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Brutal Assault 2013 : troisième jour, 10 Août
Avant propos

Pour une meilleure lecture et visibilité, sachez que le Brutal Assault comporte trois scènes : deux scène principales située côte à côte et de taille égale, qui sont la Metalshop Stage et la Jägermeister Stage, et une scène beaucoup plus petite mais couverte, plutôt axée underground, appelée l’Obscure Stage.







Festival Brutal Assault, Samedi 10 Août 2013, troisième jour




Leprous, Jägermeister Stage, 17h55

C’est avec un certain désarroi que nous observions que les sets de Leprous et Ihsahn avaient été fusionnés sur le programme papier du festival, alors que le site internet du Brutal Assault indiquait trente minutes de concert pour Leprous. Avec cette fusion de sets, le temps de jeu de Leprous fut réduit à 20 grosses minutes, faisant d’eux le groupe ayant joué le moins longtemps du festival !! Il est de notoriété publique que le programme des festivals n’est pas contractuel et qu’il est susceptible de changements, mais ce genre procédé est quelque peu décevant. Passons.


Ce (très) court set de Leprous fut néanmoins un excellent moment. On sait à quel point ces Norvégiens se donnent sur scène, et ce concert ne fit pas exception. Comme au Hellfest, Leprous commença le set avec "The Valley", choix risqué, sachant que ce titre fait partie des moins agressifs de la discographie du groupe. Comme lors de leur concert au Hellfest, le son des guitares manque de définition. Par contre, les basses sont énormes et bien plaisantes, et peut être un poil trop généreuses. Einar Solberg est très en voix, et parvient à atteindre les notes les plus aigües de la chanson sans trop de difficultés. En tout état de cause, le public ne semble pas offusqué par ce début de set "tranquille" mais plutôt intrigué. Avant de démarré la très dynamique "Chronic", le groupe annonce que ce concert sera le dernier avec leur bassiste actuel.

 



Ce sera la deuxième fois que le groupe change de bassiste depuis leur premier album, espérons qu’ils arriveront à trouver un peu de stabilité sur ce plan là. Avec "Restless", on constate que le son s’est bien amélioré. Question performance, nous avons la confirmation que nos lépreux sont actuellement au sommet de leur art, impression qui sera confirmée sur l’ultime chanson du concert, "Waste of Air", aux sonorités qui rappellent beaucoup Emperor.  Le son s’embrouille quelque peu à nouveau, mais n’empêche pas d’être soufflé par la puissance de la musique jouée.  Ce mélange de musique progressive et de black metal est toujours aussi efficace, et confirme la place de Leprous parmi les meilleurs jeunes artistes de la scène métal progressif. On notera tout de même qu'Einar a toujours du mal en growl. Après ce set court mais intense, ils ne quittent pas la scène. Un type barbu avec des lunettes de soleil les a rejoints. Je crois qu’il s’appelle Ihsahn.


Setlist :

The Valley
Chronic
Restless
Waste of Air



Ihsahn, Jägermeister Stage, 18h15


On ne présente plus Ihsahn, artiste à la carrière exemplaire de la scène métal. Ex-leader du légendaire groupe Emperor, l’ermite est également géniteur de superbes albums solo dont le dernier en date, Eremita, ne fait pas exception à la règle. Pour les personnes qui étaient présentes à son concert au Hellfest 2013, sachez que le set n’a pas été plus long d’une seconde, avec une setlist identique. Cependant, il semble que le maître était de meilleure humeur qu’en Juin dernier, et a nettement plus donné au public tchèque. Ah, ces rock-stars, quel caractère imprévisible ! Sans surprise, donc, le concert s’ouvre avec "On The Shores". Et on est toujours dubitatif face à ce choix comme chanson introductive. Rappelons que "On The Shores" avait été placé en dernière place de l’album After, et qu’elle y était très bien. Sa rythmique, à la fois lourde et planante, soutenue par les parties de saxophone de Jorgen Munkeby est en effet un parfait final, mais en guise d’intro, on a entendu mieux. D’autant plus qu’Ihsahn n’a pas pris de saxophoniste pour jouer ces parties, l’effet est donc bien différent, en dépit de la bonne performance d’Einar Solberg, qui imite le saxophone à la voix, avant de reprendre le thème au clavier. A noter que le solo d’Ihsahn sera totalement inaudible. Ensuite, c’est "Arrival" qui est jouée, une chanson qui aurait sans doute été bien meilleure en introduction, mais passons. Les harmonies vocales de la chanson et sa rythmique endiablée marchent toujours aussi bien en live.

 



Ihsahn est décidément en grande forme, et hurle toujours aussi bien. Ce n’est pas le cas de sa guitare, qui nous délivrera une fois de plus un solo quasiment imperceptible ! La tension du concert monte de sérieux crans avec la dantesque "The Paranoid", qui fait des ravages sur les cervicales de nombreux festivaliers. Bien vite, le concert prend une tournure assez étonnante, la puissance et l’ingéniosité de la musique d’Ihsahn fonctionnant parfaitement en conditions live.  Après un cafouillage sur l’intro, le collectif recommence, et lâche l’épique "Frozen Lakes From Mars", chanson qui illustre bien le "chaos organisé" présent dans les plus récentes productions du Norvégien. Le chaos organisé continue de plus belle avec la dissonante "A Grave Inversed", et sa sœur expérimentale "The Grave". Détail assez amusant, pendant cette chanson, deux personnes viendront à la régie, manifestement pour se plaindre du son. Il est vrai qu’à notre emplacement, le son était correct, mais perfectible, et la musique d’Ihsahn est assez complexe pour mériter un son impeccable, comme ce fut le cas d’Opeth un peu plus tard. Car il faut bien dire que le seul défaut de ce concert épique fut le son. Ihsahn, en bonne forme et visiblement content d'être là, est toujours capable de faire des miracles sur scène. Voilà qui ne laisse supposer que du bon pour la reformation d’Emperor l’année prochaine. (Secret de Polichinelle : un combo mythique de black metal a signé pour le Wacken, le Hellfest et le Sweden Rock. On se demande bien de quel groupe il peut s’agir…)



Setlist :

On the Shores
Arrival
The Paranoid
Frozen Lakes on Mars
The Barren Lands
A Grave Inversed
The Grave




In Vain, Obscure Stage, 19h45

Après tant de concerts sur les scènes principales, nous les quittions enfin pour la petite scène couverte de l’Obscure Stage. Placée sous une sorte de hangar recouvert de tôle, l’ambiance était effectivement bien underground, avec un nombre réduit de places. On pouvait cependant craindre que la constitution de la salle ait un impact négatif sur le son des concerts à venir. Heureusement, ces craintes n’étaient qu’à moitié justifiées. Après un excellent concert donné au Klub en avril dernier, il y avait fort à parier qu’In Vain ferait encore mieux devant un public plus important.  Les Norvégiens ouvrent avec la superbe "Captivating Solitude", et c’est le carton plein dès le début du set. La salle est bien remplie, et une sorte d’osmose va se former entre le groupe et le public. Il faut cependant noter que le groupe n’est pas complet ce soir. A la batterie, ce n’est autre que le remplaçant Baard Kolstad, batteur de Borknagar, et qui avait déjà assuré la batterie pour In Vain et Solefald lors leur tournée en avril. Ce dernier avait donc trois concerts à assurer ce jour-là !!  Un des chanteurs était également absent, laissant à Sindre Nedland le soin d’assurer les growl death et black, ainsi que le chant clair. C’est beaucoup pour un seul homme. Mais force est de constater , qu’il s’en est très bien sorti, à part une certaine faiblesse sur le chant black metal, mais il serait malhonnête de lui en vouloir pour ça.

 



La musique d’In Vain, interprétée avec maestria, prend parfaitement vie en concert. Le public est très enthousiaste, et ovationne généreusement le groupe après chaque morceau. Objectivement, le son est vraiment trop fort, mais reste bien précis et permet d’apprécier le concert comme il se doit. Après s’être remis des ravages de l’excellente "Det Rakner!", aux sonorités très Emperor,  nous voyons Lazare de Solefald monter sur scène et venir chanter son featuring sur "Image of Time". L’ambiance du concert se fait toujours plus avant-gardiste, même si l’ami Lazare n’arrive pas à chanter les parties les plus aigües de la chanson, rendant l’harmonie vocale avec son frère Sindre on ne peut plus fausse. Ce couac n’affecte cependant pas l’excellente ambiance qui règne à ce concert. Le groupe est visiblement touché par l’accueil qui lui est réservé, et se donne toujours plus. C’est déjà la dernière chanson, et In Vain nous interprète "Floating On The Murmuring Tide", de son superbe dernier album Aenigma. Cette fois, Sindre ne peut pas tout faire, et les claviers sont assurés par des samples. Tout le public bat des mains et le groupe termine son set avec un plaisir non dissimulé. Le public aura à peine le temps de se remettre de cette belle performance, car une vingtaine de minutes plus tard, les mêmes musiciens remontaient sur scène avec le duo Solefald !


Setlist :

Captivating Solitude
Against the Grain
October's Monody
Det Rakner!
Image of Time
Floating on the Murmuring Tide


 


Solefald, Obscure Stage, 20h50

La Grosse Radio a encore en mémoire le très bon premier concert français donné par Solefald en avril dernier, qui avait vu Cornelius slammer dans la minuscule fosse du Klub. Cette fois, Lazare ne manque pas à l’appel, et en compagnie des musiciens d’In Vain et du batteur de Borknagar, le groupe a donné un concert remarquable. La crème de la crème du black métal avant-gardiste norvégien est sur scène, et nous interprète "CK II Chanel n°6" et "Song Til Stormen", de l’excellent dernier album de Solefald. La complémentarité de Cornelius et Lazare est tout à fait saisissante. A la fois vocalement et scéniquement, les deux artistes semblent fonctionner en synergie, et donnent tout devant un public ébahi.  Un vent de révolte souffle sur l’Obscure Stage lorsque le groupe entonne "The USA Don’t Exist". Dommage que le son soit un peu brouillon, car l’énergie dégagée par ce concert est presque palpable, sans doute dopée par le fait que les concerts de Solefald soient si rares. Le concert continue sur de très bons rails, non sans l’aide de Sindre, qui assure parfaitement les chœurs avec les deux compères. Cornelius déclarera «  You’re a woman, Brutal Assault, and I want to make love to you ! »

 



Suivra la douce "Sun I Call", propice à la contemplation et à la méditation. (rappelons que Cornelius est titulaire d’un master de philosophie de La Sorbonne) Cornelius demande ensuite au public s’il veut quelque chose de plus rapide. Après des hurlements d’approbation, Solefald interprète "Jernlov", qui révèle la facette extrême du groupe. Lazare a toujours du mal dans ses parties les plus aigües, mais arrive à tenir le coup honorablement. Dans la fosse, l’ambiance est telle qu’on se croirait en boite : tout le monde saute, danse, chante. A ceci près que la sono ne crache pas le dernier David Guetta, mais du Solefald ! Une fois de plus, le staff veut arrêter le groupe, mais Solefald obtiendra de pouvoir jouer un ultime morceau en guise de rappel, l’épique "When The Moon is on The Wave". Solefald a donc confirmé lors de ce concert épique sa grande forme en live. Associé à des musiciens talentueux, le spectacle était d’une rate intensité. Espérons pour les fans du combo norvégien que Solefald sera de retour au plus tôt en France pour leur faire revivre cela.


Setlist :

CK II Chanel N°6
Song Til Stormen
Red View
The USA Don't Exist
Backpacka Baba
Sun I Call
Jernlov
Vitets Vidd I Verdi
Philosophical Revolt

Encore:

When the Moon Is on the Wave




Behemoth, Jägermeister Stage, 21h40


Heureusement, le concert de Behemoth a commencé avec quelques minutes de retard, permettant ici de bien se placer après avoir couru de l’Obscure Stage. Bien évidemment, l’ambiance est au rendez-vous, Behemoth est tête d’affiche et les T-shirts du combo polonais étaient nombreux sur l’ensemble du festival. Après une intro orchestrale grandiloquente, Behemoth entame son set sans surprise avec "Ov Fire and The Void". A grands coups de pyrotechnique et de nombreux effets scéniques, le groupe fait presque penser à un Kiss dopé au death metal et aux blast beats. En parlant de blast beat, Inferno n’est pas derrière les fûts ce soir, pour cause de problèmes de santé. Son remplaçant paraît bien jeune et frêle comparé à la montagne Inferno, mais force est de constater qu’il assure très bien le job. Vocalement, on sent que Nergal est assez faible. Son growl est en effet nettement moins puissant qu'à l'accoutumée. Peut être sont-ce là les conséquences de sa leucémie qui l’ont laissée affaibli. Voulant toujours plus insuffler une ambiance occulte dans ces concerts, Nergal est déguisé en … On ne sait quoi.

 



Il porte un collier en faux ossements qui est, pour être honnête, plus ridicule qu’autre chose. Après les classiques "Conquer All" et "Demigod", le groupe choisit de jouer un titre de son prochain album The Satanist, dont la sortie a été reportée à l’année prochaine. Etrangement, la chanson est plutôt calme quand on connaît le registre habituel de Behemoth. Rien de vraiment génial ni original dans ce nouveau titre, mais il devrait plaire aux aficionados du groupe. Toujours plus de fumigènes et de pyros pour agrémenter  le spectacle, festif et sympathique, mais qui ressemble fortement à un vernis pour cacher un manque de niaque sur scène. On voit Seth et Orion participer de plus en plus aux parties vocales, peut être pour pallier le manque de puissance de Nergal à la voix. En guise d’intro de "Alas, Lord is Upon Me", Nergal harangue la foule, tel un prophète sataniste. A l’écoute de l’outro de "At The Left Hand ov God", on se dit qu’il serait intéressant d’entendre un concert de Behemoth sans samples, avec chœurs, cuivres et cithare. Peut être un jour… Est interprété ensuite "Chant for Eschaton 2000", mais la mayonnaise ne prend toujours pas. Et le concert termine avec "Lucifer", dans une pluie de confettis. Quelle belle ironie du sort pour un ex-obscure groupe de black metal polonais. Visiblement, les fans ont apprécié.


Setlist :

Ov Fire and the Void
Demigod
Conquer All
Blow Your Trumpet Gabriel
Alas, Lord Is Upon Me
At the Left Hand ov God
Slaves Shall Serve
Chant for Eschaton 2000

Encore:
Lucifer



Opeth, Metalshop Stage, 22h35

Deuxième tête d’affiche de ce dernier jour, Opeth est arrivé avec quelques précieuses minutes de retard. Le set sera donc amputé de "Lines in My Hand". Mais compte tenu du concert donné par Mike et sa bande, on peut leur pardonner ce petit écart. Opeth commence son set sans surprise avec "The Devil’s Orchard". Mike est toujours en très grande forme vocale, à croire qu’il se bonifie avec le temps comme le bon vin. Le son est d’une pureté rarement entendue en festival, peut être que l’équipe technique d’Opeth devrait ouvrir une école. Quand vient le moment du solo, Fredrik Akesson se montre toujours aussi incisif et précis, il est lui aussi au sommet de son art. Evidemment, entre les chansons, pas de temps morts, puisque l’humour dévastateur de Mike déride tout le monde. Quelques extraits "Nous somme  Opeth, et nous venons du pays supérieur en hockey qu'on appelle la Suède" "Vous passez un bon moment ? Pff, vous êtes tous bourrés, évidemment que vous passez un bon moment !" Comme pour faire taire par anticipation les pisse-roide qui s’étaient plaints de l’orientation prise par Opeth depuis Heritage, le groupe lâche "Ghost of Perdition", et le silence se fait. 

 



Comme on commence à en avoir l’habitude avec Opeth depuis quelques années, l’interprétation est exceptionnelle, chaque musicien est à son meilleur niveau, avec à la clé un classique de la discographie du groupe. Que demander de plus ? Potin métal inutile du jour : A la régie, on a pu apercevoir le bassiste de Pain en train de filmer le concert comme une groupie. On le comprend. A chacune des interventions, Joachim Svalberg montre à quel point il est bon dans tout ce qu’il fait dans Opeth. Per Wiberg n’est pas trop regretté. Le très délicat "Atonement" est ensuite dégainé par le groupe, dans lequel Axe sort le djembé, Joachim brille encore à la voix et nous fait cadeau d’un beau solo de clavier, vraisemblablement improvisé. Enfin, Mike nous sort un très beau numéro de voix de tête. Puis, c’est la fin de la fête, l’intro de "Deliverance" rententit. Et c’est reparti pour quatorze minutes de death metal progressif de première division, tous les ingrédients du succès d’Opeth se trouvent dans cette chanson, mention spéciale pour son final dantesque.

 



Puis, le groupe sort les guitares acoustiques, et nous interprète une excellente version unplugged de "Demon of The Fall". Voilà une vrai initiative prog’ : ne jamais se poser de limites, et transformer un standard de death metal en une chanson acoustique à trois voix, avec des beaux arrangements et une ligne de voix claire très bien adaptée. Ca y est, c’est déjà la dernière chanson de ce qui constitue probablement le meilleur concert du festival… Mike déclare " Bon, ils nous laissent juste assez de temps pour jouer une dernière chanson… Mais on les a bien niqué, cette chanson est super longue !! " Et cette chanson n’est autre que "Blackwater Park". Tout est dit. Ou presque. Pour les shows de la tournée anniversaire d’Opeth, on avait pu constater que Fredrik n’était pas toujours à l’aise pour reprendre certaines parties de Peter Lindgren. C’est aujourd’hui du passé, il joue avec la même délicatesse le passage planant de la chanson, nécessitant l’usage d’un e-bow à la place du médiator. Opeth est venu, a vu et a vaincu.


Setlist :

The Devil's Orchard
Ghost of Perdition
Atonement
Deliverance
Demon of the Fall
(acoustic)

Encore:
Blackwater Park


 


Borknagar, Jägermeister Stage, 23h35

Il y a peu de monde devant la Jägermeister Stage après le concert exceptionnel d’Opeth. Pourtant, le black metal avant-gardiste de Borknagar fait des ravages. A la batterie, l’homme de la soirée, Baard Kolstad, qui a assuré trois concerts complets ce samedi. Il réalise une performance époustouflante avec son groupe principale, mais qui ne doit pas éclipser celle des autres musiciens du groupe. Le vocaliste Athera, qui remplaçait Vintersorg spécialement pour ce concert, utilise parfois un synthétiseur de voix, pour un résultat bien réussi. L’autre vocaliste du groupe est ICS Vortex, rendu célèbre pour son travail avec Dimmu Borgir et Arcturus.




Force est  de constater que le viking blond chante très bien, avec un ton peut être moins irritant que lorsqu’il chantait dans Dimmu Borgir. Rien à dire, chaque musicien abat parfaitement son boulot, pour un concert de grande qualité piochant ça et là dans la discographie du groupe. Le seul réel défaut de ce concert est en fait sa durée. On aurait apprécié que Borknagar joue une heure comme Opeth. Ceci étant, c’était un des derniers concerts du festivals, et il n’est pas assuré que Baard aurait pu jouer plus longtemps. On le sentait déjà fatigué sur "Colossus", ultime morceau du set. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que Vintersorg a été spécialement remplacé par Athera pour ce concert, et que ce remplaçant a fait son travail avec brio.

Un bien beau final pour un festival plein de charme.



Setlist :

The Genuine Pulse
Oceans Rise
Epochalypse
Ruins of the Future
Ad Noctum
Frostrite
The Dawn of the End
Colossus



Conclusion :

Le Brutal Assault est donc un très bon festival métal, avec une bonne ambiance. Du côté des avantages, on trouve la taille du festival, qui est nettement plus intimiste que beaucoup d'autres. Le coût du festival est moins élevé que la moyenne, que ça soit pour le prix du billet, la nourriture, les boissons ou même le merch.

Du côté des défauts, on note tout de même beaucoup de problèmes techniques pendant les concerts sur l'ensemble de festival. Le son n'a pas toujours été bon, en particulier dans les gradins et du côté de la Metalshop Stage. Enfin, les sets sont souvent bien courts, une heure de concert pour les têtes d'affiche, c'est tout de même un peu décevant.

Ce festival est donc recommandé pour les metalheads voulant aller voir ailleurs, dans un cadre intimiste et posé.

 
Reportage par Tfaaon

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