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[PIAS Nites] : DBFC + J. Bernardt + Yan Wagner, le 31.05.17
Le label PIAS nous a donné rendez-vous à La Maroquinerie à l’occasion de sa soirée PIAS NITES afin de nous présenter trois de leurs artistes prometteurs : DBFC, J. Bernardt et Yan Wagner et leur nouvel album. La soirée s’annonce dansante et endiablée avec en ligne de mire le groupe anglais DBFC, de quoi gesticuler et préparer ce bel été.




Yan Wagner


Il fait chaud ce soir à la Maroquinerie et ce n’est qu’un début. Rien de tel que commencer cette soirée par le crooner Yan Wagner à la voix de velours et au pempo disco/new wave nous rappelant les années 80. Le public apprécie et le fait remarquer. Une douce fraîcheur à la main, les amateurs de musique s’abandonnent au charisme grave mais sensuel de Yan Wagner. Sa musique est très rythmée ne nous laissant le choix d’être pris dans la danse.





C'est par un tel enchantement, dans ce lieu obscur, que cette voix accompagnée d'une profonde mélodie romantique et tragique qui émane du synthé et de la batterie. Nous nous laissons porter par cet univers langoureusement dansant. Nous ressentons une sensation de pesanteur, nous transférant vers un monde inconnu où l’on se sent bien.





Il y a quelque chose sur le moment, de mal sain mais qui nous fait du bien comme si l'on désirait le dernier verre de vin de trop, le sachant mais ne pouvant y résister. On succombe ! Yan Wagner est une petite folie, un amour inconnu et un désir inassouvi. Nous sommes séduit de désir entre deux couleurs opposées : d’un coté le rouge symbole de l’amour et de l’autre le noir source de vice.

Laissons-nous transporter et nous perdre l’espace d’un instant par ce parfum pervers et enivrant, sous cette mélodie réconfortante, ces mixes inventifs. Nous triompherons de cette douce folie. N’ayons pas peur de nos péchés ! On se sentira d’autant plus humain ! Chose sure : cette jeune formation n’a pas fini de nous surprendre par la qualité de leur univers et de leur musique. Affaire à suivre !

La sortie de leur nouvel album This never happened est prévue pour le 1er septembre 2017.






J. Bernardt


Après un bon début de soirée, il est temps de laisser la place à J.Bernardt. Ce jeune groupe est composé de l’un des membres de Balthazar : Jinte Deprez qui nous présente à son tour (après celui des autres membres de Balthazar) son album solo. Ainsi, c’est au tour du talentueux guitariste et vocaliste belge de nous présente son album Running Days qui est sorti le 16 juin.





Pas le temps de se mettre dans l’ambiance. J.Bernardt nous place tout de suite dans l’énergie de sa musique pop/électro avec des résonances hip hop/R’n’B. Jinte Deprez se balance micro à la main sur la scène. Il y occupe toute la place. Il veut marquer, manifester sa présence, sa prestance. Il saute et gesticule dans tous les sens avec sensualité au travers de ses vocalises groove et sa voix grave. A la manière d’un rappeur ou d’un chanteur de hip hop, il nous fait le show au rythme des percussions et d’une musique électro. L’atmosphère est lourde d'autant plus que ce showman concentre toute l’attention par son jeu de scène et sa voix puissante enivrée de poésie et de soul. Tout est bien orchestré, préparé.





J.Bernardt est au point, prêt à asseoir son son sur toutes les ondes, s’immiscer dans toutes les têtes. La mélodie est cadencée, rythmée et énergique. La salle toute entière est bercée par la légèreté, la finesse et la délicatesse brûlante, sensuelle de la musique, parcourant tout le corps. La danse est érotique presque hormonale, poivrée.

Nous sommes portés par les notes de synthé et les coups de beats parfumés, teintés de saveurs, de frivolité. Le public est toujours aussi réceptif aux vagues sensuelles et dansantes émises par J.Bernardt et par la prestation du chanteur qui continue ses figures. Il virevolte, remue et tourbillonne sans cesse. On finirait par en avoir le tournis.





La soirée est symbolique puisque c’est en ce jour, l’anniversaire de Jinte Deprez. Les spectateurs ne manque pas à l’appel. Il lui chante un joyeux anniversaire de quoi marquer et mettre fin à cette prestation musicale. Le projet paraît fort, bien travaillé et plaisant. Un album à retenir, une curiosité à écouter !





Retrouvez J.Bernardt en concert le 20 octobre au Point Ephémère (Paris).


 



DBFC


Troisième et dernier groupe. Nous y sommes enfin. Nous allons assister au déchaînement, à une déferlante pop/rock/électro-psyché des britanniques de DBFC. Quelle chaleur ! Nous sommes prêt à nous évader en compagnie de David Shaw et de Bertrand Lacombe (Dombrance) sans oublier Guillaume Rossel et Vincent Choquet, qui nous présentent leur premier album Jenks.

Aux premières notes, nous pensons etre immédiatement installés dans une ambiance clubbing, de boite de nuit. Nul doute ! David Shaw et Dombrance transpirent le rock’n’roll et dégagent une telle attitude sévère, obscure, sûre de leur musique. Dans leur regard ténébreux et chaleureux, nous pouvons déceler que nous allons partir loin, très loin vers une plénitude pop/rock bercée d'ondes discos, psychédéliques.

Nous ne pouvons plus reculer ! Ils le savent. Les portes se sont refermées. Le bateau n’est plus amarré, nous quittons la terre ferme. Nous partons à la dérive ! Le voyage peut commencer.  Un mélange de peur mais d’aventure, de plaisant abandon nous submerge. Après tout, qu’avons nous à perdre si ce n’est de se laisser emporter, transporter par le son lumineux et savoureux des DBFC ?! Nous sommes prêt à respirer l’air, le tempo, les senteurs et saveurs, imprégnées du parfum psychédélico-disco des DBFC





Le public auparavant un peu engourdi n'est plus le même. Là, il n’est plus question de se méprendre. La marche est lancée et pas besoin de vérifier si nous sommes bien attachés. Nous nous projetons vers un univers parallèle. Le public ressent cette effervescence. Il est dynamisé. Une sensation de puissance, frénétique, vivifiante se propage entre la scène et le public.

DBFC représente la lumière, cette source de chaleur et d’énergie qui nous captive. Nous sommes prisonniers de cette lumière qui commence par nous aveugler puis passant par le prisme de la musique, nous étend tout son panel de couleurs. Cet instant est féerique ! Nous ne savons où donner de la tête. Nous nous sentons éperdu mais rassurer par une telle splendeur. La lumière est belle, les couleurs sont d’autant plus resplendissantes. La musique nous enlace, nous embrasse.

DBFC commence fort ! La musique n’est pas connue, étrange. Elle est d’un genre nouveau, d’un mélange nouveau. Nous sommes en terre inconnue. Mais ce nouvel espace, ce nouveau monde nous offre une sensation confortable, agréable. Un assemblage de ce qu’on connaît déjà, une alliance puissante et bénéfique. La formule est résolue. Laissons place à la créativité, à l’inventivité de ce génie musical.





Le show est fabuleux. Plus de peur, plus de crainte. La raison nous abandonne. Nous n'essayons plus de comprendre ce qu’il se passe à ce moment précis. Cette mélodie et cette énergie nous emportent. C’est un raz-de-marée ! Notre corps est libéré du poids quotidien, de tous ses gènes. Nous ne sommes plus esclave de celui-ci. Ils s’expriment enfin librement. Il flotte dans l’air, le peu qu’il reste, une saveur sensuelle, un parfum nouveau. C’est la folie !

Les musiciens et le public ne font qu’un. Une harmonie règne. On se prêterait même à imiter les quelques pas endiablés de David Shaw sur scène. A tel point qu'il se prête au jeu de venir partager ce moment au milieu du public qui le glorifie.





De plus que la communion entre ce dernier et son acolyte Dombrance est parfaite. Ils sont sur la même longueur d’onde. Ils sont fier et serin de leur projet. Il n’y a pas de pari ce soir pour eux. Ils ont trouvé la formule gagnante et ils le savent. La même sensation, le même éclat a dû parcourir l’esprit de ces deux compères. DBFC est animé par une force, une énergie dévastatrice. Ils ont saisi le procédé en vue de faire jaillir toutes les couleurs de la lumière qui est parvenue jusqu'à eux. Et ils nous les partagent alors écoutons et dansons !

Pas une personne dans la salle n’est pas imprégné, stimulé par cette intensité, par cette fougue musicale. Cette mélodie est enivrante de la part des inventeurs de la « psychotronica », ce genre nouveau qui consisterait à mélanger musique de club, rock et pop psychédélique. Le mariage entre une musique électronique entraînante et la virulence du rock engendre un son pur, aux lignes fines et légères propulsant DBFC dans la lumière.





Le résultat devant nous est de qualité. Nous nageons en plein imaginaire. Pas de calcul de leur part. Tout est brute, direct sans demi-mesure. Tranchant ! Ce qui nous plaît. La vague sur laquelle nous nous trouvons est bienfaitrice. Elle nous porte, nous emporte. Nous sommes à l’unisson comme entrainer au sein de ce tourbillon transcendantale et libérateur. La salle est devenue dingue, pris d’une furie. DBFC est devenu notre drogue, cette petite mélodie entêtante, salvatrice. Ils nous ont prêché leur musique, leur religion à laquelle nous ne pouvons qu'adhérer. Le message est reçu parfaitement. Le moment est jouissif. Nous savons désormais qu’à ce moment-là nous étions bien vivant !

D’ailleurs, le public demande un rappel. Il ne bouge pas de la salle malgré un temps d'attente conséquent. Il attend désespérément. Ils finissent à leur grande surprise par revenir. Ils n’ont pas préparé de rappel. Ils ne pensaient pas être autant loués, acclamés. Ce fut le cas ! Ils nous rejouent donc un morceau : « Disco Coco ». Quel bonheur d’écouter ne serait-ce que 5 minutes leur musique, pour que le plaisir dur, dur, dur... Ce soir, DBFC nous a donné la foi en leur rite. Gloire à ces prophètes et à leur musique.





Pour le coup, le concert est bien terminé. Nous redescendons sur terre. Le petit gout amer de la réalité se fait ressentir en bouche. Mais qu’il n’en tienne, DBFC a sorti son album Jenks le 2 juin dernier. Allez vite vous l’offrir car c’est bien une offrande de leur part, divine sensation.





Merci à DBFC, J.Bernardt, Yan Wagner, Her Majesty’s Ship et Pias pour la soirée.

Crédits photos : Edouard Boucart
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