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Entretien avec Evan et Derek de State Champs


Petit à petit, les New-Yorkais de State Champs sont en train de se tailler une place de tête d’affiche dans la nouvelle scène pop-punk au milieu de The Story So Far et Neck Deep. Juste avant le concert à la Maroquinerie, nous avons retrouvé Derek DiScanio (chant) et Evan Ambrosio (batterie) pour un entretien en toute décontraction. Entre le concert du soir, le nouvel album prêt à sortir, les sujets ne manquent pas et nous vous laissons les découvrir dans ce qui suit.





Salut à tous les deux et bienvenue à Paris. Quelles sont vos attentes pour le concert de ce soir ?

Derek : On a toujours de bons concerts à Paris, la dernière fois était vraiment géniale. On joue généralement dans ces petites salles punks en sous-sol où on essaye de caser autant de gens que possible. Il y a toujours beaucoup d’énergie et d’interaction avec le public. À force de venir, on remarque que même s’il y a toujours des nouvelles têtes, on joue souvent devant les mêmes gens qui amènent à leur tour leurs amis, c’est vraiment quelque chose de très spécial. On aime aussi explorer la ville quand on vient.


Justement, vous avez eu le temps de faire un peu de tourisme aujourd’hui ?

Evan : Malheureusement, toutes les fois où on est venu ici on a rarement eu le temps de faire toutes les choses qu’on voulait. J’aimerais beaucoup venir et peut-être avoir un day off ou même des vacances ici pour voir des choses comme les Catacombes ou le Louvre.

Derek : La première fois qu’on est venus, on a fait la Tour Eiffel et c’était génial. Aujourd’hui Evan a pu faire le Sacré Cœur mais on est loin d’avoir tout fait, on continuera de revenir jouer ici tant qu’on n’aura pas tout vu (rires).


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Votre nouvel album Living Proof sort dans trois semaines. Vous êtes plutôt anxieux ou impatients ?

Derek : Un peu des deux je suppose. C’est notre troisième album et on ressent forcément la pression, il faut faire mieux que le précédent mais aussi celui d’avant. Mais il faut essayer de ne pas trop y penser.

Evan : C’est plutôt de l’impatience pour moi. On a passé tellement de temps à écrire ce disque, pendant un an et demi, j’ai vraiment hâte que les gens puissent enfin l’écouter.

Derek : Ça fait deux ans et demi sans album pour nous et c’est un peu trop long. On ne voulait pas faire attendre nos fans si longtemps mais ça valait le coup d’attendre, promis !


Avec huit ans de carrière et trois albums, vous êtes presque des vétérans dans la jeune scène pop punk. Est-ce que ça change votre perception des choses en écrivant ?

Evan : Pas vraiment. Comme Derek l’a dit, à chaque album mon challenge personnel est de faire mieux que le précédent.

Derek : On essaye de garder le même état d’esprit pour chacun de nos albums. Quand le premier album est sorti, on avait aucune idée de ce qu’on fabriquait (rires). On avait aucune idée de ce que signifiait être en studio, enregistrer un album… Du coup on apprend un peu plus de nouvelles choses à chaque fois qu’on le fait mais on essaye de toujours faire les choses de la même façon, après tout c’est ce qui nous a amené là où nous sommes. On est toujours cinq meilleurs amis assis dans une pièce à écrire des chansons et absolument rien n’est forcé, c’est l’important. On a surtout appris les choses à ne pas faire (rires).


Et quelles sont ces choses à ne pas faire ?

Derek : La gestion du temps est super importante, et tu peux vite partir en vrille si tu ne la maîtrises pas. On ne veut pas se presser pour écrire et paniquer pour enregistrer ensuite, on préfère prendre tout le temps qu’il faut, c’est pour ça que l’attente a été si longue.

Evan : Pour The Finer Things, on avait écrit les chansons alors qu’on était en studio pour l’enregistrer. Cette fois, avant même d’avoir réservé le studio la plupart des chansons étaient prête, c’est une grosse différence. On a pu avoir une vision claire de ce qu’on voulait faire et plus de temps en studio pour retravailler les chansons et les arranger de la meilleure des manières.

Derek : À cause de ça, on est arrivés au studio avec plus de chansons que prévu. Donc au lieu d’arriver avec sept chansons, paniquer et écrire des chansons rapidement dans le studio pour faire un album complet, cette fois-ci on en avait dix-huit et il a fallu en couper certaines. Ce n’est pas une mauvaise chose, au final on a gardé que les tubes (rires).





Mark Hoppus de Blink-182 vous a rejoint en studio pour cet album. Comment vous l’avez vécu ?

Derek : C’était assez fou, on ne savait même pas à l’avance que ça se passerait comme ça. Il était au studio de John Feldmann en même temps que nous.

Evan : Au début on nous a dit « ça vous dérange si Mark Hoppus passe demain ? » Bien sûr, ça nous dérange beaucoup (rires). S’il vous plait laissez-le rentrer ! Au final c’était une expérience géniale. Pour une des chansons, il a enregistré la basse et j’ai pu jouer la batterie en même temps, c’était assez irréel.

Derek : On ne l’avait jamais rencontré avant, on ne savait pas trop à quoi s’attendre. Mais il est très gentil et drôle, il se foutait même un peu de nous en studio, ça a brisé la glace. 45 minutes après l’avoir rencontré, il a voulu aller dehors avec moi pour écrire des paroles tous les deux, c’était une situation assez bizarre et ça m’a rendu un peu nerveux. Mais il a bossé avec beaucoup de groupes par le passé, il sait très bien où il veut aller et comment faire pour mettre tout le monde à l’aise.


En termes de chant, est-ce que tu as voulu garder ta marque de fabrique, ou tu as essayé de faire les choses différemment sur cet album ?

Derek : J’ai essayé pas mal de nouvelles choses. Écrire et chanter de la même façon tout le temps finirait par m’ennuyer je pense. J’ai essayé de travailler sur la dynamique de mon chant par rapport aux instruments, construire des ambiances avec des montées en puissance et des moments plus calmes pour emmener les gens dans une sorte de voyage. Sur les singles en particulier je suis fier de ce que j’ai réussi à faire vocalement. Sur « Dead and Gone » par exemple, le début est assez calme avec un chant grave et les accords débarquent pour rehausser l’atmosphère. C’est le genre de réflexion qu’on n’avait pas auparavant donc oui ce sont de nouvelles choses.

Evan : Même moi j’ai pu voir qu’on l’avait poussé plus loin que jamais. Il a tenu le coup en vrai soldat et c’était assez impressionnant de le voir aussi bien tenir le challenge et l’incertitude.

Derek : Effectivement ça m’est arrivé de me retrouver projeté dans la cabine d’enregistrement, sans aucune parole écrite et les gars me disant « allez, on enregistre ». Sérieusement ? (rires). C’était presque de l’impro et au final c’était une bonne expérience. Évidemment on a pas tout gardé mais on a pu utiliser certains éléments qui étaient ressortis de ces sessions vocales faites à l’instinct pour les versions finales des chansons. C’était un procédé bizarre mais il nous a beaucoup appris.


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Comment vous avez construit la setlist sur cette tournée ? C’est toujours particulier de tourner juste avant la sortie d’un nouvel album, vous ne pouvez pas trop le dévoiler ?

Derek : C’était assez dur (rires).

Evan : On a eu plusieurs jours de discussion. Comme le nouvel album n’est pas encore là, on voulait toujours jouer de vieilles chansons. On a quelques chansons qu’on a pas joué depuis un très long moment et c’est sympa de les rejouer avant que toutes les nouvelles sortent. Une fois que ce sera le cas, les décisions de setlist seront encore plus compliquées.

Derek : Pour le moment, on a deux singles qu’on va jouer. Après, on essaie d’écouter les demandes de nos fans sur Twitter ou Instagram. Ils veulent toujours entendre des vieux trucs, certains qu’on ne joue jamais (rires). Et tant qu’on peut autant leur faire plaisir. Cette tournée était l’occasion parfaite de jouer autant de vieilles chansons que possible, et ça marche à merveille. Les gens ont l’air d’adorer.


Avant de venir ici, vous avez joué en tête d’affiche du Galaxy Camp, un festival itinérant consacré uniquement au pop-punk. C’est assez rare de voir ce genre d’évènements en Europe, comment vous l’avez vécu avec votre expérience des Etats-Unis ?

Derek : C’était plutôt cool, ça ressemblait vraiment à un festival entièrement dédié au pop-punk et c’est assez rare en Europe, surtout en Allemagne. La-bas, ils écoutent plus de metal et de hardcore mais les choses bougent et on commence à revenir de plus en plus souvent pour des salles plus grosses. C’était un honneur pour nous d’être en tête d’affiche, surtout vu le line-up incroyable qui était réuni.
On a aussi rencontré pas mal de nouveaux groupes avec qui on avait hâte de jouer, comme WSTR et Trash Boat. Ce sont déjà devenu des amis.





Vous avez été révélés par Pure Noise Records qui fait un gros travail depuis quelques années pour remettre au goût du jour la scène pop punk.

Derek : Pure Noise est vraiment en train d’amener le pop-punk à un tout autre stade. Quand on a signé chez eux, le label était tenu par un seul type qui faisait ça depuis le garage de sa mère. Il était fauché et tout ce qu’il faisait c’était s’investir à 200% dans ce projet et dans les groupes auxquels il croyait comme nous, ou The Story So Far. Aujourd’hui, on est les deux figures de proue du label. Depuis le début c’est que de l’amour et notre relation avec Jake est excellente.

Evan : C’est vraiment facile de travailler avec lui, et avec Pure Noise en général. On sent qu’ils sont derrière nous quoi qu’il arrive et franchement c’est rassurant. Tu n’aurais pas cette relation avec n’importe quel label.

Derek : Notre contrat se terminait avec eux avant cet album mais on y est si bien qu’on a décidé de resigner. On a toujours le contrôle total sur ce qu’on fait, ils ne nous imposent rien et en même temps ils nous soutiennent à fond.

Tyler, le guitariste s’approche pour nous déclamer lui aussi son amour pour Pure Noise.


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Dernière question : si vous pouviez ramener un groupe mort à la vie, qui ce serait ?

Ils hésitent.

Derek : Je ne sais pas. Je pense que j’irai jusqu’à ramener Queen et Freddie des morts, juste pour l’étudier en concert. Ce serait quelque chose à voir. J’essaie de penser à un truc peut-être plus récent.

Evan : Nirvana ce serait excellent aussi.

Derek : Carrément ! C’est mon top 2 je pense.

Evan : Pour finir je dirais les Beatles tant qu’à faire.  Je sais que Derek adorerait les voir. On est allés chercher des groupes old-school. (rires)


J’avoue, je pensais qu’au moins un de vous deux me citerait My Chemical Romance !

Evan : (rires) J’y pensais aussi je t’assure ! C’est toute mon adolescence.

Derek : Ce serait génial c’est sûr.


Merci à tous les deux ! En vous souhaitant un très bon concert ce soir.


Photographies live : Justine Cadet / Justinator 2018

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