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Paper Kites - Twelvefour
Mercredi 10 Février 2016 à 13h00, by Francois Belphegor

Originaire d'Australie (où ils cartonnent plutôt bien), c'est en août dernier que les Paper Kites ont sorti leur deuxième album intitulé Twelvefour. Pourquoi Twelvefour ? Tout simplement parce que l'album a entièrement été écrit entre minuit et quatre heure du matin. Album concept, réellement ?

S'il y a au moins une règle que le groupe a su suivre avec brio, c'est celle de ne pas rater son intro. La chose est faite et bien faite avec en guise de première piste le single de l'album, "Electric Indigo". Rien de bien original avec ce titre, qui se contente de ressasser une pop saveur eighties tout en décontraction, mais le produit final est suffisamment bien fignolé pour qu'on se laisse embarquer. Sauf que le reste n'est pas à l'avenant. Ce qui aurait pu être un sympathique album de synthpop s'aplatit au fur et à mesure que les morceaux s'enchaînent. Ainsi, on alterne mollement entre de la pop polie et douce, voir cotonneuse ("Nummer 4") et du folk indie qui tente de se prendre pour Azure Ray en oubliant d'y ajouter une quelconque substance ("Neon Crimson" et l'horripilante "Turns Within Me, Turns Without Me"); et ceci à tel point que l'on finit par se dire qu'il n' y a absolument rien d'indie dans ce projet. Paper Kites, c'est le la pop pour midinette, point barre; et ce n'est pas "Too late", la dernière piste du disque tentant de renouer avec le ton d'"Electric Indigo" qui pourra effacer ce sentiment.


Cet aplatissement pop n'est pas uniquement imputable à la composition, mais aussi (et surtout?) au chant de Sam Bentley, qui, malgré la justesse et la suavité tranquille de sa voix, est dénué de toute personnalité. Autre chose, le manque d'originalité flagrant, qui est le tort de groupes pourtant bien plus intéressants, certes, mais qui se trouve ici enrobé par une telle inefficacité (et non pas insuffisance) musicale que le résultat final reste à l'état de bel écrin vidé de toute substance vitale. Cela pose évidemment un gros problème lorsque que l'on se dit indé, en sous entendant, ou bien en portant en étendard si ce n'est sa différence du moins son envie de faire les choses différement. Or, ce n'est ici clairement pas le cas, tant la musique se veut rassembleuse plutôt qu'aventureuse.

 

indie, pop, 2015



Inutile de tergiverser pendant cent mille ans, si l'album n'a rien d'honteux (production propre et lisse à l'appui), il n'apporte rien, absolument rien si ce n'est un titre aussi sympa que franchement oubliable dans un domaine indie pop qui ne manque pourtant pas de groupes et d'albums aussi soporifiques qu'inutiles. Ce n'est pas mauvais, c'est pire, c'est vain. Pourquoi, mais pourquoi alors me direz-vous cet album cartonne chez les amis des kangourous ? A l'heure des Justin Bieber et autre Sam Smith (il ne fait pas bon de s'appeler Sam apparemment); la cohérence paraît malheureusement assez évidente.

 



 

Note de la rédaction :
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5 / 10
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