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Cernunnos Pagan Fest VI (24.02.2013)




Cernunnos Pagan Fest VI

24 février 2013 à 
La Machine du Moulin Rouge - Paris

par Lionel/Born 666 et Thomas Orlanth



 

L'édition de cette année est née d'une collaboration entre Les acteurs de l'Ombre, Sigma Music Event et Battle's Beer. Même si j'ignore le rôle exact de chacun des organisateurs, je ne peux que me réjouir de ce qui a été sans contestation possible un succès. 

Même si La Machine du Moulin Rouge n'était pas complètement remplie en ce froid dimanche de février, le public était tout de même venu en nombre et l'affiche présentait un bon choix de groupes complémentaires et aux styles relativement variés.

Le merchandising était présent, pas trop dense, bref, juste ce qu'il faut pour retrouver les habituels tee-shirts et CD, mais aussi des accessoires de mode plus dans l'esprit pagan comme des cornes à boire, des bijoux d'inspirations celtiques et vikings, et même de belles fourrures.

Je sais que la plupart des gens viennent pour la musique (encore heureux!!!), mais c'est toujours agréable de pouvoir faire un peu de shopping en passant et de se restaurer convenablement à des prix relativement corrects (pour un festival en France...)

 


 


 

Diverses animations de danse (par Les Compagnons de la Mémoire d'Antan et les Deviant Sisters) et de combats viking ont également été présentées durant la journée.



Bref, du côté de l'organisation, le boulot a été fait correctement. Vous allez me dire que c'est la moindre des choses, mais quand même... Remercions en passant tous les bénévoles, sans qui une telle affiche à un petit prix n'aurait pas été possible.

En passant, un grand bravo à l’équipe technique de la salle, car le son était très bon (à part quelques problèmes de balance sur certains morceaux) et c’est bien la première fois que je ne ressors pas d’un festival avec les oreilles qui sifflent, malgré des protections auditives.

Trève de boniments, passons aux choses sérieuses, à savoir le metal barbare !


 

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DRAKWALD :


L’honneur d’ouvrir le festival revient aux jeunes guerriers de Drakwald. La petite salle du sous-sol de la Machine est déjà pleine quand ils débutent leur set.

J’avoue que ne les connaissais pas, même si on m’avait déjà vanté leurs qualités. J’ai donc suivi leur prestation avec une oreille critique.

 



Pas de doute, ils savent faire un bouger une salle, même si la promiscuité avec la scène rend les choses plus faciles, d’autant plus que le public ne demandait que ça. Ceci dit, leur pagan festif et couillu aux douces vocalises death metal y est aussi pour quelque chose. Ce dernier met bien en avant ce que tout amateur de viking apprécie : des hymnes à reprendre en chœur, une bière à la main !

 



Un très bon concert donc et je sens que je vais suivre de près leurs prochaines prestations…


Setlist :
Raise our Swords
Journey to the Unknown
Giant with the Axe
Unleash the Hidden Beast
Behind the Shadows
Inhale the Ashes of Honor
When Beers flowing
Blood & Glory
Rage from the Battlefield

 

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NYDWIND :


Jouer un dimanche vers 15 heures n’est pas chose facile.

Aujourd’hui, ce périlleux exercice s’est fait sans douleur. Le public est déjà relativement nombreux et visiblement impatient de rendre hommage au Dieu Cornu qui patronne la journée.

 



Nydvind commence fort avec un morceau inédit figurant sur leur futur album Seas of Oblivion, à savoir « Sailing toward the Unknown ».

La lourde rythmique de « Blood and Steel » résonne bientôt à travers la grande salle de la Machine et arrache facilement l’adhésion d’un public visiblement très en forme.

Le concert est apparemment placé sous le signe de la nouveauté et « Skywrath » nous prouve encore une fois qu’il va falloir surveiller avec attention la prochaine sortie du groupe.

 



Le calme revient quelque peu dans la salle pendant un intéressant interlude instrumental (encore un morceau inédit, mais qui lui ne devrait pas figurer sur le prochain opus ; ce qui laisse présager un futur radieux pour le groupe). Ca y est, pour ceux qui doutaient encore, même en plein dimanche après-midi, nous voilà transporté dans la magie des royaumes nordiques.

Le pogo se déchaine sur « Son of Fire » et les valeurs sûres du groupe « Upon the Throne of North » et « Thunderhymne » concluent ce beau set.
 

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BARBARIAN PIPE BAND :


Les instruments folkloriques sont de sortie ! On reconnaît immédiatement un groupe que l’on imagine tout à fait dans un festival de rue et leur présence sur une petite scène contraignante doit certainement limiter leurs mouvements.

Cependant, les italiens du Barbarian Pipe Band parviennent à canaliser cette énergie et l’exprimer à travers leur musique entraînante. Certes, il n’y a pas de lourds riffs de guitares saturées, mais il n’y a aucun doute à avoir sur leur présence ici. La fureur et l’esprit du metal sont bien présents, même s’ils s’expriment à l’ancienne avec cornemuses et tambours.
 



Le public suit le mouvement incessant du groupe. Pour ma part, je suis étonné à quel point ces barbares, qui portent à merveille leur nom, parviennent à garder un rythme endiablé. A n’en pas douter, il est bien plus épuisant de jouer ainsi sur des instruments anciens que de gratouiller quelques cordes de guitares et de laisser faire les amplis et les racks d’effets. Non, là il faut toute la vigueur des ancêtres pour tenir sur la durée. 

Le défaut que l'on pourrait leur reprocher est une certaine redondance de leur morceaux, mais c'est un peu normal pour les musiques "de troubadours", qui s'inspirent des structures médiévales.

 



Une grosse prestation toutefois, qui a su faire couler la sueur !

Les programmateurs du Cernunnos Pagan Fest ont fait là un excellent choix d’ouverture musicale. On en redemande !

 

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WAYLANDER:


De retour sur la scène principale, les concerts continuent de s’enchaîner dans une cadence effrénée.

Les irlandais de Waylander arrivent les visages recouverts de bleu de guède, arborant les peintures de guerre des clans celtes. Ils lancent immédiatement l’attaque avec Echoes of the Sidhe, qui ouvre également leur dernier album « Kindred Spirits ».

 



Le début de leur concert m’avait semblé peu convaincant, un peu comme s’ils exécutaient une prestation bien rôdée mais sans plus de vigueur. Il est vrai que les jeunes groupes qui les ont précédés ont mis la barre très haut en ayant fait preuve d’une belle débauche d’énergie.

 



Mais, ça serait mal connaître Waylander. La magie prend parfois du temps pour être invoquée, mais lorsqu’elle est là, elle balaie tout sur son passage !

Les morceaux s’enchaînent et je sens mes pieds être entraînés dans le tumulte. Je n’ai qu’à peine le temps de mettre mon matériel photo en sécurité, que je me retrouve en plein pogo avec une joyeuse bande de barbares. Leurs meilleurs morceaux défilent dans un tourbillon de sons : Quest for Immortality, Born to the Fight et King of the Faeries pour ne citer que ceux-là. Il est vrai qu’en 20 ans de carrière, ils ont eu le temps de perfectionner la magie de la guerre !

Pas de doute, la recette est au point !
 


Thomas Orlanth
 

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NIGHTCREEPERS:


Il est 17H20 lorsque NightCreepers monte sur la petite scène du Sous-sol de la Machine. La salle est remplie et ce n’est pas aux inconditionnels du groupe qui ont investi les premiers rangs qui diront le contraire.

 



NightCreepers, même si ils sont jeunes, sont loin d’être des débutants et les planches de La Machine. Ils les connaissent, et ce, même lorsque cela s’appelait encore La Loco. Et pour sûr, ils avaient même foulé ceux de la scène principale il y a maintenant 5 ans lors de l’édition 2008 du Cernunnos Pagan Fest. Les musiciens de Conflans-Sainte-Honorine tournent souvent en Île de France et c’est toujours un véritable plaisir que d’écouter leur Folk Pagan délivré dans une salle acquise à leur cause. Vestes en peaux et maquillages païens de circonstance, ils délivrent un set carré où les mélodies engrangées par les claviers de Raphaelle « Evoken » Monvoisin et de l’accordéon de Tirraël côtoient des riffs assassins aidés par la voix bien abrasive de Vincent "Haarath" Moretto (chant/guitare).

 



Festif, puissant avec des titres comme « Alpha » ou « Elmore Tempest », les français déclenchent des circle pits devant la scène. Quand aux mélodies celtiques comme sur « Beloved Dryad (from the Hollow Woods) » ou « Set Sails », elles nous laissent entrevoir le sens de la mélodie chère au groupe. On a l’impression d’être transporté dans un pub enfumé à la bonne odeur de tourbe dans des landes celtiques éloignées. Les nouveaux morceaux comme le long et dernier « Battle Through the Wind » (tiré de leur dernier album Alpha) passent très bien en live.
 

Lionel / Born 666
 

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BELENOS :


Belenos fait son entrée sous une lumière rouge, avec son style immédiatement reconnaissable. L’ambiance planante nous entraîne loin en arrière, à l’époque de nos ancêtres avec une Dernière rencontre, avant de laisser place à une sonorité plus black metal avec le morceau Déchirement.

Les cornes du cerf qui accompagnent le groupe rendent, par leur présence, un bel hommage au patron du festival, Cernnunos le Cornu.

 



 



Les bretons enchaînent les morceaux quasi obligatoires comme Terre de Brumes, Fureur Celtique, le Déluge et bien sûr Enfer Froid.

Pour les avoir vus au Hellfest l’an passé, j’ai trouvé que le son était bien meilleur ici, et surtout, le fait de jouer à des horaires convenables devant un public acquis a bien entendu joué dans leur prestation.

Ils sont parvenus aujourd’hui à recréer cette ambiance très particulière de leurs albums, qui oscille entre le froid du black metal, la douleur et la mélancolie d’un passé révolu, la rage guerrière et le mysticisme des légendes celtiques. Le choix de la setlist était très judicieux et a donné lieu à une excellente prestation.

 



 

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HYPOCRAS :


De retour sur la petite scène, les suisses d’Hypocras ont été victimes de l’heure ingrate où le public est allé majoritairement se sustenter à l’étage. Cependant, comme le sous-sol est rapidement plein, cela ne tombait pas trop mal et leur a permis de s’exprimer devant un public acquis.

 



Le groupe propose une joyeuse musique folk metal, où la flûte tient office de lead guitare et qui sait offrir des accélérations à la manière d’un Korpiklaani ou d’un Trollfest.

 


J’avoue que je n’ai assisté qu’au début du set, pour les raisons évoquées plus haut. En effet, le festival n’offrait que peu de répit et il fallait bien choisir un moment pour aller manger afin de tenir pendant une soirée qui s’annonçait grandiose.

 

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MENHIR :


Ah Menhir… Depuis le temps que j’attendais de les voir sur scène. Ce groupe allemand mythique n’est en effet jamais venu en France et c’est donc la première fois qu’il se produit sur la scène du Cernunnos Pagan Fest.

 



Quand j’entends résonner la musique d’intro, à savoir l’excellente B.O. de Conan, je me dis que décidemment, on a les mêmes goûts. Certes, ce n’est pas très original, mais franchement, n’est-ce pas là la plus belle musique pour lancer un concert ?

Après cette brève incursion dans les terres hyboréennes, nous voilà bel et bien dans les légendes nordiques et en ce qui me concerne, je suis déjà entré dans le Valhalla et me retrouve à la table festive avec les Einherjer.

 



Il n’y a pas à dire, Menhir vient de monter le niveau encore un cran plus haut.

Non pas que je n’ai pas apprécié les groupes précédents, mais on sent tout de suite qu’on est arrivé dans un niveau supérieur du point de vue musical. Je ne saurais le décrire davantage avec de simples mots, mais la musique est pratiquement parfaite, que ce soit au niveau technique ou au niveau tout simplement de l’ambiance. Evidemment, ceux qui n'accrochent pas au côté éthéré de leur musique vont certainement trouver que je suis bien enthousiaste. Et bien, c'est le cas !

Notez en passant que le chanteur, Heiko, nous a accordé une interview rare et exclusive que vous retrouverez bientôt sur La Grosse Radio...


1. Einherjer
2. Das alte Lied des Windes
3. Wotans Runenlied
4. Menhir
5. Das verborgene Reich
6. Des Kriegers Gesicht (Ulfhednar)
7. Das Hildebrandslied, Teil I
 

Thomas Orlanth
 

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FOGLE DEM WIND:


Après un passage sur les différents stands, heu pardon ici ce sont des échoppes où travail de luthier, de la corne, du cuir, des peaux de renne et de bijoux rivalisent d’ingéniosité, il me tarde de venir me restaurer à la Taverne où la cive de bœuf au gingembre et à la cannelle ainsi que le colmine d’allemandes (émincé de volaille cumin et amandes) mijotent et mettent les papilles en ébullition. Allez sortons la corne pour demander un demi !

 



Folge Dem Wind nous vient de Mongeron dans l’Essonne. L’ambiance devient assez magique avec ce set, voir Black Magic. Le chanteur est envouté, les yeux exorbités regardant dans le vide. La glaise et le sang se craquèlent sur le corps des musiciens. La musique est dans une veine Black Pagan des plus intéressantes avec des passages décomplexés de haine avec des plages plus claires et envoutantes comme avec « Inhale the Sacred Poison » complètement barré à multiplier par 3 la dose d’alcool que vous avez déjà dans le sang.

 



Kilvaras, le chanteur est charismatique, il s’agenouille à terre l’air hagard. Concentré sur sa musique. Puissant, planant, Folge Dem Wind sait planter le décor avec des titres comme « Awakening in Unity ». La voix écorchée suit des riffs envoutants. Alternant passage calme et agression perturbée comme avec « Of Primordial Whirlwind » réalisé par des cerveaux… dérangés ? Une belle prestation envoutante interprétée par des musiciens aguerris…
 

Lionel / Born 666
 

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CORVUS CORAX :


La tête d'affiche sort le grand jeu. En effet, dès que les rideaux s'ouvrent on voit une scène totalement ameublée d'instruments anciens tous plus imposants les uns que les autres. Et ce n'est que le début, car le groupe va en sortir davantage pendant tout leur concert, des plus ésotériques (une roue à clochettes), aux plus imposants (des cors des Alpes) ou une énorme vielle à roue. Il y en a pour tous les goûts.

Pas de doute, les allemand du grand corbeau savent ce que le mot spectacle veut dire au point où j'ai dû passer la moitié du concert à prendre des photos, et l'autre moitié à m'exasier devant le jeu de scène et la musique entraînante du groupe.

Certes, nous ne sommes plus dans le pagan couillu, mais plutôt dans le folk moderne, mais que c'est bon !

Je vous laisse apprécier l'ambiance colorée en images...

 


 


 

 



C'est inconstablement le spectacle qui va rester dans la mémoire du public, après une grosse journée païenne de fête !


Vivement le prochain Cernunnos Pagan Fest pour fêter l'Hiver !
 

Thomas Orlanth
 

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