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L.A. Witch - Play With Fire
C’est le deuxième album long format que nous présente le trio féminin L.A. Witch qui s’est fait remarquer en 2017 avec leur première production. Une décennie que le groupe tourne, s’affiche, se produit avec leur perception de rock garage/désert sorti des affres et tourments des groupes de Los Angeles. Ce long chemin faisant, suite au sabbat, est en cours pour percer les mystères de l’industrie musicale. Que nous réservent donc ces trois sylphides rockeuses avec Play With Fire ?


Comme un pied de nez à l’ambiante ambiance édulcorée de notre génération, le nom du groupe L.A. Witch a indubitablement des motivations engagées sur des sujets bien particuliers. « Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n’avez pas réussi à brûler » slogan faisant références aux les luttes féministes, les allusions à ce personnage de l’imaginaire ne manquent pas. Toujours opprimées, censurées ou jugées, les sorcières ont bu le bouillon à tous moments depuis la nuit des temps. Point l’envie de mettre au feu le groupe et son travail avec Play With Fire avant de l’écouter, les temps sont révolus et les trois artistes revendiquent leur nom, leur statut de musiciennes se jouant des préjugés et représentations.

Il aura fallu deux mois pour L.A. Witch pour composer leur album, cette création de neuf titres comme le précédent album, aux teintes de rock venant des confins du désert californien. "Fire Starter" pour un premier titre permet de se fondre directement l’intensité forte du groupe, le titre est fiévreux basé sur une rythmique ardente. Sade Sanchez la chanteuse, guitariste et meneuse du groupe prend le temps d’expliquer ce titre : « Jouer avec le feu est un moyen de faire bouger les choses. Ne craignez ni les erreurs, ni l’avenir. Tente ta chance. Dites et faites ce que vous ressentez, même si les autres ne sont pas d’accord. Ce sont des choses qui m’ont arrêté par le passé, je veux inspirer les gens à penser par eux-mêmes, être libres penseurs, même si cela provoque un peu de brûlure par moment». Après donc ces éclaircissements dont ressort très fortement le tempérament cabochard et indépendant du groupe, on comprend que l’exercice de style est très conceptuel. Bien entendu la suite avec "Motorcycle Boy", chanson d’amour débordante, confirme l’esprit entrevu du premier titre, une musique rock à l’identité propre.




Le titre "I Wanna Lose" est le premier single de Play With Fire qui est sorti en amont de l’album, chanson phare et mélodique qui apparaît comme un condensé d’influences rock des trois décennies 60’s, 70’s et 80’s mélangeant les influences psy, rock et punk. Indocile et provocateur les quatre minutes nous entraînent dans un flashback flirtant avec les films d’exploitation avec coupures et sauts de pellicules.
Le caractère calme, non émotif voir imperturbable des trois protagonistes peut apparaitre dans un premier temps tel un flegme, une maitrise personnelle de leurs sentiments mais à la longue manquer de vie. "Sexorexia" met un peu de mouvement, la voie de la chanteuse que l’on a pu trouver un peu monocorde en ce début d’album est plus éveillée notamment dans la répétition du titre dans le refrain.

Les titres s’enchaînent rapidement au point d’arriver très vite vers la fin de la galette parce que finalement cette production atteint difficilement la demi-heure. "True Belivers" expédié en 2 minutes et "Starred" viennent clore la production. Ces deux titres visiblement permettant d’assurer un nombre de chansons pour ne pas descendre dans la catégorie EP Play With Fire sont pour le premier un peu expédié et le suivant une sorte de melting pot de sons en échos.

A la façon des films de Tarentino aux images des motels américains posés dans les lieux semi désertiques, la musique de L.A. Witch permet de voyager dans les grands espaces californiens, les filles, elles, se posent en musiciennes émancipées et convaincues. Play With Fire est de bon acabit mais aurait mérité d’être un peu plus étoffé tant au niveau quantitatif que des compositions mais dans ces moments de perte de vitesse de la phallocratie , nous apprécierons les pouvoirs musicaux de ces trois figures sybilles.



Tracklist :

1. Fire Starter
2. Motorcycle Boy
3. Dark Horse
4. I Wanna Lose
5. Gen-Z
6. Sexorexia
7. Maybe the Weather
8. True Believers
9. Starred

Sortie le 21 aout chez Suicide Squeeze/Modulor


Note de la rédaction :
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7 / 10
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 musique rock L.A Witch
"Dirty distorted country" -- Dark Party "Imagine Kim Deal influenced by Nirvana (rather than the other way around)" -- Los Angeles Magazine "Images of Gun Club ...
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