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Motocultor Festival 2018 - Jour 1



Motocultor 2018 - Jour 1

Vendredi 17 août 2018

 




L’an dernier, c’est un article très personnel que notre bien aimé collègue Thomas Orlanth vous livrait. Sa touchante lettre d’amour au Motocultor nous ayant émus aux larmes, nous avons donc décidé pour cette édition de dépêcher une équipe de cinq amoureux transits afin de couvrir ce festival qui nous tient tant à cœur ! Avec trois rédacteurs et deux photographes, nous avons pu assister à tous les concerts de cette édition 2018 sans en perdre une miette, et décidé de vous livrer nos impressions pour chaque concert. Ce sont donc trois articles à six mains et trente doigts qui vous referont vivre cette onzième édition du Motocultor.

 


 

Avant de parler musique, parlons du festival en lui-même. Oui, le Motocultor a toujours ses petits défauts organisationnels plus ou moins contraignants. Je pense aux agents de sécurité à la fouille, à l’entrée du camping le jeudi, qui avaient pris leur poste dans la matinée et qui n’avaient toujours pas fait de pause ne serait-ce que pour grignoter à 17h lorsque je suis arrivée. Plainte tout à fait véridique de la part du mec de la sécu qui m’a fouillée ou mensonge éhonté pour que je lui file une boîte de cookies maison ? On ne le saura jamais !
 

Je pense également à l’énorme coup de flippe du vendredi matin, quand je découvre à ma grande stupeur qu’il n’y a personne sous la tente des secours à 10h du matin alors qu’un inconnu venait de tomber en convulsant dans mon campement. Heureusement, la situation a été vite réglée grâce à l’aide précieuse des agents de sécurité qui ont su gérer les choses jusqu’à l’arrivée des secours.
 

Et puis, il y a aussi les tarifs différents selon les bars sur le festival. Ceux qui veulent bien te filer une bouteille d’eau comme ça parce qu’il fait chaud et ceux qui appliquent le tarif en vigueur.
 

Mais bon qu’on se le dise chers festivaliers, le Motocultor a tout de même tenu ses promesses ! En effet, dans le programme du festival, on pouvait lire « Pour cette 11ème édition, nous avons souhaité améliorer votre accueil, vos conditions de vie durant ses trois jours de festival ainsi que votre confort sur le site. Pour ce faire, des améliorations ont été pensées et nous espérons que vous en serez entièrement satisfaits ! » Et des améliorations, il y en a eu. Tout d’abord, un parking plus proche du site du festival cette année. Okay, on a tous retrouvé nos voitures recouvertes de poussières et de dessins et citations plus ou moins douteuses, mais la marche, chargé comme un baudet, jusqu’au camping été quand même vachement moins longue et fatigante que l’année précédente.
 


Arrivé à l’entrée du camping, l’attente a été bien moins longue en ce qui concerne la fouille. Sur le site du camping, et du festival, plus de sanitaires et l’ajout de toilettes sèches plus hygiéniques. Oui, on veut toujours plus de sanitaires et plus de propreté. Mais bon, il faut toujours s’attendre à retrouver des toilettes à la propreté douteuse tôt le matin quand les bénévoles n’ont pas encore eu le temps de les nettoyer. Et rappelons tout de même que la propreté d’un lieu dépend de chacun. Personne n’a envie de poser son majestueux postérieur dans la pisse du précédent, donc essuyer la cuvette si on a mal visé ne coûte rien. Cette année, il y avait également un choix raisonnable en ce qui concerne la nourriture. Il est bien fini le temps de la galette complète qui a l’air complètement vide. Et surtout, surtout ! Très peu de retards et de problèmes techniques lors des concerts ! Chers organisateurs du Motocultor, vous avez tenu vos promesses et nous vous en remercions !

 

Nous tenons également à remercier les bénévoles toujours souriants qui ont fourni un boulot de dingue, comme à chaque édition. Et qui ont fait de notre entrée sur le festival un spectacle avant l’heure des concerts en nous offrant une interprétation chorégraphiée de ‘’We Will Rock You’’ aux bars. Merci aux agents de sécurité pour leur patience au camping, leur sourire à l’entrée du festival (et la petite tape amicale sur la fesse pour te souhaiter un bon festival côté femme), à ceux devant les barrières de sécurité toujours là pour nous rattraper après un crowdsurfing et qui n’hésite pas à en faire à leur tour. Sans vous tous, ce festival ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Vous êtes tous les petites fées (ou gros barbares) de notre bien-être.

 

Finies les élucubrations et place à la musique !

 

Avant de vous parler de la journée de vendredi, j’aimerais tout de même faire un petit retour sur ce qui s’est passé sur la scène du camping jeudi soir. Nous n’avons malheureusement pas pu voir tous les groupes. Une rumeur court disant qu’ils se nommaient tous Hyper U, mais je n’y crois qu’à moitié… Nous nous excusons de ne pas avoir pu tous vous voir chers groupes du jeudi ! Nous avons cependant pu revenir à temps pour la performance de Joe and the Danssinnettes. Je dis performance car cela tenait plus de la performance artistique contemporaine qu’au concert. Le Motocultor nous réserve toujours des surprises musicales, Joe and the Danssinnettes en était une. Je ne trouve pas les mots pour décrire cette «expérience». Des musiciens pas trop mauvais qui envoient du son bien énervé.
 


Un chanteur coiffé d’un haut-de-forme fabriqué main et une chanteuse couillue au sens propre du terme (photo à l’appui) qui braillent les paroles des plus grands tubes de feu Joe Dassin. Le tout formant une joyeuse cacophonie qui vous happe malgré les dissonances tellement le show est improbable.
 


C’était exactement ce qu’il nous fallait pour nous assommer et passer une bonne nuit de sommeil avant d’attaquer le premier jour du festival. Joe and the Dassinnettes était probablement la découverte décalée du festival, car pour cette édition, pas de surprise sur les grandes scènes comme ont pu l’être Giédré en 2017 ou des groupes comme Little Big ou encore Mon Onc’ Serge les années précédentes.

 

C'est sous un soleil éclatant que débute cette onzième édition du Motocultor festival avec pour entrée en matière The Lumberjack Feedback sur la Dave Mustage. Voici le ressenti de Karnogal pour ce premier concert du festival.



 

THE LUMBERJACK FEEDBACK
 

12h45 – Dave Mustage

 

C’est avec une douceur toute relative que TLF s’apprête à ouvrir les hostilités en ce tout début d’après-midi. Découverte pour certains, on est immédiatement attiré par une configuration singulière puisque le groupe propose deux batteurs. Après une longue introduction résonne un coup de tonnerre et quatre coups de charley, les Français balancent un doom/sludge/stoner ultra huge et les têtes ne tardent à se secouer sur ce mid-tempo très grisant. Le son et l’énergie sont au rendez-vous, et même si la Dave Mustage est remplie au tiers, le sextet fait preuve d’une énergie et d’une implication exemplaire pour satisfaire son public. Avec deux batteries, il aurait été absurde de se priver d’un bon petit solo et c’est à mi-parcours et avant la fin du troisième titre joué qu’il vient faire vibrer les oreilles.

 


 

Le contrat est parfaitement rempli par The Lumberjack Feedback. Si l’on peut regretter une communication quelque peu mince avec la fosse (et on rappelle qu’il s’agit d’un groupe instrumental), on ne peut reprocher à la bande de ne pas s’être investie et d’avoir privé les premiers festivaliers d’un show de qualité et d’un bon moment de musique lourde et atmosphérique.

 

 




LUMBERJACKS
 

13h35 – Massey Ferguscène

 

On troque des bûcherons contre d’autres bûcherons mais pour une ambiance plus groovy et plus bluesy. Arnaud, le chanteur, ouvre le bal par un classique “hey je vous entends pas!”. Réaction immédiate de la solide fan base remplissant la tente de moitié et offrant aux Français un accueil chaleureux et encourageant.
 


L’énergie est au rendez-vous et les musiciens bien en place. On apprécie tout particulièrement l’attitude et le jeu de basse de Lolo, appuyant parfaitement la grosse caisse massive de RV. Les oreilles sont aux aguets, notamment lorsque Arnaud sort son mégaphone et où des petits passages en talk-box viennent chatouiller les tympans. Le blues/stoner des bûcherons fait mouche et c’est un public très investi et, probablement, convaincu par le set qui applaudit les musiciens à la fin de ce très bon concert.

 



ENDE
 

13H35 - Supositor Stage

 

Ende entre en scène sur un sample atmosphérique à souhait avant que la guitare de “I. Luciferia” ne se fasse entendre. Les petits gars originaires d’Angers nous proposent un metal fait de growls tout droit sorti des entrailles de la terre sur fond de black ambiant. Les jeux de lumière argentés, ne seront malheureusement pas assez mis en valeur, mais à cette heure-là, en plein jour et en plein air, on ne peut s’attendre à beaucoup mieux.

 


 

Malgré un soleil assommant, Ende assure, en étant tout de même le second groupe à jouer durant cette édition du Motocultor. Après une intro un peu plus psychédélique que le reste du set, le combo conclut son show, s’étant au passage, mis pas mal d’auditeurs dans la poche avec une prestation de qualité.
 

 

 





 

MAID OF ACE
 

14h20 – Dave Mustage

 

C’est au tour de Maid of Ace de monter sur scène pour dispenser leur punk rock énergique et entraînant. Les quatre sœurs Elliott venues tout droit de Hastings sont bien décidées à faire se remuer la foule. Elles débuteront leur set par ‘’Stay Away’’, une chanson de leur dernier album Made in England, sorti en 2016. On pourra aussi entendre d’autres morceaux tirés cet album, notamment ‘’Monster’’ et ‘’Made in England’’ qui clôturera leur set, mais aussi quelques morceaux de leur premier album éponyme comme ‘’Dickhead’’.

 


 

Leur punk énervé fera s’amasser petit à petit les curieux devant la scène. Il faut dire qu’elles envoient un sacré son, malgré quelques petits problèmes techniques au début de leur concert. Les quatre filles ont une super prestance scénique et imposent vite leur style agressif. Une belle petite claque en ce début de journée.
 

 


 


Il est maintenant temps de nous séparer pour pouvoir assister aux deux concerts suivants. Voyons ce que Jérémie a à nous dire de Cypecore qui prend place sur la Supositor Stage.

 



 

CYPECORE
 

15H10 - Supositor Stage

 

À la limite entre death technique et metalcore on retrouve Cypecore, groupe venu d’Allemagne pour nous proposer 40 minutes de set. Costumes et maquillages de science-fiction sont de sortie. Le groupe est très communiquant avec la foule, et chaque musicien est bien différencié par un travail de l’ingé son quasi parfait.

 

 


 


Les lumières restent sobres dans une teinte bleutée pour finir dans un blanc pur. Il y aura tout de même quelque chose qui aura attiré notre attention : l’absence de bassiste. On l’entend pourtant bien, mais on ne le verra pas une seule fois sur toute la durée du set. Il semblerait donc que Christoph "Chris" Heckel ait bien été absent aujourd’hui.

 

 



 

Qu’importe, car Cypecore a su se dévoiler sur une durée infime. On en redemande. Peut-être en salle ?

 

Setlist :

 

The Alliance

Where The World Makes Sense

Dreamsmasher

Identity

Saint Of Zion

The Hills Have Eyes

 

Pendant ce temps, on se dirige vers la Massey Ferguscène pour voir ce que nous réserve les Norvégiens de Lüt.





 

LÜT

15h10 – Massey Ferguscène

Les gens semblent avoir préféré se rendre au concert de Cypecore. C’est donc devant un public épars que les membres de Lüt joueront leur rock’n’roll et c’est bien dommage.

Lüt se présente un peu comme un ovni parmi les groupes programmés pour cette première journée. Leur rock’n’roll dénote un peu au milieu des nombreux groupes de black et de death metal. Mais, il n’y a pas que le style musical qui paraît incongru. Tout d’abord, le groupe choisit de décorer l’arrière de la scène avec un portrait d’un parfait inconnu pour le public français (peut-être un parfait inconnu tout court). Les six membres du groupe entrent en scène. Markus Danielsen Danjord, le chanteur, paraît avoir quinze ans même s’il est sans doute plus âgé. Remarque inutile direz-vous, mais son physique d’adolescent imberbe dénote tellement avec sa voix à la Brian Johnson que ce détail reste marquant.
 


Markus tente de communiquer avec le public mais celui-ci reste impassible au début du set. Mais cela n’empêche pas les six musiciens sur scène à donner le meilleur d’eux-mêmes. Leur rock est énergique, leur présence sur scène remarquable. Dommage que le public ne soit pas au rendez-vous pour leur premier passage en France.
 


Ce n’est que quand Markus décide de descendre chanter dans le public que les gens commencent à s’intéresser de plus près à la musique des Norvégiens. On commence à voir des déhanchés dans le pit, et des gens suivre le chanteur qui donne tout ce qu’il peut au milieu des curieux venus les voir. Plus tard, il tentera un slam malgré le peu de personnes, mais qu’à cela ne tienne, le groupe à l’air de s’éclater et d’être heureux d’avoir touché les quelques individus qui ont l’air d’apprécier leur show. Un des guitaristes montera également sur les barrières de sécurité et fera un petit crowdsurfing à la fin du set. Le groupe quittera la scène le sourire aux lèvres sur les notes entraînantes de ‘’Dancing Queen’’ d’Abba.



 

SVART CROWN

15h55 – Dave Mustage

Après le rock’n’roll endiablé de Lüt, il est temps pour nous de nous diriger vers la Dave Mustage pour une toute autre ambiance avec les français de Svart Crown.

En effet, autant le rock’n’roll de Lüt a laissé le peu de public venu les voir presque de marbre, autant la foule se bouscule pour assister à la performance musclée du groupe de death metal à influence black.
 


Pas besoin de fioritures, ni de costumes de scène pour Svart Crown. Vêtus de sobres vêtements noirs les membres du groupe imposent leur style agressif dès les premières notes. Leur son est lourd et puissant et ne nous laisse aucun répit pour notre plus grand plaisir. La voix caverneuse de JB Le Bail nous colle la chair de poule ! Les solos sont magnifiquement exécutés, bref, la technique est au rendez-vous pour un set magistral.
 


On connait surtout Svart Crown pour avoir tourné avec la crème de la crème du death metal. Ils ont entre autres partagé la scène avec Rotting Christ cette année, ou encore Deicide, Marduk et Septic Flesh dans le passé. Mais vue leur prestation à ce Motocultor Festival, il est clair que les français ont également leur place en tête d’affiche et mériteraient encore plus de visibilité. La foule s’agglutine devant la scène est semble totalement conquise. Leur passage sur scène marque réellement le début des hostilités pour ce premier jour de festival !

Il est maintenant 16h50, Jérémie se dirige vers la Supositor Stage pour assister au concert de Nesseria, tandis que Karnogal se postera devant la Massey Ferguscène pour le show de Sticky Boys.

 

 

NESSERIA
 

16H50 - Supositor Stage

 

Une intro de plus avant une entrée en scène : Nesseria fait irruption sur la Supositor à l’heure où les metalheads terminent leur goûter. La fosse est malheureusement clairsemée, et l’ambiance s’en fera ressentir. Le groupe originaire d’Orléans est tout de même prêt à en découdre, avec un Dez (chant) surgonflé, amenant même un pogo dès le second morceau dans cette fosse relativement calme pourtant.
 

 


 


Un backdrop aux couleurs de leur dernier opus, des textes transcendants et des commentaires on ne peut plus franc (“Cette chanson est sur le fait de se trouver des excuses quand on fait de la merde...et moi, ça m’arrive souvent”), la bande aura fait grimper la température jusqu’à s’être fait adopter, avant de lancer “Fortress”, chanson hommage de tous les migrants et ceux qui les aident à entrer en Europe.

 

 


Le groupe finira avec un morceau beaucoup plus mélodieux, instrumentale, qui saura faire vibrer une dernière fois les spectateurs du Motocultor.

 

Et maintenant, direction la Dave Mustage pour le concert de Serenius.

 





 

STICKY BOYS
 

17h40 – Massey Ferguscène

 

La prestation du power trio tricolore semble ô combien attendue, la tente étant plus que copieusement garnie en cette fin d’aprèm. S’appuyant sur une discographie solide, toujours portées par leur dernière excellente production en date, Calling The Devil. Totalement décomplexés, Alex, JB et Tom déroulent un rock’n’roll totalement efficace.
 



 


Efficace. Voilà le mot qui résume le mieux cette prestation. Appuyé par une relation avec le publiquement simplement parfaite. À base du plus simple comme “T’en veux encore?” avant d’envoyer le grisant “Better Days” ou plus inspiré “Amies bretonnes, amis bretons, amis français, on va faire vibrer le festival, la Bretagne et pourquoi pas Paris???”. Alex se fout le public dans la poche à chaque déclarations, chaque riff, chaque sourire. Le guitariste/chanteur n’oublie ni l’équipe du festival ni l’ingénieur son des Sticky Boys.
 


C’est avec une énorme smile que l’on ressort de la tente avec ce plaisir d’avoir assisté à une prestation ultra solide, appuyée par des musiciens investis à 300% et totalement respectueux de leur audience. Un vrai bon moment de festival.



 

 

 

SERENIUS
 

17H40 - Dave Mustage

 

C’est un set moins conséquent que d’habitude qui est accordé au français : 40 minutes pour convaincre les milliers de personnes venues sous la Dave Mustage chercher un peu de frais. Un backdrop central, deux latéraux et des jeux de lumières variant entre vert émeraude et jaune pâle : nous en prenons plein les yeux dans une ambiance colorée et électrique. Mais en prenons-nous aussi plein les oreilles ?...
 

 


 


La foule, inerte comme pour une majorité des concerts de ce début de festival, ne facilite pas le travail du groupe, au point de déclencher une spontanéité de Larry Etienne (chant) : “vous dormez ou quoi ?!?”.

 

C’est alors que les parisiens lancent une avalanche de morceaux bien death afin de combler ce manque d’énergie : jackpot ! La réaction du public ne se fait pas attendre, et l’osmose se créer enfin entre la bande et la fosse.
 

 


 


À travers une setlist rappelant tantôt Cocoon puis leur dernier EP Metanoïa, Serenius assure une fin de set prodigieuse. On se souviendra de l’énorme charisme du bassiste Philippe Bonino, présent depuis moins longtemps au sein de la formation, mais qui a gagné sa place avec les honneurs.


 

 

RENDEZ-VOUS
 

18h30 – Massey Ferguscène

 

Bon on ne va pas quatre chemins: Rendez-vous fait figure d’énorme OVNI dans la programmation de ce vendredi. Enfin sauf si on se rend au Motocultor pour écouter de la New-Wave tintée de punk. Pourtant, la jeune formation (2012) parisienne a au mieux une petite fan base pire, au pire attiré de nombreux curieux car la Massey est bien garnie.
 


Dès le premier titre joué, on est face à un drôle de sentiment. D’un côté on ne peut s’empêcher de se demander ce que l’on fait là et de l’autre on apprécie vraiment la musique du combo, électro à mort, mais suffisamment énergique et “agressive” pour capter l’attention. L’ambiance est également appuyée par un jeu de lumières dynamique et de jets de fumée. On est toutefois un peu triste pour Rendez-vous lorsque l’on voit pas mal de festivaliers partir rapidement, manifestement peu convaincus. Tant pis pour eux, car en dépit de sonorités électros pas forcément appropriées, la musique et certains passages post-punk s’avèrent réellement pertinent et intéressants.

 


 


Une déception pour certains, une découverte pour d’autres. Et en aucun cas on ne peut reprocher à Rendez-vous de ne pas avoir joué le jeu et donné tout ce qu’il avait dans les tripes.


 

 

AUĐN
 

18h30 – Supositor Stage

 

Retour à la Supositor Stage pour assister à la performance de Auðn, groupe de black metal ambiant venu tout droit d’Islande. Pas de costumes, ni de décors traditionnellement affiliés aux groupes de black metal et autres corpse paints pour Auðn. C’est inutile ! Les islandais n’ont pas besoin de tout ceci pour vous faire entrer dans leur univers sombre et torturé. Comme le dira Manon, une amie, un peu plus tard lors de leur concert : « Il n’y a que les gens qui connaissent réellement ce qu’est le froid, qui savent faire du black metal. » Même en plein jour, sous un soleil éclatant, Auðn nous donnera des frissons.

 
 

Les membres du groupe entrent en scène sur une intro ambiante. Hjalti Sveinsson, le chanteur du groupe se positionne lentement au milieu de la scène, tête baissée, les bras croisés sur le bas du ventre comme pour se recueillir avant de débuter le show à proprement dit. Il brisera ce moment de recueillement de sa voix déchirante.


 
 

Dans le public, certains sont couchés ; d’autres, debouts, se balancent au gré des mélodies envoûtantes du groupe. Dans les deux cas, la musique de Auðn nous transporte. Le groupe oscille entre passage black agressifs et passages atmosphériques propices à l’évasion de l’esprit. Sur scène, les musiciens eux aussi semblent emportés par leur musique. Hjalti Sveinsson, lui, est dans l’économie du geste. Tous ses mouvements sont lents mais précis rendant sa prestation encore plus poignante. Mais ce qui marquera le plus dans sa prestation restera son regard qui vous transperce et qui, combiné à sa voix écorchée vous donne la chair de poule. Le chanteur de Auðn a cette capacité de vous faire ressentir ce sentiment étrange entre peur et admiration. Il s’adressera au public en islandais, se demandant même s’il ne devrait pas passer à l’anglais, mais abandonne vite cette idée. Pas besoin de se faire comprendre du public lorsque le public semble comprendre et adhérer à votre musique.


 
 

Un très bon set pour les Islandais qui concluront sous un tonnerre d’applaudissements.

Autre chroniqueur, autre scène, autre ambiance, autre style musical. Voici ce que Karnogal nous rapporte de la prestation de Devildriver sur la Dave Mustage.





 

DEVILDRIVER

19h25 – Dave Mustage

S’il y a bien un nom qui promet un bon moment, en salle comme en festoche, c’est bien DevilDriver. En ce début de soirée, les Californiens ont la rage et comptent bien le montrer. Bien qu’ayant récemment sorti Outlaws 'til the End, Vol. 1, album de reprise, c’est aux couleurs de l’excellent Trust No One (2016) que la scène est décorée.

 

 

Dez Fafara se met le public dans la poche d’un simple “Motocultor, i can’t hear you!!!”. Pogos et slams se mettent en places et la fosse semble prendre un plaisir monstrueux. Plutôt excellent jusqu’à présent, le son proposé sur la Dave Mustage est assez brouillon en ce début show et le chanteur met un peu de temps avant d’être tout à fait audible. D’ordinaire très loquace, le frontman se concentre sur son chant et ses sourires, se montrant plutôt économe en terme de déclarations (une heure ça passe vite après tout). Ce qui ne l’empêche pas de lâcher son fameux “Qui est déjà allé en Californie?”, “Alors n’hésitez pas à venir, on est gentil!”, précédent Clouds Over California.

 


 

De ce concert, on retient également le jeu surpuissant du batteur Austin D’Amond ainsi que l’énergie et l’implication du guitariste Mike Spreitzer. Les amateurs de groove metal comme du groupe passe à n’en pas douter un excellent moment, même si les habitués regretteront surement ce petit arrière-goût de “mode automatique”.





TRISOMIE 21

20h25 – Massey Ferguscène

 

Avec un nom pareil, on pourrait rester dubitatif sur le contenu du set des français. Il vous en aurait coûté de rater cette prestation, tant le groupe de Cold wave aura donné de son énergie ce soir sur la scène de Massey Ferguscène. Rares sont les fois où les frères Lomprez ont livré un show aussi envoûtant et planant.
 


Le wave a son renouveau depuis quelques années, et même si l’univers exploré par Trisomie 21 dispose d’un panel varié, on ressent toujours cette recherche d’un son parfois moderne, parfois en dehors du temps, qui, ce soir, sera malheureusement mal perçu, la faute à un son trop centré sur les basses et pas assez équilibré.
 


Après de nombreuses séparation, T21 vient présenter son album de reformation, Elegance Never Dies, qui sera servi dans un set d’une cinquantaine de minutes. Même s’il on regrettera l’absence totale de décors et des jeux de light ne transcendant pas beaucoup l’atmosphère, on se souviendra que les morceaux se sont enchaînés à la vitesse de la lumière, pour mieux retrouver les musiciens du Nord, trop souvent oublié dans leur propre pays.    




PILLORIAN

20h25 – Supositor Stage 

C’est au tour d’un tout jeune groupe de fouler les planches de la Supositor Stage. En effet, Pillorian sort son premier album Obsidian Arc avril 2017. Les trois membres du groupe n’en sont tout de même pas à leurs débuts et nous offre un show très carré ou mélodies et technique sont en parfait accord.

 

Le black metal de Pillorian est un savant mélange entre mélodies envoutantes, structures complexes, et black metal incisif. Le groupe a tout pour captiver la foule, mais la magie n’opère cependant pas complètement. Certains sont tout ouïe tandis que d’autres se tâte à aller manger un morceau, ou à aller d'ores et déjà se trouver le meilleur endroit devant la Dave Mustage pour assister au concert d’Ultra Vomit. Il est toujours difficile de jouer avant un des groupes les plus attendus du festival. Pillorian en fait malheureusement les frais. Petit à petit, la foule désemplit devant les musiciens de Pillorian et vient s’agglutiner devant la Dave Mustage encore inoccupée.

 
 
 

Cela ne les empêche pas de nous livrer un très bon set. On plane sur les envolées lyriques de la guitare avant de venir s’écraser au sol, rappelé par la voix d’outre-tombe du chanteur. Pillorian joue avec nos oreilles et notre ressenti par rapport à leur musique passant de longues instrumentales mélodieuses au black metal plus classique et agressif. Le groupe aurait mérité plus d’oreilles attentives. Mais l’appel d’Ultra Vomit et de ses légendaires pitreries se fera plus fort que le black metal ce soir.

Voici comment Jérémie a vécu le concert très attendu d’Ultra Vomit.



 

 

 

ULTRA VOMIT
 

21H20 - Dave Mustage
 

 

Le groupe ayant le plus de fois foulé les scènes du Motocultor est sur le point d’entrer sur les planches. Se met alors à raisonner “Merrie Melodies”, reprise sur leur dernier album Panzer Surprise sous le doux nom de “Entooned”. Les musiciens entrent toujours sous le thème de Fort Boyard, se présentant tour à tour au public. Nicolas Patra lance alors l’introduc-ssssssssss-tion de “Darry Cowl Chamber”. S’enchaînent à ce moment la setlist habituel des Bretons : “Les Bonnes Manières”, “Un Chien Géant”, “La Ch’nille, “Calojira” …

 



 


La magie Ultra Vomit n’est pas prête à s’éteindre, même lors du Wall Of Chiasse organisé lors de “Pipi VS Caca”. Pourquoi changer une recette qui fonctionne ? La fin de set sera composée des maintenant cultissimes “Kammthaar”, “Evier Metal” puis des incontournables “Quand J’étais Petit” et “Je Collectionne Des Canards”.

 

Pogos, slams, wall of death, sauts, chants, rires… Ultra Vomit fédère, rassemble, prône un metal parodique ayant trouvé une place maintenant indispensable dans le monde du rock et du metal français. On ne peut que saluer une nouvelle fois cette prestation, haute en couleurs, en jets de fumée et autre écran géant. Même leur communication et les jeux de mots de Manard auront trouvé preneur !

 

Ultra Vomit est définitivement irremplaçable.   

 


 

 

Après l’univers cartoonesque d’Ultra Vomit retour à plus de noirceur avec deux groupes à l’univers pagan. C’est au tour de Myrkur et Cruachan d’entrer en scène.

 

 

MYRKUR
 

22h20 – Massey Ferguscène

 

Après les tooneries d’Ultra Vomit sur scène, nous changeons radicalement de décor pour le concert de Myrkur. Micro orné de feuilles et de fleurs, lumières vertes et rouge créant une atmosphère fantomatique et envoutante.

 


 

Amalie Bruun entre sur scène vêtue d’un chaperon noir en parfait accord avec les tenues sombres de ses musiciens. Elle se déplace lentement vers le milieu de la scène. Tous les yeux sont rivés sur elle. Puis, elle tombe le chaperon noir laissant apparaître une robe blanche fluide et légère lui donnant l’apparence d’une déesse flottant sur scène.

 

 

La musique de Myrkur est tantôt dense, tântot légère. La voix d’Amalia pourtant claire et fluette prend le dessus sur les accords agressifs des instruments. Le show de Myrkur nous transporte dans une ambiance mystique et transcendante. La voix d’Amalia passe de notes cristallines à cris déchirants passant par ce qui pourrait s’apparenter au kulning (ancien chant nordique pour appeler les troupeaux de rennes). Bref, la magie s’opère très vite et on remarque à peine les techniciens venant sur scène pour régler quelques petits problèmes techniques.

 


 

Myrkur terminera son set avec une chanson folklorique nordique parlant d’une bataille contre les trolls. Amalia jouera du bodhran sur ce morceau qui s’arrêtera net, signant ainsi la fin du set et le dur retour à la réalité.

 

Pendant ce temps, Jérémie assistait au concert de Cruachan.


 

 

CRUACHAN
 

22H20 - Supositor Stage
 

 

À mi-chemin entre du pagan et du black celtique, Cruachan a bien choisi son moment pour jouer. La nuit est tombée, la scène est en plein air, offrant une végétation derrière elle, et autour de la fosse. Le ciel est étoilé, et les lumières ne sont ni agressives ni transcendantes : le contexte favorise l’appréciation des compositions du groupe Irlandais.

 



 


À travers une setlist présentant de la plus belle façon les morceaux de leur dernier album, Nine Years of Blood, Cruachan nous offre une prestation rythmée et enchanteresse, avec l’utilisation d’instruments folklorique pour accentuer le plaisir.

 



 


Un set plus court que celui donné à Nantes fin d’année dernière, on en redemanderait. Mais Ministry est attendu sur la Dave Mustage...


 

 

MINISTRY
 

23h15 – Dave Mustage

 

 

 

Changement brutal d’environnement en arrivant devant la Dave Mustage. Deux poulets gonflables géants sont disposés de part et d’autre de la scène. Les deux gallinacés arborent une coupe de cheveux à la Donald Trump leur donnant un air quelque peu ridicule. Sur leurs ventres, une énorme croix gammée barrée. Derrière les poulets un grand écran qui promet de nous en mettre plein la vue. Des crânes se balancent le long du micro au centre de la scène. La Dave Mustage est fin prête à accueillir Al Jourgensen et les musiciens de Ministry.

 

 


Le show commencera par ‘’I Know Words’’, morceau signant l’intro de AmeriKKKant, dernier album en date de Ministry. L’écran fait apparaître Donald Trump. On l’entendra scander son slogan “We’ll make America great again” se déformant petit à petit en « We’ll make America stupid again. » Al et ses musiciens entrent scène pour entamer ‘’Twilight Zone’’. Autre morceau présent sur l’album AmeriKKKant. Ministry fera la part belle à ce dernier album en jouant cinq chansons tirées de celui-ci sur les dix composant le set. On pourra entendre ‘’Victims of a Clown’’, ‘’We’re Tired of It’’, ‘’Wargasm’’ ou encore ‘’Antifa’’. Mais aussi des morceaux moins récents comme ‘’Thieves’’ présent sur l’album The Mind is a Terrible Thing to Taste, sorti en 1989, qui clôturera le set.

 



 

On peut dire que Ministry sait comment offrir un show mémorable. Al est charismatique, comme possédé par sa musique. Il ira donner des coups de pieds aux deux poulets représentant Trump plusieurs fois lors du concert. Les musiciens sont excellents. Leur show est rôdé de A à Z.

 

Sur l’écran défilent des images symbolisant les USA déformées comme pour représenter le cauchemar que vit Al au quotidien dans ce pays qu’il ne reconnait plus. Sur ‘’Antifa’’, un porte drapeau entre en scène alors que des images de manifestations violentes apparaissent sur l’écran. Plus tard, sur ‘’Just One Fix’’, on verra des images de la foule totalement hypnotisée par le show de Ministry. Bref, le concert de Ministry est à la hauteur des attentes du public. Que l’on aime le style très particulier de Ministry ou non, il est indéniable que le groupe est taillé pour la scène et que leur performance restera gravée dans les esprits.

 

 


 

Ce sont deux ambiances totalement différentes que nous offre le Motocultor alors que la journée de vendredi s’achève tout doucement. En effet, il est minuit vingt et il va falloir faire un choix entre le black death agressif de Belphegor, ou le rock électronique planant de The Young Gods. C’est Karnogal qui assistera à la messe noire, tandis que je me dirige vers la Massey Ferguscène pour la performance de The Young Gods.



 

BELPHEGOR
 

00h20 – Suppositor Stage

 

Croix de Saint Pierre, check. Fumée, check. Musique occulte, check. Tout est en place pour accueillir les Autrichiens de Belphegor. Mieux encore, avec ses airs de “cabane paumée au fond des bois”, la Suppositor offre un cadre proprement parfait pour le black death du groupe. Après un “Sanctus Diaboli Confidimus” très long et faisant office d’intro, Belphegor envoie une méchante mandale dans la tronche de son public. Le son est excellent et, là encore, sublimé par le cadre et les jeux de lights.
 


 

Une fois n’est pas coutume, l’ami Hellmut s’adresse à la fosse intégralement en growls, ce qui ne facilite franchement pas la compréhension. Mais si l’on tend bien l’oreille, on perçoit des petites choses “rigolotes” telles que “Gardez vos prières, Dieu n’est pas en France, il n’y a que les ténèbres…”. On se rappelle ainsi l’amour profond du groupe pour tout ce qui touche à l’anti-christianisme et une affection toute particulière pour le satanisme.
 


Mais trêve de plaisanterie. La tornade Belphegor est en place et le groupe totalement investi. Ça blast à tout va, Hellmut et Serpenth alternent growls et scream. Le boulot est fait et bien fait.

 

Finalement, on retient ce concert pour l’excellence de sa forme: un son très bon et un cadre, pour la troisième fois, absolument optimal pour la musique de Belphegor. Un des meilleurs concerts de ce vendredi, à n’en pas douter.

 


 

 

The Young Gods
 

00h20 – Massey Ferguscène

 

Après Ministry, encore un peu de sons électros avec The Yong Gods. Déjà trente-trois années de carrière pour le groupe de rock électronique Suisse. Les jeunes dieux ne sont plus si jeunes, mais le trio est toujours aussi bon en live. Le chapiteau de la Massey Ferguscène est plein alors que Belphegor entame sa messe noire à l’autre bout du festival. Ici, l’univers est totalement différent. Pas besoin de costumes ou de décor, juste nos trois comparses, leurs instruments, une ambiance très tamisée avec une lumière assez crue venant les éclairer dans la pénombre de la scène.
 


La musique de The Young Gods mélange rock’n’roll et samples planants. La voix éraillée de Franz Teichler, compositeur et seul membre stable de la formation, apporte un côté rugueux à la musique du groupe qui glisse le long de nos canaux auditifs. Leur rock expérimental n’est pas du goût de tout le monde, mais leur public est bien là et leur performance ne présentait aucun accroc. Un retour au calme et à l’introspection avant les pitreries d’Alestorm qui se prépare déjà sur la Dave Mustage.
 

Concert, que nous vous livrerons dans un article spécial têtes d'affiche du Motocultor Festival.

Rédacteurs : Eloïse Morisse, Karnogal et Jerembzh
Photos : Thomas Orlanth : https://www.thomasorlanth.com /  Tiphaine Zanutto

 

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