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Rencontre avec Opium Du Peuple


Opium du Peuple en région parisienne, c'est suffisamment rare pour ne pas rater l'occasion. Aussi lorsque on a vu que les 7 Salopards, du nom de leur long-métrage, allaient sévir au festival Sur Les Pointes, on a pris notre mobilette, et on est parti à leur rencontre. Récit d'un entretien avec Slobodan, chanteur et géniteur de l'affaire.




Opium Du Peuple en région parisienne, c'est pas tous les jours!

Tout le monde nous dit qu'il faut faire une date à la capitale. Quand tu sais qu'on fait 99% de nos dates en dehors de la capitale, on s'était dit que ce n'était pas une obligation. Les dates parisiennes, c'est compliqué, à part sur un festival comme Sur Les Pointes. Pour nous ça signifie être mal payé, pas très bien accueilli, pas logé, avoir du mal à se garer...

On a quand même fait des péniches, le Batofar, le Petit Bain, c'était super bien! Le Batofar, c'était un mois après les attentas du Bataclan. C'était un très très joli concert, il y avait des gens, c'était bien. On avait pu voir des gens qui étaient aux attentats et qui étaient venus nous voir, on a passé un moment à discuter avec une nana qui avait pris une balle dans la jambe. C'était un moment très fort.


Comment est né Opium Du Peuple?

À la base, il y avait Dirty Fonzy et Condkoï. Moi je venais de Condkoï. Je voulais monter ce groupe, j'en avais parlé à plein de gens. J'en avais parlé à David, de Dirty Fonzy, qui m'a tout de suite dit oui.

Quelques jours après, il m'a demandé qui on voyait pour basse/batterie. Je lui ai parlé des mecs de Skunk, on leur a demandé. Ils n'y croyaient pas une seule seconde au départ. On s'est dit qu'on allait faire trois jours chez eux pour leur montrer, pour leur parler de l'idée. Et si on passait trois jours agréables on le faisait, sinon ça s'arrêtait là.

Les trois jours se sont bien passés, donc on a refait trois jours chez nous, puis trois jours chez eux, etc. On a enregistré quelques morceaux. Puis c'est arrivé aux oreilles de Niko, de Tagada Jones et de Enragés Production. Il nous a dit "c'est cool ce que vous faites, je vous fait un album". Alors que nous on ne savait pas ce qu'on voulait faire, on n'avait même pas fait de concert, rien! Et c'est comme ça que ça a démarré. On a fait l'album, on a tout de suite fini sur des festivals assez importants, à jouer devant 5.000, 10.000 personnes... Ca nous a mis un bon pied à l'étrier.


Des groupes de cover Punk, il y en a des milliers. Comment faire pour faire différent?

C'est ça l'idée. Des groupes de cover Punk, il y en a plein. Seulement, quand tu fais des covers, ça t'oblige à faire plus. C'est malheureusement ce que la plupart des groupes oublie. Quand tu fais des covers, tu ne peux pas être un groupe comme les autres. Il faut que tout ce que tu fais à côté soit quelque chose d'exceptionnel, parce que ce que tu fais en jouant un morceau n'a rien d'exceptionnel. On prend les notes des autres, d'un morceau qui vient de la variété, de la chanson, et on les adapte.

On ne peut pas se permettre de faire comme un groupe "normal". Comme on fait une reprise, on doit faire quelque chose en plus. Donc on envoie un mail à la Fistinère, et on leur demande si on peut y tourner. Et du coup ils disent oui, parce que la démarche leur plaît, parce qu'on est respectueux de ce qu'ils font, et on finit par être le premier groupe à faire un clip à la Fistinière.





On est aussi le premier groupe de cover à avoir une notion de spectacle, avec de la mise en scène, un fil conducteur... Sur le nouveau spectacle il y a moins de fil conducteur, mais on défend la tournée en ayant fait un film.

Il n'y a pas beaucoup de groupes qui sortent un film à la place d'un clip. Un vrai, de une heure et quart. Avec les moyens qu'on peut, on n'est pas acteur, mais j'ai la prétention qu'on a réussi quelque chose. Les gens sont très surpris du résultat, du rendu. C'est un vrai film. On a fait le truc bien, on n'a pas tourné au caméscope ou au téléphone portable. On a pris des gens, on s'est entouré.

Mais toujours il faut qu'on propose quelque chose de différent. C'est ce qui limitera l'avancée d'Opium au final. Ce serait de ne pas trouver quelque chose que les autres ne font pas. Un groupe qui pourrait dire non à quelque chose, nous il faut qu'on dise oui. Quand une compil' sort en hommage à Parabellum, tout le monde propose une reprise de Parabellum en version speed. Mais comme nous notre fond de commerce c'est de prendre de la variét' et de faire du Punk avec, on a pris du Parabellum et on a fait de la variét' avec. On a pris "Comme un chien en laisse", et on en a fait une version "Bontempi". C'est cette contrainte qui nous anime, qui sert le propos depuis le début.

Après, sur scène, on a l'énergie. Avec David, le créateur d'Opium, on se targue d'avoir été chercher les gens les plus à même de tenir une scène comme il faut. À chaque fois qu'on a été chercher quelqu'un, on s'est dit, ce mec là, il est fou, donc on va le prendre. On ne va pas prendre un mec lambda, même si c'est un bon guitariste, ça ne suffit pas. Il faut un truc, parce qu'on personnalise vachement. Chaque membre du groupe a une personnalité.

Le guitariste par exemple, c'est un excellent guitariste. Bon. Mais il s'appelle Francis Queutard. C'est un queutard, c'est un guitariste, un guitar-géros, donc il baise toutes les meufs. Et bien on est allé chercher un guitariste qui baise toutes les meufs, comme ça on est sûr d'avoir ce qu'on veut.  C'est un piège aussi, parce que du coup tu ne peux pas retirer un membre. Tout est super personnalisé.


Comment est venue l'idée du film?

Elle est venue de la nécessité de faire quelque chose que les autres ne font pas. Puis on a tourné ce clip à la Fistinière... Le morceau n'était pas chanté par moi, il était chanté par une opiumette. Et il y a ce personnage, que j'interprète, un genre de Robert Hue, complètement paumé au milieu de la campagne, et qui frappe à la Fistinière pour retrouver sa route. À la fin du clip, à force de se faire malmener, il démontait tout le monde, il tuait tout le monde, et il se barrait. Le clip d'après, c'était "Dominique", sur l'album suivant. On tournait dans un couvent, et on s'est dit que ce serait rigolo que ce fameux personnage, ce soit le curé de cet endroit-là.

Donc, quatre ans après, on a retrouvé la même bagnole que dans le clip de la Fistinière. Au début du clip, on voit donc le mec qui arrive et dans la radio on entend que la police recherche un mec qui a tué plein de gens, tout ça. Il se change en curé, et le clip de "Dominique" démarre.

Quand on a eu fait ça, on s'est dit que ce serait pas mal de faire un truc qui se suit pour l'album suivant. Et pourquoi pas des clips qui se suivent... Ça a beaucoup plus au réalisateur du clip de "Dominique", Cédric Gleyal. Mais on ne pouvait pas repartir uniquement sur le personnage en question, ça allait un peu trop tirer sur la corde. Et donc, de fil en aiguille, on s'est dit qu'on n'allait pas sortir dix clips... Ou qu'on allait mettre les dix clips dans un film... Et puis on a écrit une vraie histoire... Et puis c'est devenu le film.


Le film est sorti mi-avril. Vous en attendez quoi?

Personnellement, je n'en attend rien. C'est comme un clip. C'est un moyen d'exister. C'est un moyen beaucoup plus contraignant qu'un clip, mais ça reste la même chose. On en est à 35.000 vues (ndlr: 65.000 vues fin août...). Un clip d'Opium du Peuple, ça fait 200.000 vues, un truc comme ça. C'est plus compliqué, un film. Le mec qui clique, c'est pour une heure et quart, c'est pas pour trois minutes. Mais bon, partout où on va, on croise des gens qui l'ont vu. C'est un outil de promo. C'était pas pour devenir acteur, c'est un film pour pouvoir continuer à être Opium du Peuple. Un truc que les autres ne font pas. Et on vous emmerde. (rires).


Opium, ce sont donc des albums, des clips, des tournées, un film maintenant... Qu'est-ce qui vous pousse?

Le but c'est de faire de la scène. Ça a toujours été ça, de faire sauter des gens. C'est totalement mercantile. Il faut que tu fasses des trucs pour qu'on parle de nous, pour que le tourneur trouve des dates... Quand tu es le premier à dire que tu as fait un clip à la Fistinière, forcément, ça accroche l'oreille.


Parlez-nous de Cheesy.. Qu'est-il devenu?

Cheesy n'est jamais mort. Il a séché. Cheesy, c'est un cheeseburger qu'on avait accroché à la Black Burne, notre camion. Et en fait, il a séché.

Quand on l'a accorché, Il était complet, il y avait le fromage, le steack, tout, mais il a séché. Il y avait un trou à travers, et c'est comme ça qu'on l'a accroché. Cheesy, c'était notre occupation quand on était sur la route. On lui bricolait des trucs...

Il avait de la lumière dans les yeux, des dents, des cheveux, des lunettes, tout ça... Puis d'un commun accord, on a décidé de le décrocher, on a fait une petite cérémonie, on l'a mis dans un linceul... On a versé du Jack Daniels dessus, on a mis le feu, et donc Cheesy est parti en fumée. C'était sa volonté, incinéré.


Et maintenant?

Maintenant, nous avons un Rubik's Cube. C'est la réincarnation de Cheesy, la vie continue.


Interview, Punk Rock, Cover Band, Les 7 Salopards, Parodie
Photo: Béa Gillot


Toute l'actuaité de Opium du Peuple est à suivre sur leur page Facebook.
Tu y verras les dates de la tournée, et plein d'informations plus ou moins intéressantes.
Opium du Peuple sera également présent à la Fête de l'Huma 2018, La Courneuve.




 

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