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Night Flight Orchestra + One Desire à la Machine du Moulin Rouge (08/03/2020)

Ce week-end du 7 mars, la Machine du Moulin Rouge acceuillait coup sur coup deux concerts organisés par Garmonbozia, dans des styles radicalement différents. Ce second soir, c'est l'avion du kitsch suédois qui est venu se poser sur la capitale pour sa première date française du Aeromantic Experience, et pour l'occasion Night Flight Orchestra est accompagné ce dimanche par One Desire. La salle est en plus petite configuration que la veille mais pas de quoi réfréner pour autant cette irrépressible envie de danser. Histoire de bien terminer un week-end chargé en concerts.



 

One Desire
 


Avec Night Flight Orchestra en tête d'affiche, il semblait tout à fait logique de commencer déjà dans le kitsch en mettant à l'honneur un jeune groupe de rock AOR. En l'occurence, il s'agit des Finlandais de One Desire qui sont chargés de chauffer un public au début bien clairsemé. Pour y arriver, les quatre gars, accompagnés d'un claviériste bien mis à contribution pour assurer les grosses nappes de synthés gracieuses que le groupe a sous le coude. C'est par "Down And Dirty", extrait du nouvel album Midnight Empire (dont la sortie est prévue le 10 avril) que le groupe entame le concert ce soir. Avec déjà un bon paquet de chœurs bien kitschs pendant les refrains.

 

One Desire


Dès ce début de set, une chose saute aux yeux : les Finlandais sont très contents de jouer ce soir, et les sourires se lisent sur toutes les têtes. André Linman assure le rôle principal au centre, alors que son compère Jimmy Westerlund passe une bonne partie de son temps à traverser la scène pour aller prendre la pose avec Jonas Kuhlberg, le bassiste, ratant au passage plusieurs reprises de ses chœurs. Cette bonne ambiance se ressent vite dans le public, et tant mieux parce que les compositions ne sont en revanche pas souvent irréprochables. Les grosse nappes de synthé pas subtiles introduisant le second titre, "Apologize", mériteraient quelques petits ajustements par exemple. On ne reviendra pas sur la grosse ballade "This Is Where The Heartbreak Begins", qui loupe un peu le coche.

 

One Desire


Autre point négatif, le mix sonore est assez imparfait, les guitares ressortant assez mal (celle d'André lâchera régulièrement en toute fin de set, d'ailleurs). Heureusement, les trois micros sont bien réglés et le reste des instruments suffisamment en avant. La sauce continue de prendre dans le public, même si quelques choix de titres restent curieux, comme "Whenever I'm Dreaming" pour tenter de faire monter une nouvelle fois la pression.

 

One Desire



Après un rappel sur la sortie prochaine du second album, One Desire commence "After You're Gone", le single déjà paru qu'une partie de la foule connait visiblement déjà un peu. On sourit en entendant son riff tellement cliché qu'il nous rappelle plein de titres à la fois. Heureusement, le regain d'énergie va suivre jusqu'à la fin du set, avec "Hurt" et surtout "Buried Alive" et son ambiance pratiquement speed metal. De quoi terminer sur une note pas trop négative, même si le court set du combo commence déjà à nous sembler trop long.

 

One Desire



setlist partielle One Desire:
Down And Dirty
Apologize
Whenever I'm dreaming
This Is Where The Heartbreak Begins
After You're Gone
Hurt
Buried Alive
 



Rapidement après le départ des Finlandais, un grand rideau est levé à l'arrière de la scène. De velours. Doré. Et à paillettes. S'il en fallait encore une preuve, oui, le kitsch est clairement à l'honneur ce soir !



 

Night Flight Orchestra



 

Night Flight Orchestra



Comment mieux démarrer l'Aeromantic Experience qu'avec "Servants Of The Air", ouverture épique de l'album, qui se met progressivement en place au fur et à mesure de l'arrivée sur scène des membres du groupe, presque tous en costume. D'abord le clavier et les percussions, puis bientôt les guitaristes. Les choristes-hôtesses de l’air (Anna Brygård et Anna-Mia Bonde arrivent avec des baguettes de lumières reproduisant la maneuvre d'atterrissage. La tension monte quand enfin, le commandant Björn Strid arrive en pleine forme et attaque de plein fouet la ligne de chant. La pêche de ce titre d'introduction est ultra communicative et déjà le public est déchaîné. La célébration commence, rapidement suivie par l'hymne "Gemini" issu d'Amber Galactic, qui déclenche pas mal de reprises en chœur dans le public avec son refrain épique et ses "Oh-oh-oooooh". Mais c'est bien sûr Aeromantic qui doit être mis en avant ce soir, et Night Flight Orchestra suit donc avec la mélodie addictive de "Divinyls" qui n'a aucun mal à trouver le public ce soir. On peut le dire, c'est un début très solide.
 

Night Flight Orchestra



Côté jeu de scène, presque tout le monde donne de sa personne : David Andersson et Sharlee D’Angelo font le show comme toujours et posent régulièrement prendre la pose façon Maiden, de leur côté Björn et les choristes pètent la classe en uniforme de personnel naviguant. Ces dernières enchaînent petites danses, chorégraphies improbables (les prises d'appels sur "Living For The Nighttime", la marche immobile et bien d'autres encore) et service de Champagne. En retrait derrière ses claviers mis à forte contribution ce soir, Richard Larsson porte fort bien son chapeau noir et se tourne fréquemment vers la salle avant de nous abreuver de ses mélodies. Il va d'aileurs nous offrir un beau solo bien typé Pink Floyd, avant "Can’t Be That Bad".
 

Night Flight Orchestra



Comme le kitsch n'a pas de limite, Björn se voit remettre par les hôtesses de l'air une cape dorée avant d'attaquer le titre "Golden Swansdown" (sic), nouvel extrait si savoureux d'Aeromantic. Très bon choix, et avec "Transmissions" et "Taurus", il constitue le dernier extrait de ce nouvel album déjà culte pour beaucoup de fans dans la salle. Une nouvelle fois le show est assuré, on s'amuse de voir David Andersson faire les cornes du taureau (on vous laisse deviner avant quel titre). Sept titres donc pour ce soir, dont "If Tonight Is Our Only Chance" et sa mélodie qui ne jurerait même pas sur un album d'ABBA : on a largement eu de quoi apprécier Aeromantic en salle.

 

Night Flight Orchestra



Si le tout dernier album vient de sortir et est logiquement bien mis en avant dans la setlist, celle-ci n'oublie pas pour autant le reste des sorties de la formation, avec "Living For The Nighttime" en représentant évident de Skyline Whispers, "Satellite", et une bonne dose de titres d'Amber Galactic et Sometimes The World Ain't Enough : "Paralyzed", "Something Mysterious" ou encore "The Last Of The Independent Romantics", qui clot le set avec son thème à la mélodie si marquante, ses solos à foison et son final parfaitement adapté pour nous abandonner.

 

Night Flight Orchestra



Après ce beau set, le groupe se retire et alors que le public attend fébrilement le retour des Suédois pour un rappel dont la composition est pratiquement évidente, on apprend la nouvelle limite à la taille des concerts. 1 000 places, nous n'aurions pas été concernés ce soir, mais la jauge se resserre. Mais peu importe le coronavirus, l'équipage de Night Flight Orchestra revient vite avec quelques énormes tubes dansants à offrir au public parisien : "Stiletto" suivi de l'immenquable "Midnight Flyer", d'abord. De quoi chauffer les voix une dernière fois en reprenant les chœurs. Puis Björn annonce le dernier titre, fait élire un capitaine de chenille dans la foule, et les riffs de "West Ruth Ave" résonnent. La chenille géante prend forme dans la Machine, pour un dernier moment de fête partagée tous ensemble. L'évidence. En toute fin de titre, Björn nous salue et nous remercie une dernière fois, ravi comme à chaque fois de l'accueil qui leur est réservé dans la capitale.

 

Night Flight Orchestra


Quel plaisir de retrouver le Night Flight Orchestra ! Le groupe a sorti un fort bon album et se fait plaisir lors de ses passages à Paris. Plaisir partagé, on en aurait bien repris un peu plus !


setlist Night Flight Orchestra:
Servants of the air
Gemini
Divinyls
Living For The Nighttime
This Boy's Last Summer
If Tonight Is Our Only Chance
Something Mysterious
Paralyzed
Can't Be That Bad
Golden Swansdown
Transmissions
Taurus
Satellite
The Last Of The Independent Romantics

Rappel:
Stiletto
Midnight flyer
West Ruth Ave
 

Night Flight Orchestra


Crédit photo : Régis Peylet, toute reproduction sans autorisation de la photographe est interdite.

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