne l’attend pas, ce qui donne un côté encore plus malsain à la musique de Déluge. C’est un uppercut qu’on se prend...





Sur scène, la prestation est froide, voire carrément glaciale ce qui rajoute à l’ambiance un sentiment de malaise. Ajoutez à cela des lumières hypnotiques sur des morceaux à la violence bien maîtrisée et vous obtenez un set qui tape fort ! Il sera difficile de s’en remettre. De plus, Déluge – qui porte bien son nom – va enchaîner les parpaings en béton armé ("Avalanche", "Appâts"...) et mettre le public de la X Stage à genoux... pour mieux le piétiner et danser sur son cadavre !

On avait pas vu arriver le Déluge pour ce troisième jour et autant vous dire que ce qui nous est tombé dans les oreilles a été digne de l’apocalypse ! Les Lorrains ont délivré un set aux accents post hardcore dont on se souviendra longtemps !

Setlist:
Klartraümer (Intro)
Bruine
Melas|Khole
Avalanche
Appâts
Naufrage
Houle




HEAVY HEART – 17h45 / 18h30 (EMP Stage)
 


Cela faisait un moment que l'on attendait parler (en bien) des nantais d’Heavy Heart si bien qu’il nous tardait vraiment de découvrir le punk rock de ces p’tits gars-là. Tout comme leurs homologues de Shut Up ! Twist Again ! la veille, Heavy Heart se pose comme l’un des nombreux rejetons de la scène punk moderne façonnée par Guerilla Poubelle et distille donc une musique encartée dans cette veine-là.





De fait, on ne peut pas dire que les Nantais ont inventé la machine à courber la banane, mais ils distillent cependant des compositions plutôt efficaces et accrocheuses, notamment grâce à de bonnes mélodies et des harmonies vocales bien sympas de tout le groupe. En effet, le chant est partagé entre les deux gratteux Louis et Lylian tandis que le bassiste Moreno assure les chœurs avec beaucoup d’aplomb.

Du coup, les titres ne se pas redondants et possèdent un certain cachet bien plaisant à écouter ("Silent Fortress", ou le reprise Our Love Is A Mess" des toulousains de Ghost On Tape). Petit à petit, le parterre se presse devant la EMP Stage pour se trémousser sur des brûlots de punk rock bien ficelés ("Unravel", "Cursed" ...) qui rentrent dans le cervelet.
 


On sent qu’Heavy Heart a une certaine expérience scénique et que les musiciens ne sont pas des manchots. L’ensemble tourne à plein régime et les refrains sont tout simplement imparables ("What We Lost", "Caged"), si bien que le public n’a pas de mal à se retrouver dans l’univers des Nantais. Au final, Heavy Heart a su s’imposer à la force du poignet sous un soleil de plomb grâce à sa musique accrocheuse et une bonne dose d’énergie.

Le dernier album en date, Distance est sorti dans les bacs cette année, et on compte bien y poser nos deux oreilles dessus, histoire de confirmer la bonne impression de ce concert !

Setlist:
Out Of Hand
Silent Fortress
Respite
Unravel
Desert
Worrier
Cursed
Our Love Is A Mess
Poison
What We Lost
Caged

 




MARS RED SKY – 18h30 / 19h15 (X Stage)
 


Il s’en est donc passé du temps depuis la toute première fois qu’on avait eu affaire aux bordelais lors du Garorock 2011 (du temps où le Garorock était un festival de rock...) et le moins que l’on puisse dire c’est que Mars Red Sky a gagné ses galons de bon p’tit groupe français de stoner / psyché qui va bien fort d’une récente tournée en première partie de Blues Pills et de bon albums.





Dès l’opener "Hoovering Satellites" qui lance les hostilités, le chanteur gratteux Julien Pras ne semble pas dans le bain... Il faudra quelques secondes pour que le bonhomme cale son chant et lance la fusée Mars Red Sky en orbite sur l’Xtreme Fest. Très vite, le public se laissera prendre dans la musique psyché / stoner des bordelais parfaitement mise en relief par un son singulier et la voix si particulière de Julien. L’univers à la fois intimiste et explosif mis en place par le trio est d’une rare intensité, et même s’il n’est pas évident de l’apprivoiser d’entrée de jeu, le groupe réussit le tour de force de l’imposer assez vite.

Il faut dire aussi qu’avec des titres racés à l’image de "Be My Guide" ou "Mindreader", on ne peut que saluer le savoir-faire des bordelais qui flirtent parfois avec le progressif dans les structures de leurs morceaux, comme sur "The Apex" qui est un titre hybride avec le début de "The Light Beyond" et de "Apex 3" ! Bref, malgré une musique introspective, les bordelais n’ont pas eu de mal à remporter tous les suffrages et gagner de nouveaux adeptes... chapeau !





En fin de compte, malgré une entrée un petit peu bancale sur le premier titre, Mars Red Sky aura démontré (encore une fois !) son immense potentiel et une réelle créativité. Gageons que le trio ne devienne l’une des valeurs sûres françaises du rock psyché / stoner et que sa notoriété dépasse une fois pour toutes les frontière hexagonales. Mars Red Sky est au décollage, vers l’infini et au-delà... !

Setlist:
Hoovering Satellites
Be My Guide
Mindreader
Strong Reflection
The Apex



 

SIBERIAN MEAT GRINDER – 19h15 / 20h15 (EMP Stage)


Amis de la poésie, du bon goût et des belles mélopées passez votre chemin et fuyez les abords de la EMP Stage... Oui, car les russes de Siberian Meat Grinder vont entrer sur scène et ça va défourailler sévère jusqu’à la descente d’organes ! Le groupe est donc ce soir bien présent à l’Xtreme Fest et va nous le faire savoir. Ainsi, fidèles à leur réputation de bulldozer hardcore / metal aux accents thrash, les joyeux drilles de SMG vont faire trembler les contrées de Cap Découverte dès les premières mesures de ''Hunt The Steel". Ouch ! Ça va piquer... 

Malgré l’absence d’un chanteur (Robert The Dark Shaman) sur cette tournée, le groupe ne va pas rester sur la réserve et envoyer du lourd d’entrée de jeu, à l’image du terrible vocaliste Vladimir The Great Tormentor qui, derrière son masque, va mener de main de maître la petite équipe.
 


L’homme ne semble pas souffrir de l’absence de son collègue et parvient aisément à s’imposer ("Face The Clan", "Slay The Dragon"). Il fait dire que la machine tourne à plein régime derrière lui ! Sans temps mort ni baisse de régime, Siberian Meat Grinder va enchaîner les uppercuts sonores à l’image de "Chainsaw In The Dark", "Walking Tall" ou "Hail To The Tsar" à la manière d’un bûcheron et ne laisser aucun répit au public. Le pit est en feu et répond comme un seul homme aux moindres sollicitations du chanteur masqué. Au menu : pogos en pagaille, slams, circle pits etc...

Les russes connaissent leur affaire et maîtrisent leur set de bout en bout avec pas mal de passages bien techniques (''Still In The Game") et de changements de rythmes bien sentis. Ainsi, derrière une apparence façon bas du front, SMG est une machine de guerre bien huilée et hautement plus subtile qu’il n’y paraît. Les compositions brutes de décoffrage ne sont pas simplistes pour autant ce qui donne pas mal de relief à l’ensemble.





Et vlan ! Siberian Meat Grinder a tout ravagé sur son passage en l’espace d’une petite heure, et laisse un pit ravagé, et des oreilles en sang. Fort d’une prestation ultra nerveuse et énergique, les russes ont réussi à retourner la EMP Stage au fil d’un set d’une rare violence ! Mais Dieu, que c’était bon...

Setlist:
Hunt The Steel
Slay The Dragon
Face The Clan
Still In The Game
No Way Back
Chainsaw In The Dark
Interlude
Walking Tall
Hail To The Tsar
Fire From The Grave




 

THUNDERMOTHER – 20h15 / 21h15 (X Stage)



Nom de Zeus, Marty ! Il faut qu’on revienne dans les 80’s pour écouter du hard rock à l’ancienne, comme au bon vieux temps. Faisons donc un saut dans l’espace-temps pour retrouver sur la X Stage les filles de la maman du tonnerre...  Oui, Thundermother, quoi ! Venues tout droit  de Suède comme leurs grandes sœurs de Crucified Barbara, les filles de Thundermother ont décidé de faire revivre le hard rock d’il y a 30 ans en reprenant à leurs comptes l’esprit d’antan. Avec ses points forts, mais aussi ses tares...





Avec deux albums à son actif, Thundermother jouit d’une petite réputation depuis 2014, notamment suite à la sortie d’un Road Fever chez Despotz Records bien accueilli par la critique. Arrivées sur scène avec pertes et fracas sur un Thunderous qui fait taper du pied, les furies suédoises vont prendre possession des planches avec beaucoup d’aplomb. Ça joue pas mal, ça bouge bien mais au bout de quelques minutes, le set s’avère être plus que redondant avec des lignes de chant pas toujours inspirés, des compositions qu’on voit arriver à des kilomètres (oui, c’est du "vieux" hard rock mais bon quand même...), et beaucoup de pains ici et là...

Bref, on s’ennuie pas mal car les filles peinent à distiller ''leur" univers et cherchent à masquer ce manque de personnalité flagrant par une attitude pseudo-provocante complètement datée. Oui, le coup des filles destroy qui font du rock pour effrayer le bourgeois, ça a déjà été fait... et depuis bien longtemps.
 


En effet, on ne va pas se voiler la face, même s’il est indéniable que l’ensemble tourne plutôt bien, on regrette le côté trop poussif de la prestation scénique qui n’évite aucun poncif : solo avec une canette de bière (du jamais vu !), poses bien étudiées pour chaque passage dans les morceaux (inédit !), attitude complètement déglingo-destroy-on-est-des-filles-qui-foutent-le-bordel et j’en passe...

Oui, Thundermother c’est bien sympa sur CD, mais ce soir en concert la surenchère trop surjouée des filles est tellement too much que le groupe réussit le tour de force de s’autoparodier... alors qu’il n’est déjà lui-même qu’une pâle copie du hard rock féminin costaud des 80’s façon Girlschool, Lee Aaron, Doro etc... Dommage.


Setlist:
Thunderous
FFWF
Deal With The Devil Devil
Cheers
We Fight For Rock n’ Roll
Roadkill
Enemy
Hellevator
Man With Blues
It’s Just A Tease
Shoot To Kill
Give Me Some Lights




 

NOT ON TOUR – 21h15 / 22h15 (EMP Stage)

 

Après le hard rock à la papa (ou plutôt à la maman), le public se presse devant la Emp Stage pour accueillir comme il se doit les Israéliens de Not On Tour. Mené de main de maître(sse) par la délicieuse Sima, le groupe rentre vite dans le vif du sujet sur "I Wanna Be Like" You pour envoyer un punk pop mélodique pas piqué des hannetons qui passe plutôt bien.
 


C’est sûr, on ne peut pas dire que Not On Tour fasse verse dans l’originalité mais les compositions sont bien accrocheuses et les approches plutôt bien menées à l’image de "No Communication" ou de "The Question Came Up". On sent que le set est, en plus de mettre le dernier album en date à l’honneur, parfaitement huilé...

Cependant, à la surprise générale, le quatuor va petit à petit muscler son jeu et distiller des brûlots de punk aux facettes hardcore qui vont laisser des traces au détour de morceaux plus pop / mélodiques : le set accélère de plus en plus, et le côté Mister Hyde de la belle Sima montre vite le bout de son nez...  On va en prendre plein les oreilles !





Ainsi, la chanteuse Israélienne va montrer l’étendue de son talent  en passant allègrement d’un chant pop à un chant hurlé et scandé plutôt agressif... le contraste est saisissant et carrément jouissif ! D’ailleurs, le public accroche et rentrera comme un seul homme dans l’univers de Not On Tour. Ça bouge pas mal dans le pit au fil des tempos de plus en plus rapides mis en place par la bande des quatre. On a l’impression que le set pend la forme d’une fuego ultra tunée avec un moteur à la Fast & Furious : ça va vite et ça défouraille sévère !

Ainsi, en l’espace de moins d’une heure, le groupe  va mettre tout le monde d’accord et terminer son concert sur en grandes pompes sur des titres ultra nerveux avant de partir sur les acclamations d’une audience plus que conquise. La classe. La grande classe. Voilà encore une belle découverte sur cette EMP Stage qui a tenu toutes ses promesses cette année...


Setlist:
I Wanna Be Like You
Just Forget It
All This Time
Sick Of This Mess
No Communication
Maybe One Day
Gut Feeling
The Question Came Up
Tunnel
Daddy
Modern Slavery
Different Kind Of Weather
Dirty
90% Out
Banks
Cute
Rumors
Did You Get Enough ?
Fine
Write It Down
Don't Touch My Stuff
Silly Thoughts
Flip
Ok, What Now ?
Darling
Oded



 

KADAVAR – 22h15 / 23h15 (X Stage)
 


En l’espace de 4 ans, les Allemand de Kadavar se sont forgés une solide réputation grâce notamment à des albums plutôt bien ficelés (Berlin, le dernier en date est une petite pépite) et des concerts aussi lourds que coup de boule d’un rhinocéros en rut.

Du coup, la X Stage est bien remplie pour recevoir en pleine tronche le rock gras aux teintes de stoner psychédélique du trio dès l’opener "Come Back Life" quoi prend la forme d’un direct du droit ! Soudain, à la fin du second morceau "Pale Blue Eyes", l’ampli basse ne fonctionne plus. Aïe. Les roadies s’empressent de remettre le bestiau en marche, mais la matos semble bel et bien avoir rendu l’âme... Re-aïe.




Le chanteur / gratteux Christoph "Lupus" Lindemann en profitera pour discuter avec le public – pour faire passer le temps – en précisant que le groupe a perdu ses instruments dans un aéroport espagnol et que ce soir, les gars jouent sur du matériel qui n’est pas le sien... Au bout de quelques très longues minutes, un nouvel ampli sera apporté sur scène pour permettre aux Allemands de continuer. Cet arrêt brutal du set aura-il eu raison de l’attention du public ? Absolument pas.

En effet, contre toute attente, Kadavar va reprendre comme si de rien n’était sur "Doomsday Machine" et continuer son pilonnage intensif à la manière d’un rouleau compresseur allemand. Et à l’image du bassiste Simon "Dragon" Bouteloup et du batteur Christoph "Tiger" Bartelt (un ersatz d’Animal, le cogneur fou du Muppet Show) , Kadavar va muscler son jeu et balancer du lourd sans jamais baisser de rythme (la doublette "Forgotten Past" / "Goddess Of Dawn" est redoutable) avec un son aussi gras que des frites du McDo ("Black Sun").





Malheureusement pour nous, mise à part la reprise des Beatles "Helter Skelter" en fin de set, Kadavar ne nous fera pas découvrir de nouvelle composition tirée du futur album Rough Times qui sortira le 29 septembre chez Nuclear Blast. Rien de rédhibitoire certes, mais bon... on aurait aimé avoir un avant-goût du successeur de Berlin un peu en avance, quoi !

Setlist:
Come Back Life
Pale Blue Eyes
Doomsday Machine
Living in Your Head
Black Sun
Forgotten Past
Goddess Of Dawn
Creature Of The Demon
Thousand Miles Away From Home
All Our Thoughts
Helter Skelter





PENNYWISE – 23h15 / 00h15 (EMP Stage)
 


La dernière fois qu’on a eu la chance de voir Pennywise ici, dans le sud, c’était en mai 2010 à Toulouse dans la salle du Bikini avec Zoli Téglas suite au depart de Jim Lindberg. Entre temps, le chanteur originel du groupe est revenu dans les rangs et ce soir à l’Xtreme Fest, c’est le Pennywise de la grande époque qui s’offre à nous pour un saut dans le temps dans l’univers du punk rock mélodique des 90’s...





À peine le temps de se pointer sur le devant de la scène que les Américains démarrent en trombe sur "Wouldn't It Be Nice" ! Biiim ! Jim Lindberg et ses copains sont visiblement contents d’être là et vont le faire savoir en déployant une bonne humeur communicative, tout en déroulant tranquillement des hits punk rock toujours aussi redoutables et jouissifs ("My Own Way", "Peaceful Day"...). Et même, si on ressent parfois des petits flottements dans l’exécution des morceaux, le groupe n’en reste pas moins plutôt percutant, à l’image d’un Jim Lindberg intenable et plutôt facétieux (le bougre prendra notre appareil photo pour faire un cliché du public...).

Évidemment, avec aucun nouvel album à défendre, Pennywise va piocher tous les hits dans son immense discographie et nous servir sur un plateau des titres maintes et maintes fois entendus, mais qui font toujours effet à l’instar de "Straight Ahead", "Same Old Story" ou l’explosif "Fuck Authority" ! On a beau voir les morceaux arriver à des kilomètres à la ronde, on se surprend à se prendre au jeu et à gueuler sur "Peaceful Day" ou "Fight Till You Die", comme à la belle époque. C’est une véritable cure de jouvence dans laquelle tous les festivaliers se vautrent allègrement !





Petite cerise sur le gâteau, Pennywise fera un tour d’horizon des t-shirts du public histoire de faire une petite reprise.  Après avoir pensé à Bad Religion ou Minor Threat, c’est finalement les Beastie Boys qui seront à l’honneur avec "Fight For Your Rights (To Party)", repris à l’unisson par tout le public de la EMP Stage. Un grand moment qui fait hérisser le poil... En fin de compte, même s’il est clair que le Pennywise de ce soir n’a fait que (re)jouer ses morceaux d’antan sans proposer de nouveauté au fil d’un set calibré, les américains ont fait parler la poudre et ravi une audience toute acquise à sa cause.

Cela fait belle lurette que les Américains n’ont pas composé de nouvel album, et belle lurette que le groupe surfe sur son succès passé et que Pennywise fait du Pennywise... mais belle lurette que ce groupe-là fait plaisir à son public et qu’on se régale à écouter tous ces titres qui ont fait notre adolescence... Merci Pennywise !

Setlist:
Wouldn't It Be Nice
Can't Believe It
Fight Till You Die
My Own Way
My Own Country
Peaceful Day
Unknown Road
Same Old Story
Fight For Your Rights (To Party)
Wild in The Streets
Pennywise
Society
Straight Ahead
As Long As We Can
Living for Today
Fuck Authority
Stand by Me
Bro Hymn





 

MAX & IGGOR CAVALERA – 00h15 / 01h45 (X Stage)
 


Ça fait toujours plaisir de voir Max Cavalera en concert (qui plus est avec Iggor), mais force est de constater que le vieux briscard semble traîner la patte depuis des années, tant il apparait fatigué, voire carrément blasé... Puis ne nous voilons pas la face : les récents concerts du sieur Cavalera n’ont pas été géniaux puisque le bonhomme s’est souvent contenté du mode pilotage automatique doublé du minimum syndical...
 


De fait, l’annonce d’un concert de Max et Iggor Cavalera pour clôturer la cinquième édition de l’Xtreme Fest a eu son petit effet (le public s’est déplacé en masse ce soir), mais l’appréhension de devoir se fader un concert en demi-teinte était aussi belle et bien prégnante, et ce même si les frangins Cavalera joueront l’intégralité du mythique Roots. De plus, les récentes vidéos de  comparaison de concerts entre les Cavalera mouture 2017 et le Sepultura d’aujourd’hui tournent clairement à l’avantage d’Andreas Kisser et sa bande... Du coup, on est pas tellement sereins à quelques minutes du show de ce soir.

Mais dès les premières secondes du puissant "Roots Bloody Roots", toutes nos appréhensions volent en éclat : les frères Cavalera sont en grande forme ! Iggor est costaud derrière sa batteuse, Max est bien en voix, il a un large sourire, il paraît éveillé et... il joue même de la guitare ! Autant dire que le public est aux anges et que le pit s’est embrasé d’un seul coup ! Dans le cadre de cette tournée anniversaire de Roots, la setlist va donc reprendre dans l’ordre tous les titres du disque (à l’exception de l’instrumental "Jasco") et force est de constater que 20 ans après sa sortie, l’album n’a pas pris une ride...

Mieux encore, le côté live des morceaux qu’on connaît par cœur, leur donne une nouvelle jeunesse à l’image de "Breed Apart", "Lookaway" ou "Ambush" (avec Max aux percussions). Sur scène, le groupe se donne à fond et communique beaucoup. Ça fait du bien de voir les frères Cavalera avec autant de fougue et d’envie. On a l’impression d’être remonté deux décennies en arrière quand le Sepultura d’antan dominait le monde !





Côté public, l’X Stage est en ébullition et les festivaliers présents hurlent les paroles de chaque morceau ; connexion avec le groupe est belle et bien réelle. Et même si les morceaux joués ce soir sont des classiques de chez classiques, personne ne boudera son plaisir de pouvoir se mettre dans les oreilles des titres qui ont façonné l’histoire du metal moderne et de voir sur scène deux frères qui ne trichent pas et qui jouent sans temps mort.

Ainsi, à l’inverse des récents concerts poussifs de Soulfly, le show de ce dimanche est ultra énergique, dynamique et accrocheur. On ne s’ennuie pas une seconde sur les brûlots que sont  "Born Stubborn", "Attitude" ou l’explosif "Ratamahatta"... que du bonheur pendant environ 90 minutes ! Pour terminer ce set outrageusement excellent, le groupe rendra un vibrant hommage à Lemmy sur une reprise d’"Ace Of Space" avant de clôturer sur "Roots Bloody Roots" histoire de (re)boucler la boucle.

En définitive, ce concert à fait taire toutes les mauvaises langues et remis les pendules à l’heure : les frangins Cavalera sont en grande forme et prêts à en découdre avec la Terre entière ! On n’osait pas l’espérer, mais Max et Iggor l’ont fait...


Setlist:
Roots Bloody Roots
Attitude
Cut-Throat
Ratamahatta
Breed Apart
Straighthate
Spit
Lookaway
Dusted
Born Stubborn
Itsári + Solo Iggor
Ambush Max aux Percutions
Endangered Species
Dictatorshit
Ace of Spades
Roots Bloody Roots


 

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Au final, cette cinquième édition de l’Xtreme Fest aura tenu toutes ses promesses : une affiche variée et de qualité, une orga aux petits oignons, le beau temps, un cadre magnifique et une bonne ambiance... dans le patois local, un festoche complètement zguen, quoi !

Vivement la sixième édition ! Nous on resigne tout de suite.



Un grand merci à tous les bénévoles et l'orga de l'Xtreme Fest ainsi qu'à Delphine, Gim et Angelo. You rule !

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