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Metaldays 2018 - Jour 1

Metaldays - Jour 1

Lundi 23 juillet 2018
(et dimanche 22 juillet 2018 un peu)

 

Un festival Metal, mais pas uniquement! Voici la proposition alléchante promise par le Metaldays. Fêtant sa quinzième année d’existence (avec son ancêtre, le Metalcamp), le festival slovène compte désormais parmi les événements majeurs en Europe.


De par sa durée, cinq jours de concerts et un festival ouvrant ses portes plusieurs jours avant, venir aux Metaldays, c’est à la fois faire le déplacement pour écouter du metal, mais aussi profiter de véritables vacances dans un cadre unique. Et nous allons vous convaincre en quelques reportages que ce festival mérite qu’on y mette les pieds !

Dire que nous sommes partis la boule au ventre relève de l’euphémisme. Des orages noirs prévus toute la semaine, de la pluie et encore de la pluie, notre voyage de 1300 kilomètres ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices.

Nous arrivons le samedi dans un festival qui commence déjà à se remplir, bien que celui-ci débute officiellement le lundi. Quelques courses et incartades à la plage plus tard, nous voici donc à tuer le temps jusqu’au lancement du festival. Mais heureusement, bien que la programmation des deux scènes principales ne débute que le lundi, celle de la New Forces Stage, dédiée aux jeunes groupes et aux découvertes, ouvre ses portes dès le samedi.

C’est donc logiquement que nous nous rendons sur cette petite scène le dimanche (parce que des fois il faut dormir pour bien travailler) afin que Monsieur Max nous parle du concert de Malemort.


Malemort

22.07 - 20h50 - New Forces Stage




Si chanter en français dans le monde du metal relève de l'audace, alors venir en Slovénie quand on est Malemort relève de l'exploit. Après le Hellfest - malgré un son déplorable -, et le Kave Fest, les Malemort ont relevé un défi aussi effrayant que couillu : proposer leur "Metal Libre" sur des terres non francophones. Et c'est avec joie et surprise que nous découvrons une foule relativement excessive attendant les Parisiens de pied ferme. On entend parler français (il fallait s'y attendre) mais pas que! Il y a des Allemands, des Italiens, des Slovènes, et là c'est intéressant.




Épaulés par un son de qualité, en deux temps trois mouvements, les Malemort ont entraîné le public avec eux. Les pogos et autres slams fusent et ne fatiguent pas. Et c'est sous une ovation musclée et transpirante que le panard des Malemort prend fin, conscients d'avoir remporté leur pari et, qui sait, leur ticket pour une future Mainstage? La foule se disperse, et on entend les Français se réjouir de voir un groupe de cette qualité et de cette trempe, l'étendard d'une vraie "french touch" dans le metal.

Parlons rapidement des groupes suivants sur la scène. Hexa Mera, a livré un concert intéressant mais son death mélodique aux influences trop marquées (notamment de la scène suédoise), gagnerait à un poil plus d’originalité. Quant à Bleeding Gods, il s’agit d’une petite déception tant le son n’a malheureusement pas été à la hauteur du groupe, ne rendant pas justice au côté épique que transmettait sur CD leur album Dodekathlon.
 


Lundi 23 juillet 2018 : Le véritable début des festivités


Nous voilà donc au lundi, et au premier véritable jour de fest, quelques bières plus tard et de la fatigue déjà bien ancrée dans les chaussures. Comme dit dans l’introduction, le Metaldays ce n’est pas que de la  musique, et c’est donc tout naturellement que nous allons faire bronzette et trempette sous un soleil de plomb dans la Soča et son eau à 13°C.


Vuur

17h20 - Ian Fraser "Lemmy" Kilmister Stage



Vuur, le groupe néerlandais mené par la chanteuse Anneke van Giersbergen entre sur la scène principale en ce premier jour du Metaldays pour un court set de 40 minutes. Le public n'est pas nombreux mais applaudit chaleureusement le groupe qui rentre directement dans le vif du sujet. Créé en 2016 par la talentueuse Anneke, le groupe a composé une setlist tirée de son unique album In This Moment We Are Free – Cities qui mélange heavy rock et metal progressif pour un résultat agréable qui fonctionne très bien en live.




Le son est excellent et permet d'apprécier le jeu du guitariste Jord Otto, qui a officié six ans dans le groupe ReVamp en compagnie de Floor Jansen, et qui fait preuve d'une technique sans faille même s'il multiplie les poses et est particulièrement facétieux (même si il reste loin du maître en la matière, Richie Faulkner). Les autres musiciens assurent parfaitement leurs parties et il se dégage du groupe une réelle bonne humeur communicative. Anneke en fait la démonstration en parlant énormement avec le public et y allant de ses commentaires comme "Je vois des indiens et des chevaliers dans la foule, ça n'a aucun sens mais continuez" avec un magnifique sourire. Vocalement et comme à son habitude, l'ancienne chanteuse de The Gathering est parfaite et le public ne s'y trompe pas en l'applaudissant de façon soutenue à chaque fin de morceaux.




Il est 18h quand Vuur quitte la scène après une très bonne prestation qui a convaincu le public venu les voir, ou les découvrir, et qui ne regrettera pas d'avoir délaissé la Soča pour une petite heure.


JINJER

18h20 - Ian Fraser "Lemmy" Kilmister Stage




A peine le temps de souffler, voici qu’un autre groupe à chanteuse prend place sur la Mainstage. En effet, c’est à Jinjer de jouer, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas les choses à moitié. C’est simple, la bande emmenée par Tatiana Shmaylyuk a pulvérisé la fosse en 40 minutes. Son énorme, grosse présence sur scène, ce mélange de djent, de death et de groove metal conquiert Tolmin avec une facilité déconcertante.



Les hits s’enchaînent, les musiciens n’en mettent pas une à côté malgré la technicité des compositions et seules quelques fausses notes en voix claire de la part de la chanteuse seront à noter. Et si, sur disque, leurs compositions ressemblent à une sorte de fourre tout mélangeant allègrement les styles, en live, tout n'est que groove et efficacité. Il n'y a qu'à observer les réactions sur "I Speak Astronomy" ou "Who's Gonna Be The One" pour le comprendre. Non seulement, ça joue parfaitement, mais les différents changements de ton, les passages de voix claire à hurlement mettent en transe les nombreux festivaliers présents pour le concert.

Tatiana est partout sur scène, hurlant, courant de bout en bout de la scène, tout en motivant le pit à se lâcher dans la violence amicale. Et au sortir de ces 40 minutes, tout ce que l'on espère, c'est que cette rage ne disparaisse pas de sitôt chez ce groupe ultra prometteur.




LEPROUS

19h20 - Ian Fraser "Lemmy" Kilmister Stage

Suit alors Leprous qui sera, on vous le dit tout de suite, la déception de la journée. Impossible de dire si l’heure de la journée a joué dans le ressenti, mais la musique du groupe n’a jamais paru aussi difficile d’accès.




Pourtant l’interprétation des morceaux n’est pas la cause du malaise tant la partition est maîtrisée de bout en bout, avec notamment ces harmonies vocales venues d’ailleurs. Est-ce la prépondérance du dernier album sur la setlist, ou bien le manque de communication avec le public ? Peut-être un peu des deux, tant celui-ci semble plus réactif au moment où résonne "Foe", "The Flood" et surtout "The Price". Sur cette dernière le public ne semble plus dans l’attente et se baigne de la mélodie, dans une ambiance que l’on aurait souhaitée durant tout le concert. Dommage que le morceau arrive à la fin de celui-ci.




Le fait est donc là, jouer aussi tôt n’est pas une gageure pour Leprous et nous laissera un goût amer.

ALESTORM

20h30 - Ian Fraser "Lemmy" Kilmister Stage

 

Les pirates écossais d'Alestorm sont la grosse attraction de la journée et sont attendus par une marée humaine déjà très excitée et alcoolisé qui ne demande qu'à tout retourner. Quand le groupe fait son entrée et enchaine avec "Keelhauled" le public est très chaud et explose littéralement sur "Alestorm" dans un beau bordel d'épées en plastique, haches, licornes gonflables et tout ce qui peut être chevauché, êtres humains inclus. Les premières notes en mode 8bit de "Mexico" résonnent et le chaos dans fosse ne faiblit pas malgré un problème de son strident, lorsque Christopher chante, qui n'empêche pas une armée de slammeurs de s'en donner à coeur joie.



Alestorm continue sans son matraquage avec le titre "No Grave But The Sea" tiré de leur dernier album et enchaîne sur le classique et toujours très efficace "Nancy The Tavern Wench" sur lequel l'ensemble du festival se retrouve assis pour effectuer l'habituel paquito géant, un grand moment. On s'imagine à cet instant que le groupe aurait pu jouer directement sur la Soča, la rivière se trouvant sur le festival, pour parfaitement coller à leur thème et on regrette quand même un peu que fous comme ils sont ils n'en aient pas eu l'idée. Christopher n'est pas dans la forme de sa vie mais reste quand même d'un haut niveau lorsqu'il s'agit de balancer des saloperies au public comme son "vous avec des têtes de cul!" en introduction de "Hangover".




Le son n'est pas parfait, il y a quelques accros par moments, mais l'énergie que déploie le groupe sur scène compense bien les choses, Alestorm n'étant de toute façon pas réputé pour sa technique. Christopher demande si des Allemands sont présents avant de se moquer d'eux et d'enchainer avec "Bar ünd Imbiss" sous le regard hilare de ses compagnons de scène/beuverie. Le groupe quitte la Mainstage, avant le rappel, sur "Captain Morgan's Revenge" qui voit se former un monstrueux wall of death. Alestorm revient avec des intentions belliqueuses, celle de boire nos bières, ce à quoi mon voisin Sven répondra "hors de question!". Malheureusement pour lui Christopher est tout puissant et nous siphonnera jusqu'à la lie sur "Drink" avant de clôturer le show sur "Fucked With An Anchor".



Alestorm fait partie de ces groupes qui ne ratent jamais leurs concerts, qu'ils soient fatigués où non, ils ont toujours une armée de fans derrière eux pour faire de chaque show un moment auquel on repense avec le sourire et pour ça on peut dire OH WOW !

 

ELUVEITIE

21h50 - Ian Fraser "Lemmy" Kilmister Stage

 

Dans la série "groupe qui fait jaser dès qu’on en parle", Alestorm n’est pas le seul à poser ses instruments sur la scène en ce lundi ensoleillé. La Lemmy Kilmister Stage accueille donc Eluveitie, le groupe ultime de folk metal pipeau. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le départ d’Anna Murphy, Ivo Henzi et Merlin Sutter pour fonder Cellar Darling est la meilleure chose qui soit arrivée au leader d'Eluveitie, Chrigel Glanzmann.




Agissant comme un electrochoc, cela a eu l’air de lui redonner une rage qu’il avait perdu. Et avec l’arrivée de Fabienne Erni au chant (qui elle, ne massacre pas les chansons sur scène), l’alchimie fonctionne à merveille. On est face à un groupe, qui certes, joue une musique ultra calibrée, mais qui enfin renoue avec l’efficacité des débuts. Entendre "A rose for epona" chantée correctement, "King" ou "Your Gaulish War" avec un Chrigel chaud comme la braise dans ses growls, ça réconcilie avec un groupe que l’on pensait perdu.


Le tout maintenant serait de persister dans cette lignée et de livrer un véritable bon album, chose qui n’est plus arrivée depuis de (trop) longues années.

PS : serait-il possible d'arrêter de chanter "The Call of The Mountains" s'il vous plaît?


Behemoth

23h20 - Ian Fraser "Lemmy" Kilmister Stage


Place maintenant à la tête d’affiche de la journée. Enfin, nous allons pouvoir revoir Behemoth dans de bonnes conditions, à savoir de nuit. Le festival est aux pieds de Nergal et ses comparses. La foule est dense, imposante, prête à battre le fer pour les Polonais portés aux cimes par le succès de The Satanist.




Le groupe débute comme à l’accoutumée sur "Ov Fire and The Void", et le déluge commence. Des flammes, des hurlements, des riffs incisifs, Inferno et Orion impériaux à la section rythmique, la recette du groupe demeure inchangée mais oh combien efficace.

Alors que nous aurions pu croire à une setlist orientée sur The Satanist, c’est un véritable best of que nous livre Nergal. La violence du black-death du groupe trouve son apogée sur "Demigod" et le rouleau compresseur "Chant of Eschaton 2000". Mais la surprise de la soirée aura été la venue de Niklas Kvaforth sur scène… Pour jouer une très personnelle reprise de "The Forest" de The Cure. Quant au nouveau morceau, "Wolves ov Siberia", pas de surprise, il s’agit d’une composition ultra rapide dans la droite lignée d’"Ora Pro Nubis Lucifer", elle aussi interprétée ce soir-là.




Le public est en transe, hurle les refrains, scande aux invectives de Nergal, comme possédé. A tel point qu’un spectateur craque un fumigène durant le concert faisant s’interroger sur la capacité de fouille de la sécurité.



Alors oui, Behemoth est devenu gros. Oui, Behemoth réalise des shows où tout est millimétré. Mais Behemoth continue de vendre son âme au diable et de proposer un spectacle total, où l’interprétation parfaite tend à faire oublier les quelques points négatifs.




Et c’est sur ces notes, éprouvées par ce concert de qualité que notre équipe s’endort, et rate malheureusement Diamond Head, sans voir une goutte de pluie durant cette journée d’introduction ensoleillée.


Textes : Renaudg, Monsieur Max et Foxxx
Crédits photos : ©Antoine Beaucourt, ©Stipe Surac pour le compte du Metaldays.
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.
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