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Motocultor 2012 - 1er jour (vendredi 17 août 2011)

Live Report du

MOTOCULTOR FESTIVAL à Theix (54)
du 17 au 19 Août 2012 -

Jour 1 - Vendredi





Live Reports : Katarz, Meta Lias et Thomas Orlanth
Photos : Thomas Orlanth et Yog





La Mer, les mouettes, les galettes... la Bretagne nous fait toujours autant rêver. Associez à cela un Festival Metal en terres Bretonnes et vous obtenez le Motocultor Festival, qui s'est déroulé à Theix, près de Vannes.

Pour cette troisième édition en plein air, les Orgas du Motocultor nous ont proposé de couvrir le Festival et nous ont offert de bonnes conditions pour faire notre travail. Nous voudrions leur rendre la pareille en vous offrant un aperçu de ce week-end hors-du-temps à travers des Live Reports complets, des Interviews exclusives (Trepalium, Immolation...), le tout saupoudré de très belles photos de nos chers Yog et Thomas Orlanth. Les anciennes (Katarz) et toutes jeunes recrues (Meta Lias) se sont, quant à elles, pliées en quatre pour vous proposer des interviews et rendre compte des concerts de ce Festival.

On en est tous venus à la même conclusion : le Motocultor est le seul qui vous propose un gros son, comme nulle part ailleurs.

Pourtant, cette édition du Motocultor s'est bien faite attendre : en effet quelques problèmes concernant la présence des secouristes sur le site ont affecté le bon déroulement du début du festival.

Nous avons ainsi été bien attristés d'apprendre l'annulation d'Ataraxie et de Miseducation Of Masses à qui l'organisation a proposé de jouer lors de la prochaine édition.

Une fois les soucis réglés vient enfin la délivrance, la fin d'une attente de près de deux heures sous un soleil de plomb et c'est avec joie que l'ensemble des festivaliers amassés devant l'entrée peut finalement se ruer vers les stands de boissons diverses et variées afin de se désaltérer et de profiter enfin du beau temps et du festival.





CATTLE DECAPITATION
Supositor Stage
15:00 > 15:20

 

Katarz
 

Dans tout ce chamboulement de Running Order, Cattle Decapitation fut le premier groupe du Festival à jouer, et les Américains ont dû prendre d'assaut et en urgence la Dave Mustage dans une chaleur plus qu'écrasante, avec des températures avoisinant les 40°C.

De l'autre côté de la barrière, le public n'est pas forcément au rendez-vous, puisque certains sont partis à la quête d'une bonne pinte de bière tandis que d'autres en sont encore au stade de fare la queue devant les portes du Festival pour récupérer leurs bracelets. Certains ont même abandonné le combat et sont en train de déplier leur Queshua verte dans le camping...
 


Dans ce contexte de Super Mario Kart humain... ben le Festival commence.

Cattle Decapitation lance les hostilités pendant que Ataraxie et Miseducation of Masses sont en train de remballer. (L'organisateur du Festival a réinvité les deux groupes à jouer l'année prochaine au Motocultor).

Vous l'aurez compris, seuls les guerriers et guerrières les plus acharnés formeront un petit bataillon devant une scène rapidement prise d'assaut par les Américains. Mais au lieu de nous proposer un barbecue, ces derniers nous offriront une cascade de riffs grind bien bourrin en l'honneur des animaux, décriant les maltraitantes que l'on fait subir à ces créatures innocentes à coups de « Arggh » et de « Grwwll ».





Du coup les instincts primaires se réveillent en la plupart des festivaliers qui viennent de réaliser que ce bon Motocultor ne fait que commencer. Ils s'échauffent donc avec un joli circle pit (ben oui, c'est la Bretagne!).

20 minutes bien intenses pendant lesquelles le groupe joue le jeu devant des festivaliers visiblement contents, et dont je n'ai retenu, depuis le stand « bières » que le titre « Your Disposal » de par son riff assez mélodique que l'on entend de loin.

Ces 20 minutes valaient-elles le jeu pour le groupe ?




 

ABSURDITY
Dave Mustage
15:20 > 16:10

Katarz


Venus faire un remplacement de dernière minute, le débarquement des Alsaciens d'Absurdity sur la Suppositor Stage a surpris pas mal de monde. Mais comme ils tournaient avec Immolation, ça tombait bien, on les avait sous la main et les coreux ont saisi à deux bras tatoués l'occasion de promouvoir leur dernier album, D:evolution, sorti chez Season of Mist !


Autant vous dire que le combo ne s'est pas fait prier et a donné le maximum. D'ailleurs, le bassiste saute tellement qu'il se vautre merveilleusement devant un public un peu plus nombreux. Mais si la prestation de David Barada me convainc à merveille, de par le son de sa basse et son charisme dégoulinant sur nous tout au long du set, le reste du son est relativement moyen. C'est dommage, car la prestation d'Absurdity est un sans faute, le groupe est communicatif et vraiment dedans... tout comme le public qui n'attendait que ça.
 


Le chanteur Cédric Belzunce est un fou furieux, qui saute de baffle en baffle et nous en fait voir de toutes les couleurs, comme sur un vieux titre aux teintes plus hardcore mais particulièrement entraînant, « Bagga » et quelques extraits de leur nouvel opus, comme ce pur blast qu'est «Concrete Brain» ! J'adore ! La voix de Cédric est particulièrement puissante et on se la prend en pleine face, d'autant plus qu'il vient nous chercher, nous provoque en permanence.
 


Le combo est hyper impliqué et nous donnera une très belle prestation qui va provoquer les premiers sables mouvants du Motocultor.


Setlist :
A Taste Of ...

Scorn & Ignorance

Rewind

Logical War Process

Sneaking Data

Bagga

Concrete Brain

Soul Spirit

Death Kult Paranoia

[D]evolution






DEVIL SOLD HIS SOUL
Supositor Stage
16:10 > 17:00

 

 



 




INCANTATION
Dave Mustage
17:00 > 17:50

Katarz

 

Aaaahhh !!! Sortez nous les vieux, c'est la canicule !... Bon, d'accord il n'en reste plus qu'un qui est là, depuis toujours, fidèle au poste et c'est John McEntee qui nous annonce qu'ils sont heureux de jouer pour nous aujourd'hui.

Alors il balance la sauce avec un « Oath of Armageddon » bien lourd de sens et on s'aperçoit très vite que si le groupe est heureux, il est tout de même fatigué ! Si John semble encore quelque peu tenir la route malgré un épuisement sensible, le batteur, lui, peine à maintenir la cadence sur certains titres et semble vraiment assommé par la chaleur.
 


En même temps le groupe a fait quelques festivals cet été et j'imagine que la chaleur Bretonne y a été pour beaucoup ! Le bassiste de Napalm Death a d'ailleurs été directement évacué aux urgences après sa sortie de bus...c'est bien connu les vieux et la canicule c'est un combo explosif.

En parlant de chaleur, le public va en donner. Heureux de voir un groupe de Death mythique avoir fait le déplacement jusque dans les terres Bretonnes, il va lui en faire voir de toutes les couleurs. D'autant plus que c'est le premier groupe de cette envergure de tout le festival. Alors les têtes se décrochent subitement et on sent enfin le climat du festival que l'on aime tant...

Ca enchaîne avec un « Ibex Moon » et y'a pas à dire, le Old-school puissant et haineux n'est pas encore enterré. Ce qui impressionne, c'est le gros son de malade qui s'échappe des enceintes...
 


On peut compter sur les doigts d'une main le nombre de formations qui délivrent un son aussi  lourd, puissant, parfait. Le son de basse est juste jouissif et John, malgré la barrière de la langue, tente de communiquer avec le public et nous interjette des « Merci! » de temps à autre.

Et ce gros son, toujours, qui magnifie des titres comme le très attendu « Devoured Death » ! Un massacre !!

Une première vraie claque de la journée !




 

STILLE VOLK
Supositor Stage
17:50 > 18:40

Thomas Orlanth


A voir les musiciens de Stille Volk préparer leurs instruments, on comprend tout de suite que ce n’est sans doute pas du death/core/black/grind qui va résonner sur la scène du Motocultor.

Et pourtant ! Lorsque résonne le premier morceau, « Danse de la corne », l’énergie qui se dégage de la musique endiablée du groupe se transmet rapidement à la foule qui ne demandait qu’un prétexte pour commencer les pogos. Malgré un soleil de plomb, on verra même un wall of death se former et des slammeurs voyager dans les airs. « Le réveil de Pan » a sonné et son influence est sur nous !
 


Stille Volk n’est pas un groupe qui se produit souvent sur scène, et bien sûr, ce qui est rare est recherché.  Bon nombre de fans de la première heure ont dû être heureux de les revoir ici, sans parler de ceux qui ont eu la chance de les découvrir en terres bretonnes.

Leur musique est non seulement festive, mais aussi très originale. La guitare acoustique est utilisée pour la rythmique comme si une distorsion y était ajoutée, la vielle à roue de Patrick Lafforgue et l’étrange « violon » de Patrice Roques se partagent les mélodies. On sent clairement l’influence metal transparaître dans la structure de bon nombre de morceaux, malgré les instruments traditionnels utilisés. C’est sans doute cela qui plait au subconscient collectif du public de chevelu(e)s qui s’agitaient joyeusement devant la formation pyrénéenne.
 


Avec des morceaux majestueux et entraînant comme le célèbre « Ai vist lo lop » pour ne citer que ce titre, l’ambiance était chaude dans tous les sens du terme cette après-midi !

L’arrosage intempestif fait par les bénévoles du Motocultor pour limiter les risques d’insolation n’a pas calmé l’ardeur de la foule.

Heureusement !

 



INQUISITION
Dave Mustage
18:40 > 19:30

Katarz


C'est au tour d'un énorme challenge et d'une des plus grosses baffes du Motocultor Festival d'apparaître sur scène : j'ai nommé Inquisition. Les Américains d'origine Colombienne arrivent sur la scène à la dernière minute, et échangent quelques mots en Espagnol entre eux avant le début du concert. L'avantage d'être deux, on ne perd pas de temps en réglages et on est vite prêts. Le set démarre sans vaines paroles avec « Astral Path to Supreme Majesties », un de leurs hymnes les plus  connus.

Les deux protagonistes : d'une part Dagon, le ténébreux chanteur-guitariste et de l'autre, Incubus, son comparse démoniaque alias « la machine de guerre », vont donner un des sets les plus incroyables du festival et conquérir pas mal d'âmes.
 


Pourtant, les conditions de jeu ne sont guère les plus favorables, puisque si la musique de Inquisition se prête bien aux salles sombres et enfumées, (d'ailleurs au Brutal Assault le manager a demandé à jouer sur la petite scène couverte plutôt qu'en plein jour), il en est tout autrement d'une grande scène vide en plein cagnard. On se dit immédiatement qu'on aura beaucoup de mal à se mettre dans l'ambiance froide et désolée de la musique d'Inquisition.

Cependant, contre toute attente, et avec le soleil en pleine gueule, Dagon part au quart de tour et sa voix black à la fois atypique et hypnotique nous emmène directement dans les ténèbres. Portés sur les doux riffs de « Astral Path.. », puis nous laissant complètement submerger par un « Nefarious Dismal Orations »

Le son est absolument incroyable, meilleur que sur disque, entre la guitare acérée de Dagon et la batterie d'Incubus qui souffre non seulement d'un petit souci de réglage, mais surtout des assauts répétés de ce démon qui la fracasse à grande allure de façon clairement inhumaine. Une frénésie dantesque ! Voilà ce qu'il nous met dans les tronches ! Il pousse Dagon à jouer toujours plus vite et se lève quelques fois de derrière la batterie pour nous tirer la langue et joue avec ses baguettes en permanence. Il me confiera après le concert : « Qu'est-ce que je me suis éclaté à jouer aujourd'hui !».
 


Très vite, on est emportés dans une spirale de riffs envoûtants qui vont convaincre pas mal de monde, y compris ceux qui ne connaissaient pas du tout ce duo surprenant. Une saucée dynamique, frénétique, démoniaque.

Très vite on oublie les conditions du concert, et on se laisse volontairement entraîner dans les Limbes et aux assauts d'une tempête infernale proposée par Inquisition.


Setlist :

Astral Path To Supreme Majesties

Nefarious Dismal Orations

Empire Of Luciferian Race

Command Of The Dark Crown

We Summon The Winds

Where Darkness is Lord

Embraced By The Unholy Powers Of Death And Destruction

Imperial Hymn For Our Master Satan

Crush The Jewish Prophet

Desolate Funeral Chant

Cosmic Invocation




SETH

Supositor Stage
19:30 > 20:20

 

Katarz
 

Seth aura mis les bouchées doubles aujourd'hui et déferlera sur nous son Black Metal aux dimensions quasi mystiques. Une fois de plus, le son est à l'honneur, mais le choix des compositions va également mettre le public dans des états seconds...
 


Les extraits de l'album les Blessures de l'âme auront beaucoup de succès auprès des fans, venus tout de même nombreux pour applaudir ce combo Français.

Après m'avoir fait une très bonne impression en Conférence de Presse, Seth m'a agréablement surpris sur la scène du Motocultor par sa présence, son authenticité et la puissance dans l'exécution des titres qui en ont fait un des piliers de la Scène Black Metal française.
 



Setlist :

Let Me Be the Salt in Your Wound

A Pallbearer's Gloom

Addicted to Psychotropic Angeldust

Die Weihe

La Quintessence du mal 

Acid Christ

In Aching Agony

...À la Mémoire De Nos Frères





ETHS
Dave Mustage
20:20 > 21:15

Meta Lias


Il est 20:20 quand Eths, bien accueilli par le public, prend possession de la scène Dave Mustage.

Le groupe va débuter son set par une intro samplée, puis un morceau de leur dernier album qui ne manque pas de faire son petit effet et met ainsi en jambes le public.

Le groupe est toujours très à l'aise sur scène (depuis le temps…!), et le public est plutôt réactif à en voir les quelques pogos qui naissent dans la foule.

Le second morceau, "Melena", est d'ailleurs repris en coeur par quelques fans, tout comme "détruis-moi". La formation enchaîne les morceaux, alors que l'on commence à entrapercevoir les premiers slams, signe de la présence d'aficionados des marseillais ! Ils disposent d'ailleurs pour les satisfaire d'un gros son bien "calibré", en témoignera une bien belle prestation sur "Voragine" qui a réjoui les spectateurs comme il se doit.
 


Candice, quand à elle, n'a rien perdu de son talent, mais ce n'est malheureusement pas ce qui empêche la "fuite" d'une certaine partie du public peu avant la fin du set, probablement à cause d'une certaine redondance. Dans les premiers rangs, ça continue néanmoins de remuer, en témoignent les quelques clams, headbangs, polos et acclamations qu'on nous sert au menu et ce malgré un certain "statisme" sur scène.

En effet, le groupe nous (re)sert la même recette - depuis des années maintenant, et plus précisément depuis Soma en 2004 - alors que nous souhaiterions bien un peu de nouveautés que ce soit sur les arrangements de guitare, de basse ou encore au niveau de la batterie.
 


Vient alors "Tu n'existes pas", que le public connait par coeur - à force ! La voix de Candice déraille par moments et c'est bien dommage ; on ressent une certaine fatigue vocale vers la fin du set.. Laquelle "fin" sera ponctuée par "Crucifère" alors que le soleil se couche lentement à l'horizon.




CORROSION OF CONFORMITY
Supositor Stage
21:15 > 22:10

Katarz


Le Motocultor est l'endroit rêvé pour découvrir des tas de groupes et pour moi Corrosion of Conformity a été une très belle surprise. Premier groupe à jouer au soleil couchant (les veinards!), Corrosion auront de bonnes conditions de jeu et de lumières qui ajouteront une très belle dimension à ce spectacle de Stoner complètement barré.
 


Mais c'est dans le punk que Corrosion a fait ses débuts, en passant par le metal avec l'arrivée d'un nouveau membre dont l'absence a visiblement pesé à certains, à savoir Pepper Keenan. C'est ensuite vers le Stoner que la musique de Corrosion of Conformity a lentement glissé et sur la scène du Motocultor on pourra essentiellement admirer le jeu de la superbe guitare vintage de Woody Weatherman et du chanteur-bassiste, Mike Dean, qui avait déjà collaboré avec Corrosion of Conformity.

Alors que vous le veuillez ou non, leur jeu est absolument dégénéré, le chant en duo presque parfait et les vieux compères s'éclatent sur la scène du Motocultor comme deux gamins en train de faire des conneries dans une colonie de vacances.

Ca saute de partout, les musiciens n'arrêtent pas d'entrechoquer leurs instruments sur des titres tantôt complètement barrés, à l'instar du très punk « Loss for Words » ou plus posés, dans la veine des Black Sabbath... « Psychic Vampire » qui ouvre le bal.


Le trio fonctionne à merveille puisque tous se donnent à fond, entre les rictus et sauts en l'air de Mike Dean, les danses et les rires endiablés de Woody Weatherman et le batteur fou, on s'éclate comme en maternelle.


Un très grand show avec un son, une fois de plus, gigantesque, qui aura conquis de nouveaux fans.


 

Meta Lias :

Un trio de musiciens investit vers 21:15 la Supositor Stage ; il s'agit de "COC" !

Pour définir le style, on va dire que c'est un groupe aux compos "stoner hard rock punky/grungy", plutôt efficace il faut le dire !

Le tempo augme petit à petit et le son devient plus "énervé" au fur et à mesure du set ne laissant pas indifférent un public visiblement rallié à leur cause. Les morceaux s'enchaînent, tout comme augmentent au fur et à mesure de l'avancée du set les applaudissements du public ! Enfin, ça fait du bien d'entendre un groupe sans prise de tête, qui a du plaisir à être plaisir et qui le fait ressentir sans faire de longs discours !
 


La basse est audible et efficace, les lights commencent à bien ressortir avec le soleil qui baisse, donnant une ambiance très alambiquée au combo et qui n'est pas pour nous déplaire !

Ca slamme, le son est limite "planant", et le groupe enflamme littéralement l'audience, envoutée par cette énergie et ce dynamisme ; tout est là pour que tout le monde passe un bon moment !

Les mecs bougent bien sur scène et se répartissent l'espace de manière intelligente ; ils propagent également leur bonne humeur dans la foule et entraînent avec grande classe tout ce beau monde.

La nuit se lève maintenant, et on peut dire que le Motocultor commence enfin avec ce bon gros son !


Setlist :

Psychic Vampire 

Loss for Words

Mad World 

Your Tomorrow 

The Doom

Vote With a Bullet

The Moneychangers 

Deliverance

Rat City 

Holier 

Hungry Child 

Technocracy






IMMOLATION
Dave Mustage
22:10 > 23:00

Katarz


Pour avoir assisté au Death Metal des Américains d'Immolation une semaine avant, au Brutal Assault, je m'attendais à un show de très grande envergure. Là bas, il y avait un bon pit, un bon son, une très belle prestation....

... mais ce n'était rien comparé au Motocultor.
 


Plutôt que de vous décrire longuement à quoi ressemble un champ de bataille, je préfère juste vous dire que le public du Motocultor est dix fois mieux qu'une armée de tractopelles pour vous retourner un champ en quelques minutes. C'est indescriptible. Les corps volent au dessus de ma tête, j'en compte une cinquantaine vers l'avant (je ne compte pas ceux que je visualise derrière). Aussi, étant placée tout devant à gauche, je n'entends - pas - le - groupe. C'est normal, les Bretons sont plus forts qu'Immolation. Je hurle avec le public, le public hurle avec moi, le tout dans une ambiance de folie, de fraternité et d'entre-aide pour tous ceux qui tombent au combat ... ahhhh !!!!

Paraît-il, me disent ceux qui ont vu le groupe depuis le centre de la foule, le son était gigantesque.
Alors un grand bravo à tout le public du Motocultor, vous êtes vraiment une bande de grands malades.
 


Setlist :
Close to a World Below
Swarm of Terror
Majesty and Decay
What They Bring
Into Everlasting Fire
Under the Supreme
Unholy Cult
No Jesus, No Beast
Dawn of Possession





KMFDM
Supositor Stage
23:00 > 00:00

Katarz


KMFDM c'est bien sur disque ou dans les soirées un peu décalées, c'est bien connu. Sur scène, au Hellfest, ils ne m'avaient pas fait grande impression, puisqu'ils avaient joué en plein jour sur la mainstage et il manquait quelque chose pour que ce show me donne envie de retourner les voir en club. Le miracle s'est une fois de plus produit au Motocultor, et le public s'est progressivement amassé pour voir ce concert grandiose. Dès les premières notes d'Industrial Allemand, et à ma plus grande surprise, le public danse...
 


KMFDM viennent de nous envoyer un son gigantesque en pleine face et quelques surprises comme la participation d'un guest totalement inconnu, William Wilson sur une de leurs chansons. Avec des titres comme « Potz blitz », « A Drug Against War » et « Megalomaniac », il est difficile de ne pas se laisser entraîner par le rythme et danser comme dans une boîte de nuit allemande... tout ça sous le s yeux écarquillés des fans se plaçant déjà pour le show d'Arkona

Placée tout d'abord derrière sa platine, la belle Lucia Cifarelli, vêtue d'un corset nylon et jarretelles et coiffée d'une énorme crète, s'écartera de sa machine pour chanter sur des titres comme « Tohuvabohu » ou « Attack- Reload ». Il paraît que sa voix a été entendue depuis le camping. Sachez également qu'elle est en train de lancer une carrière solo dans un registre cyber goth. Son époux, Sascha Konietzko, est toujours aussi peu charismatique sur scène, mais sa prestation reste un sans faute. Peut être le scotch qu'il se boit sur scène l'aide-t-il à éclaircir sa voix. Les autres musiciens sont bien dedans, en particulier le guitariste qui me fait également une très bonne impression.
 


Grâce à un son énorme, qui pulse vraiment et un public participatif, le show de KMFDM restera pour moi un des meilleurs de ce festival.





ARKONA
Dave Mustage
00:00 > 01:05

Thomas Orlanth


L’appel aux esprits ancestraux slaves débute avec l’ouverture du dernier opus Slovo, à savoir le titre « Az » servant également d’introduction à la prestation de ce soir.

Vladimir Volk entre sur scène et fait sonner sa cornemuse peu avant que le reste du groupe n’arrive.

Comme à son habitude, Masha déferle et se démène comme une furie avec son tambour avant de démontrer pourquoi on la surnomme « Scream ». Arkaim nous montre toute la puissance d’Arkona, qui sait mêler des sonorités death metal avec un ensemble lyriquement et musicalement inspiré du folkore russe.
 


L’ambiance est immédiatement là. Il faut bien avouer que le charisme et l’énergie de la chanteuse ne peut pas laisser longtemps indifférent.

Il est vrai que le reste du groupe a un jeu de scène plus classique, mais peut-être est-ce simplement une impression créé par le contraste avec la furie sautillante qu’est Masha !

Bon nombre de titres sont tirés du dernier album, citons "Leshiy", "Zakliatie", "Stenka na Stenku" et bien sûr le titre éponyme "Slovo".

Une fois encore, la variété des voix que Masha est capable de produire  est impressionnante. Du pur growl, à la voix claire des chansons folk, en passant par des murmures incantatoires ; de la beauté mystérieuse de l’âme slave à des refrains épiques, il ne manque rien.

De plus, on sent réellement qu’elle vit chaque titre, corps et âme. Elle dégage donc la sensualité de la très belle langue russe, mais également la rage et la violence ou encore la joie à travers les chansons plus festives.

Même si le concert de ce soir est clairement une promotion pour le dernier album, les vieux titres ne sont pas totalement oublié, avec notamment l’excellent "Goi, Rode, Goi" ou le très festif "Yarilo".

La grande fête païenne s’achève avec "Kupala I Kostroma".
 


A n’en pas douter, contrairement à d’autres groupes évoluant dans le style pagan/folk et qui généralement se contentent de jouer soit des titres « la fête au village » soit des hymnes épiques convenus, Arkona est capable de faire un mélange détonnant, même avec de nombreux morceaux récents.

Vivement la prochaine sortie de la louve et de sa bande !





TREPALIUM
Supositor Stage
01:05 > 02:00


Meta Lias

De retour après une prestation remarquée lors du Hellfest, Trepalium, dont l'horaire a été décalé leur permettant d'ailleurs de clôturer cette première journée de festival, remettent le couvert pour le plus grand bonheur des braves qui ont tenu jusqu'à cette heure avancée de la nuit.

Et ces mêmes personnes ne vont pas être déçues puisque les hostilités sont lancées avec « Heic Noenum Pax » du dernier – très bon - album H.N.P. ! Une vraie claque auditive qui arrive instantanément dans les oreilles des quelques milliers de festivaliers encore présents, et qui va se prolonger en véritable correction au fur et à mesure de l'avancée du set. Un set énergique, qui voit KK (chant) ne pas ménager ses efforts tout comme le reste du groupe qui ne manque pas de s'investir un maximum dans leur jeu, en témoigne l'intensité qui se dégage des compositions interprétées.
 


Près de 14 titres enchaînés dans une clameur ma foi bien réelle ; avec un intervenant un peu special sur « Sick Boogie Murder » puisqu'il s'agit de Yann Ligner, le chanteur de Klone. Pas beaucoup de slams, mais visiblement l'audience reste plutôt orientée pogo ce soir, le tout sur fond de musique apocalyptico-panteroshuggahienne ; de gros riffs qui ne laissent pas insensibles, une alternance de rythmes binaires et ternaires rondement menée, et .. une seule déception à laquelle la formation ne pourra remédier : le moment tant attendu pour finir cette journée en apothéose, à savoir la reprise « I'm Broken » de Pantera, ne sera malheureusement pas de mise ce soir.

Quoiqu'il en est, très bonne prestation du groupe et bonne participation du public qui ne tardera pas à regagner la sortie en direction du camping (ou pas), alors que Morphée a visiblement décidé de s'enquiller lui aussi quelques « couilles de loup » puisque nombre de refractaires semblent vouloir continuer la fête jusqu'au bout de la nuiiiiiiiii-iiiiiiii-iiiiiiit.
 



Setlist :


Heic Noenum Pax

Prescription Of Crisis

Glowing

Cloud

Worst F(r)iend

Decayed Emotions

Order The Labyrinth

Inner Hell

Insane Architect

Slave The World

Daddy's Happy

Necropolis

Sick Boogie Murder

Unsual Crap


 
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