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Moonspell + Rotting Christ + Silver Dust - La Machine du Moulin Rouge, Paris (01/11/2019)

Une semaine après le début de la tournée, c'est à la Machine du Moulin Rouge que nous retrouvons les Portugais de Moonspell et les Grecs de Rotting Christ, accompagnés par les Suisses de Silver Dust. Le concert, organisé par Garmonbozia, se joue à guichets fermés ce soir, ce sont 800 personnes qui attendent impatiemment le show à venir. Il faut dire que Rotting Christ et Moonspell viennent présenter pour la première fois à Paris en live leurs nouveaux albums respectifs : The Heretics et 1755.



Silver Dust



Les Helvètes de Silver Dust ouvrent le bal de manière aussi spectaculaire que leur album concept House 21, qui les a vraiment révélés en 2018. L’histoire d’un soldat de la Seconde Guerre mondiale qui se réfugie dans un manoir, appelé House 21, habité par des âmes mystérieuses, nous est présentée ici sur un écran numérique à l’aide de vidéos et animations très bien réalisées et en synchronisation totale avec la musique. L’introduction sur "Libera Me" annonce la couleur, alors que le groupe entre dans le noir pour continuer avec "The Unknown Soldier". En ce 1er novembre, on pourrait presque penser que le groupe a voulu créer une ambiance autour d’Halloween mais non, c’est bel et bien la marque de fabrique des Suisses : un univers burtonien.
 

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Devant un public déjà nombreux, Lord Campbell, le chanteur, s’exprime en français ("Faites le signe du metal") et anime le show avec une aisance presque innée. Des figurants accompagnent certains moments clés de l’histoire : une femme en robe noire avec un voile sur la tête, une autre en robe blanche représentant l’ange de la maison ("Forever") . Sur la vidéo, un alchimiste fou accompagne le groupe en tapant sur son enclume et s’esclaffant en rythme ("La la la la").

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Visuellement, Silver Dust est une machine qui promet de très bons shows à la hauteur d’un Avatar ou même Iron Maiden sur des scènes plus grandes. Musicalement, rien à redire. Le son est très bon, Lord Campbell passe de manière très fluide d’un chant clair à un chant extrême et inversement, Kurghan, le bassiste maîtrise sa rythmique tout en headbanguant pendant que Tiny Pistol, le guitariste, fait courir ses doigts sur le manche. Le batteur, Magma, tout confiné dans l’espace qui lui a été alloué, n’en semble pas pour autant gêné.

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Le spectacle atteint son paroxysme lorsqu’un personnage représenté par un squelette, entonne sur son orgue la mélodie bien connue de "Toccata et fugue en ré mineur" de Johann Sebastian Bach et entre en duel avec le chanteur armé d’une guitare dont les frettes sont éclairées en bleu, quasiment seule source de lumière à ce moment là. S’ensuit un solo de guitare accompagné de sons électroniques, très appréciés par la foule. Le chanteur termine son solo avec la langue, s’il vous plaît.

Par deux fois, à la demande de Campbell, le public se mettra à genoux pour réaliser un "Jump !" général, très représentatif de la réception que le public accorde au groupe. Après beaucoup de remerciements, Magma réalise un solo en rappel avant de saluer le public, accompagné de ses complices, une dernière fois.

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Setlist
Libera Me
The Unknown Soldier
The Age Of Decadence
Forever
Duo Orgue/Guitare
La La La La
The Calling
The Judgment Day
Ave Satani (Thème du film « La Malédiction » de Richard Donner, musique de Jerry Goldsmith)
It’s Time


La salle est enflammée après la première partie, et désormais presque remplie. Les escaliers menant au deuxième étage, fermés au début, ont dû être ouverts pour laisser la foule s’étendre un peu. Rotting Christ arrive, et le public est prêt à les recevoir.



Rotting Christ



C’est au tour de la Grèce de se présenter sur scène, et l’ambiance, bien que toujours sombre, est totalement différente : c’est ici très serein et professionnel. Le groupe entre également dans le noir, et Sakis Tolis vient réciter en grec ce qui ressemble à une prière. Mais ce n'est pas là la seule langue qu’il parle, il présente le groupe dans la langue de Molière avant d’annoncer la chanson "666". Les rythmes effrénés de son frère, le batteur Themis Tolis, et du bassiste Kostas Heliotis accompagnent parfaitement la lourdeur du chant. S’ensuit "Fire, God and Fear", pendant laquelle Giannis Kalamatas s’exprime parfaitement avec sa guitare.

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Le groupe montre qu’il sait jouer sur scène, l’aisance de ses membres crève les yeux, le public se déchaîne de plus en plus : la cadence des pogos s’accélèrent, un circle pit est demandé par le bassiste qu'il accompagne au headbang.

Les introductions aux chansons sont quasiment toutes commencées par quelques mots en grec, toujours dans cette atmosphère lourde et sataniste. Le public scande le refrain de "Apage Satana". Le chant martelé de Sakis est accompagné de quelques beats électroniques pendant lesquels le public répond toujours présent.

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Le son est aussi bon que pendant Silver Dust avec des balances très bien réalisées. Ni trop fort, ni pas assez, nos oreilles reçoivent en moyenne quelques 98/100 décibels. La chaleur monte dans la salle et nous sommes désormais collés les uns aux autres, partout dans les moindres recoins de la Machine. Au balcon, bien qu’assis, les spectateurs ne sont pas en reste et profitent tout autant. Des walls of death et circle pits s’enchaînent sur "The Forest of N’Gai" et "Societas Satanas".

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L’enchaînement des musiques est maîtrisé dans la setlist ; le groupe propose une « pause » au début de "In Yumen" dans le noir complet, avec changement de backdrop, mais les mouvements dans la fosse reprennent de plus belle au refrain. Il n’y aura pas de rappel, le groupe joue ses classiques "Grandis Spiritus Diavolos" et "Grand Serviam" que la foule accompagne en sautant et chantant.
Les Grecs remercient chaleureusement les Parisiens, et sortent sous une ovation de ces derniers. La barre était haute après Silver Dust, mais Rotting Christ a réussi à la lever encore plus. Les Portugais seront-ils à la hauteur pour contenir cette foule en furie ?

Setlist
666
dub-sag-ta-ke
Fire, God and Fear
Kata Ton Daimona Eaytoy
Apage Satana
Dies Irae
The Forest of N’Gai
Societas Satanas
In Yumen-Xibalba
Grandis Spiritus Diavolos
Non Serviam



Moonspell



L’album 1755 est à l’honneur ce soir, la batterie est notamment décorée en fonction. Des sons de cloches annoncent le début du concert, alors que Fernando Ribeiro entre sur scène, une lanterne dans la main, avant d’entonner "En Nome De Medo" dans sa langue natale. Les riffs de la basse cinq cordes de Aires Pereira, la résonance des fûts de Miguel Gaspar écrasent malheureusement le son  des mélodies de Pedro Paixão au clavier et de la guitare de Ricardo Amorim. Cela rend l’atmosphère très lourde, presque doom. Mais cela ne perturbe pas le public.

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Après une brève présentation du groupe dans un français presque parfait, Fernando, masqué le temps d’un morceau, enchaîne sur "1755" et est accompagné de beaucoup de fans connaissant les paroles en portugais ; des fans suivant la tournée, des Portugais vivant dans la capitale française ou bien des français ayant appris les paroles ? On peut apercevoir dans le public un drapeau du Portugal ainsi qu’une écharpe aux couleurs du pays. Lorsqu' "Opium" démarre, première chanson dont les paroles sont en anglais, les fans des premiers rangs qui ne sont pas lusophones se mettent à chanter dans la langue de Shakespeare.

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Fernando est en forme, en très bon meneur qu’il est. Sa voix criarde comme sa voix de tenor sont parfaitement maîtrisées. Il continue de s’exprimer dans un très bon français : "Silver Dust, Rotting Christ, Moonspell, la nuit est à nous et la nuit est éternelle" pour annoncer "Night Eternal". Le solo de guitare se fait maintenant mieux entendre, et la dextérité de Ricardo est très appréciable. Il accompagne d’ailleurs le chant avec une voix assez death.

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"Breathe  (Until We Are No More)" permet justement au public de respirer pendant ses couplets avec un son plus groove. Le bassiste donne un médiator à un enfant placé au premier rang. Au balcon, une personne âgée serre le poing en rythme : Moonspell affecte tous les âges. Le chant murmuré lors d’ "Everything Invaded" est accompagné par le public. Le fond de la salle est par contre beaucoup plus silencieux que lors des deux premiers groupes, mais Moonspell est un groupe de connaisseurs et n’appelle pas à la folie comme Rotting Christ ou Silver Dust.

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On ne peut cependant pas être insensible à la voix puissante du meneur et la maîtrise technique des musiciens. "Ataegina", "chanson pour Paris", est très bien reçue avec ses sonorités folk et parce qu’elle est rarement jouée. Le son est d’ailleurs largement meilleur qu’en début de show. « Moonspell ! » est scandé pendant que tout le monde tape dans les mains. Les Portugais viennent finir le show sur un rappel puissant : "Todos os Santos" ; ça tombe bien, nous sommes le jour de la Toussaint, mais ils n’auront pas chanté « 1 de Novembro », à l’anniversaire du terrible tremblement de terre au Portugal en 1755, sujet au cœur de leur dernier album. Le quintette finit bien sûr par un "Full Moon Madness" accueilli avec grande joie par les spectateurs.

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Distribution de mediators, serrages de mains, grands sourires : le groupe est visiblement content de sa prestation et de son public parisien. De quoi clôturer une belle soirée.


Setlist
Em Nome Do Medo
1755
In Tremor Dei
Opium
Awake
Night Eternal
Breathe (Until We Are No More)
Everything Invaded
Evento
Mephisto
Vampiria
Ataegina
Alma Mater
----------------
Todos os santos
Full Moon Madness




Crédit photo : Arnaud Dionisio. Reproduction interdite sans autorisation du photographe.
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