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Entretien avec Tommy et Dimitri de Miss America
Il était une fois, à la BlackBox de Nice, un p'tit mec sautillant en pantalon rouge, t-shirt blanc et veste en jean ornée d'une faucille et d'un marteau, pompes noires aux talons décollés du sol, en équilibre sur la pointe des pieds, tenant à bout de bras une Duesenberg volante chatouillée en son dos par une mèche de cheveux noire tombant du front. Dimitri Wallas mesdames et messieurs, guitare rythmique et c(h)œur de Miss America, lutin rock'n'rollant d'un bout à l'autre de la scène, assoiffé d'échanges avec ses alliés.



À ses côtés, en milieu de scène, un micro, des Converse sombres dont la droite en suspension au-dessus de toute une tripotée de pédales multicolores, un jean noir aux genoux troués, une veste en cuir bordée de picots sur les revers et aux manches, des chaînes et pendentifs argentés autour du cou, des bagues aux ongles rongés, une Fender dorée collée au ventre - en jupe rouge la gratte - un sourcil relevé et des doubles fossettes aux joues, Tommy Roves mesdames et mesdames. Tommy, c'est la voix du groupe, c'est le lead du groupe, c'est le solo de guitare, l'intro d'harmonica et le timbre de voix raucailleux volant des intonations à un Tom Waits qui aurait mangé un Calvin Russel au petit déjeuner, le tout à seulement 28 piges.


Voilà la formation initiale de Miss America qui fut pendant plusieurs années complétée par deux jambes sublimes et des robes courtes à peine dissimulées derrière la basse de Lola dont les cheveux blonds balayaient la poitrine, et un petit nez et de grands yeux ténébreux surplombés d'un bandeau-drapeau américain frontal dépassant de la batterie en fond de scène sous le prénom de Morgane.

Mais voilà, Morgane et Lola sont parties, et nous découvrons ce soir les toutes nouvelles figures féminines du band. Anso sur le devant de la scène, alignée avec Tom et Dim, peau caramel, dreads perlées, chapeau noir, jolie bouille aux accents timides élévée au-dessus d'une chemise blanche et noire bariolée couvrant la moitié du jean. Une douceur, un groove, une pudeur et une humilité donnant au groupe un nouveau caractère, dans son ensemble. Bonne pioche les gars !

Et que dire de Laëza ? Immense (bonne) surprise de la soirée. Petit bout de femme aux rondeurs charmantes, à la chevelure douce comme les blés, aux lunettes sérieuses, au sourire permanent.
Petit bout de fille à l'opposée de l'image qu'on a d'une batteuse de rock'n'roll tatouée, percée et grungy. Petit bout de chou classique et réservé, robe sans manche et collants foncés... Excusez-moi mademoiselle, vous... vous vous êtes trompée, vous venez de vous asseoir derrière une batterie. Non, c'est... C'est pas. Là. Non. Attendez. Ah ?! Hein ? Quoi ?!?! Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiim, prends-toi ça dans la tronche !! La meuf aux baguettes magiques envoie du bois. Derrière le smile rangé, ça transpire le rock'n'roll maîtrisé, la frappe solide, la retenue, les nuances.

Le démarrage d'une nouvelle tournée est lancé, première date à la BlackBox (Nice) avant de partir sur les routes tous les quatre, on a eu envie d'interviewer Tommy et Dimitri pour l'occasion.


Tommy et Dimitri, Miss America, BlackBox, Nice


LGR : Comment vous êtes-vous rencontrés tous les deux ?

Tommy : A l’époque, Dimitri était dans une formation, les Lost Voltair, avec Lola à la basse et Olivier au management. Ils venaient de se séparer des autres membres… De mon côté, mon projet avait éclaté aussi, quelques mois auparavant, alors Lola a parlé de moi à Oliv’ (NLDR : Olivier Morino, manager du groupe)… Je pensais que tous les managers étaient des pourris mais après deux refus, j’y suis allé, j’ai rencontré Dim’ et il y a eu un vrai coup de cœur musical… Avec Dimitri, j’insiste bien là-dessus. On a donc décidé de former un groupe et on l’a appelé Miss America.


Pourquoi un robot sur vos visuels, qui l’a dessiné et surtout, très important, est-ce qu’il a un nom ?

Tom : Bien sûr qu’il a un nom ! Et pourquoi un robot ? Au départ on cherchait une mascotte, un truc qui revienne régulièrement… Et vu qu’on était dans ce truc-là, très propaganda Est-Ouest et parfois ce côté un poil rétro-futuriste, on cherchait et c’est Olivier qui l’a créé. On le reconnait facilement, il y a un truc assez fort, on le repère vite. Il s’appelle Jack. Jack the robot.


Jack the robot, Olivier Morino


La formation a changé plusieurs fois, vous nous parlez de vos nouvelles recrues ?

Dim : Laëza c’est une fille qu’on a rencontrée à un concert commun, qui jouait dans un autre groupe, Ladies Ball Breaker, dans lequel elle joue toujours aujourd’hui. On avait tous remarqué cette fille qui se défonçait en concert, en se disant en bord de scène « ça doit être bien marrant d’avoir un turbo comme ça aux fesses quand on fait du rock’n’roll ». Et c’était justement la période où Morgane avait, sans qu’on le sache, pris sa décision de partir… Laëza c'est LA musicienne vers laquelle on est revenus naturellement.
Quand Lola est partie, on a galéré pas mal à trouver des bassistes et Anso c’est une fille que Laëza avait croisée une fois sur un jam à Paris. Elle nous a dit « à mon avis ça devrait le faire avec cette gonzesse » et le premier souvenir que j’ai avec Anso c’est qu’elle nous a envoyé une vidéo où elle jouait par-dessus un de nos titres, « One Minute Before Glory », elle regarde la caméra fixement comme si elle allait bouffer la personne qui est de l’autre côté et on a tous regardé ça en se disant « c’est évidemment elle qu’il nous faut ! »


Le respect de la parité au sein du groupe, c’était une règle établie ou c’est un hasard que ça continue avec cette répartition ?

Dim : Ben je pense que c’est un peu affectif chez Miss America, on aurait trouvé ça bizarre de remplacer notre bassiste par un grand barbu de 2m10, quoi qu’on en connaisse… Ce sont des petits repères…


Qui écrit les textes et qui compose ?

Tom : C’est nous trois. Les garçons. Il n’y a pas de règle. Parfois Dimitri ou moi arrivons avec un riff, parfois un couplet, parfois un refrain, un petit thème de guitare, des fois quelqu’un arrive avec un morceau tout écrit, il n’y a vraiment pas de règle à ce niveau-là.

Dim : C’est un truc qui me plait beaucoup dans ce groupe, il y a toujours quelqu’un pour reprendre une idée quand elle s’arrête chez l’autre. Il n’y a pas d’égo autour de ce truc-là et c’est vraiment pas courant je trouve dans les groupes. On partage tout dans la compo. C’est pas Lennon-Mc Cartney mais c’est Roves-Morino-Walas et c’est plutôt cool.


Quels sont les thèmes que vous abordez ?

Tom : Ça va du morceau comme « Sextasy » où on est vraiment sur du léger, good vibes, un truc assez facile, au morceau plus engagé comme « Eyes of Providence »… Il y a un peu de tout. On a des morceaux engagés sur le social, la politique, comme des morceaux plus simples. C’est important, à mon humble avis d’avoir les deux. Je n’ai jamais été fan des groupes comme Rage Against the Machine par exemple, ou Manu Chao, où les mecs sont engagés sur tous les morceaux, je pense que c’est bien d’avoir un juste milieu, de pouvoir te détendre sur un bon « Sextasy », danser avec tes potes pour après te poser dans ton canapé et écouter un morceau un peu plus sérieux, quitte à aller étudier les paroles et te faire ton propre avis… ;)





Vous écrivez exclusivement en anglais ou parfois des choses en français arrivent mais ne sont pas retenues ?

Dim : Je ne sais pas comment les autres fonctionnent en France, il y a des artistes qui commencent par le texte, mais en tout cas pour Tom et moi, systématiquement, tout part de la musique. C'est-à-dire qu’on compose le morceau en yaourt, avec des mots qui sonnent bien, souvent d’ailleurs c’est un crève-cœur d’écrire les paroles parce que ça sonne toujours un peu moins bien qu’avec nos yaourts (rire) mais en tout cas c’est la musicalité qui prime.

Tom : C’est ça ! Après pour répondre à ta question, il y a une phrase que j’aime bien dire c’est que « l’opéra est en italien, le rock est en anglais ». Ca existe en français, ça existe en allemand l’opéra, mais je trouve toujours ça moins bien qu’en italien. Et personnellement, j’ai toujours estimé que le rock’n’roll, le blues, c’est en anglais.


Pas fan de Noir Désir par exemple donc ?

Tom : Pas du tout.

Dim : Ah moi j’aime bien… Bon en anglais, il n’y a pas de mot tabou. En français si tu places le mot « haricot » par exemple, forcément c’est du Bénabar ou du Thomas Fersen ou de la chanson à texte. Tandis que, dans ta vie de tous les jours, il t’arrive – si tu es quelqu’un de très émotif – de tomber en pleurs devant un haricot sur le bord du chemin ! Si tu le chantes en français, tout de suite ça va être connoté. En anglais tu peux utiliser tous les mots dans une balade sans que ce soit connoté « chanson réaliste », c’est une liberté de pouvoir se dire « je peux écrire ce qui me passe par la tête sans que ce soit catalogué immédiatement dans tel ou tel style d’écriture ». C’est un confort.


Oui et puis vous avez la chance d’avoir un chanteur qui a un super accent, ça aide aussi !

Tom : Thank you very much my dear. Thank you !


Tommy Roves


Vous assurez à la gratte aussi bien l'un que l'autre, quelles ont été vos formations respectives ?

Tom : On est tous les deux autodidactes il me semble…

Dim : De la guitare oui. Moi j’ai une formation au conservatoire mais d’alto. J’en ai fait dix ans. Et ayant battu les records de redoublement du conservatoire pourtant construit en 1897 ou 98 si mes souvenirs sont bons, je suis passé à la guitare.


Tom tu joues aussi de l’harmonica, Dim de la batterie, autodidactes aussi sur ces instru’ là donc ?

Tom : Ben en fait quand tu fais de la musique, tu as quand-même une fibre musicale… C’est dit sans prétention aucune hein mais c’est un bon exemple justement la vidéo où on aperçoit Dimitri à la batterie, quand tu es musicien, tu as forcément ce ressenti du rythme, du truc, c’est une autre approche mais évidemment un guitariste à qui on va mettre un piano entre les mains va tout de même s’orienter plus vite que quelqu’un qui n’a jamais fait de musique. Et le côté « autodidacte » t’amène un peu à ça, à ce travail d’oreille et tu retrouves des automatismes. La musique c’est très mathématique. Je ne suis pas en train de te dire que je vais écrire du Beethoven au violon hein mais je pense qu’il y a une facilité, surtout quand tu es autodidacte, tu es entraîné à travailler seul.


Tom t’as une voix à la Tom Waits parfois (je pense à « The Outcast ») qui carburerait au whisky et à la clope, tu l’as travaillée ou c’est naturel ?

Tom : Dimitri m’engueule très souvent sur ça. Mais ouais, ça sort comme ça… ça sort comme ça parce que depuis tout gamin j’écoutais du blues américain… Chanter en anglais, même parler en anglais, tu as dû remarquer que les acteurs américains ont souvent des putains de voix de ouf ! Je pense que c’est dû au langage propre, aux intentions de voix… L’anglais a déjà ce côté un peu plus rauque que le français ou l’italien… Et puis, à force de chanter, je pense que ma voix s’est abîmée surtout… Il ne faudrait pas que je la perde un jour, je ne suis pas du genre à faire une demi-heure d’échauffement de voix et c’est vrai que, des fois, ça me joue des tours.

Dim : On en revient un petit peu à l’idée d’autodidacte, il y a des musiques, classique ou jazz par exemple, où il faut une formation parce que le bagage technique est un pré-requis, alors que ce qui compte sur la scène on va dire « pop-rock », c’est la manière qu’on a soi de faire du rock, comment on va taper un accord, est-ce qu’on fait un moulinet, est-ce qu’on saute… c’est une vraie question ! Liam Gallagher a une phrase là-dessus, il dit « donnez-moi des cours de chant et je chanterai comme tout le monde ».


Dimitri Wallas


Vous venez de jouer à la BlackBox à Nice, coup d’envoi de votre nouvelle tournée, comment ça s’est passé ?

Tom : C’était bien ! C’était bien, c’était bien, c’était bien ! De mon côté, je n’ai aucune médaille à tirer de ça mais de base, je n’ai jamais le trac… Même malgré les très gros concerts qu’on a fait devant vingt mille personnes, je n’ai jamais eu le trac, et là, je l'ai eu l’autre soir. On a beaucoup travaillé et c'est nous qui produisions la date pour la première fois... Au final, ça a été une excellente soirée je crois…


Oui. Si je puis me permettre, essaye de le garder parce que ça s’est légèrement ressenti et ça ajoute une humilité globale qui vous va bien.

Tom : Eh oui mais alors le problème de l’humilité en fait, tu sais, tu t’éduques par rapport à ce que tu regardes et moi dans la musique c’était pas les livres, c’était pas les albums, c’était les lives. J’ai toujours été un gros consommateur de lives. J’ai une idole en particulier, c’est Mercury. Je pense qu’on est tous d’accord pour dire que Mercury est le plus grand chanteur de tous les temps et pour moi, Mercury, c’est le charisme. C'est-à-dire qu’à aucun moment tu vois qu’il a peur. Le mec il fait son truc jusqu’au bout, il arrive sur scène et jusqu’à la fin il tient cinquante mille personnes dans ses mains et il en fait ce qu’il veut. Moi je ne pense pas qu’il faille automatiquement penser que parce qu’un chanteur fait son truc avec peut-être de l’égo, en tout cas sur scène, il aurait un le même égo dans la vie privée. Après très sincèrement l’égo, le trac, tu l’as sur l’intro qui part - on lance deux minutes d’intro au début des concerts - tu entends les gens dans la salle, tu sais que ça va partir, le trac vient de là. Une fois que tu arrives, que tu balances le premier accord, que tu balances ta première phrase, en général ça s’en va…


La tournée démarre, vous allez de nouveau tourner partout en France avec dorénavant une bassiste parisienne et une batteuse en Lorraine, comment ça se passe d’un point de vue logistique, vous qui êtes dans le sud-est ?

Tom : On a appris à faire avec…

Dim : Ouais et puis je crois qu’on a épuisé tout le vivier des musiciennes azuréennes donc il a fallu qu’on tape un peu plus loin mais si on raisonne pragmatique c’est malheureusement un surcoût, on n’a plus la possibilité de se dire « ben tiens Tom, j’ai trouvé un super riff, viens on file au local, appelle les filles ». C’est un autre mode de fonctionnement.

Tom : Après, sans langue de bois, il n’y a pas de grand changement puisque les anciennes filles n’ont jamais composé la moindre note sur un morceau…


Vous écrivez donc même les lignes de batterie ?

Tom : Ça va peut-être changer parce que c’est vrai que Laëza est plus impliquée dans le groupe. On n’a pas encore eu l’occasion d’écrire de nouveaux morceaux avec elles mais on a travaillé sur les morceaux qu’on joue depuis cinq ans et les filles ont proposé à droite à gauche « tiens je pourrais faire ci, tiens je pourrais faire ça » donc forcément ça a un petit peu évolué ! En fait Laëza et Anso sont rentrées juste avant l’enregistrement – qui était déjà programmé – de l’album. Tout était déjà écrit. Donc elles ont proposé/changé deux, trois trucs mais sinon, on n’est pas encore rentré dans la vraie composition tous les quatre.


Laëza



Anso


Super, merci !
On termine sur un petit jeu, je vous propose deux mots, choisissez-en un seul chacun et n’hésitez pas à débattre si vous n’êtes pas d’accord l’un avec l’autre...


Cola ou Cocaïne ?


Dim : Cola

Tom : Cola

Les deux, sûrs ? Même Tommy ? (rires)

Tom : J’ai grandi, je suis passé à autre chose… Voilà tout ce que je pourrais te dire !





Fender ou Gibson ?

Dim : Fender

Tom : Rah putain c’est dur ça ! ‘tain c’est chien comme question ça !! Dimitri il s’en fout, il n’a pas de Gibson !!!! Moi j’ai des Fender et des Gibson ! Allez…….. Fender !

Dim : Bon moi en l’occurrence, ça fait quelques années que je joue surtout sur Duesenberg donc en fait ni l’un ni l’autre mais c’est vrai que ce sont deux écoles. Gibson, je trouve que par rapport à mon jeu, là c’est perso, ce sont des guitares qui donnent tout de suite un son qui est produit. C’est un son de qualité, qui est retouché, mais par exemple Fender a des micros qu’on appelle « simples », Gibson ce sont des micros doubles et en fait sur Fender, il y a un rendu très naturel de l’attaque de la guitare. Chez Gibson il y a une espèce de compression due aux deux micros et à l’assemblage électronique, et ça donne un son beaucoup plus maitrisé, beaucoup plus chaud, beaucoup plus saturé mais dans lequel on retransmet beaucoup moins l’énergie de la main droite. Et moi, contrairement à Tom qui est plus polyvalent, mes idoles ce sont des guitaristes rythmiques, c’est vrai que j’aime les guitares qui retranscrivent les nuances d’attaque et de puissance. Gibson c’est plus velouté, disons qu’il y a un intermédiaire entre la main et le rendu qu’il n’y a pas chez Fender.

Tom : En fait tu vois, il faut se rendre compte qu’il n’y a pas de vérité, c’est très personnel. Il n’y a pas de marque meilleure que l’autre. Les goûts et les couleurs... Enfin au final on est tous les deux d’accord pour dire Fender. Jusque-là, tout va bien (rire).


Miss America Band, Nice, Black Box


Led Zep’ ou Simon & Garfunkel ?

Tom : Led Zep’ !

Dim : Simon & Garfunkel… Je vais te dire un truc, Led Zep’ c’est un de mes groupes préférés mais… chez Led Zep’ il y a toujours eu un côté irréprochable qui a fini par m’énerver. C'est-à-dire qu’ils sont trop bons quoi. Ca chante trop bien, ça joue trop bien… Je pensais que tu allais me dire « Led Zep’ ou les Who » justement parce que les Who, d’un concert sur l’autre, ça passe du meilleur groupe du monde au concert où ils se vautrent et ne sont pas du tout dedans et, même si ça me ferait chier d’être allé les voir un jour où ça ne joue pas bien, ils ont un côté super humain.


Kashmir ou coton ?

Dim : Ah ah ! Et ben pour la peine je vais te dire coton. Je ne mets que des slips en coton sur scène. Parce que les slips en matière synthétique font ruisseler la transpiration tandis que les caleçons en coton l’absorbent.

Tom : Alors moi je ne sais pas parce que je ne porte pas de slip sur scène… Non je déconne mais putain bonne question. Il me semble que le cachemire est de meilleure qualité mais comme je suis quelqu’un de très humble ;) je ne porte que du coton.


Veste cloutée ou passage clouté ?

Dim : Par élimination passage clouté parce que j’adore les vestes, les vestes en cuir mais cloutées, tout de suite il y a un côté années 80 qui est moins ma came…


Pourtant Tommy en met !!

Dim : Oui, ouais… c’est clouté soft !

Tom : Ah alors si vraiment on se penche sur la question, ce n’est pas réellement du clou ! Mais je comprends ce que tu veux dire, du coup je vais répondre veste cloutée, parce que je n’ai pas une passion pour les passages cloutés…


Ben les Beatles les gars !

Tom : Et…..…. Je ne suis pas un grand fan des Beatles non plus… mais j’ai quand-même fait une photo avec ma mère sur le fameux passage d’Abbey Road.


Faucille ou marteau ?

Tom : Faucille !

Dim : Faucille pour les paysans, marteau pour les ouvriers et comme je suis plus campagne que ville industrielle… Faucille.


Algérie ou Pologne ?

Dim : Ça dépend en quelle année et ça dépend pour quoi faire parce que la Pologne pour les vacances en 1920 c’est moins bien que l’Algérie dans les années 90… Écoute tu sais quoi ? Rien que pour le sourire de la maman de Tom, je réponds Algérie !

Tom : Et moi je vais répondre euh…

Dim : Rien que pour le déhanché de mon polonais, Pologne (rire)

Tom : (rire) Pologne !!


Amérique ou France ?

Dim : Pour moi France bien évidemment.

Tom : Je vais dire France aussi… C’est vrai que quand on arrive en s’appelant Miss America, les gens pensent qu’on est des fans absolus de l’Amérique, tu sais genre le vieux biker dans son club qui a un aigle avec le drapeau américain totalement cliché, que même un américain refuserait… Les États-Unis pour moi, c’est un immense paradoxe. Tu as à la fois les droits civiques et le ku klux klan. Tu as Obama et l’année suivante Trump. C’est un paradoxe gigantesque ! Cela dit, la France va te parler de liberté/égalité, de pacification de l’Algérie et tue des milliers d’innocents… C’est très étrange. Enfin je répondrais ça à un journal politique mais là je vais rester sur France. France et entre parenthèses : les États-Unis c’est quand-même bien parfois.

Dim : après, si on parle esthétique, paysages, etc, on a beau dire que les choses sont subjectives, ils fony partie des plus beaux pays du monde je pense, ce sont quand-même des pays où on peut changer complètement d’ambiance d’une région à l’autre. Ils ont ce truc-là en commun.





Humains ou robots ?

Dim : Humains !

Tom : Et ben bizarrement moi, vu le climat actuel depuis quelques années, j’ai envie de dire robots.


Humains ou animaux ?

Tom : Ah, alors attends, si tu rajoutes animaux… Je vais dire humains et puis animaux. Ou robots et animaux non remarque, laisse…

Dim : Et moi j’ai peur de répondre parce que j’ai remarqué sur Facebook que quand tu mets un petit enfant afghan en train de mourir, il n’y a pas de commentaires et quand tu mets un chat brûlé vif dans un sac t’as vingt millions de personnes qui répondent... Donc à la fois j’essaye de vivre avec mon temps, de bouffer de moins en moins de viande etc… Mais c’est vrai que je me pose des questions sur ce monde où les gens, parfois pour de bonnes raisons, en viennent à être tellement dégoutés de l’humanité qu’ils préfèrent l’animal.


Musique ou environnement ? Les deux ?

Dim : Et j’aurais bien aimé te dire les deux oui mais pour être tout à fait honnête, les deux ce n’est pas possible. Quand tu fais partie d’un groupe de rock qui traverse la France en van et qui fait 800 bornes pour un concert… Ou quand tu es en backline pour Coldplay qui fait des confettis mais qui tournee avec 52 semi-remorques… Si on était vraiment des militants environnementaux, on ne ferait pas de musique. Après ce sont deux choses qui ré-enchantent le monde, donc il faut que les deux existent, et je ne pense pas qu’un groupe de rock puisse se mesurer à un porte-conteneurs chinois. Mais c’est vrai que des fois on se le dit « putain le bilan carbone à la fin de l’année »…

Tom : Malheureusement on est un petit peu prisonnier du système dans lequel on vit. Si demain Miss America grossit et a les moyens de le faire, je serais le premier à essayer de mettre en place au maximum une certaine conscience écologique au sein des tournées. Ça peut commencer par remplacer les lights à 500 Watts par des LEDs, ce genre de choses… Après par exemple je ne vais pas laisser couler l’eau chez moi, la lumière allumée, l’ordi tourner...


Tom


Festivals ou salles de concerts ?

Dim : Salles !

Tom : Ouais, salles aussi.

Dim : Il y a un côté cool dans les festivals, on découvre vraiment ce que valent les groupes. Il y a une spontanéité, une énergie privilégiée par rapport aux concerts en salle où les groupes débarquent avec des formules rodées. Le festival ça peut être un vrai révélateur. Après c’est vrai que pour le confort, un concert comme à la BlackBox, ça nous a tous mis en joie parce qu’on a pu venir un peu avant, travailler les lights, travailler le show et quand la semaine d’après tu fais un concert devant des bikers à 14h, devant une gonzesse à poil qui savonne une voiture avec ses seins, tu apprécies les concerts en salle… C’est quand-même là que tu peux vraiment gâter ton public en travaillant ce qu’on appelle un show.

Tom : oui et puis la différence c’est que, même si sur un festival tu auras des gens qui auront payé l’entrée pour venir te voir, tu as surtout des personnes qui sont là depuis deux jours pour voir un Iron Maiden par exemple, ce qui est normal. Dans une salle, tu as quand-même ce côté « les gens payent pour venir te voir toi » ! 


Space Invaders ou Invasion Tour ?

Tom : Ah dur. Ben moi je ne te cache pas que j’ai l’envie de répondre Space Invaders, pas pour le jeu vidéo mais parce que je rêve qu’un jour on ait une putain de soucoupe volante qui vienne se poser sur terre, c’est mon rêve le plus absolu… Mais bon, en ce moment de pleine promotion, je vais répondre Invasion Tour (rire).

Dim : ah ah, monsieur promo !! (rire) Et bien Invasion Tour aussi. Space Invaders, je mesure la portée de la révolution mais j’étais trop jeune.


Attention dernière... Sourcil relevé ou moustache pas rasée ?

Dim : J’aimerais bien avoir les sourcils de Tom, ça lui donne un air ténébreux, personnellement si j’étais une femme, ça m’exciterait terriblement.

Tom : et moi si j’étais une femme, la moustache de Dimitri m’exciterait aussi terriblement. Mais je vais quand-même répondre sourcil relevé (rire). En sachant que, si j’puis m’expliquer, j’ai des problèmes de vue en fait et je me dois de forcer sur mes yeux lorsque je veux fixer quelque chose et que, très souvent, j’ai ce fameux sourcil qui remonte.





Dim : Une question pour toi Flora, quand est-ce que tu nous fais nos figurines ?

Elles sont en cours.

Dim : Noooooooon, comme j’ai trop hâte !! Hâte de voir le sourcil de Tommy et quelle période de moustache tu auras choisie pour moi.

Tom : Alors du coup tu fais ça en quoi ?

C’est de la pâte polymère qui durcit au four, à 130°C.

Dim : terminer cette interview sur les mots « pâte polymère » c’est pas courant…

Ce sera hors interview ça...

Tom : Ben moi ça me parle, vu que je suis dans les effets spéciaux, je sais ce que c’est que le polymère…

Ah, alors je garde, comment ça tu es dans les effets spéciaux ?

Tom : Oh tu sais j’ai une grosse carrière en sous-marin, que peu de gens connaissent (rire), je suis à la fois réalisateur de nos clips et j’ai une passion depuis tout gamin pour le cinéma et pour les effets spéciaux. Chez moi, dans mon petit atelier, je confectionne diverses choses qui vont de la fausse main qui explose à des scénettes miniatures et j’ai été amené à croiser la route de ce fameux polymère que je n’ai jamais utilisé pour l’instant, je suis sur des mélanges de silicones mais on pourra se voir et partager nos différentes techniques autour d'un café si tu veux...

Bien sûr, viens on va parler silicone (rire)

Dimitri & Tommy : ah ah

Dim : hâte de voir les Fimo, merci Flo.

Merci à vous.

Fimo Miss America


Les premières dates de l'Invasion Tour :

  • 30/05 Le Brin de Zinc - Barberaz (73)
  • 31/05 Festival Musicalium - Le Creusot (71)
  • 01/06 La Boîte à Musique - Wattrelos (59)
  • 02/06 Festival Rock of the Baie - Abbeville (80)
  • 08/06 Festival Rock'n'Cars - Lavaur (81)
  • 13/06 La Volta - Menton (06)
  • 14/06 Salisses Bike Week - Les Salisses (34)
  • 15/06 Fête de la Musique - Missillac (44)
  • 16/06 Festival La Tête dans l'Fion - Saint Amand sur Fion (51)
  • 21/06 Scène Pop Rock RTL2 - St Raphaël (83)
  • 29/06 Festival Decapadiot - Randens (73)
  • 05/07 Festival TMT - Saint Saturnin lès Apt (84)
  • 06/07 Festival The Smell of Grasse - Grasse (06)
  • 16/07 Festival de Poupet // opening Scorpions (85)
  • 17/07 Cap 270 - La Turballe (44)
  • 02/08 Les Kiosques à Musique - La Voulte/Rhône (07)
  • 03/08 Festival Live in Chartreuse - Les Echelles (73)
  • 04/08 Festival Font'Arts - Pernes les Fontaines (84)
  • 17/08 Festival Sapins Barbus - D. lès Remiremont (88)
  • 24/08 Festival Festiverbant - Croix de Rozon (Suisse)
  • 14/09 Festi'Vallée - Igny (91)
  • 21/09 Festival La Bière Ki Cool - Marnay (70)
  • 28/09 Billy Bobs - Disneyland Paris


© Photos : Flora Doin

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