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Metaldays 2018 - Jour 5

Metaldays 2018 - Jour 5

Vendredi 27 juillet


Alors toute la semaine, ça se plaint que c’est fatigué, et voilà, on est le vendredi 27 juillet et c’est le dernier jour des Metaldays. Et donc on se plaint car c’est le dernier jour du festival et que ça va être triste de rentrer sur Paris. C’est vraiment très français ça.

On décide avec Renaud de faire l’impasse sur le début de la journée du festival pour partir à l’aventure pour le fort de Tolmin. Parce qu’encore une fois, le lieu mérite à lui seul un voyage dans ces terres slovènes. Donc en une grosse heure de marche, nous voilà au sommet de Tolmin, pour faire une pause bien méritée rythmée sous les premiers crachins de la semaine.




(oui oui cher lecteur, ce qu'il y a, tout à droite, est une "petite" partie du campement du festival)


Mantar

18h20 - 19h Bosko Bursac Stage

 

Pour être tout à fait honnête, le dernier jour du Metaldays est toujours compliqué, déja on est triste, premièrement, et puis on est très fatigué... malgré tout on souhaiterait profiter de la rivière et/ou des ballades encore et encore... il faut donc un truc qui déménage, qui réveille, qui en vaille la peine.



Et Mantar, ça motive sec. Nous en voulons pour preuve le nombre de festivaliers ayant répondus présent dans ces conditions. Faut croire que leur punk-black froid, hypnotisant et sans concession, est une formule gagnante. Le duo allemand (une basse? Pourquoi faire?) enchaîne les morceaux et ne lâche le public à aucun moment, l'entraînant dans sa folie, et parvient à exprimer toute sa noirceur et sa violence avec peu de moyens techniques (comme quoi on le dira jamais assez : pas besoin de 40 musiciens et 50 effets pour faire un morceau qui déménage!).

Tout est efficace : la guitare et ses riffs minimalistes et inspirés et la batterie à la rythmique chirurgicale. Tout ce qui manque...c'est la nuit ! A n'en pas douter, aux vues de la performance d'aujourd'hui, nous sommes certains que les "Inspector Cluzo allemands" vont gagner quelques galons sur la scène internationale et gratteront quelques places sur les lines up des prochains festivals. Une expérience dont il faut abuser sans modération !
 


Municipal Waste

19h20 - 20h10 Lemmy Kilmister Stage

 

Le groupe de crossover thrash américain Municipal Waste arrive sur la main stage à 19h20 pour un show d'une cinquantaine de minutes. Arborant leur magnifique backdrop montrant Trump se faisant exploser le cerveau, le groupe commence son set très grassement et sans perdre de temps.



À vrai dire et même si les musiciens assurent le show sur scène, le spectacle se déroule réellement dans la fosse. Une marée humaine est venue voir le groupe et surtout faire la bagarre. Un circle pit se forme dès les premières secondes où se retrouve un mélange de bouées licorne et autres vestes à patches, et qui restera en activité sur presque toute la durée du set.

Tony Foresta annonce que ce concert est le premier de la tournée européenne Slime And Punishment et remercie le public d'être si nombreux avant de balancer un monumental "Sadistic Magician".




Pendant que les agents de sécurité balancent de l'eau sans discontinuer, la foule ne baisse pas d'intensité et c'est au tour des bouées flament rose de passer un sale quart d'heure. On ne peut imaginer qu'avec effroi le visage de notre Brigitte Bardot nationale devant ce déchainement de violence envers les animaux.

C'est exactement à ce moment que Tony demande aux spectateurs un security crash control qui consiste à envoyer le plus de slammeurs vers le pit photo. Le public répond présent et c'est une masse informe de culs, cheveux gras et t-shirts Trump, pour les chanceux ayant réussi à s'en procurer un avant le sold out, qui est projetée vers l'avant. Le groupe applaudit chaleureusement le public avant de quitter la scène leur devoir accompli.



Municipal Waste c'est du solide en live avec une énergie débordante mais en cette soirée du vendredi et dernier jour du Metaldays c'est surtout un public à 200% qui a fait le show.
 


Cannibal Corpse

20h30 - 21h Lemmy Kilmister Stage

 

Oula. Cannibal Corpse. Les rois du Death Metal. Un des groupes les plus cultes de la scène, emmené par son chanteur légendaire, George “Corpsegrinder” Fischer. Des dizaines de titres tous plus connus les uns que les autres. Des hymnes à la beauté des cadavres putréfiés, aux viscères et autres éléments du corps humains. Des rythmiques lourdes, grasses, qui font secouer les têtes aussi bien sur CD que sur scène.
 


Voici ce que nous sommes en droit d’attendre au moment de voir pénétrer Cannibal Corpse sur scène pour une heure de concert. "Code of the Slashers", extrait du petit dernier Red Before Black, donne le "la". On est pas venu chercher la finesse, ici tout va être teinté de sang et de gras. A ce titre, Corpsegrinder est égal à lui même. Il headbangue en continu, comme si sa tête était un de ces petits chiens en plastique qui ornent les banquettes arrières de voiture. Et puis son capital sympathie est toujours aussi énorme. C’est simple, malgré la violence des paroles, le type garde toujours son sourire à tel point que tu as envie d’être son copain tant il a l’air sympa.





Cannibal Corpse met une grosse pression sur le public, qui répond aux headbangs du chanteur avec plaisir tout en mettant du coeur à tourner en rond dans la fosse. Après une semaine de festival, voir tant de circlepit nous fait se demander si les mecs dans le pit ne sont pas de la même veine qu’un N’Golo Kante.

Passé le dernier album, les hits se suivent et peuvent pour le profane se ressembler. Et un petit "Evisceration Plague" par-ci, une petite louche de "Make Them Suffer" par là, saupoudrés d’un léger "Stripped, Raped and Strangled", la recette est immuable et semble encore une fois marcher.



Néanmoins, pour la première fois depuis des années sur scène, Cannibal Corpse paraît fatigué. Mais alors véritablement fatigué. Pour les avoir vu une dizaine de fois, le groupe semble ce soir là en pilotage automatique. Les guitares sont moins incisives, la batterie assez mollassonne, et ce n’est pas la faute du son excellent, mais de la performance du groupe.

Ce soir Cannibal Corpse aura livré un show en demi teinte donc. Porté par son excellent chanteur et par une ambiance excellente, les chansons du groupe n’auront pourtant pas été mises à l’honneur à cause d’un jeu très moyen de la part de ses membres. Et pour une des dernières têtes d’affiche de 2018, on peut dire que ça fait légèrement suer.


Epica

21:50 - 22:50 Lemmy Kilmister Stage

 

Le combo néerlandais est l'une des grosses attractions de cette édition du Metaldays et c'est une foule compacte qui les attend de pied ferme. Epica fait son entrée sur scène avec un peu de retard et démarre directement avec "Edge Of The Blade". Le son est très bon et laisse tout le loisir aux spectateurs d'apprécier la voix toujours parfaite de Simone Simmons pendant que Coen Janssen fait des allers et retours avec son clavier monté sur des roulettes.


Alors que les premières notes de "Storm The Sorrow" résonnent, c'est ce moment que Simone choisit pour demander un wall of death, un choix étrange compte tenu de la nature du morceau et qui au final ne rencontrera pas un grand succès. La foule est plutôt statique depuis le début du concert mais répond bien de manière général aux sollicitations du groupe. Mark Jansen, toujours très souriant n'hésite pas à plusieurs reprises à se mettre en avant pour arranguer la foule avec beaucoup de réussite.



L'ambiance se réchauffe encore lors de "Cry For The Moon" dont le refrain est repris en coeur par tout le public qui explose ensuite sur "Unchain Utopia", un titre qui fait partie des tous meilleurs de la discographie d'Epica.

Alors que s'enchaînent les derniers titres, Coen et Isaac décident de se rapprocher du public en descendant directement dans la fosse avec leurs instruments ce qui provoque la réaction attendue et permet au concert de se terminer avec des spectateurs sautant en rythme sur "Consign To Oblivion", une belle réussite au final.



Darkened Nocturn Slaughtercult

21h50 - 22h40 Lemmy Kilmister Stage


Laissant Antoine et Renaud à la vue et à la voix de Simone Simons, il est l'heure de se précipiter dans la forêt. Encore une fois, on radote, mais voir du Black Metal au Metaldays, c'est une sensation unique. Et la froideur dégagée par les Allemands enveloppe alors le festival d'un fumet de haine et de noirceur. 



Alors soyons clair, avec Darkened Nocturn Slaughtercult il ne peut y avoir de demi-mesure. Soit on aime, soit on déteste, mais on ne peut rester de marbre face à un tel déferlement de violence. Les Allemands jouent comme si il n'y avait eu aucune évolution stylistique dans la scène black metal. Du bruit, du blast, du riff et des cris, voici ce que l'on cherche en écoutant ce groupe, et c'est exactement ce que l'on trouve.

La mise en scène est à l'image de la chanteuse Onielar, complètement folle. Il faut voir les membres, maquillés d'un corpsepaint blanc comme la neige, leurs visages blafards et terrifiants, le pentagrame en arrière plan qui illumine le devant de la scène. Et puis il y a Onielar, qui arrive le visage masquée par d'immondes bandelettes. Ses cris, sa gestuelle, que ça soit avec ou sans masque sur son visage, la font paraître plus proche d'une goule que d'un humain. Celle-ci est en transe, telle possédée par le malin, chose qui n'est que trop rare aujourd'hui sur scène.



La setlist pioche dans les classiques, que ça soit Nocturnal March, Necrovision ou encore Hora Nocturna. Aucune pause, aucun répit, tout n'est que haine, violence, sang et synergie macabre. Entendre "Bearer of Blackest Might" et ses sept minutes de violence impie transcende le public qui est d'une violence sourde sur le devant de la scène. Les moshpits sont furieux, discontinus et il ne fait pas bon d'être aux abords si l'on ne veut se prendre des coups.



En 50 minutes Darkened Nocturn Slaughtercult propose un set à son image. Noir, lourd, violent et sans concession. Pile ce qu'il faut un dernier jour de festival en ruminant les souvenirs de la semaine.
 



Children Of Bodom

23:30 - 00:30 Lemmy Kilmister Stage

 

Children Of Bodom est la grosse tête d'affiche de la main stage pour ce dernier jour du Metaldays 2018 et le public est déjà très enthousiaste alors que la bande d'Alexi Laiho n'est pas encore sur scène. À 23h20 précise le groupe fait irruption sur la scène et balance un "Are You dead Yet ?" qui compacte de façon instantanée la foule.


Le groupe semble très en forme et Alexi d'une humeur appréciable lorsqu'il échange avec le public du festival, disant qu'il est très content de revenir en Slovénie et demandant directement un gros mosh pit sur "In Your Face", que la foule se fait un plaisir d'exécuter. Le death metal mélodique de COBHC fonctionne toujours très bien et même si le son des claviers est beaucoup plus fort que les autres instruments cela ne dérange en rien le spectacle qui se déroule sur scène.


Alors que les premières notes de "Blooddrunk" se font entendre intervient le premier problème technique. Tout la foule retient son souffle connaissant le caractère du maitre de cérémonie et  c'est avec méfiance qu'elle attend en regardant du coin de l'oeil un Alexi Laiho qui commence à montrer des signes d'énervement. Le problème réglé, le groupe relance "Blooddrunk" et enchaîne avec "Angels Don't Kill" et "Follow The Reaper" montrant toute leur maitrise.

Malheureusement pour Children un deuxième problème technique les coupe pendant "Needled 24/7" et provoque la colère, pourtant légèrement maitrisée quelques minutes plus tôt d'Alexi, qui balance des insultes à tour de bras pour un résultat, il faut l'avouer, assez amusant. Le concert reprend pourtant, le public toujours aussi chaud et complètement dévoué au groupe. Il redouble d'énergie pendant "Hate Crew Deathroll" sachant que la fin est proche et explose sur le rappel.




Les musiciens sur scène sont parfaitement en place et en communion avec les festivaliers du Metaldays, les problèmes survenus plus tôt complètement oubliés. Après 1h30 d'un show parfaitement mené et interprété, Children of Bodom quitte son public et clôture de fort belle manière cette semaine de concerts sur la main stage.


Primordial

00h30 - 1h40 Bosko Bursac Stage

 

Nous y voilà. Le dernier concert du festival. Les festivaliers prennent ainsi place en masse devant la Branko Bursac Stage, afin de se prosterner devant Primordial. La nuit, en plein milieu de la forêt, le thermomètre qui affiche sa petite quinzaine de degré, les conditions sont parfaites pour voir les Irlandais. Et pour ne pas vous mentir, outre le fait qu’il s’agisse du concert qu’il ne fallait pas rater aux Metaldays cette année, il s’agira d’un des concerts de l’année. Après une intro sur "Nail Their Tongues" on a compris ce qui nous attendait. Un très très grand spectacle emmené par un Nemtheanga en très grande forme.

N’oubliant pas de balancer une petite pique à Alestorm devant des slammeurs un peu trop amusé (“nous sommes entre adultes ici, nous ne sommes pas Alestorm), celui-ci est partout sur scène. Dans un charisme froid, il déclame et hurle ses chansons, tel un damné cherchant compagnie dans cette nuit mélancolique. La setlist fait la part belle au dernier album et le son, parfait, rend le concert complètement mystique. La moindre accélération est un uppercut d’émotions et remplit ce concert d’une beauté noire et profonde.



Le final sur "Empire Falls" voit le public ne faire qu’un sur le refrain, hurlant en choeur “Every empire falls, And the Earth to ashes turn” à vous coller des frissons. Le groupe part alors d'un pas vainqueur et conquérant. On pense le festival terminé, le groupe ayant déjà dépassé son temps de jeu de 10 minutes. Mais celui-ci revient encore, tout sourire, avec, selon Nemtheanga, l’autorisation de faire encore une chanson. Et c’est au final devant un public en feu que Primordial entonnera "Heathen Tribes" pour clôturer ce festival.



Les jambes endolories, le coeur lourd devant une fin de festival qui s’achève, on décide de fêter cette fin de festival au bar de la plage avant de reprendre la route le lendemain. Un festival pareil, dans un cadre aussi merveilleux, mérite bien les quinzes heures de route. On voyage dans un lieu véritablement unique, où le temps passe malheureusement trop vite, mais où la parenthèse est réelle.

La promesse est donc vérifiée : Ces Metaldays sont de véritables vacances sur une bande son Metal!



Textes : Renaudg, Monsieur Max et Foxxx
Crédits photos : ©Antoine Beaucourt, ©Foxy Photographie, et ©Stipe Surac pour le compte du Metaldays.
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

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