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Alcatraz Festival - Jour 3



En ce troisième et dernier jour de cette 10ème édition de l'Alcatraz Festival, la météo n'est toujours pas au beau fixe en cette mi-août. Mais le public est toujours nombreux, la foule compacte et l'affiche toujours aussi alléchante. Aujourd'hui, on termine en beauté avec Amon Amarth et Korn en fin de soirée, mais on commence aussi en beauté avec les légendes d'UFO et de Doro pour ne citer qu'eux. Saupoudrez le tout d'un peu de death metal et d'une pincée de rock et vous pourrez percevoir ce qu'il nous attend pour cette dernière journée qui promet d'être riche en émotion.






RAVEN


Avec quoi réveille-t-on quelques milliers de métalleux encore endormis, qui ont encore les tubes de Saxon en boucle dans la tête ? Avec une dose supplémentaire de heavy anglais : les organisateurs l’ont bien compris et proposent Raven en guise d’ouverture ce dimanche.



Passée pour certains la surprise de voir débouler John Gallagher basse à la main, et micro casque vissé sur la tête, le power trio peut montrer ce qu’il a dans le ventre. Le son est définitivement rétro, et conserve ce quelque chose que peu de groupes de la NWOBHM ont conservé, les autres ayant opté pour la modernisation de leur son.




Mark à la guitare semble avoir retrouvé ses vingt ans et brode ses solos avec une aisance déconcertante. Seul reproche, le chant de tête de John laisse parfois à désirer, ce qui n’est heureusement pas le cas du reste de sa prestation. Sous un soleil qui cogne déjà fort, Raven a donc bien réveillé les festivaliers, avec notamment un excellent « All For One », qui nous a tous remis sur les rails pour attaquer cette troisième et dernière journée !


Setlist :
·         Destroy All Monsters
·         Hell Patrol
·         All for One
·         Hung, Drawned & Quartered
·         Rock Until You Drop
·         Faster Than the Speed of Light
·         On and On
·         Don’t Need Your Money


CARNATION
 

A l'heure où l'on a plutôt l'habitude de penser à manger, voilà que Carnation vient nous parler de cimetière et de cadavre, avec son death metal belge. Le groupe local fait forte impression, notamment grâce au look sanguinolant de son chanteur Simon Dust, mais aussi avec leur son d'outre tombe. 
 




Le son est parfait, les guitares et le chant s'équilibrent bien et ne sont pas noyés par la batterie, chose plutôt appréciable sur la Swamp. Les riffs sont à la fois lourds et tonitruants, du death metal à l'ancienne, avec un pointe de jeu de scène bien pensé.




Une belle occasion pour les Belges de montrer qu'ils sont en terrain conquis et d'attirer de nouveaux fans dans leurs filets !

UFO


ll y a beaucoup de monde en ce dimanche midi pour accueillir les légendes du rock à l’anglaise : UFO. Difficile de comprendre le choix de les programmer si tôt dans la journée, car beaucoup de monde est encore au camping ou flâne dans les allées en suivant la trace des effluves de burgers ou autres cornet de frites. Phill Mogg en rajoutera une couche en expliquant que de s’être levé si tôt, il sera obligé de boire tout le reste de la journée.



Mais passons, et profitant de ces instants de pur rock, à la croisée ente heavy, hard rock et quelques touche de blues. Un vrai régal pour les oreilles. Et quelle classe dans l’exécution !! Entre le déhanché de Phil, la coupe de cheveux de Paul et le groove dans les rythmiques, on ne peut qu’apprécier le talent et l’expérience. L’avantage d’avoir un set réduit, c’est qu’il n’y a que des tubes, à l’instar de "Mother Mary", "Rock Bottom", "Too rock to handle".




Même si l’on ne connaît UFO « que de nom » on a forcément entendu quelque part leur musique, et on connaît leur groove fabuleux. Pas besoin d’en faire des caisses, il suffit juste de s’appeler UFO et d’avoir quelques 48 ans de carrière quasi ininterrompues… L’incontournable "Doctor doctor", qui sera repris et scandé par un public ravi, viendra magistralement clôturer le concert. Le public en redemande !


Setlist :
·         Mother Mary
·         Run Boy Run
·         Ain’t No Baby
·         Too Hot to Handle
·         Only You Can Rock Me
·         Cherry
·         Rock Bottom
·         Doctor Doctor

DR. LIVING DEAD



Rendez-vous sous le chapiteau de la Swamp pour une bonne dose de thrash crossover à l’américaine… par un  groupe suédois ! L’originalité du combo de Stockholm ne s’arrête pas là puisque Dr. Living Dead! possède un trait visuel unique dans son genre : tous les membres portent des masques de tête de mort. Effet réussi, les membres de la formation gagnant instantanément en uniformité.




Les musiciens s’avèrent très mobiles sur scène, en particulier Dr. Mania (chant) et son partenaire à la basse, Dr. Rad qui ne cessent d’arpenter la scène de long en large et de haranguer le public. La foule réagit d’ailleurs très bien et un circle pit se forme dès le second titre interprété. Si la musique des Suédois est très rapide et que les morceaux ne sont jamais bien longs (les trois minutes étant rarement dépassées), le frontman communique beaucoup pendant et entre les titres. Est-ce qu’il a un peu trop abusé de la longueur de ses temps de paroles ?




En tout cas c’est le constat qui s’impose puisque Dr. Living Dead! se voit contraint de mettre fin à son set prématurément, le temps de jeu étant dépassé… Dommage, mais nous avons quand même passé un très bon moment à l’écoute de ces déflagrations thrash aux relents de punk !


SACRED REICH


        

C’est au tour du groupe de thrash americain Sacred Reich de venir nous dégourdir les oreilles sur la Prison Stage. Très actif dans les années 90, le groupe nous propose un florilège de ses titres old school. Mais ça ne fait pas mouche auprès de l’auditoire, plutôt jeune en ce dimanche. Le thrash proposé par Sacred Reich est un peu trop « classique », voire presque dépassé.



Sur scène il y a tout de même une bonne énergie, même s’il est difficile d’enchaîner le chant et la basse en étant très présent sur scène, mais il y a une réelle volonté et un vrai message à passer. Quelques titres sortent du lot comme "One Nation", "The american Way" ou encore le légendaire "Surf Nicaragua", qui fonctionnent toujours aussi bien mais avec ce qu’il se fait maintenant dans le thrash et aux vues de l’évolution de groupes comme Testament ou Kreator, difficile de se renouveler quand on sait que le dernier album de Sacred Reich est sorti en 1996.





Setlist :
·         Ignorance
·         Administrative Decisions
·         One Nation
·         Free
·         Crimes Against Humanity
·         Who’s to Blame
·         Independent
·         The American Way
·         Death Squad
·         Surf Nicaragua


ASPHYX



Si, par malheur, le public courtraisien avait pensé à faire une petite sieste, il aurait mal choisi son moment avec Asphyx! Les Hollandais débarquent tonitruants sur scène, presque prêts à en découdre avec les indécis. Ils nous lâchent leur death/doom metal avec force et vigueur, mais aussi lourdeur. 




Martin Van Drunen est impressionnant au chant, il raclera les tréfonds de sa gorge pour nous en mettre plein la vue, dénotant avec son physique longiligne et ses yeux bleus. Malgré sa volonté de ne parler que le néerlandais, le public semble conquis et ne cesse de vouloir rejoindre le groupe par la voie des airs, en slamant à tout va.



Une belle prestation, qui aura sûrement été la meilleure de la journée pour beaucoup d'entre nous, aux vues des larges sourires affichés à la fin du set.



Setlist :
·         Vermin
·         Candiru
·         Division Brandenburg
·         Wardroid
·         Death the Brutal Way
·         Deathhammer
·         Forerunners of the Apocalypse
·         The Rack
·         Last One On Earth

LIFE OF AGONY


Sur la Prison Stage, c’est l’heure de Life of Agony. Avec un album fraichement sorti, les Américains sont très attendus, surtout quand on connaît l’énergie scénique du groupe. Mina ne se fait pas prier dès les premiers morceaux pour s’exhiber et jouer avec le public et les photographes en montant sur les baffles devant la scène. Elle est sincère et essaye de donner de la force aux différents messages qu’elle veut faire passer, même si parfois, les postures trop lancinantes peuvent laisser à penser qu’elle à quelque chose à prouver. Mais on pense qu'elle veut surtout être très proche de son public, créer un lien fort avec lui.



Malheureusement, ce trop plein d’énergie joue sur les performances vocales, parfois très limite et pas dans le rythme. Elle laisse souvent Joey prendre le relai au chant. Surement pour les parties trop basses qu’elle ne peut plus assurer, mais dans ce cas, on peut s’interroger sur un choix de playlist tendant à représenter « l’ancien » Life of Agony. D’autant plus que des morceaux comme "Bag of Bones" ou "A place where There’s no Pain" auraient tout à fait leur place en concert.



Dommage pour le côté scénique où Mina aura eu tendance à capter toute l’attention, mais bravo aux musiciens qui ont vraiment su épauler la chanteuse dans ses bons et moins bons moments.


Setlist :
·         River Runs Red
·         This Time
·         Method of Groove
·         Love to Let You Down
·         Lost at 22
·         Weeds
·         World Gone Mad
·         My Eyes
·         Bad Seed
·         Through and Through
·         Underground


ENSLAVED

Ce sont des véritables légendes du black metal qui montent à présent sur scène. Enslaved n’a plus rien à prouver à personne dans son genre musical et les fans ne se sont pas trompés puisque le chapiteau est bien rempli pour accueillir les Norvégiens. Célébrant ses 25 ans de carrière, le groupe va puiser aujourd’hui dans toute son histoire pour nous proposer une setlist assez variée. C’est ainsi notamment que l’on fait le grand écart entre "One Thousand Years of Rain" (extrait de l’album In Times, 2015) à "Heimdallr" tiré du tout premier album du combo nordique, Vikingligr veldi, sorti en 1994.



Si l’interprétation est irréprochable, on sent que les membres d’Enslaved sont plus en retenue que d’habitude et le son général nous met la puce à l’oreille : quelque chose cloche. Grutle Kjellson (chant et basse) nous en informera très vite, le groupe enchaîne les problèmes techniques, les empêchant de jouer avec le confort voulu. À tel point qu’alors qu’il lui reste du temps, le quintet de Bergen est forcé d’arrêter son set, les musiciens étant dans l’incapacité de terminer le concert dans les conditions actuelles. C’est vraiment dommage et nous espérons avoir très vite l’occasion de revoir la formation dans de meilleures conditions…




Setlist :
·         Death in the Eyes of Dawn
·         Ground
·         Ethica Odini
·         One Thousand Years of Rain
·         Heimdallr


TRIVIUM

En attendant la prestation de Trivium, on peut observer cinq micros branchés sur scène. Mais ne sont-ils pas que trois à participer au chant ? On comprend rapidement le pourquoi du comment dès le début du set. Les trois musiciens ne tiennent pas en place, difficile de les suivre du regard, et pourtant ce ne sont pas les parties chantées et les choeurs qui manquent, impressionnants.




Niveau son, c’est très carré. Personnes n’en met une à côté, pourtant il y a matière à faire. Trivium se cherche quelque peu niveau style depuis le début, avec un début très metalcore et dérivant doucement vers le heavy. Dans tous les cas, c’est très punchy et catchy, et colle parfaitement au jeu et à l’attitude bon enfant de chacun des membres du groupe.



Il faut aimer le style, et Trivium fait parti de cette vague metalcore au chant clair qui est vivement critiquée par les puristes, mais il n’empèche que la musique est intelligemment composée et que sur scène, ça dépote.



I AM MORBID


Tournée annulée pour Morbid Angel, mais qui reprend sa place à l’Alcatraz ? I Am Morbid, formation menée par David Vincent et Tim Yeung, et qui se focalise sur les quatre premiers albums des légendes du death. Passons sur les allures de sketch de la situation pour nous plonger dans ce concert.




Dès les premières secondes du puissant « Immortal Rites », trois choses frappent le public. Pour commencer, le son est massif et précis au possible, une vraie gifle dans les dents. Ensuite, cette excellente balance permet de montrer un David Vincent particulièrement en voix, hargneux et au timbre saisissant de rugosité. Le bonhomme fait montre d’un charisme imparable, qui n’est que renforcé par sa voix. Enfin, derrière les fûts, Tim Yeung est hallucinant : ses mouvements amples rendent son jeu fascinant à regarder, et donnent à sa prestation une énergie très particulière.
 



Comme promis, le groupe balaye abondamment les quatre premiers albums de Morbid Angel, avec bien sûr le titre auquel il a emprunté son nom. Si ce n’est donc pas le groupe original qu’ont pu applaudir les festivaliers, le remplacement a tenu ses promesses avec une prestation de haut vol qui a dû ravir les fans les plus endurcis.

Setlist :
·         Immortal Rites
·         Fall From Grace
·         Visions From the Dark Side
·         Blessed Are the Sick
·         Rapture
·         Pain Divine
·         Eyes to See, Ears to Hear
·         I Am Morbid
·         Maze of Torment

          Rappel:

·         Dominate
·         Where the Slime Live
·         Dawn of the Angry
·         God of Emptiness

DORO


Après Lita Ford l’an passé, c’est la reine du heavy metal elle-même qui fait cette année le déplacement à Courtrai pour faire agiter mulets et vestes à patches. Et rapidement, on peut voir l’influence germanique qui souffle sur la Belgique, tant le public semble connaître sur les doigts le répertoire de la chanteuse. Répertoire qui comme à l’accoutumée, se compose essentiellement de morceaux de Warlock, sur lesquels Doro Pesch continue de baser ses shows.


Ainsi, les classiques tels que “Burning The Witches” ou encore “All We Are” et “Earthshaker Rock” se succèdent, et semblent galvaniser le public flamand. Toutefois la dynamique globale du concert est branlante, et le résultat est assez téléphoné, fade et mou. L’exemple parfait de ce manque de pêche (!), c’est la reprise de “Breaking the Law” de Judas Priest, débuté en mode ballade… et qui perd par la même occasion tout son côté incisif et rebelle. bien heureusement, la deuxième moitié du titre reprend du poil de la bête, mené par la voix agressive et épatante de Doro. Derrière elle, mention spéciale à Luca Princiotta, excellent à la guitare, et dont le jeu de scène a tout des plus grand.



Bilan mitigé donc pour cette prestation, qui a montré une chanteuse authentique, avec une grande voix, et honnête : de jolies interventions faisant hommage aux pertes récentes du monde du metal - Lemmy en tête - font chaud au coeur, par exemple. Mais malheureusement, le show sent le réchauffé et le pilote automatique, même si cela ne semble pas avoir dérangé tout le monde.


Setlist :
·         Raise Your Fist in the Air
·         I Rule the Ruins
·         Burning the Witches
·         Fight For Rock
·         East Meets West
·         Without You
·         Revenge
·         Wacken Hymne (We Are the Metalheads) (Skyline)
·         Für Immer
·         Breaking the Law (Judas Priest)
·         All We Are
·         Earthshaker Rock


MOONSPELL


        

Le foule est compacte devant la Swamp en attendant la prestation des Portuguais de Moonspell. L’intro "Perverse … Almost Religious" résonne, puis enchaine un "Opium" acclamé par le public. C’est quand vient "Awake!" à la suite que l’on se rend compte que le groupe a décidé de fêter les 20 ans de son album phare, Irreligious avec nous ce soir, et de le jouer en intégralité. Une idée qui ne déplaira pas aux fans qui semblent connaître toutes les paroles par coeur.




Très bonne idée de la part du groupe d’avoir choisi ce genre de set, puisque l’album est clairement emblématique et est vraiment une entité, un tout, les morceaux sont indissociables les uns des autres tant ils sont pensés ensemble. L’exécution est également parfaite. On adore les rythmiques lancinantes de guitares derrière la voix envoûtante et grave de Fernando Ribeiro. On est emporté dès le début et on en veut encore.


Setlist :
·         Perverse… Almost Religious (sur bande)
·         Opium
·         Awake!
·         For a Taste of Eternity
·         Ruin & Misery
·         A Poisoned Gift
·         Raven Claws
·         Mephisto
·         Herr Spiegelmann
·         Vampiria
·         Alma Mater
·         Full Moon Madness

AMON AMARTH


La tête d’affiche du soir a beau être Korn, Amon Amarth a quand même sorti le grand jeu ce soir. Premier constat, tout comme lors de sa tournée en salle fin 2016, le groupe a placé sur scène tous ses décors : casque à corne géant sur lequel trône la batterie de Jocke Wallgren, de magnifiques runes enflammées pendant le hit "Guardians of Asgaards" et même le serpent géant que le chanteur Johan Hegg affronte à coup de marteau durant "Twilight of the Thunder God". Mais ce n’est pas tout puisque le spectacle est aussi assuré par des vikings en armures qui s’affrontent pendant "The Way of Vikings", ces mêmes  guerriers reviennent sur scène le temps de "Tattered Banners and Bloody Flags" et le dieu Loki en personne vient faire un tour sur les planches au début de "Father of the Wolf".



En plus de ces artifices, les Suédois usent et abusent de la pyrotechnie ! C’est bien simple, durant chaque titre il y a au moins un jet de flamme et pendant certains (dont le bien nomme "Death in Fire"), la scène et les premiers rangs se transforment en fournaise. Si à en juger par l’éternel sourire de son frontman, le groupe s’amuse, le public passe un très bon moment aussi et ce sont des véritables marrées de slammeurs qui déferlent sur le personnel de sécurité qui a beaucoup de boulot durant ce set. Alors oui, pour quiconque ayant déjà vu Amon Amarth sur sa tournée de fin d’année, il n’y a rien de neuf, mais quand des artistes proposent un show si bien rôdé avec une setlist aussi efficace (les refrains et les harmonies de guitare sont presque systématiquement repris par la foule), impossible de cacher son plaisir. Amon Amarth est un très grand groupe et il le confirme encore une fois ce soir.




Setlist :
·         The Pursuit of Vikings
·         As Loke Falls
·         First Kill
·         The Way of Vikings
·         Cry of the Black Birds
·         Deceiver of the Gods
·         Destroyer of the Universe
·         Tattered Banners and Bloody Flags
·         Death in Fire
·         Father of the Wolf
·         War of the Gods
·         Raise Your Horns
·         Guardians of Asgaard
·         Twilight of the Thunder God

PARADISE LOST



Après une prestation - comme trop souvent - moyenne au Download Festival parisien début juin, c’est avec des attentes assez modestes que nous nous rendons sous la tente The Swamp pour le set de Paradise Lost. Attentes qui ne seront pas vraiment contredites, malgré un temps de jeu plus long et quelques ajouts plaisants par rapport au concert francilien, malheureusement.




Le groupe pioche allègrement dans l’ensemble de sa discographie, que ce soit dans l’excellent Draconian Times, ou encore dans The Plague Within. C’est par exemple avec plaisir qu’on voit “Enchantment” rejoindre le set, de même que “The Last Time”, parfaitement adapté à la conclusion du concert, d’un point de vue dynamique. Mais les deux éternels problèmes des concerts de Paradise Lost ternissent ce qui sur le papier semble être un vrai cadeau aux fans. D’une part, le chant de Nick Holmes n’est pas toujours juste, et dérape régulièrement sur les parties mélodiques qui sont censées apporter toute la profondeur des morceaux : c’est vraiment désagréable et gâche la majorité des morceaux. D’autre part, le son des guitares est très synthétique et use d’effets aux sonorités très artificielles et cheap, ce qui donne presque l’impression de voir jouer un mauvais cover band.




Difficile donc d’être satisfait de ce concert, malgré une setlist intéressante : toutefois, les écueils qui ont entravé le set de Paradise Lost sont habituels, et complètement attendus. C’est donc sans déception que nous quittons la tente, convaincus encore une fois que Paradise Lost reste un groupe de studio avant tout.


Setlist :
·         No Hope in Sight
·         Pity the Sadness
·         One Second
·         Blood and Chaos
·         The Enemy
·         Faith Divides Us - Death Unites Us
·         Embers Fire
·         Say Just Words
·         Enchantment
·         Beneath Broken Earth
·         The Longest Winter
·         The Last Time

KORN


        

Dire que Korn est attendu est un euphémisme. Difficile de se frayer un quelconque chemin au travers de la foule compacte qui attend ce moment pour certains depuis ce matin. En effet, un fan de Korn arborant un joli bonnet n’a pas bougé de la barrière depuis l’ouverture des portes : respect.

Pourtant depuis trois ans, les Américains ne se font pas rares sur les scènes, profitant de l’anniversaire de leur premier album, puis d’une tournée entre deux albums pour écumer tous les festivals et les scènes européennes. Aujourd’hui, venant présenter leur nouveau bijou Serenity of suffering, nombreux sont les fans à apprécier ce que les puristes du hard rock critiquent vivement. Pourtant, seuls trois morceaux du dernier opus en date seront joués ce soir, le groupe préférant jouer sur un set plus classique, qui fait mouche à chaque fois. Dommage car "Take me" ou "Next in Line" auraient mérités d’être présentés aux fans. Mais difficile de laisser la place à des tubes comme "Y’all want a single", "Somebody Someone" ou "Falling Away From me", qui sont littéralement fait pour être joué en live.




Un show de Korn c’est à la fois éprouvant et jouissif pour les gens qui ont grandi avec eux, remplis de bonnes ondes et de bons souvenirs, du moment où l'on trainait nos frocs trop larges dans les skatepark. C’est pas fou musicalement, mais c’est exécuté avec beaucoup d’envie et de sincérité, et la voix de Jon Davis reste toujours aussi impressionnante, alternant entre chant envoutant, lyrics rapés et cri growlés : prenant. On aime les guitares au bout des jambes de Head et Munky, le jeu de folie de Ray Luzier, qui a vraiment apporté un plus, et la basse verticale de Fieldy



Niveau setlist, on apprécie l’ajout de "Coming Undone" (enfin!) et le planant "4U", qu’on nous dirait directement adressé. Le jeu scénique a été travaillé depuis quelques temps, car Jon était très peu communicatif. Aujourd’hui, il joue et discute avec le public, même si on sait avec le temps que le jeu (et la setlist) reste quasiment le même de concert en concert. Allez, un peu plus de spontanéité et on sera parfait.





Setlist :
·         Rotting in Vain
·         Falling Away From Me
·         Here To Stay
·         Y’All Want a Single
·         Clown
·         Black Is the Soul
·         Did My Time
·         Shoots & Ladders
·         Twist
·         Got the Life
·         Coming Undone (avec un extrait de We Will Rock You)
·         Insane
·         Make Me Bad
·         Somebody Someone
          Rappel:
·         4 U
·         Blind
·         Freak on a Leash


A peine le temps de se remettre de ses émotions que l'on est invité à être libéré de la prison de l'Alcatraz. Malgré le temps maussade, le bilan est plutôt positif. On sent l'envie grandissante de faire de l'Alcatraz une référence en terme de festival mélant tous les genres et dérivés du rock et du metal en Europe. Chaque année apporte son lot de nouveautés et d'améliorations appréciables. 

Pour certains, l'affiche était peu être moins alléchante que l'année précédente (difficile de passer après Twisted Sister et Whitesnake), mais tout le monde a trouvé son compte dans la programmation proposée par la production.

On se demande si la Swamp perdurera pour les années suivante, car les enchainement laissaient peu de marge de manoeuvre entre les concerts, et il a fallu faire des choix pour pouvoir se sustenter. Un peu dommage pour ce genre de festival, car ce qui est appréciable c'est justement ces petits moments de repos qui font que l'on peut apprécier le décor et les petites attentions.

Dans tous les cas, on espère (et on a hâte) de s'y retrouver l'année prochaine!




Merci à Alcatraz Music
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