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Furiapolis pour leur nouvel album


Nous avons rencontré les marseillais de Furiapolis au Hard Rock Café à Paris pour la promotion de leur nouvel album, Déesses. Pierre-Brice (chant) et Simon (guitare) ont pris le temps de répondre à nos interrogations sur le groupe, ses débuts, les attentes liées à ce disque rock au sens large, et bien d'autres choses encore. Une très belle rencontre.




Pouvez-vous présenter rapidement Furiapolis aux lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Pierre-Brice : Les choses sont très simples : nous sommes un groupe de rock. pas un groupe "fluette", ni de metal super violent., juste un groupe de rock, qui chante essentiellement en français. On est de Marseille, et notre album est super, il faut l'écouter. Voilà !

Simon : On peut rajouter qu'on est quatre : basse, batterie, guitare, chant. On vient de sortir notre premier album, Déesses, un clip, "Emigrate Or Not", et on part sur les routes pour défendre ce disque! On a déjà quelques dates, mais d'autres vont se rajouter par la suite.


Comment vous êtes vous rencontrés ? Le groupe a-t-il eu des modifications de line up depuis sa création ?

Pierre-Brice : On a d'abord monté un groupe de reprises, on jouait des standards dans des pubs, et petit à petit on s'est mis à créer nos propres compos. On a simplement changé de batteur, le premier ayant du partir pour des raisons familiales après notre premier EP. Mais depuis 2010 et l'intégration de Nico, le line-up n'a pas bougé.


Furiapolis, Déesses, 2018, France, rock


Est-ce qu'il y a un concept particulier qui entoure Déesses, un fil rouge ? Des sujets profonds semblent côtoyer des moments plus légers.

Du point de vue du message, il n'y a pas vraiment de fil rouge, chaque chanson a un thème propre qui nous tenait à cœur à un moment donné et qu'on a souhaité développer.


La pochette du disque est énigmatique et soignée. Qui en est à l'origine et que raconte-t-elle ?

Simon : C'est Brice qui l'a réalisée, comme tous nos visuels. Celui-ci se veut comme un hommage à la Femme. Les retours dessus sont très positifs. Cette pochette a également un côté sobre qui nous correspond parfaitement.

Pierre-Brice : Au moment de la création de l'album, on était en plein épisode Weinstein, balance ton porc, etc. On avait envie d'apporter notre petite pierre à l'édifice de la cause féministe, et le nom de Déesses nous est apparu comme une évidence, il n'y avait pas plus beau pour représenter une femme.


Le chant en français passe vraiment très bien ! Pourquoi avoir tout de même continué à garder quelques passages et titres en anglais ?

C'est surtout une question phonétique. Je me rendais compte que certains passages en français ne sonnaient pas bien, alors il a fallu les laisser en anglais. C'est une langue compliquée à interpréter sur du rock mélodique. Mais le gros du travail est en français, incontestablement.


Et pour l'avenir, vous avez l'intention de passer au français intégralement, ou de garder cette dualité ?

Il faut voir ça comme une démarche artistique, c'est simplement une question de choix, comme un peintre qui décide de mettre du bleu plutôt que rouge sur sa toile, par exemple. C'est juste une histoire de feeling, pour rendre service à la chanson.

Simon : Ça correspond également à une référence du rock francophone que l'on apprécie, Noir Désir, qui a écrit quelques morceaux en anglais par le passé.

Pierre-Brice : Il y a beaucoup d'anglicismes dans la société actuelle, l'anglais rentre dans le langage courant, donc on s'est dit que ce n'était pas une mauvaise idée de passer d'une langue à l'autre.



Combien de temps à duré l'enregistrement de l'album ?  Existe-t-il des chansons plus anciennes que d'autres ?

On a planifié un mois en studio. C'est un temps qui a été optimisé, nous travaillons beaucoup en amont. Les enregistrements, les chœurs, nous essayons d’enregistrer et de tout régler avant d'entrer au studio, pour avoir juste à travailler sur la qualité sonore. Notre ingénieur du son, Laurent Saulus, nous a aidé et donné des conseils de composition. "007" et "Walkway" sont des chansons que l'on intégrait à nos sets avant Déesses, qui marchaient bien et que l'on a enregistrées pour l'album. Sinon, tout est récent, et a été composé  spécifiquement pour l'album. On avait une vingtaine de chansons et on en a retenu douze.


Qui compose quoi dans le groupe ? Chacun s'adonne à une tâche précise, ou la collégialité est la règle ?

Pierre- brice : J'arrive en général avec une base de quatre accords et une ligne de chant. Ça donne une idée du thème de la chanson. Ensuite on travaille tous les quatre pour étoffer et faire vivre la chanson.

Simon : On rend l'ensemble parfois un plus cohérent. Finalement, on transforme une chanson de Brice en quelque chose de Furiapolis.


Le groupe a été fondé en 2009, mais votre premier long format sort cette année. Pour quelles raisons ?

Pierre-Brice : Ça faisait longtemps qu'on avait envie de le faire, mais il nous fallait un véritable projet à défendre. Auparavant, on écrivait des chansons en anglais, on jouait du rock, mais derrière il n'y avait rien de foncièrement différent à ce que peuvent faire plein d'autres groupes. Là, on a décidé de redorer le blason du rock français, il y avait donc de la matière pour réaliser un album.


Déesses est un véritable melting pot, on y retrouve des sonorités très pop, d'autres moments plus sombres et  résolument rock... Pouvez-vous nous parler de vos influences, de vos préférences à chacun ?

Simon : On a des influences différentes au sein du groupe, mais on ne se met pas de barrières d'un point de vue du style. Il y aujourd'hui des groupes qui fonctionnent de façon assez linéaire, et tu te retrouves à écouter un disque de douze ou quinze titres qui se ressemblent. Un exemple me vient en tête avec Airbourne : j'adore ce groupe, vraiment, mais au bout du quatrième morceau tu te dis "Ouais, cool, mais c'est toujours la même chose". Perso, j'écoute pas mal de groupes qui vont bouger un peu les lignes pour s'éloigner parfois du rock, mais aussi aller vers des choses plus énervées, comme Biffy Clyro ou Don Broco. Sinon, j'aime aussi bien Katy Perry que Tesseract ou Deftones... Bref, je n'ai pas de frontière particulière. Après, il faut faire le distinguo entre ce qu'on aime et ce qu'on a envie de jouer en tant que groupe.

Pierre-Brice : Tu as bien résumé les choses, on se retrouve tous dans des formations comme les Foo Fighters ou Nickelback, après oui, chacun a ses propres influences, mais quand on compose, c'est différent. 


De quoi parle 007 ?  En tout cas, la mélodie des couplets peut s'intégrer dans un James Bond...

Je te donne en exclu, c'est la BO du prochain James Bond! (rires) Plus sérieusement, je suis un amoureux des BO de James Bond, l'ambiance à la fois malsaine et jazzy qui s'en dégage, et c'est ressorti dans la composition. Pour les paroles, on a fait un parallèle entre les "méchants" dans James Bond et ceux qu'on croise dans au quotidien, en se rendant compte que finalement, ce sont un peu les mêmes. On s'est bien amusés sur ce titre.


Pouvez-vous nous raconter comment s'est passée la conception du clip d' "Emigrate Or Not", et pourquoi avoir choisi ce titre ? Ou a t-il été tourné , etc... ?

On a choisi "Emigrate" parce que c'est une chanson très représentative de ce qu'on fait, assez directe, avec un message sympa. Pour le clip, on avait écrit un scénario et fixé une date pour le tourner, mais nous n'avons pas eu les acteurs prévus. Il a fallu tout changer à la dernière minute. J'ai fait des cascades, je me suis cassé la gueule pas mal de fois (rires), et voilà, c'était vraiment cool.

On a un pote qui est cité sur l'album comme le cinquième homme, Olivier Rabeyrolles, qui tourne quasiment tous nos clips et qui est à l'origine de celui-là.

Simon : C'est lui qui réalise. On a des idées à la base, mais il est capable d'arriver et de dire "tiens, ça on va le faire, mais ça non, on ne peut pas", et il y a aussi toute la mise en œuvre derrière, il a les mains libres. Il fait clairement partie du groupe, depuis 8 ans maintenant. Il s'est aussi occupé de tous les samples sur Déesses.





Quels sont vos objectifs avec cet album ? Une tournée dans l'Hexagone est envisagée prochainement ?

Pierre-Brice : On espère pouvoir étoffer ces quelques dates qui ont déjà été annoncées. On bosse dessus actuellement, et on attend des confirmations ici et là. Par le passé on est allé en République Tchèque, en Belgique, mais là on pense à défendre notre projet en France. Autant bien faire les choses chez nous.

Simon : Aujourd'hui, on est totalement indépendants sur notre booking, donc on est clairement ouverts à travailler avec une structure qui nous permettrait d'avancer là-dessus. Tant qu'on est capable de se déplacer sans perdre de thunes, on est content de le faire. Ca nous permet d'aller au contact du public, de rencontrer les gens, de distribuer notre merch, etc. Tout ça participe de l'évolution du groupe.


Un endroit où vous rêveriez de jouer, et avec quel groupe ?

Pierre-Brice : L'Olympia !

Simon : De mon côté, le Trianon me ferait plus rêver. Mais aujourd'hui ce qui me plairait vraiment serait de choper une première partie cool, qui correspond à ce qu'on fait. Tout à l'heure on parlait de Don Broco par exemple, même s'il y en a plein d'autres. Ça nous permet également de faire quelque chose de condensé d'un point de vue tournée, ce qui est plus pratique pour nous, vu qu'on bosse tous à côté.


Justement, peut-on connaître vos métiers respectifs ?  On imagine qu'il n'est pas toujours évident de concilier la vie du groupe et les obligations professionnelles de chacun...

Pierre-Brice : Je suis ingénieur...

Simon : Mais pas du son ! (rires).  Moi je travaille pour une asso' qui produit des spectacles. Notre batteur est frigoriste, et notre bassiste est docteur en neuro-sciences. Eh ouais, ça se finance un album... (rires).  On a la chance d'avoir des jobs qui nous permettent de gagner à peu près correctement notre vie, et donc de financer nos projets.

Pierre-Brice : On va pas dire qu'il n'y a pas de problème financier, ce n'est pas vrai, c'est une donnée à appréhender, mais le gros soucis vient du temps, parce que tu dois couper en trois tes 24 heures : ta vie professionnelle, ta vie familiale et ta vie musicale. Et éventuellement, dormir un peu.


Comment on l'évoquait plus haut, le groupe a maintenant  presque dix ans d'existence, vous disposez donc déjà d'une expérience certaine. Quels conseils pourriez-vous donner à un groupe qui débute ?

Simon : Prenez le temps, du début à la fin. Prenez le temps de composer, de l'enregistrer de manière qualitative, et de faire les démarches nécessaires avant de le lâcher dans la nature. C'est une erreur qu'on avait fait pour nos EP, dès qu'on les avait on se disait "allez c'est bon, on le sort !", sans forcément avoir des dates de concerts derrière, ce genre de choses...

Pierre-Brice : L'important, c'est d'avoir un projet finalement.


Un dernier mot pour les lecteurs de La Grosse Radio ?

J'adore finir par ça, et sur la Grosse Radio ça me fait franchement plaisir :  alors si vraiment, vraiment, vous n'aimez pas Jul ni Maître Gim's, écoutez notre album, parce que c'est vachement mieux! (éclats de rires).

Simon : Écoutez nous, suivez nous, n’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez, on est ultra dispos pour communiquer. Parlez-en mal, parlez-en bien, mais parlez-en ! 


Interview réalisée le 22 février 2018 au Hard Rock Café (Paris)
Photos : Stéphane Birlouez
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