Le Big Very Best Of Rock 2017 de La Grosse Radio

Comme à chaque fin d’année la rédaction du webzine Rock de La Grosse Radio vous délivre ses Tops 5 détaillés par 15 rédacteurs. Vous découvrirez des tops hyper variés, passant d’artistes indé à stars mondiales, peu importe, la musique l’emportera toujours sur le marketing (du moins pour nous…). Vous trouverez aussi des mentions à nos concerts favoris de l’année, mais aussi nos déceptions…

2017 est marquée par l’arrivée de notre premier Gros Prix des Gros Indés, nous avions 94 groupes passés par notre Antenne Interctive à départager et c’est Bebly qui a remporté la mise. Un Prix avec notre partenaire pour l’occasion, le Studio 180.

Longue vie à Bebly et à tous les indés que nous soutenons fort sur La Grosse Radio.
Vivement 2018 !

Voici les 14 artistes ou groupes
à avoir été classés numéro 1 cette année
:

 

KO KO MO (2 fois premier)
Steven Wilson
Jamie Lenman
Cannibale
King Gizzard and the Lizard Wizard
Mallory Knox
Machinalis Tarantulae
Bad Tripes
The XX
Little Steven
Paradise Lost
The War On Drugs
Foo Fighters
Ty Segall

sélection, top, année, 2017

MALLIS
Président de La Grosse Radio, programmateur Rock

1. KO KO MOTechnicolor Life

A la première écoute je savais que cet album serait dans mon top 5, 10 mois plus tard il y reste. Les origines du rock terriblement actuelles grâce au lifting pratiqué par ce duo à l’énergie scénique époustouflante.

2. Steven WilsonTo The Bone

Très grand fan d’album pop, le fondateur de Porcupine Tree a surpris voire dérouté tout le monde avec cet album hommage à une pop haut de gamme qui manque à ses adeptes. Belle réussite.

3. Rufus Bellefleur Electricity for the Coliseum

Pas de tabou, aucune limite ni contrainte de genre ou d’étiquette. Rufus Bellefleur signe là un grand opus, avec mention spéciale pour l’univers graphique et les clips vidéo.

4. Red Beans & Pepper Sauce – Red

Pour se laisser envoûter par la panthère noire et cet univers blues rock saturé. C’est organique, indé et à connaître.

5. Slow Joe & The Ginger AccidentLet Me Gone

Pour le voyage entre Bombay, Goa et Dheli, le mix des cultures, la poésie et l’originalité addictive que procure ce disque posthume.

YANN LANDRY
Rédcteur en chef Rock

 

Que des groupes nationaux dans mon Top 5 de l’année, non pas que je n’ai pas aimé certaines grosses productions comme les derniers Foo Fighters et Queens Of The Stone Age par exemple, ou le dernier excellent Neil Young, mais mon côté indé a une nouvelle fois frappé. Et de grosses mentions spéciales aux labels Howlin’ Banana Records et Dirty Waters Records pour l’intégralité de leurs rosters garage, psyché…

1. KO KO MOTechnicolor Life

Une grosse touche 70’s liftée 10’s. Un album d’une richesse folle. Sans équivoque.

2. Equipe de Foot Chantal

Un album psychanalytique, sur la perte, l’abandon, la rupture, avec une putain de rage et des intru monstrueuses pour un duo dont on attend énormément. 

3. Dätcha Mandala Rokh

Du classic rock 70’s bercé à Led Zeppelin, à Deep Purple, à Queen… Une voix aux cris imparables dans un écrin vintage. On attend encore mieux pour la suite.

4. Bagdad Rodeo Trois

Les connards ont encore bien frappé et frappé fort. Des textes bien ciselés pour une critique sociale ni désabusée ni énervante.

5. Bad TripesLes contes de la tripe

Du gore n’ roll vibrant, des paroles amusantes, des rythmes fous, une vraie réussite de la bande du Sud-Est.

THIERRY DE PINSUN
Rédacteur en chef adjoint

 

1. Steven WilsonTo The Bone

Oh c’est cliché, t’as mis Steven Wilson. Ouais, j’y peux rien si le mec, en plus d’envoyer chier les carcans Rock et Metal en mode « j’fais c’que j’veux, tu suis ou tu ranges l’album dans ton placard », il a encore tout dépassé avec du beau.

2. AbaendonMind On Fire

Parce que ça sonne vieux, ça tripote ta nostalgie, mais ça sonne jeune aussi, et tu te dis qu’il y a un p***** d’avenir derrière tout ça.

3. Mr Big – Defying Gravity

Sacrée surprise que cela. Généralement, depuis leur retour en 2011, Mr Big, ça s’écoute parfaitement bien, mais ça marque pas. Quand celui-là t’es entré dans la trogne, et que tu te dis que c’est peut-être même mieux que Lean Into It, bah tu te tais et tu réécoutes.

4. Neil Young The Visitor

Est-ce qu’on le mettrait pas là juste pour ce qu’il est ? Parce qu’il a décidé comme ça, sur un coup de tête, de mettre son catalogue ENTIER à disposition ? Parce qu’on sait pas lequel choisir entre Peace Trail qui a moins d’un an, Hitchiker moins de 6 mois, et maintenant celui-là, et qu’à chaque fois, ça tape pile où il faut ? Décidément, à dans trois mois pour le prochain album.

5. Les WampasEvangelisti

Parce que Didier Wampas est le Roi (et qu’en tant que président du jury de notre Gros Prix Des Indés, il vaut mieux le caresser là où il aime).


PIERRE GARCIN

1. Jamie LenmanDevolver

Faisant preuve d’une versatilité impressionnante qui n’est pas sans évoquer une version british de Faith no More, Jamie Lenman a sorti un album décapant et imparable.

2. Strawberry GirlsItalian Ghosts

Dieu merci il reste des musiciens qui se souviennent du sens du terme « progressif ». Non, il ne s’agit pas de ressuciter Genesis et les 70s, mais bien d’expérimenter et de découvrir des directions inédites.

3. Bottle NextBad Horses 

Ils ont pris leur temps, ça valait la peine d’attendre. La bonne humeur du rock, la patate du métal, le bon équilibre entre accessibilité et breaks de folie… Chapeau bas.

4. Demians Battles

Nicolas Chapel a choisi son créneau : toute influence prog’ a été supprimée au profit d’un rock assez classique. Et pourtant, l’homme a un grain, des sonorités bien à lui, et surtout une qualité d’écriture telle que ce qui devrait être un album banal s’avère prequ’aussi excellent que son prédécesseur.

5. Rufus Bellefleur Electricity for the Coliseum

Pour les déçus des derniers Shaka Ponk, pas de panique, dans le genre taré / éclectique, y a du lourd.

DECEPTIONS

1 – Enter ShikariThe Spark 

Restons polis, c’est sans doute moi qui suis trop vieux. Mais bon dieu quelle horreur. Comme un excellent gâteau dont on aurait enlevé toute la substance pour ne garder qu’une montagne de crème. Indigeste au possible. S’ils avaient envie de mixer Franz Ferdinand avec de l’électrodance et 30 seconds to Mars, ils auraient pu monter un projet parallèle !

2 – UlverThe Assassination of Julius Caesar

A y est, je me suis accroché, mais Ulver m’a largué.

3 – NIN – Add Violence

Pas mauvais dans l’absolu, mais il suffirait de trois fois rien pour faire trois fois mieux. 

DENIS « LE MAD » MADELAINE

1. CannibaleNo mercy for love

Les cinq normands de Cannibale donnaient auparavant dans l’indie rock d’inspiration moriconienne. Avec ce premier album, ils bouffent à plusieurs râteliers, piochant sans complexe dans la cumbia, l’ethio-jazz ou le psyché sixties… Mais ils ont nappé leur recette sucrée-salée de bons gros sons de guitare et de clavier saturés, limite crades. Promis, c’est tout sauf du gloubiboulga. Une petite merveille de groove, on vous dit !

2. The DartsMe.Ow

Ce quatuor de « Phoenix/LA garage-psych goddesses » sort leur premier album… chez les british de Dirty Water Records « the » label de rock garage ! Et pour un premier album, ça décoiffe sec. Me.Ow donne envie d’hurler sur un toit brûlant et vous met littéralement la tête à l’envers !

3. The NorvinsTurning around with The Norvins

Pour produire leur quatrième album – toujours chez Soundflat – The Norvins ont fait appel à Jim Diamond. Ce pilier de la scène garage outre-atlantique, qui a accompagné les débuts des White Stripe, leur a mitonné un son sixties punk aux petits oignons : buffet à volonté de tranches de Farfisa et de riffs de guitare fuzz !

4. Askehoug French kiss

Pour son troisième album, Télérama a rangé Matthieu Aschehoug alias Askehoug dans la case « crooner impertinent ». L’ex-bassiste de Stupeflip, parle certes « d’histoires d’amour contrariées, de conflits de couples, de rencontres et de débuts amoureux » mais en faisant cruncher la guitare, vibrer le piano, le tout soutenu par de brillantes orchestrations façon B.O…

5. Mustang  Karaboudjan

Les Mustang le proclament haut et fort sur leur page Facebook ; « On n’est pas aux Victoires de la Musique et on s’en tamponne le coquillard » ! Soyez donc deux fois remerciés, fiers et sauvages équidés. Pour votre irrévérence ô combien salutaire par ces temps de consensus mous du g’nou et pour « Salauds de pauvres » qui fleure bon son petit Audiard illustré.

DAVY SANNA

1. King Gizzard and the Lizard Wizard

On y met les quatre qui sont sortis sinon y’a plus de place pour les autres : Flying Microtonal Banana
l’exotique, Murder of the Universe le maniaque, Sketches of Brunswick East le junkie élégant, Polygondwanaland le médiéviste du futur. Studio, scènes, partout à la fois, arrêtez-les ils vont se flinguer la santé.

2. The Moonlandingz Interplanetary Class Classics

L’album mi-Fat White mi-ERC qu’on écoutera derrière l’église avec les copains quand Jésus nous cherchera pour faire la fin du monde.

3. Oh SeesOrc

Premier très bon album depuis un bail, rendant enfin justice aux incroyables prestations live du groupe
depuis le passage à deux batteries. Memory of a Cut Off Head, côté OCS, était intéressant aussi, avec un choix de registre qui demande une sacrée paire d’audaces.

4. TH da Freak Infandous

Il est peut-être encore un peu tôt pour juger de la durabilité de cet EP à peine publié, d’autant que l’album éponyme, sorti cette année également, aurait tout aussi bien pu figurer dans ce top, mais je fais ce que je veux.

5. Chui WanThe Landscape the Tropics Never Had

Du psychédélisme inventif venu de Pékin, à écouter en rentrant de soirée pour décuver sans mal de mer,
allongé dans son lit-qui-tangue.

Tristes constats : Black Angels n’a pas de véritable intérêt en concert. L’album de Courtney Barnett avec Kurt Vile est soporifique. Ty Segall continue de progresser mais maintenant, tout le monde s’en fout.

Joyeuses découvertes : Johnny Mafia en live. The Nuggers, le Dr Feelgood roumain. Et HMLTD va conquérir le monde (s’ils se décident à sortir un album) – d’ailleurs, ça devient sérieux cet axe londonien des bas-fonds, Fat White, Shame, Goat Girl, patati patata on va s’prendre une génération audacieuse sur le coin du pif, ça va piquer.


FLORENTINE PAUTET

1. Mallory KnoxWIRED

Un super album de rock alternatif, probablement mon gros coup de coeur de cette année. Les morceaux sont tous plus rythmés les uns que les autres, je ne trouve aucun déchet dans ce disque.

2. Foo Fighters Concrete and Gold
Pas non plus le meilleur album de l’année, ni un album qui restera gravé dans les annales (quoi que), mais quand il s’agit des Foo Fighters, c’est toujours du bon.

3. As It Is – Okay.
Le petit groupe pop/punk de Brighton va bientôt jouer dans la cour des grands, du moins s’ils continuent sur leur lancée.

4. Enter ShikariThe Spark

Les Anglais qui nous ont habitué à des gros riffs, reviennent avec un album beaucoup plus doux, mais plus ambitieux. Une vraie pépite quand on s’attarde un peu sur les morceaux un par un.

5. You Me At SixNight People

Du rock britannique, tout simplement. C’est varié, les mélodies sont excellentes, la voix de Josh Franceschi au top de sa forme.

Top 5 concerts de l’année :

1. Foo Fighters – Bercy (11.07.17)
2. Royal Blood – Théâtre de Fourvière (13.07.17) + SSE Hydro à Glasgow (24.11.17)
3. Rise Against – Le Bataclan (11.11.17)
4. Biffy Clyro + Frank Carter & The Rattlesnakes – Lyon (31.01.17)
5. Metallica – Halle Tony Garnier (12.09.17)

Déception de l’année :

Royal BloodHow Did We Get So Dark?
Un bon album, mais loin de la qualité du premier malheureusement. Dommage, car en concert, les titres du second album sont absolument remarquables, et les anglais savent ce que c’est de faire le show.

GREGOR SAMSA

1. Machinalis TarantulaeDiptyque

De la viole de gambe électrique servie par un duo bien peu porté sur la musique plan-plan. Un côté garage classe, donc comme un garage mais avec les araignées au plafond qui portent le chapeau haut-de-forme.

2. Charan Po RantanRose Balkan

Pour un amateur des sons balkanisants, cette refonte des sons d’accordéon à la sauce japonaise flashy est un véritable régal un peu honteux.

3. Baron Crâne

Uniquement instrumental, ce groupe sort toujours le son de là où on ne l’attend pas. Découverts en concert cette année, j’espère pouvoir écouter encore plus de leurs créations.

4. Bad TripesLes contes de la tripe

Chroniqué dans la partie metal par un rédacteur rock, c’est quand même bien un style punk, voire garage, qui remue les tripes avec humour et rictus sadique.

5. Tim Vantol Burning Desires

C’est presque simple, une guitare sèche, deux-trois refrains, comme quand tu essayais de draguer au lycée, mais ça ne fait pas de mal, un son propre pour nettoyer ses oreilles des arrangements trop travaillés.

En 2017, il y a également eu Gutterdämmerung, le ciné-concert en noir et blanc où j’ai pu découvrir la merveilleuse Kovacs, le concert des super modestes Royal Republic, et l’année 2018 s’annonce déjà pas mauvaise avec la prévision d’un album des Pogo Car Crash Control et d’un EP des Jean-Pierre-Jean-Pierre !


YANNICK KROCKUS

 

1. Bad TripesLes Contes de la Tripe

La grosse claque de cette fin d’année. Un album puissant, visuel, un voyage dans un univers drolistiquement glauque. L’album de l’année.

2. Les Clébards On attend

Poésie, textes sombres, Punk-Rock désabusé, un album à écouter, re-écouter, et re-écouter encore.

3. SanseverinoMontreuil / Memphis

Sanseverino vient revisiter le Blues, sous toutes ses facettes. Un album kaléidoscope, plein de gouaille, d’humour, et un jeu de guitare toujours aussi classieux.

4. Café BertrandQu4tre

Retour réussi pur Café Bertrand. Album attachant, puissant, taillé pour la scène. Vivement…

5. Bagdad Rodéo – Trois

Premier au concours de gros mots, ex-aequo avec Calogero (mais qui lui ne l’a pas fait exprès), Trois est un album essentiel, plein de vérités bonnes à dire, et de rock’n’roll bon à écouter.

Concerts :

Du bruit dans l’Hexagone – Elysée Montmartre, Paris, 22 avril 2017
Quand No One Is innocent, Tagada Jones et les Shériffs font scène commune, ça donne une soirée de feu, une fête comme l’Elysée Montmartre n’en avait pas vu depuis longtemps.

Un air, deux familles à l’Elysée Montmartre, Paris, 27 janvier 2017
Concert de reformation, après des années de pause, Les Ogres de Barback et les Hurlements d’Léo ont fourni une énorme prestation tout au long de la tournée, et en particulier pour cette date parisienne.

Bagdad Rodéo, Backstage by The Mill, Paris, 26 Avril 2017,
Un concert plein de folie, plus de deux heures, les Bagdad Rodéo avaient décidé de jouer quasiment leur intégrale. Un concert tout en finesse, tout en subtilité, tout en doigté. Tendu.

Ludwig Von 88 (fête de la CNT)

Idles, Eurockéennes de Belfort, 7 juillet 2017
Si le festival des Eurocks de Belfort cru 2017 reste au final dans les mémoires, c’est en partie grâce au show de Idles, une prestation Punk pleine de hargne. Forts de leur premier album, les Idles ont tout simplement redonné au festival ses lettres d’insoumission et de rock brutal, qu’il avait tendance à oublier ces dernières années.

Les Patron$, Le Chinois, Montreuil, 7 Décembre 2017
Les Patron$, ce sont des anciens de la Mano negra qui jouent du Punk. Un cover-band comme il y en a tant. Mais ce sont aussi et surtout des musiciens, au sens noble du terme, pétris de talent, qui ont proposé un show techniquement parfait, plein de vie, et avec un plaisir sur scène et dans la salle extraordinaire.

MATHILDE

1. The XX – I See You

C’est anglais, c’est vivant autant que touchant. Deux voix harmoniquement en symbiose, deux individus intimement liés par l’amitié, apothéose de Jelly talent.

2. The Mysterons – Meandering

The Mysterons un groupe naviguant entre influences occidentales et orientales. On n’atterrit jamais mais on prend le temps de savourer.

3. Gorillaz Humanz

On l’attendait, il est arrivé. Faute d’avoir sa place pour admirer Damon, on se console comme on peut. Plus contemplatif que les autres mais toujours au-dessus du lot.

4. alt-J Relaxer

Dans un esprit somme toute similaire, alt-J continue de se faufiler au gré de ses expérimentations. Relax, le groupe mène la danse.

5. Queens of the Stone AgeVillains

7ème album comme 7ème ciel ? Très franchement, oui ! Vous voulez avoir la pêche le matin et défoncer le bitume à l’aide de votre playlist ? Tapez Villains !

ERIC JORDA

1. Little StevenSoulfire

Quand le gratteux Little Steven Van Zandt, fidèle lieutenant du « Boss » Bruce Springsteen, publie un album solo après 25 ans de silence radio, du côté de La Grosse Radio, on a décidé de tendre l’oreille et de vous dire un peu plus sur ce nouvel opus Soulfire.

2. Mean Motor Scooter Hindu Flying Machine

Dans l’industrie du rock garage, on ne présente plus le label anglais Dirty Water responsable entre autres des albums de King Salami, des Oh! Gunquit, Archie & The Bunkers, des Cavemen… et dernièrement des Darts. Aujourd’hui, les Anglais traversent l’Atlantique et fondent Dirty Water USA avec comme taulière Nicole Laurenne, leader des Darts (et aussi des Love Me Nots)…

3. Oh! Gunquit Lightning Likes Me

Oh! Gunquit ? Ca nous parle du côté de La Grosse Radio. En 2015, ils livraient Eat Yuppies And Dance, un concentré inclassable de pépites garage punk surf sixties vintage barré. Et les revoilà sur le devant de la scène avec leur petit dernier Lightning Likes Me toujours chez les anglais de Dirty Water Records.

4. Ben Vaughn Quintet Pièce De Résistance

Pour ceux qui ne le connaitraient pas encore, Ben Vaughn est l’un de ces grands héros oubliés de l’Amérique. Auteur, compositeur, interprète, producteur, il a marqué de son esprit et de sa patte le monde du rock ‘n’ roll underground. C’est un de ceux qui auraient pu ou auraient du être touchés par le succès tant leur talent est grand. Mais le destin en a décidé autrement.

5. Jim Jones & The Righteous MindSupernatural

La fin brutale et inattendue de la Jim Jones revue avait laissé un grand vide dans le monde du rock ‘n’ roll garage de première bourre. Henri Herbert est parti voler de ses propres ailes en proposant un combo axé piano boogie avec Nick Jones derrière les futs. Pour l’instant nos radars n’ont pas de nouvelles de Rupert Orton, le six cordiste… Embarquant dans son sillage Gavin Jay à la basse, le patron n’allait pas pour autant rester inactif.

Concerts :

Marta Ren and the Groovelvets – Le Plan, Ris-Orangis, 30 mars 2017
Il y a des fois où lors de certains concerts on sent quelque chose d’exceptionnel. Un sentiment assez impalpable, certainement très subjectif mais lorsqu’on sort de la salle en regardant autour de nous, les réactions et les commentaires vont tous dans le même sens : « ce soir l’artiste a fait plus que le simple job ». Et bien, c’est exactement ce qu’il vient de se passer au Plan à Ris-Orangis avec la prestation de Marta Ren et ses Groovelvets.

Les Rats – Le Gibus, Paris, 27 avril 2017
Les Rats ! Le combo mythique de la culture punk alternative des années 80 originaire de Montereau est à nouveau à pied d’œuvre ! La faute à qui ? En grande partie à Eric Sourice des Thugs et à son label Nineteen Something qui vient de rééditer toute la discographie du groupe il y a quelques mois.

Little Steven – La Cigale, Paris, 28 Juin 2017
Little Steven à La Cigale ! Pour les nombreux aficionados de Bruce Springsteen, la possibilité offerte de voir de près dans une salle à taille humaine, le plus fidèle lieutenant du Boss, c’est une occasion qui ne se refuse pas !

Daddy Long Legs – Le Gibus, Paris, 15 novembre
Ce 15 novembre 2017, le Gibus était définitivement « The Place To Be » pour les fans de blues rock « roots » énervé. Du côté de chez Jostone Traffic, le tourneur responsable de cette débauche d’énergie primitive, on ne fait pas les choses à moitié. Pour mettre en orbite les Daddy Long Legs, on aura aussi droit à King Automatic en amuse bouche. Retour sur une belle soirée de rock ‘n’ roll…

A suivre en 2018 :
The Limiñanas
Alors, prêts pour une nouvelle giclée de fuzz des Limiñanas ? Ca tombe bien parce que le nouvel EP du combo catalan intitulé Istanbul Is Sleepy arrive dans quelques jours dans les bacs. Réalisé en partie avec Anton Newcombe, leader du Brian Jonestown Massacre, gageons que ce petit dernier va chatouiller délicatement nos esgourdes…

BARCLAU

1. Paradise Lost Medusa

Après The Plague Within je pensais que les ténèbres nihilistes de Paradise Lost ne pouvaient être plus profondes. Elles le sont pourtant encore plus dans Medusa. La noirceur de l’angoisse a des fonds insondables et la mort est mère de toute beauté.

2. Steven WilsonTo the bones

Parce que je l’attendais cet album, je l’espérais le disque orienté chansons et pop. Parce que Steven Wilson est incroyable, qu’il est l’exemple même de la dévotion par la passion et le travail sincère, lent, qui s’inscrit à force par la reconnaissance la plus simple et sacrée : sa musique. On ne sait pas grand chose de sa personnalité, mais il nous donne assez à l’entendre pour se taire sur ce point.
Le silence est d’argent, sa musique est d’or.

3. Le Seul ElémentDemon

J’hésitais à mettre Ulver ou Le Seul Elément. Les deux me semblent étrangement liés pour leurs sorties respectives, comme si l’un était le possible de l’autre (dans la limite de leurs personnalités respectives bien sûr). Mais Demon m’a envoyé au fond de moi, dans l’espace stellaire des neurones. Et ces nombreux voyages m’ont marqué à jamais.

4. Georgio ‘The Dove’ Valentinothe future lasts a long time

J’ai d’abord adoré sa musique. Puis je l’ai rencontré, et j’ai fini après l’avoir chroniqué par enregistrer pour lui. C’était sur ma to-do list. En général on s’interdit de parler ou de mettre un disque où on apparaît dans notre top, c’est comme ça, une espèce d’éthique. Sauf que ce disque, si je n’y avais pas joué, y aurait figuré direct. Parce qu’il est génial, inattendu et référencé avec subtilité. C’est du grand art et je l’écoute en boucle. Sûr, la piste 1 et 7 me flattent un peu l’égo, et alors ????

5. Taylor SwiftReputation

Toute explication sera retenue contre moi, mais c’est un fait. J’ai attendu cette sortie comme un dingue et depuis je n’arrête pas. Je perds 10 points punk, c’est pas grave je m’en fous. Je n’échange la place de Reputation pour rien au monde. Taylor ose s’exposer, explorer, s’exploser. Et tout emporter sur son passage dans une scène pop mondiale où les places sont chères.

JEAN SEYLL

1. The War On DrugsA Deeper Understanding

Faut-il vraiment préciser que c’est le meilleur album de l’année ? Des morceaux longs comme on les aime, une production aux petits oignons et le génie d’Adam Granduciel, la recette parfaite pour un succès critique total. A grands coups d’influences Springsteeniennes, il nous emmène en road trip les cheveux dans le vent et les oreilles au paradis. (Foncez lire la chro’, probablement la plus belle jamais écrite)

2. Holy HolyPaint

Petit à petit, les oisaustraliens font leur nid (la rédaction s’excuse) ! Ce deuxième opus, plus mature niveau production mais toujours aussi génialement inspiré, nous prouve que le groupe a encore énormément de choses à nous faire découvrir. Un univers qui se peint grâce à la voix d’ange de Tim Carroll et du son millimétré jaillissant de la gratte de Oscar Dawson. Un groupe qui se fait beaucoup trop rare dans les festivals européens. (Et que dire de la critique encore une fois …)

3. The AmazonsThe Amazons

Puissant, mélodique et vif. Les anglais de The Amazons sont partis sur les chapeaux de roues pour leur premier album. On les sent jeunes et fougueux, envie de tout casser sur scène sans oublier le souci du détail, de chanter ou même de bien jouer. En plus, ils ont l’immense avantage d’avoir trouvé un son, le son.  Un album qui tombe à pic quand le marché des groupes de rock originaux est en crise …

4. Mr JukesGod First

Une très belle surprise liée a une super mauvaise nouvelle. D’un coté, Mr Jukes (qui n’est autre que l’ancien frontman de l’excellent Bombay Bicycle Club, Jack Steadman) nous livre un très bon album soul-funk-jazz-groove qui fait office d’ovni dans le paysage musical actuel mais de l’autre coté, ça finit d’enterrer le peu d’espoir qu’il restait de voir la formation anglaise des BBC un jour se reformer. On va donc se consoler, se saouler et danser sur ce délicieux opus.

5. Foo fightersConcrete and Gold

La sortie d’un album de la bande à Dave Grohl est évidemment une fête nationale à chaque fois. On sait qu’on peut foncer les yeux fermés, on trouvera d’office à boire et à manger. Et c’est clair que depuis la sortie de la chanson Run en guise d’amuse-gueule, tout le monde avait la dalle. Et c’est avec les honneurs que le groupe arrive encore une fois à tendre la peau de nos ventres ! On navigue entre des morceaux lourds, gras et parfois un rien grandiloquent (Concrete and Gold notamment) avec la voix de Grohl qui se fait plus animale que jamais, et des chansons plus calmes et discrètes. On aime et on en veut encore.

Mentions spéciales :
L’or du commun (Zeppelin) rap belge aux sonorités old school, aux textes léchés et garantis sans accent (une fois), Nothing but thieves (Broken Machine) moins inspiré que le premier opus mais restant une valeur sure, Wolf Alice (Visions of a Life) envoutant et Radiohead (OK Computer OKNOTOK 1997 2017) qui est plus qu’une simple remasterisation d’un de meilleurs albums rock prog 

AUDE D.

1. Foo Fighters Concrete And Gold

Un des meilleurs albums du groupe, âpre et accrocheur, pop et heavy, puissant et entier. Il nécessite plusieurs écoutes pour se l’approprier mais vous submerge ensuite intégralement. On frôle le 10/10.

2. Queens Of The Stone AgeVillains

Les reines de l’âge de pierre sont un peu moins garage que jadis mais n’ont rien perdu de leur génie musical. La plupart des titres sont des bijoux et montrent que le groupe est capable de se renouveler sans renier son identité.

3. Flogging MollyLife Is Good

Premier album en six ans, cette livraison montre que le groupe a su évoluer en restant fidèle à ses fondamentaux. Moins punk, plus tourné vers le folk, l’album recèle quelques pépites qui vous empoignent dès la première écoute (Reptiles) et convainc sur la durée par son travail sur les mélodies et les arrangements.

4. KasabianFor Crying Out Loud

Un album qui surprend, voire laisse indifférent à la première écoute. Après l’excellent et délirant 48 :13, il semble d’abord fade. Mais si on lui donne une seconde chance, on se rend compte que même en rangeant les guitares, les Anglais n’ont rien perdu de leur talent et savent encore tisser des mélodies accrocheuses et des ambiances plus travaillées qu’il n’y parait

5. Vuelveteloca Sonora.

Un rock garage psychédélique qui sent la poussière et la sueur, et subjugue par ses ambiances hallucinées. Vraie bonne découverte des charmes du Chili, ce quatrième album du groupe possède une vraie unité mais offre une vraie variation au fil des morceaux. Les Queens Of The Stone Age auraient-ils trouvé leurs alter egos chiliens ?

Ceux qui auraient aussi mérité de figurer dans le top

Rise Against, Wolves : D’accord, cet album n’a pas la puissance d’un The Sufferer And The Witness, mais l’album marque un retour d’inspiration après The Black Market assez transparent. L’album est convaincant et passe aisément la transformation du live.

Black Country Communion, BCCIV : Des riffs ravageurs, un son plus lourd, des influences variées et bien utilisées, c’est la recette réussie d’un groupe qui sait surprendre et explore sans cesse de nouveaux chemins.

Les Ramoneurs de Menhir, Breizh Anok : album varié, en association avec le Bagad de Kemperlé, dans lequel le punk et le folk celtique se marient admirablement.

Dropkick Murphys : moins punk, pas un de leurs plus marquants, mais les Bostoniens restent très 

Anti-Flag, American Fall : pas un bon millésime, mais un bon cru

Meilleurs concerts rock

Green Day, Download Festival, 11 juin
Les Californiens sont toujours aussi exubérants sur scène, et leur public le leur rend bien.

Dixebra, Festival Interceltique de Lorient, 8 août
Groupe absolument inconnu en France, qui réussit pourtant l’exploit de transformer une salle presque vide en un lieu de communion d’une intensité presque jamais atteinte. A découvrir de toute urgence.

Les Fatals Picards, Bataclan, Paris, 14 octobre
Une débauche d’invités pour un concert jouissif de bout en bout.

Against Me !, La Maroquinerie, Paris, 1er juin
Une salle idéale pour le groupe, qui y montra sa radicalité bien mieux que sur son dernier album.

Royal Republic, Cabaret Sauvage, Paris, 2 décembre
De la mégalomanie et beaucoup d’autodérision, les Suédois savent conquérir une salle en quelques instants.

Dropkick Murphys, Zénith de Paris, 28 janvier
Le groupe est rodé, mais chacun de ses concerts reste une vraie partie de plaisir.

Flogging Molly, Bataclan, 4 juillet
Concert fiévreux et intense, sur scène comme dans la fosse.

ZEBRA
La Tournée de Zebra

1. Ty Segall Ty Segall

Et en particulier « Warm hands » pour son patchwork rythmique, l’histoire du rock psyché garage en 8 minutes, avec un riff ravageur en plein milieu, une merveille.

2. Benjamin BookerWitness

Et en particulier « Motivation » parce que la soul de ce type vient directement de chez Marvin et Otis, et que le son de la guitare solo pénètre la mienne.

3. King Gizzard & The Lizard WizardFlying microtonal banana

Et en particulier « Rattlesnake » parce que ce groupe a une créativité folle, qu’ils sont même sûrement fous, et moi je suis flou.

4. Daniel RomanoModern pressure

et en particulier « Roya » parce que des songwriters avec un tel talent, je n’en ai pas entendu beaucoup récemment.

5. Little Barrie – Death Express

et en particulier « You won’t stop us » parce que ce rock groove, que la guitare a un son énorme, et surtout parce que la frappe et les roulements de batterie de Virgil Howe vont nous manquer.

Mention Spéciale :

EscobarThe biggest sound
et en particulier « Big town » parce que s’il en fallait un 6e, ce serait celui là.

RÉVÉLATION DE L’ANNÉE :
The Slow Sliders. Autant de talent chez un jeune groupe français… Vivement l’album !!!

DECEPTION DE L’ANNÉE :
L’album de Queens Of The Stone Age. Revendu 2 semaines après l’avoir écouté.

TOP 5 CONCERTS :
Benjamin Booker à La Maroquinerie 10-11-17
Ty Segall à La Route du Rock 20-08-2017
Shame au Point Ephemere 1-12-2017
Jupiter & Okwess au Printemps Solidaire 16-04-17
Mac DeMarco à La Maroquinerie 29-05-17



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