Combichrist (+ Megaherz) au Ninkasi Gerland (Lyon) le 12.10.2023

Une belle soirée de metal industrielle nous attend ce soir à Lyon, puisque deux groupes bien connus nous proposent une affiche alléchante : Combichrist et Megaherz joignent leurs forces pour une soirée qui s’annonce déjà mémorable.

 

Malheureusement, nous ratons la toute première partie, Janosch Moldau. Nous commençons donc directement avec les Munichois de Megaherz. La salle commence à se remplir petit à petit, et à 20h25, les lumières s’éteignent. Arrivent sur scène d’abord Jürgen Wiehler, le batteur, puis Wenz Weninger, le bassiste, et enfin les guitaristes (Christian « X-Ti » Bystron et Christoph « Chris » Klinke). Puis, c’est le chanteur principal, Alexander « Lex » Wohnhaas, qui sort de la pénombre. La fosse est désormais assez compacte. Megaherz nous livre une performance solide, avec des morceaux bien industriels comme « Vorhang auf » ou encore «Horrorclown ».

Il ne faut pas attendre longtemps avant que les premiers pogos n’apparaissent, pour le plus grand bonheur du groupe, qui joue en France pour la première fois de sa carrière. Avec son maquillage blanc et noir, Megaherz fait mouche et les musiciens en profitent pour réaliser multiples grimaces ou encore tirer la langue (les photographes sont reconnaissants). Plus tard dans le set, Alexander Wohnaas change de t-shirt et sur le nouveau est écrit « FUCK RACISM ». L’ambiance augmente au fur et à mesure, et des morceaux plus festifs comme « Alles Arschlöcher » (comprenez "tous des trous du cul") et « Engelsgesicht » font chanter les spectateurs.

Un moment plus calme calme un peu les foules avec « Für Immer » où le leader se retrouve seul sur scène, accompagné d’une backing track au piano. Il dira même pour l’introduire « Ce morceau est vraiment spécial pour moi, j’espère que vous en profiterez ». La tempête reprend de plus belle ensuite, avec « Himmelsstürmer » et ses sonorités bien electro / industrielles. Megaherz a parfaitement rempli son rôle, et le public est bien chauffé pour la tête d’affiche du soir.

Une vingtaine de minutes plus tard, le drapeau géant de Combichrist se lève et les fans s’impatientent. Nous sommes dorénavant bien serrés au milieu de la fosse. À 22 heures, la salle s’assombrit de nouveau. Le groupe, mené par le charismatique Andy LaPlegua, a l’air d’être très attendu. Combichrist est pourtant un habitué de la scène française, puisqu’il a assuré les premières parties de Rammstein en 2009/2010. Pour cette date en headliner, on peut dire que le groupe a frappé fort.

Les pogos le plus violents du Ninkasi, nous les avions expérimentés lors du concert de While She Sleeps en mai dernier, et ceux de ce soir sont presque aussi conséquents. Pas une minute ne passe sans que les fans ouvrent un circle pit, il faut lutter pour rester debout. Cette ambiance chaude et électrique est intensifiée par les titres de pur aggrotech, à l’instar de « Blut Royale » où tout le monde se met à chanter les « Come hear the voices in my head ».

Le son est absolument dantesque, tout paraît totalement équilibré (sauf les lumières qui, elles, sont rares et n’éclairent que peu souvent la scène). La voix du chanteur est juste et bien réglée, les rythmiques sont martiales à souhaits. Beaucoup de morceaux de l’album We Love You sont joués, comme « Maggots At The Party », ou « Denial ». Nous avons aussi droit à des morceaux de Making Monsters et du plus ancien Everybody Hates You. « Hate Like Me » est le seul représentant de One Fire, malgré le drapeau en fond en hommage à l’album.

Une petite heure de set passe relativement vite, surtout avec une intensité pareille. Combichrist ne s’arrête presque jamais, et Eric13 à la guitare jouera toute la soirée avec les fans du premier rang, s’amusant au fameux toucher d’index. Ce dernier était d’ailleurs en live sur son compte Instagram, puisque l’on pouvait apercevoir son smartphone sur le côté de la scène. Elliott Berlin (basse), vient quant à lui prendre son bain de foule en se jetant dans le public deux fois. D’ailleurs, pas mal de slammeurs finissent sur la scène, prouvant une fois de plus l’ambiance folle de ce soir.

L’énergie de Combichrist est clairement communicative, on sent le groupe très heureux d’être là. Techniquement, le show est réussi, que ce soit au niveau des instruments ou des voix. « My Life My Rules », suivi de « Sent To Destroy » en rappel, clôturent cette soirée riche en émotions.

Le groupe originaire de Norvège a su donner tout ce qu’il avait pour un public qui ressort conquis. Rares sont les concerts où l’ambiance ne faiblit pas du début à la fin, et c’est bien ce que Combichrist nous a réservé en cette belle soirée d’octobre.

 

Merci à Sounds Like Hell pour l’accréditation.

Photos : Florentine Pautet, toute reproduction interdite sans l’accord de la photographe.



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